Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Alerta alerta anti-CRA !




Depuis plusieurs mois déjà la lutte contre les CRA s’accroît à l’intérieur comme à l’extérieur. Pas plus tard que la semaine dernière débutait une grève de la faim dans les CRA de Palaiseau et de Plaisir. Dans ce contexte et pour mieux comprendre l’abomination que sont les CRA, voici ci-dessous un article (paru en juin dans le Gueuloir n°4) sur le sujet.


Il est tôt, le soleil n’est pas encore levé qu’on entend les voitures s’arrêter, les portières claquer ; soudain c’est la panique ; la police rafle tous ceux qui n’ont pu s’échapper ; un malheureux est tabassé au sol ; tout le monde tremble, assis ; les contrôles de papiers sont précipités, les hommes, les femmes, les enfants ont peur… Peur de quoi ? De la machine à déporter...
Si ces quelques lignes sont certes fictives, elles s’avèrent pourtant très, malheureusement trop, représentatives, de la réalité. Alors qu’on pourrait croire à un récit d’une rafle de SS dans un ghetto juif en Pologne, on parle pourtant d’un tout autre type de rafle et d’une nouvelle forme de déportation. Nous pourrions en effet être en France, pas plus tard qu’hier matin, en 2019. Et parmi les rouages de cette machine à déporter, machine de contrôle et de répression, on retrouve celui qui menace chaque jour ceux et celles qui ne sont pas nés du bon côté de la frontière : le CRA.

Mais qu’est-ce qu’un CRA ?

Les CRA (Centres de Rétention Administrative), même si les textes juridiques ne les désignent pas comme tels, sont des lieux d’enfermement et de privation de liberté, où les violences policières, les menaces et les humiliations sont à l’ordre du jour et où les droits de l’Homme ainsi que la dignité humaine sont bien souvent mis de côté ! Légalisés le 29 octobre 1981 (parce qu’on n’a pas attendu que ce soit légal pour en créer), leur but initial est d’enfermer des individus avant de pouvoir les éloigner du territoire français. Leur utilisation est de plus en plus fréquente avec un
gouvernement qui, l’an dernier, demandait à ses préfets de remplir davantage les CRA. Leur usage est ainsi devenu presque systématique pour de nombreuses préfectures, recourant systématiquement à cet outil politique, dissuasif et répressif.

Mais qui y enferme-t-on ?

Vous l’aurez compris, ce ne sont pas les évadés fiscaux qu’on enferme en CRA, mais les personnes en situation irrégulière (du moins théoriquement) à qui on reproche un crime particulier : celui de ne pas avoir les “bons papiers”. La France demeure le pays européen qui a le plus recours à l’enfermement des personnes étrangères ! Effectivement la machine tourne à plein régime avec en 2018 pas moins de 45 851 personnes qui ont été placées en rétention. Les préfectures allant même jusqu’à multiplier les décisions illégales, enfermant des personnes sans prendre en compte leurs droits et leur situation de façon sérieuse. Ainsi l’an dernier ont été enfermés des ressortissants français, des mineurs (1 429, dont certains pris en charge par l’aide sociale à l’enfance), des personnes gravement malades, des personnes placées pour la énième fois en rétention, des personnes en situation régulière ou bien en provenance de pays où leur vie était en danger !

Quelques témoignages...

La durée maximale d’enfermement dans ces véritables prisons pour migrants vient d’être doublée début 2019, passant de 45 à 90 jours grâce à la loi bien à droite « asile immigration »... 90 jours pouvant sembler être une éternité au vu des injustices, des abus et des conditions de rétention abjectes (nourriture, accès au soin, isolement, répression physique et psychologique, vols cachés…) dans les CRA. Pour en avoir une idée, rien de plus pertinent que les quelques témoignages ci-après (Sources : abaslescra.noblogs.org)

« Hier les flics ont ramené un gars sur son lit inconscient. On a crié pour qu’il soit amené à l’hôpital. Ils nous ont dit ‘tranquille, il va aller mieux c’est rien’. Le gars il a même pas vu un médecin mais une infirmière ! D’où elle sait ? La police elle m’a dit : ‘T’es médecin ? Non alors pourquoi tu parles ? J’crois y a pas besoin d’être médecin pour voir quand quelqu’un va mal. Ici c’est ouf ce qu’il se passe. Y a un gars ils l’ont renvoyé chez lui avec un faux laisser passer ! Comment on fait s’ils font ça ? J’ai eu mon premier vol l’autre jour. J’arrive à l’aéroport et on me renvoie direct au CRA. Parce qu’y avait pas de laisser passer... Ça se voyait les keufs de la PAF (police aux frontières) ils avaient la rage… Ils m’ont ramené au CRA. Mais pourquoi ils font ça ? Ils savent très bien quand ils m’envoient là-bas ce qui se passe. C’est pour te torturer l’esprit. Je leur ai dit que ça devait pas être considéré comme un refus de vol, parce que c’est leur faute. Mais ici c’est un truc de ouf. Tous les jours il se passe des trucs… »
 
Témoignage recueilli au CRAVincennes, 25/01/19
«  D’abord je voudrais parler d’un gars qui est devant moi. Mon pote il est malade, il est cardiaque. Toute sa famille est en France, son seul problème c’est celui des papiers. Et ça c’est la préfecture qui lui refuse année après année. Aujourd’hui il a demandé à aller à l’hôpital, ils l’ont emmené, escorté et menotté. Ils se sont mis devant la porte de l’hôpital George Pompidou (Meaux). Comme un vrai terroriste. Même le médecin de l’hôpital, D., s’est plaint du traitement des policiers. Ici, l’infirmerie elle donne juste des dolipranes, ou des trucs psy. Si il rate le rdv de 14h avec son fils, le gars en face de moi il a pas son traitement. En plus le gars vient de me dire qu’on lui donne pas ses médocs, on lui donne pas les médocs prescrits par le docteur. [...] A cause des médicaments qu’ils lui ont donnés il a eu des problèmes. Mais du coup tous les jours son fils lui fait la visite et lui ramène des médocs mais l’infirmière lui donne pas… Puis pour parler de l’intérieur : ça fait deux jours que les toilettes sont bouchées. Quand je me suis plaint à la Police, on m’a dit ‘demande à tes amis d’arrêter de boucher les toilettes’. Les cellules sont crades, le ménage est pas fait tous les jours. [...] La douche c’est dégueulasse. Même la bouffe pour chien est meilleure que nous ce qu’on bouffe. Au centre de rétention, même on a pas le droit de ramener de la bouffe dans les visites, on peut pas cantiner a l’offi, on peut pas acheter du shampoing. Si tu t’es pas fait arrêter avec du shampoing bah t’es dans la merde. Ici le shampoing du CRA il sert à rien. Même mon chien je le lave pas avec. Nos vêtements ils les lavent avec de l’eau. On les met à la laverie tous ensemble. Donc si un de nous a la gale… on l’aura tous. Parce que quand nos vêtements ils nous les rendent ils sentent toujours mauvais. L’offi ils sont toujours en retard et ça finit toujours plus tôt que c’est annoncé - 16h au lieu de 18h30. Pour la cantine : normalement c’est à 7h, mais ça à jamais commencé à 7h pile y a toujours 10 ou 20m de retard. Mais 7h30 ensuite si t’as 5m de retard, on te dit ‘là c’est chaud ça va fermer, allez presse-toi et la prochaine fois tu viens à l’heure !’ Une fois le gars en face de moi il a demandé un verre d’eau pour prendre ses médocs, on lui a refusé. Une fois, mon co il a commencé à pleurer tellement il a mal (crise de foie). Ils voulaient pas l’emmener à l’hôpital. Après le départ des infirmiers, on a dû appeler les pompiers. Les pompiers au début voulaient pas trop venir ils ont proposé aux keufs de l’amener à l’hôpital. Avant de pouvoir partir il a dû gueuler, taper au mur etc.… faire tout un film pour qu’il parte. Et en plus, si on avait pas appelé les pompiers il serait jamais parti. Après, ils ont cherché à savoir qui avait appelé les pompiers. ‘Qui a appelé ? Qui a appelé ?’ On leur a dit personne, juste y a un malade, faut l’amener. Moi j’avais une tubeuse, je l’ai ramenée avec moi dès mon arrestation. Après la fouille, on m’a autorisé à la prendre avec moi. Après y a eu une fouille y a une semaine où ils ont tout retourné, tout démonté. Et là on me dit c’est interdit la tubeuse. D’où tu changes la loi en 3 semaines ? Les policiers ils disent ‘ouai ça pue ça pue’. Ils lavent pas nos vêtements, leur savon sert à rien et après ils disent on pue ? Avant la grève de la faim ils fermaient la porte à 20h. Maintenant ils re-respectent la règle. Mardi soir on a manifesté et depuis c’est à nouveau 22h comme quand je suis arrivé. Aujourd’hui ils ont ramené une meuf avec son fils de 3 mois… et son fils est malade... Ils l’ont mis en centre de rétention. Aujourd’hui je l’ai vue dans le couloir j’ai eu le cœur brisé. Je l’ai vue dans le couloir j’ai joué avec le petit… Qu’est-ce qu’elle a fait ? Elle est pas humaine ? Elle est pas née en France c’est tout. Ils mettent un petit de trois mois en prison. Il va devenir quoi ? C’est sûr pas président… Y a des choses qui font mal… Ici, ils font des vols cachés… ils attachent comme des chiens… ils scotchent… j’ai vu des trucs ça choque. Je connais un gars, le 45e jour ils l’ont amené de force… cagoulé, casqué scotché de la tête aux pieds… Le copain il est grave malade… il peut pas prendre ses médocs au bled. En plus ils l’ont amené de manière illégale. Normalement il a fait sa demande d’asile pour annuler le dernier vol, normalement ils doivent attendre… Là ils ont pas attendu la réponse ils l’ont emmené quand même. Sans parler bien sûr des flics, c’est pas tous, qui essayent de nous provoquer. Toujours. Tous les jours. Y en a des sympas mais y a des groupes. Ils te mettent une étoile sur ton nom. Genre dangereux à surveiller, genre comme si t’as une fiche S. Et ça ils les emmènent de force. Le gars en face de moi, ils l’ont amené au juge menotté… il a parlé au juge menotté. C’est un père de famille… sa fille est comptable mais ici ils s’en foutent, genre il est extrêmement dangereux. Y a aucune activité, t’as le droit à rien. Il te donnent une nourriture, elle est pourrie. Et t’as pas le droit de faire sortir la nourriture. Tout reste à la cantine. Si t’as besoin de quelque chose va l’acheter mais ici tu peux rien faire rentrer. Les infirmières là je leur ai dit j’ai plus de lunettes, elle me dit ‘tu peux prendre un rdv d’ici un mois, un mois et demi’. Je portais mes lentilles quand je me suis fait arrêter… forcément je les ai pas récupérées elles sont à l’hôtel… Aujourd’hui ils nous ont ramené de la purée sèche… on l’a jetée. Tu sais qu’y a plein de religions… Nous on jette on mange rien on mange que des salades. Un plateau par personne, t’as pas le droit d’ajouter quoi que ce soit. 2 petits pains… Juste on te garde vivant… Normalement ça continue…  »
 
Témoignage recueilli au CRA de Mesnil-Amelot, 11/01/19

Pendant ce temps le capital se gave !

Les CRA sont aussi une source de profit pour les grosses entreprises. L’enfermement paie, comme le savent bien les différents acteurs qui collaborent avec les forces de répression dans les CRA tout comme lors des expulsions. On citera par exemple Bouygues ou Vinci, principaux constructeurs des CRA, mais aussi les entreprises qui assurent la nourriture, la surveillance, le transport, mais aussi les guichets qui balancent les sans-papiers, comme par exemple AirFrance. Ces entreprises sont elles aussi des rouages de la machine à expulser. Prenons maintenant l’exemple de la nouvelle loi Asile-immigration : “pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie” (le titre en dit long). Parmi les mesures adoptées, celle de la rétention administrative est allongée jusqu’à 90 jours. À cela on ajoute Macron qui annonce que plus de 400 nouvelles places seront créées pour enfermer les étranger.e.s… Vous le sentez l’engraissement des entreprises ? Le marché de l’enfermement ?

A bas les CRA ; Vive la lutte !

L’article ne pourrait plus s’arrêter en parlant de la place des CRA dans la politique, dans la société, dans les formes de néocolonialisme ; en expliquant les conséquences quotidiennes psychologiques et physiques sur ceux qui y sont passés et ceux qui n’en sont pas à l’abris ; en développant sur le traitement et les conditions de vie dans les CRA ; en relayant plus
de témoignages... mais pour conclure sur une lueur d’espoir parlons de lutte… En effet depuis quelques mois, les mouvements de résistance et de révolte dans les CRA se multiplient : partage des stratégies entre personnes enfermées, communiqués transmis à l’extérieur, grèves de la faim, tentatives de résistance collective aux expulsions, actions coordonnées entre différents bâtiments et différents CRA, manifestations simultanées entre l’extérieur et l’intérieur, émeutes, tentatives d’incendie et autres. Pour les retenu.e.s ou plutôt les détenu.e.s ce n’est pas les idées ni la détermination qui manquent. A l’extérieur aussi ça s’organise, avec des réunions régulières rassemblant des personnes qui veulent soutenir activement ces mouvements de révolte. Plusieurs parloirs sauvages ont également eu lieu depuis le début de l’année sur plusieurs CRA. Et ce combat qui s’intensifie et se développe doit continuer, en prenant en compte tous les maillons de la chaîne : la justice et la police qui main dans la main enferment et expulsent, les structures pseudo-humanitaires qui participent au tri et à l’exclusion des migrant.e.s, les entreprises qui en profitent pour faire du profit sur la souffrance des retenu.e.s et celles qui préparent l’amplification de la répression par la construction de nouveaux CRA.

Les Gueulard.e.s

Pour plus d’informations sur le sujet, nous vous invitons à consulter :


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la thématique "MIGRATIONS - SANS-PAPIERS "

Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rencontre avec Alpha Kaba, survivant de l’enfer libyen

Jeudi 17 octobre à 18h amphi E01 du campus Tréfilerie (Université J.Monnet), l’antenne stéphanoise SOS MEDITERRANEE et le Département d’études politiques et territoriales invitent ALPHA KABA, journaliste guinéen secouru en Méditerranée. Entrée libre.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

MARBAYASSA en soutien à SOS MEDITERRANEE

La compagnie Marbayassa joue « Gibraltar », un spectacle qui fusionne danse et théâtre, mis en scène par Guy Giroud, en soutien à SOS MEDITERRANEE, mardi 8 octobre à 20h au théâtre de la Grille Verte.
Prix libre.


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soirée-conférence « L’Albanie : étape pour les exilés, terre d’émigration »

L’Albanie, considérée comme « pays sûr » par la France et l’Union européenne, est aussi le second pays d’origine des demandeurs d’asile en 2018. Soirée-conférence jeudi 26 septembre à l’Amicale laïque du Crêt de Roch organisée par la Cimade avec Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du « Courrier des Balkans ».


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rencontre « Migration, asile et accueil à Saint-Étienne »

Rencontre sur l’asile et l’accueil des migrants à Saint-Étienne autour de la pièce de théâtre « Guerre, et si ça nous arrivait » et d’interventions de chercheurs et de collectifs militants sur ces questions. À l’Amicale laïque du Crêt de Roch, le vendredi 6 septembre.


Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté

Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Samedi dernier, une centaine de personnes marche pour l’acceuil et la solidarité avec les migrant’es

Ils étaient près d’une centaine le samedi 29 Juin à s’être réuni.e.s pour une marche solidaire devant la statue de la Liberté (à côté de Centre Deux à Saint-Étienne) symbole de liberté qui parle à quiconque à travers le monde.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

« Journée Solidaire » pour la Maison Solidaire

« Journée Solidaire » au profit de l’association la Maison Solidaire, dimanche 30 juin de 14h a 19h 30 au 7 rue Courteline à Solaure ( St Etienne)


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Marche solidaire pour le respect du droit d’asile et contre la procédure Dublin

Le collectif des occupants de la bourse appelle à une manifestation pour le respect du droit d’asile et contre la procédure Dublin.
Rendez-vous devant la statue de la liberté place Jules Ferry à 10h. Des prises de parole se passeront sur la place du Peuple après une marche dans la ville.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Ouverture de l’antenne bénévole SOS MÉDITERRANÉE à Saint-Étienne

Les bénévoles de l’antenne de Saint-Étienne vous invitent à la soirée de lancement. SOS MÉDITERRANÉE est une association de citoyens européens décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger les rescapés et sensibiliser l’opinion publique.


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

[Riom, Puy-de-Dôme] Lettre collective de la Cellule des prisonniers révoltés

Inaugurée en 2016, la prison de Riom (63) dite de « nouvelle génération » selon ses promoteurs, est depuis son ouverture le théâtre de révoltes de la part des prisonniers. Cette lettre écrite par des prisonniers se revendiquant de la « Cellule des Prisonniers Révoltés » dénonce leurs conditions de vie et affirme leur volonté de lutter.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Soirée de présentation du CASSIS, collectif anti-rép stéphanois

Le mardi 24 septembre à 18H aura lieu à la Cale la soirée de présentation du CASSIS, le collectif contre la répression né à Sainté l’an passé, inaugurant également les permanences juridiques qui y auront ensuite lieu tous les derniers mardis du mois.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Hommage à Steve Maia Caniço

Rendez-vous le samedi 3 août à 14h place du peuple à Saint-Étienne.
Manif en hommage à Steve, apportez pancartes et banderoles !


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

L’Université fait sa pub : que mettre derrière des slogans creux ?

Ce dernières semaines, l’Université Jean Monnet faisait sa promotion sur les panneaux d’affichage public et les réseaux sociaux à l’aide de slogans fleurant bon le marketing le plus creux. On aurait volontiers proposé une autre série d’affiches, plus emblématiques de l’action de la présidence de l’UJM…


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

[Lyon] Une cantine pour cantiner qui met à l’honneur Georges Ibrahim Abdallah le samedi 3 août

Envie de manger un bout tout en soutenant des prisonnier·e·s ? D’écrire une carte pour Georges ? Venez à la prochaine édition de la Cantine pour cantiner !
Le rendez-vous est lancé pour le samedi 3 août 2019, de 19h30 à 3h00 du mat’ pour manger, se retrouver, papoter des taules, écrire une carte à Georges Abdallah et aux autres prisonnier·e·s et shtah contre le chtar au quartier gratte ciel à Villeurbanne.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

[Lyon] Après la victoire de l’Algérie à la CAN le 19 juillet, la préfecture et les flics font la fête à leur manière

Alors qu’à Sainté la place Jean Jaurès s’est retrouvée sous les gaz et que la Police concocte tranquillement quelques 400 procès verbaux pour des "infractions au code de la route", à Lyon une fois de plus, les festivités qui suivirent la victoire de l’équipe nationale d’Algérie dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont été réprimées avec violence par les forces de « l’ordre ». Comme le dimanche 7, le jeudi 11 et le dimanche 14 juillet, la détermination policière à restaurer l’ordre républicain et post-colonial a transformé une fête en vaste foire aux gazs lacrymogènes, aux coups de matraque, aux tirs de LBD et même au tir de canon à eau.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
Gilets Jaunes - Acte 50 : Appel à manifestation nationale à Saint-Étienne  

Depuis plusieurs semaines, l’appel circule sur les différentes plate-forme GJ de la Loire et d’ailleurs. Pour cet acte 50, les GJ de Saint-Étienne appellent à converger sur la ville aux sept collines pour un retour aux sources ! On reprend les bonnes habitudes : rendez-vous samedi 26 octobre à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple. Tou.te.s ensemble ! On lâche rien !


MEMOIRE
Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « Ici on noie les Algériens ! »  

Ce jour-là, des dizaines d’Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C’est un devoir de justice de ne pas l’oublier.
Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins. Cette manifestation rassemble environ 30 000 personnes.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Rassemblement pour les personnes sans logement  

Depuis avril 2019, des personnes se battent à Saint-Étienne pour le simple droit à un logement digne. Depuis avril 2019, les pouvoirs publics à qui devrait incomber cette tâche restent - à une exception près - sans réaction, dans l’indifférence voire dans le mépris total. Depuis avril 2019, un collectif de lutte s’est créé pour tenter de faire face à cette urgence. Le collectif des habitants de la bourse appelle les Stéphanois.es à un rassemblement de solidarité, samedi 19 octobre à 14h, place du Peuple à Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Détruire le capital : un combat vital  

L’heure n’est pas à une écologie de comptoir où on culpabiliserait ceux qui ne font pas le tri, l’heure est à une écologie radicale. On ne peut pas continuer dans un monde capitaliste, il faut s’attaquer aux racines du problème et arrêter de se contenter des guirlandes aux arbres. Continuer avec la surproduction, l’exploitation animale, à vivre dans la société du pétrole, c’est ne pas s’attaquer à la base du problème.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Taclons Puma - 2e round  

Journée d’Action Internationale contre le sponsoring de Puma organisée par le collectif stéphanois de soutien au peuple Palestinien‎.
BDS42 reprend du service mercredi prochain. Ce 16 octobre à partir de 16h30, place du peuple, nous organisons un rassemblement pour la seconde action internationale contre Puma et dans le but de dénoncer leur sponsoring de la fédération israélienne de football.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Appel à témoin suite à l’agression policière raciste du 28 septembre  

Appel à témoins concernant l’agression policière raciste ayant eu lieu rue Rouget de Lisle dans la nuit du 28 septembre.
Comme le racontait un texte publié il y a peu sur Numéro zéro, deux personnes noires ont été agressées par des policiers stéphanois dans la nuit du 28 au 29 septembre. Les forces de l’ordre les ont violemment frappées, humiliées, et ont eu à leur égard des propos et comportements extrêmement racistes et choquants.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Déclaration de la Commune Internationaliste du Rojava  

Alors que Donald Trump a annoncé le retrait rapide des soldats présents dans la région, le président de la Turquie Erdogan en a profité pour menacer d’une opération militaire. Opération lancée hier ; quatre villes subissent des bombardements aériens de l’armée turque. Le but pour Erdogan : éradiquer les forces kurdes et leurs alliéEs en place dans la région du Rojava et éradiquer toute velléité d’émancipation des peuples. Le peuple kurde du Rojava lance un appel à la mobilisation.


ANTIFASCISME
Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos  

Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique.


REPRESSION - PRISON
[Courrier Parloir Hélicoptère] Partage d’experiences et d’outils sur le soutien aux personnes incarcérées  

Lancement de la plateforme Courrier Parloir Hélicoptère pour référencer et partager des expériences et des outils de soutien aux personnes incarcérées.
Nous sommes un petit groupe de personnes qui avons et avons eu des proches incarcéré-es et on a rencontré des difficultés à communiquer avec elleux – ce qui nous a amenés à nous poser des questions sur les outils à mettre en place pour lutter contre l’isolement des personnes incarcérées.


GENRE - FEMINISME
[CNT Femmes Libres Sainté] Présentation et Brochure d’octobre 2019  

« CNT Femmes Libres » est un outil non-mixte de lutte contre les violences patriarcales sur les lieux de travail, dans les pratiques syndicales, dans l’espace privé ou public.


REPRESSION - PRISON
IanB, membre de Désarmons-les ! revient sur son arrestation à Montpellier le 28 septembre 2019  

Samedi 28 septembre, aux alentours de 16h, lors de l’acte 46 des gilets jaunes, IanB, membre du collectif Désarmons-les !, s’est fait violemment interpeller. On nous relate plusieurs faits de violences au même endroit : des coups de matraque qui visaient une observatrice LDH et des personnes qui, dans le passé, ont déjà été mutilées ou blessées par la Police. On nous relate un contexte très violent, anxiogène et paniquant. Dans cette lettre IanB revient sur son interpellation et sur le sentiment d’injustice et de colère qui l’a envahi à sa sortie de garde à vue et sur cette brutalité d’État qui se banalise.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Agression raciste de la part de la police stéphanoise  

Un habitant de la ville a envoyé son témoignage dans lequel il dénonce une agression raciste de la part de la police stéphanoise. Ces faits se sont produits ce week-end et il est primordial de les faire connaître. En effet, ce genre d’agressions de la part des forces de l’ordre n’est pas rare et il faut les dénoncer par tous les moyens !