A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

« C’est ça la justice ? Eh ben, vivent les gilets jaunes, ils ont raison ! », comparutions immédiates, Paris, 14 janvier 2019.




Des Gilets jaunes face à la justice... de classe, 3e épisode : Comparutions immédiates suite à l’acte IX le 14 janvier 2019.
Ce lundi 14 janvier 2019, l’activité de la 24e chambre était exclusivement consacrée à la répression d’un mouvement social qui dure depuis plus de deux mois maintenant. L’audience a duré jusqu’à 22 heures, et des Gilets jaunes passaient aussi en comparution immédiate dans deux autre salles. Tous les inculpés qui ont demandé un renvoi l’ont obtenu. Le délit fourre-tout qui a servi lors des précédentes comparutions immédiates à condamner des gens sans rien dans le dossier – la fameuse « participation à un groupement, etc. » – a peut-être montré ses limites. En effet, dans certaines audiences en renvoi, le tribunal a relaxé des personnes accusées de ce seul délit car le groupement en vue de commettre des dégradations suppose des faits matériels, qui souvent n’étaient pas caractérisés. La seule présence là où il y a des « dégradations » ou des « destructions » ne suffit pas toujours pour inculper quelqu’un ; alors quand les dossiers sont vraiment trop vides, le parquet se sert notamment du délit de « violence », d’un emploi plus facile, car il repose sur une pièce unique : le PV du flic interpellateur, qui n’a qu’à confirmer au parquet par téléphone que le prévenu est bien coupable des faits – v’là l’identification ! Bref le parquet multiplie les chefs d’accusations ; comme ça, si les avocats obtiennent la relaxe pour certains, il en reste encore assez pour prononcer une sanction pénale. Et puis le proc’ a bien rappelé – jurisprudence à l’appui – qu’il n’est pas nécessaire que le projectile ait atteint sa cible supposée pour qu’il y ait « violence envers une personne dépositaire de l’autorité publique ». Le jet du moindre objet dans la direction de CRS, baqueux et autres gendarmes mobiles, et même une insulte, un doigt ou un bras d’honneur suffisent à caractériser la violence ».


Interpellé à 15 heures avenue Hoche, J.B. G. (24 ans) est accusé de « violences volontaires sans ITT sur personnes dépositaires de l’autorité publique non identifiées », mais dont « la fonction ne pouvait être ignorée ». On les reconnaît à quoi, alors ? à leurs sales gueules ? Il avait du matériel de protection sur lui : lunettes, masque antipoussière et gants – nettoyeur ferroviaire pour 1 100 euros par mois, il sortait du travail. La cour lui trouve des antécédents : il a été condamné pour dégradations… à l’âge de 13 ans ! Et puis il a eu un rappel à la loi suite à l’acte V. Le proc’ requiert quatre mois avec sursis et un an d’interdiction sur Paris. Il prend deux mois avec sursis et cinq ans de mise à l’épreuve… pour « le protéger de sa sensibilité à la foule » ! Ils le mettent aussi tricard à Paris pendant un an.

S. a été interpellé place de l’Étoile à 15 heures. Il bosse comme frigoriste à Marseille pour 1 500 euros par mois. Il est accusé de « participation à un groupement » et de « violence et dégradations ». C’est vrai qu’il a été arrêté avec plein de matos dans son sac… mais il fait partie des Street medics. Il rejette les accusations en bloc, expliquant qu’en manif, son boulot, c’est exfiltrer les personnes blessées pour les soigner. Il autorise la fouille de son portable, qui atteste de sa présence à plusieurs actes des gilets jaunes par de nombreux messages appelant à se rendre aux rassemblements « sans haine ni violence ». En fin de mission d’intérim depuis deux semaines, il déclare ne pas vouloir travailler tant que « ça bougera pas » : grève générale du travail. « Les aides sociales, elles, ne seront pas en grève ! », ironise le président. Eh oui, Jupiter son maître l’a bien rappelé : « Trop de nos concitoyens (ont oublié) le sens de l’effort … cet engagement qui fait qu’on a rien dans la vie si on a pas cet effort. »

La suite à lire sur le site du journal L’Envolée

Et pour lire l’épisode 2 - des gilets jaunes face à la justice... de classe ; De l’intérêt de refuser la comparution immédiate - c’est ici.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

#Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 19 décembre à Saint-Étienne

Mercredi 19 décembre au Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne, trois personnes devaient être jugées en comparution immédiate suite à l’acte V de la manifestation des gilets jaunes du samedi 15 décembre. Seul une personne a finalement été jugée, les deux autres - en attente de jugement - ayant été placées sous contrôle judiciaire. Ce samedi-là, 53 manifestant.e.s avaient été arrêté.e.s, dont 41 gardé.e.s à vue, qui s’ajoutent au compteur ahurissant des interpellations depuis plusieurs semaines, entre mouvement des GJ et mouvement lycéen.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe

Un gouvernement qui ne parvient pas à écraser un mouvement de contestation dans l’œuf dispose de plusieurs outils pour le circonscrire et l’étouffer s’il menace de tenir, voire de s’étendre. Au bout de cette chaîne répressive, il y a les tribunaux. Récits de quelques audiences de gilets jaunes et quelques conseils pour mieux faire face à la Justice par l’équipe du journal l’Envolée.



Dans la thématique "MOUVEMENT GILETS JAUNES "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XXI

Samedi 6 avril à 13h au départ de Monthieu et à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS

Le Déchaîné n°7 - Journal de gilets jaunes de Monthieu - est sorti !

Le septième numéro du célébrissime et incontournable journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé ! Disponible dans des bars de la ville et au rond-point (lors d’actions ou quand il sera réoccupé), il est aussi téléchargeable ici.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XIX

Rendez-vous samedi 23 mars à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 6 mars à Saint-Étienne

« Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler. » Madame la procureure, mercredi 6 mars, palais de l’injustice de Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets Jaunes Acte XVIII

Manifestation des Gilets Jaunes samedi 16 mars 2019 à Saint-Étienne. RDV à 14h place du Peuple. Convergence nationale à Paris le même jour.


Opinions   MOBILISATIONS - LUTTES

Les loups dans la bergerie

Banalités de base sur la révolte en cours.
Comité pour la prolifération des loups - mars 2019


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Manifestation Gilets Jaunes Actes XVI

Pour se donner la patate avant l’acte XVI des gilets Jaunes on retranscrit ici l’édito du numéro 2 de « Jaune, le canard pour gagner » qui ne promet pas des lendemains qui chantent mais reste très optimiste. « Allons jusqu’au bout de nos ambitions, elles sont belles, elles sont à la hauteur des efforts que nous déployons. »


National   MOBILISATIONS - LUTTES

Appel national à perturber la justice quotidienne

Nous faisons suivre cet Appel national à perturber la justice quotidienne le mardi 5 mars 2019 lancé par l’assemblée du Mas d’Azil (Ariège) - avec ou sans gilets jaunes.
« Amnistie pour toutes les personnes inculpées du mouvement social ! Solidarité avec toutes les prisonnières et tous les prisonniers ! »
L’assemblée du Mas d’Azil (avec ou sans gilet jaune)


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XV

Manifestation des gilets jaunes pour l’acte XV. Rendez-vous à 13 h à Monthieu et à 14 h place du Peuple.


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Projection du film « Enfermés mais Vivants ». Rencontre sur l’Univers Carcéral

Au Remue-Méninges, mercredi 17 avril à 20h.
Il reste les murs et les souvenirs, tout le reste a changé. Pendant longtemps, Annette et Louis se sont aimés malgré la prison qui les séparait. Tour à tour ils racontent ces longues années et tracent librement des sentiers dans ces lieux où, avant, on décidait pour eux.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Rassemblement pour l’abrogation de la loi « anti-casseurs » du 13 avril 2019

La loi dite « anti-casseurs » a été adoptée (lire une analyse du texte) en milieu de semaine. Une cinquantaine d’organisations appelle à manifester ce samedi 13 avril pour réclamer l’abrogation de ce texte.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   REPRESSION - PRISON

Avocat et garde à vue

Tout le monde a le droit à un avocat en garde à vue, et il est fortement conseiller d’user de ce droit. Cependant, trop souvent la police cherche à ralentir voir empêcher sa venu...


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

Le vrai « drâme de Condé-sur-Sarthe » c’est son existence même

Communiqué de l’Envolée suite au mouvement de blocage des #MatonsQuiPleurent
« Nous voudrions, si des personnes se sentent de nous aider, continuer à dénoncer les conditions de détention et les fonctionnements archaïques type QHS/QSR des établissements cités dans cette lettre. » (Romain, Prison de Condé-sur-Sarthe).


Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT / REPRESSION - PRISON

Réflexions sur VERNEY-CARRON SA...

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, Verney-Carron SA, le fabricant et inventeur du célèbre Flash-Ball®, cherche à tout prix à se dédouaner de toute responsabilité dans la mutilation et la répression de nombreux manifestants...


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Journée De Lutte contre les violences policières

Les combats contre les violences policières, contre les injustices sociales, contre le racisme et tellement d’autres causes font des quartiers populaires des « gilets jaunes » malgré eux. Dans ce contexte, des collectifs et des familles de victimes de crimes policiers se battent pour obtenir justice et pour que la vérité éclate sur les circonstances de la mort de leurs proches entre les mains de la police. Luttons ensemble contre les violences policières, contre le racisme et pour une vraie justice sociale !
Manifestation samedi 16 mars 2019 à 13h au départ de la place Guichard (Lyon 7e) - Métro B place Guichard


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

[Grenoble] Vérité et Justice pour Adam et Fatih

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2019, un véhicule de la BAC a voulu interpeller deux jeunes grenoblois qui circulaient sur un scooter. Après une course poursuite, Adam Soli (17 ans) et Fatih Karakuss (19 ans) percutent un bus et décèdent sur le coup. Depuis, au quartier du Mistral, la colère s’exprime et les keufs quadrillent le quartier. Encore une fois, la police se rend responsable de la mort de deux jeunes et veut étouffer l’affaire.
En leur mémoire et parce que sans justice il n’y aura pas de paix, rdv pour une marche blanche ce mercredi 6 mars à 16h à Grenoble au Plateau.


A Lire ailleurs   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Violence, émeute et conflits sociaux : élements d’instruction pour un député En Marche

Alors que trois députés LREM de la Loire sur quatre ont voté en faveur de la loi anti-casseurs (Borowczyk, Mis, Faure-Muntian) - allant même jusqu’à affirmer pour l’un d’entre eux (M. Borowczyk) que « cette loi n’est pas liberticide » - il nous semble intéressant de publier cet article du site tourangeau La Rotative pour qui les député.es font preuve d’une « ignorance crasse de l’histoire des conflits sociaux en France ».


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Ça bouge toujours au Centre de Rétention du Mesnil Amelot : communiqué d’un groupe de prisonniers

Depuis le 8 janvier, la lutte dans le centre de rétention de Mesnil Amelot est devenue plus collective. D’abord au CRA2 avec une grève de la faim suivie par presque l’ensemble des bâtiments (plus de 80 personnes) pendant 3 jours. Avec aussi régulièrement des communiqués, des tentatives de lutter contre les déportations par vols cachés et les violences policières.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

La solitude des femmes détenues

Huit prisons pour longue peine peuvent recevoir des femmes, la plupart étant concentrés dans la moitié nord de la France. La prison de Roanne est une de celles-ci. Les femmes sont donc très souvent incarcérées dans des établissements éloignés de leurs proches, alors qu’elles subissent déjà une rupture de lien spécifique.


A la une...

LOGEMENT - SQUAT
Traces des expulsions successives à Saint-Étienne (bourse et fac)  

Récolte, recueil, archivage des enregistrements en tous genre : photos, vidéos, audio.... réalisées lors de ces derniers jours à Saint-Étienne.
Recherches des « traces » numériques des deux expulsions ayant eu lieu vendredi et dimanche à Saint-Étienne, révélant l’acharnement et la mobilisation policière contre cette réponse à la saturation des services sociaux que fut l’occupation de la bourse du travail et puis d’un bâtiment de la fac.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le clergé stéphanois et la charité...  

Démonstration de solidarité par le clergé stéphanois. La charité bien au chaud enfermée dans leurs églises !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
[St-Julien-Molin-Molette] Week-end anti-nucléaire en soutien à la lutte à Bure  

Du vendredi 3 mai au dimanche 5 mai, un week-end d’information, de soutien et de partage est organisé à Saint-Julien-Molin-Molette autour de la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat  

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Grève de la faim en soutien aux personnes expulsées  

Face à l’indifférence, une femme se met en grève de la faim en soutien aux personnes expulsées de la Bourse du Travail et de la faculté. Elle explique son passage à l’action.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La Préfecture de la Loire s’engage contre le logement pour tou.te.s  

On ne fait pas disparaître les gens en les repoussant d’un endroit vers un autre. Ils et elles continuent d’exister de toute façon. Appel aux riches propriétaires, et à leurs nièces, cousins, petits enfants.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Liste des besoins à la Bourse du Travail occupée  

Après une semaine d’occupation à la Bourse, les besoins en produits de première nécessité sont très importants pour la survie des personnes qui ont trouvé un abri provisoire dans les locaux de la Bourse du travail. Liste des besoins.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Université Tréfilerie expulsée ce matin : c’est de l’acharnement !  

Après le traumatisme de l’expulsion de la Bourse vendredi matin, les forces de l’ordre continuent de traquer et brutaliser les personnes fragiles et sans-abri qui avaient trouvé refuge pour la nuit dans un bâtiment de l’université, sur le campus de Tréfilerie.
Communiqué du collectif de soutien.


LOGEMENT - SQUAT
Evacuation de la Bourse occupée  

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la préfecture a ordonné l’évacuation de la Bourse du Travail occupée, ce matin à 6h. Jettant à la rue des dizaines de personnes.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Expulsion de la Bourse ce matin à l’aube  

Ce matin un important dispositif de police a procédé à l’expulsion des occupants de la Bourse du Travail. Laissant de nombreuses personne à la rue...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Menaces d’expulsion à la Bourse du Travail  

Comme vous avez pu le lire depuis 10 jours dans nos colonnes, la Bourse du Travail est occupée par des personnes sans autre solution d’hébergement. Aujourd’hui, la préfecture déclare pouvoir débloquer un certain nombre de places d’hébergement et dans le même temps l’évacuation de la Bourse du Travail serait prévue pour demain matin.
Communiqué du collectif de soutien de l’occupation de la Bourse.


REPRESSION - PRISON
C’est officiel, la « loi anti-casseurs » est en marche !  

Ce matin, la « Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » a été gravée dans le marbre du Journal officiel. On a choisi un texte de fond sur la question du port de masque en manifestation pour marquer le coup.


MEDIAS
Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !  

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail  

Depuis 10 jours, les personnes sans abri affluent chaque jour à la Bourse du Travail occupée. Cet article tente de récapituler ce qui a amené à cette situation explosive. Entre solidarité rageuse des habitant’es de Saint-Étienne et mépris des pouvoirs publics, l’occupation continue tant bien que mal.
Pétition de soutien en ligne ici.
Liste des besoins pour les personnes sur place ici.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Revendication de l’action spontanée en direction de Gaël Perdriau, vendredi 5 avril sous les arcades de Saint-Étienne  

Depuis presque une semaine des personnes expulsées de leur squat ou mises à la rue à la fin de la trêve hivernale occupent la Bourse du Travail. Malgré les nombreuses lettres ouvertes qui lui ont été adressées, le maire, Gaël Perdriau, n’a toujours pas daigné rencontrer ces personnes sans-abri ou le collectif mobilisé en soutien. A croire que si on veut parler au maire, il faut aller le chercher.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Appel à manifester contre les frontières, à Montgenèvre et dans toutes les villes  

A la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires.
Organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.


REPRESSION - PRISON
Huit mois ferme pour un gilet jaune suite à la manifestation du 30 mars  

Mercredi 2 avril. Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne. Nouvelle audience, même comédie : une cour aux ordres du parquet, une justice de classe qui fait le taf. Et qui donne les mêmes leçons de morale, par-dessus le marché : « Monsieur J. a participé à un phénomène de débordement. Il est adulte et il n’a pas joué son rôle d’adulte » (M. Le Procureur).


LOGEMENT - SQUAT
Occupation de la Bourse du travail par des personnes sans hébergement et leurs soutiens  

Suite à la fin de fin de la trêve hivernale et l’expulsion violente de squats de migrant·es, de nombreuses personnes (dont des personnes malades et des enfants en bas âge) sont aujourd’hui sans aucune solution de relogement. Face à cette situation insupportable, une poignée d’associatifs et de citoyen·nes mobilisé·es ont décidé d’occuper la Bourse du travail de Saint-Étienne ce lundi 1er avril.
Retrouver dans cet article tous les textes qui ont été publié sur notre site


MOBILISATIONS - LUTTES
Carnaval de l’acte XX : nous partîmes 2000...  

Ce samedi, dans une ambiance de black-out (au moins une dizaine de personnes arrêté’es de façon préventive, tous les magasins du centre fermés et sur-protégés, Verney-Carron « barricadé » dans son usine de mort, etc), le carnaval de l’inutile rejoint l’appel régional des gilets jaunes. Malgré les préventions de la préfecture, ce sont près de 7000 personnes qui défilent dans les rues de Saint Etienne, dans le centre, dans les quartiers populaires, sur le boulevard urbain.
Applaudissements, musiques et gaz lacrymogène, récit à quelques mains d’une journée bigarrée et radicale.


LOGEMENT - SQUAT
Voisin.e.s vigilant.e.s + flics violents = récit d’une non-ouverture de squat  

Récit d’une tentative d’ouverture quelque part à Saint-Étienne, empêchée par l’action coordonnée de la police et de ses collaborat.eur.rice.s en pyjama.


GENRE - FEMINISME
Un lexique partiel du féminisme et des oppressions  

Comme la plupart des mouvements politiques et de critique sociale, le féminisme possède son vocabulaire propre. Qui n’est pas forcément très accessible...
Ce lexique tente de regrouper et d’expliquer des termes, pour certains issus du milieu universitaire, qui sont souvent utilisés pour parler des oppressions et des luttes féministes. Il s’adresse aux personnes qui subissent des oppressions et aussi aux personnes qui n’en subissent pas mais vivent dans une société structurée par ces oppressions, et sont donc également concernées.


LOGEMENT - SQUAT
[Brève] Flics et riverain.es contre une occupation  

Suite aux expulsions (fin de la trêve hivernale) et face au nombre de personnes, familles, enfants qui se retrouvent démunis et à la rue, des militant.e.s et membres d’associations ont tenté de réquisitionner dans l’urgence un bâtiment vide depuis des années au 36, rue des Armuriers à Saint-Étienne ce 27 mars.


LOGEMENT - SQUAT
2,8 millions de logements inoccupés en France et Saint Etienne n’est pas en reste  

A l’abri sous les flonflons de la biennale, la mairie met des dizaines de familles et personnes à la rue. Alors que partout en France le nombre de logements vides augmente et que selon une récente étude de L’INSEE, il y a environ 13 000 logements vides à Saint-Étienne, comment le maire Pedriau peut-il encore défendre une « ville inclusive » ?
Retour en chiffres sur la soi-disant crise du logement en France et à Saint-Étienne en particulier.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Le congrès international des femmes au Chiapas n’aura pas lieu...  

Cette année, les féministes zappatistes font face à des menaces de trop grande ampleur pour pouvoir accueillir le deuxième congrès international des femmes qu’elles pensaient organiser. Dans une lettre ouvertes aux féministes du reste du monde, elles expliquent le contexte de cette annulation et appellent à poursuivre les luttes féministes et anticapitalistes dans toutes les régions du monde.


MEMOIRE
La Commune de Saint-Étienne, du 24 au 28 mars 1871  

La Commune de Saint-Étienne eut lieu entre le 24 et le 28 mars 1871, après plusieurs jours d’agitation. Le 24 mars une centaine de manifestant.e.s, rejoints par la Garde Nationale et la foule, investissent l’Hôtel de ville et hissent sous la coupole le drapeau rouge.


LOGEMENT - SQUAT
Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Saint-Étienne, Monsieur le Préfet de la Loire et au-delà  

Nous étions, ce mercredi soir, quelques dizaines de citoyens soutenant la cause des migrants et personnes sans domicile fixe à vouloir interpeller, lors de l’inauguration de la Biennale du design, nos responsables politiques et administratifs, sur les menaces d’expulsions pesant sur quelques squats de notre ville, ainsi que sur notre inquiétude de voir mises à la rue de nombreuses personnes et familles à la fin de la trêve hivernale.