Opinions   GENRES - FEMINISME / REPRESSION - PRISON

« C’était une Rébellion »

Jaqueline Sauvage a été condamnée en 2015 à dix ans de prison pour le meurtre de son mari Norbert Marot. Après une campagne de soutien, elle a obtenu une grâce présidentielle et a été libérée le 28 décembre 2016. En soi, cela ne signifie pas que la décision de justice selon laquelle elle était coupable est annulée.
C’est l’occasion de partager un texte qui nous a semblé intéressant, car il revient sur cette affaire en proposant une critique de la Justice ET une réflexion sur les violences sexistes et les réactions face à celles-ci. Nous l’avons trouvé sur le blog https://toutesgriffesdehors.noblogs.org/ où il a été publié en décembre 2015, et où l’on peut trouver d’autres articles creusant ces thématiques.


Crève la justice et son minable avocat général, Frédéric CHEVALLIER qui a osé déclarer que Mme Sauvage aurait dû « répondre de manière proportionnée » à la dernière violence subie : « un coup de poing ayant occasionné moins de trois jours d’Incapacité totale de travail » quand ce sont des décennies d’humiliations, de viols, de menaces, chantages, tabassages (…) qui ont été décrites par l’accusée, plusieurs de ses filles et d’autres membres de l’entourage .
… Cette crapule de première, qui s’est permis de plaider contre la situation de « légitime défense » que la justice sort de son chapeau quand il s’agit de disculper le gérant d’un commerce qui a abattu un braqueur ou couvrir un énième meurtre policier.
… Qui, drapé dans ses principes puants a dit « La peine infligée à Jacqueline Sauvage ne doit pas être un permis de tuer.

Mais de quoi parle-t-on ??? La femme qui comparaît a passé cinquante ans de sa vie enfermée dans ce couple, et elle a fini par tuer son geôlier dans un geste de survie, de libération. Il n’y a personne pour venir raconter au tribunal que Norbert Marot était un « brave mec », ni pour nier ce qu’il avait fait vivre à ses proches, au contraire. Un sale type un vrai. Dans cette situation terrible qui aurait pu être « simple » à comprendre, même pour le dernier des magistrats, les deux filles qui sont venues témoigner s’en prennent plein la gueule. Parce qu’elles ont survécu à leur père comme elles ont pu (en fuguant, en coupant les ponts…) et tenté de venir en aide à leur mère (en lui permettant de s’enfuir de la cellule conjugale…) mais qu’elles n’ont pas porté plainte, elles sont considérées comme suspectes et fautives aux yeux du tribunal.

Les charognes en toge ne comprennent apparemment pas que face à un type dangereux, armé et leur ayant déjà fait subir mille misères, que face à l’absence de soutien ou d’aide concrète de l’entourage, elles aient eu peur des représailles, peur de mourir et que cette peur ait pu les faire taire. L’infâme présidente s’adresse à l’une d’elle en tentant de la faire culpabiliser : « C’est le malheur de votre mère que vous avez fait ». Ouais ouais, cause toujours !!! T’as qu’à dire qu’elles sont connes, toutes ces femmes qui se retrouvent piégées dans des couples toxiques, dans des familles où elles s’étiolent à petit feu sous toutes sortes de violences et d’humiliations (psychologiques ou physiques) quand elles ne meurent pas sous les coups de leur mari, comme c’est le cas pour une centaine de femmes tous les ans. Nous on se dit que LA responsabilité est toujours celle du type qui décide de faire de la merde, et que si autant de types se le permettent et qu’autant de femmes le subissent dans la honte, le silence voire l’indifférence générale, c’est parce que ces saloperies s’inscrivent dans une société _justice comprise_qui est basée entre autres choses sur l’oppression des femmes. On ose à peine imaginer la condamnation, les horreurs dites par le tribunal s’il s’était agi d’un personnage plus « subtil », d’un notable quelconque [politicien, docteur, homme de loi, scientifique, patron d’une entreprise prospère…], en tout état de cause d’un type passant pour « ordinaire, banal, respectable », mimant le « bon père de famille » et entouré de personnes-qui-ne-croient-pas-une-seule-seconde-qu’il-ait-pu-faire-du-mal-à-une-mouche.

La juge leur reproche de ne pas avoir fait appel d’elles-mêmes à la justice qui prétend se placer en arbitre au-dessus des conflits entre les individus, départager les innocents des coupables et décerner à certain-es le statut de victimes à qui donner réparation. Comme s’il pouvait y avoir une réparation pour un viol, ou le meurtre de quelqu’un-e qu’on aime. Comme si l’enfermement (réponse déléguée à l’État), ou même la vengeance (que l’on décide de renvoyer soit-même à la tronche d’un agresseur) pouvaient alléger/réparer quoi que ce soit. Non seulement Jacqueline Sauvage n’a pas été la victime que l’on attendait qu’elle soit mais en tuant son mari elle est sortie du rôle de femme-passive que l’État-papa prétend protéger à grand renfort de mesures sécuritaires (fichage toujours plus généralisé de la population, caméras à tous les coins de rue, bracelets électroniques… par ailleurs la recherche d’individus suspectés de violences sexuelles a permis à l’état de demander et banaliser la coopération des citoyen-nes avec sa police, par le biais d’appels à la délation qui se sont étendus progressivement au restant des délits). Peu importent les raisons qui ont poussé Jacqueline Sauvage à bout : la seule violence acceptable aux yeux de la justice est la sienne, qui n’est qu’une partie de celle que l’État exerce continuellement pour se maintenir en place. Opérations militaires, milliers de mort-es aux frontières, enfermement toujours plus massif, mort-es dans les taules, les commissariats, les hôpitaux psychiatriques, mises sous camisole chimique…

La juge, cyniquement, reproche à Jacqueline Sauvage et à ses deux filles de ne pas avoir eu recours à la justice qui, sans aucune surprise, les infantilise/humilie/nie aujourd’hui, de ne pas être allées déballer leurs sacs de peurs, de souffrances et d’humiliations devant le premier flic venu (puis une blouse blanche, puis… puis…) puis devant un tribunal composé de dignes représentant-es du monde dans lequel nous vivons, un monde où le consentement, les désirs, la vie des femmes ne vaut pas grand chose, et leur parole encore moins. Où il est globalement admis que les hommes ne sont que les victimes de désirs « irrépressibles » tandis que les femmes sont immédiatement soupçonnées de « l’avoir bien cherché » (« après tout qu’est-ce qu’elles croyaient en traînant dehors à cette heure-ci, en tapinant, en faisant du stop, en étant habillée comme-ci ou comme-ça ? ») et que ce qui se passe à l’intérieur de la famille/du couple est une affaire strictement privée. Ce monde post-68 donne à ceux qui le veulent bien l’illusion que les femmes ont « été libérées » tandis que le sexisme, insidieusement transformé, continue à structurer la société, que les rapports de domination sont omniprésents et confèrent un pouvoir forcément nocif au « chef de famille », celui-ci ne manquant pas de rappeler « qui c’est qui commande ici ». Dans ce « meilleur des mondes », sur fond de morale religieuse/patriarcale tous les rouages sociaux (parents, curetons de tous poils, éducateurs, psy, instits, publicitaires…) s’acharnent à amputer les individualités jusqu’à modeler des petits garçons ou des petites filles (combien de fois on entend dire que « les hommes ne pleurent pas » ?). Dès le plus jeune âge, on inculque à tous-tes l’obéissance et la soumission (gare aux rebelles, la répression est féroce) et aux petites filles la certitude d’être « fragiles », la culpabilité, la honte de leur sexualité, la peur du viol comme traumatisme indépassable plutôt que de leur apprendre à se défendre et à y survivre, plutôt que de les encourager à prendre confiance dans leurs forces, à se considérer comme des individus autonomes et au centre de leurs propres vies. Cette société morbide prétend dicter à chacun-e ce qu’il ou elle ou… doit faire de son cul et le contrôle du corps des femmes (contraception/reproduction…) y reste un enjeu crucial de gestion de population, de maintien de la structure sociale. C’est aussi une garantie de stabilité pour le pouvoir qui préfère les femmes enfermées au sein de la famille puis du couple (hétérosexuel de préférence) quite à y subir les pires saloperies (la plupart des viols ont lieu dans ce cadre-là) qu’inventant leurs propres chemins…

Le pouvoir de tous ces petits despotes (mari, médecin, patron…) est aussi tissé de nos silences. Il est plus que temps de jeter sur la table nos histoires de femmes, des histoires en luttes, et des ressources pour s’extirper (chacune à sa manière, ensemble) de tout ce merdier.

On l’imagine s’étrangler sur son trône, la juge, quand l’accusée, non contente d’avoir survécu, de s’être débarrassée de celui qui lui pourrissait la vie, a affirmé « C’était une rébellion ». Elles ne sont pas là pour reconnaître la dignité ni la nécessité d’une révolte, ces magistrales crapules, et ces juré-es, idiot-es utiles mais ô combien nécessaires au fonctionnement de ce tribunal sordide. Ils et elles sont là pour faire des calculs d’apothicaires, en petites mains de justice bien planquées derrière leur code pénal, pour transformer des conflits, des situations toujours uniques en chefs d’inculpations, en circonstances aggravantes ou atténuantes, en éléments de preuves, en délits, puis en reconnaissance de culpabilité ou plus rarement d’innocence et en peines de prison.

Aujourd’hui de belles âmes citoyennes s’indignent et s’émeuvent de la condamnation, réduisant cette situation à un « symbole » au nom duquel demander la grâce présidentielle. Elles viennent contester la désignation de Jacqueline Sauvage comme coupable (qui fait de Norbert Marot la victime) pour demander qu’elle soit reconnue comme victime (faisant de Norbert Marot le coupable à titre posthume) et contribuent à alimenter le rêve réformiste d’une justice plus juste, d’une société aux rapports de domination plus policés, acceptables. Peut-être que pour se faire un coup de pub auprès de cet électorat progressiste, la grâce (il est parlant ce mot religieux) sera finalement accordée à Jacqueline Sauvage, et que celle-ci pourra vivre un peu, enfin.
Contrairement à ces dernières nous refusons de dialoguer avec un pouvoir qui nous dépossède jour après jour de nos vies en prétendant en codifier tous les aspects (soi-disant en notre nom et pour notre bien). Contrairement à tous ceux qui voudraient négocier la longueur de leurs chaînes, nous pensons qu’il n’y a aucune liberté possible à l’ombre d’une prison ni sous l’égide d’une puissance supérieure (Dieu, État…).

Assez de sexisme intégré, de faux-semblants. Si on ne parle pas de ce qui nous pourrit la vie, à quoi bon parler ?
Assez de larmes, de plaintes, de demandes de « réparation ». Assez de délégation, d’expertes, de « spécialistes » . Nous sommes les mieux placées pour nous réparer. Finies la honte, la culpabilité : place à la colère ! Ce n’est certainement pas en se représentant à nous-même comme des (potentielles) victimes à protéger que nous trouverons les ressources pour combattre tout ce qui nous opresse au quotidien. il nous faut détruire l’idée même de justice si nous voulons avoir une chance d’être libres un jour, et apprendre à affronter dès aujourd’hui, à partir de notre cœur et de notre cerveau, de notre éthique et de nos expériences, les conflits/agressions qui entravent notre route.
Il n’y a de dignité que dans la révolte.

Pour vivre, et non plus survivre, Passons à l’assaut de tout ce(ux) qui voudrai(en)t nous mettre à genoux.

LIBERTÉ !"

(article trouvé ici)


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans les mêmes thématiques...

Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Malgré la répression qui s’abat, les actes de révoltes continuent d’exister.

Quelle(s) solidarité(s) pour les faire vivre, propager ?
Soirée discussion, projection, lectures autour de quelques événements récents le 12 mars 2017 au Blizart à la Chaise-Dieu (43).
L’oseille récoltée sera filée à Kaliméro, caisse de soutien aux prisonnier-es de la guerre sociale.




Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Rassemblement contre la répression policière ! #2

Vendredi 10 mars 2017, 18h30, place du Peuple, Sainté.
Soyons nombreux.ses pour manifester notre soutien à tous.tes ceux.celles qui subissent la répression policière et judiciaire !! Face au renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d’état, face à la banalisation du racisme, il y a une nécessité de se rencontrer, de partager, et de s’organiser pour apporter une réponse.




A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

À Nantes, la caisse de solidarité est dans le collimateur d’une juge d’instruction

Au mois de janvier et février 2017, les trois personnes titulaires du compte bancaire du comité de soutien aux inculpé.es (la caisse de solidarité de Nantes) ont été convoquées par la gendarmerie dans le cadre d’une enquête ouverte par une juge d’instruction. En se rendant à ces convocations, elles ont appris que l’enquête portait sur un appel à dons visant à financer, via la caisse de solidarité, les amendes et frais de justice de personnes condamnées




Saint-Étienne et alentours Couac   REPRESSION - PRISON / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Oui aux prairies ! Non aux prisons !

Un projet de construction de prison ça fait parler beaucoup de gens et depuis l’annonce d’une nouvelle maison d’arrêt à Saint-Bonnet-les-Oules, de très grosses bêtises ont été dites, relayées et commentées sur l’Internet et dans la presse. Les honnêtes bonnetaires parlent, les honnêtes élus parlent, les honnêtes artisans parlent... et ça sent pas bon du tout.




Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Rassemblement contre la violence policière. Justice pour Théo, Adama, Wissam et les autres !

Suite à l’agression du jeune Théo par des policiers à Aulnay-sous-Bois, de nombreux rassemblements ont eu lieu un peu partout en France. Dont un à Saint-Étienne, ce mercredi 15/02/2017 à 18h30, place du Peuple, en solidarité avec Théo et la population d’Aulnay et de banlieue parisienne, qui subit quotidiennement le harcèlement de la police.




Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

Emission Papillon du jeudi 2 février 2017

Contre toutes les prisons
- Lecture d’une lettre de Damien Camelio, incarcéré pour diverses dégradations lors d’une manifestation contre la loi travail à Paris.
- Lettre de Mohamed depuis le QHS tombeau secret de Condé sur Sarthe
- Nouvelles et lecture d’une lettre de Fabrice Boromée.
- Interview de la compagne d’un des inculpé pour la mutinerie au Quartier Maison Centrale (QMC) de la nouvelle prison de Valence.




Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

[Emission Papillon] Contre toutes les prisons - Rediffusion du 5 janvier 2017

Au sommaire :
- Bonne nouvelle : Christine la Bergère, libérée après 4 ans d’incarcération
- Les morts de la police : Soirée de commémoration de la mort de Wissam El Yamni à Clermont + plusieurs événements en Rhône Alpes pour Adama Traoré
- Mutinerie de Valence
- Mineurs incarcérés : diffusion de Bande Son Organisée et présentation de l’ouvrage collectif Milot l’incorrigible




Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Adama et la Police

Retour dans Sons Bâtards sur Radio Dio mercredi 18 janvier 2017 à 12h
Le 19 juillet 2016, à Beaumont sur Oise, Adama Traoré meurt, selon certains. Il est tué, selon d’autres. Retour sur cette nuit morbide et sur toute l’affaire qui s’ensuit...




Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Week-end "vérité et justice pour Adama"

Les 20, 21 et 22 janvier 2017 à Sainté, Grenoble et Lyon
Le week-end "vérité et justice pour Adama", débutera au Mélies St François à Saint-Etienne avec la projection du documentaire de Sabrina Chebbi : "Les coups de leurs privilèges". La projection sera suivie d’une discussion avec des membres de la famille Traoré et la réalisatrice. La soirée se terminera à la Gueule Noire pour une soirée de soutien festive avec DJ’s.




National   REPRESSION - PRISON

Pour la libération des prisonnier-e-s gravement malades

Lettre des prisonniers politiques basques de Moulins-Yzeure
Nous publions ci-dessous une lettre que des prisonniers de la centrale (prison pour longues peines) de Moulins nous ont demandé de faire circuler. Ils annonçaient des initiatives du Collectif de Prisonnier-e-s Politiques Basques pour demander la libération des prisonnier-e-s gravement malades.




0 | 10 | 20 | 30 | 40
Saint-Étienne et alentours   GENRES - FEMINISME / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

[Conférence] "Les ouvrières à l’épreuve du féminisme et du syndicalisme"

Conférence de Fanny Gallot, mercredi 22 mars 2017, 18h, Université Jean Monnet, Saint-Étienne, campus Tréfilerie, amphithéâtre E01
Entrée libre




National   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRES - FEMINISME

Cerises & Grenades Tribune pour trois femmes révolutionnaires.

Jeudi 9 mars 2017 à 20 h au Cinéma les Amphis à Vaulx-en-Velin, dans le cadre de la Journée internationale des Droits des Femmes Organisée par le collectif des Femmes coordonné par l’Espace Projet Inter-associatif et la ville de Vaulx-en-Velin




Saint-Étienne et alentours   GENRES - FEMINISME / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Assemblée de femmes travailleuses, travailleurs et jeunes.

Il s’agit de faire du 8 mars 2017 une journée internationale des femmes qui se battent pour l’égalité des droits et le respect de leur choix de vie. En mettant en avant cet aspect nous renouons avec les origines de cette journée voulue par Clara Zetkin en 1910 pour marquer l’unité internationales des luttes émancipatrices des femmes et leur rôle essentiel pour la conquête des droits dans et avec le mouvement ouvrier.




Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRES - FEMINISME

Boum + Karaoké

Samedi 28 janvier 2017 à la Gueule Noire
Le groupe d’autodéfense féministe et Démineurs organisent une soirée en mixité choisie LGBTI (lesbiennes, gays, bi.es, personnes trans et intersexes) + meufs le 28 janvier à la Gueule Noire.
C’est à dire que sont concernées par cet événement les personnes LGBTI et toutes les personnes se reconnaissant dans le genre féminin.
Cette soirée a pour vocation d’être un havre de paix et d’amour, une retraite paisible loin de la jungle urbaine pour les déviant.es que nous sommes.




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRES - FEMINISME

Cerises et Grenades : tribune pour trois femmes révolutionnaires

Les 18, 19, 20 janvier 2017 à 20h30 au Chok Théatre
Cerises et Grenades s’empare des procès de Louise Michel, Rosa Luxemburg et Angela Davis pour offrir une tribune à leurs idées, à leur combat. Trois femmes qui paient de leur liberté personnelle pour avoir voulu la liberté de l’humanité toute entière.




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRES - FEMINISME

Vers la plus Queer des Insurrections

Discussion-Projection-Performance
mardi 24 janvier 2017 / Le 17 / 19h

Diabolo Nigmon et Decibel Espanto, traducteur-ice-s de Queer UltraViolence (La plus queer des insurrections, Libertalia, 2016) présenteront le livre, et plus largement le mouvement révolutionnaire Bashback...




Saint-Étienne et alentours Numero Zero   GENRES - FEMINISME / MEDIAS

Pourquoi neutraliser la langue française ?

Habituellement dans la langue française, "le masculin l’emporte". Les mots ont un sens et visibiliser le genre féminin dans la langue française, c’est combattre l’idée que le masculin serait neutre, et donc la règle.
L’invisibilisation du féminin dans le langage, c’est la même logique que l’invisibilisation des femmes – ou de toute personne non masculine – dans l’espace public et politique, dans l’Histoire, etc.




National   GENRES - FEMINISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Pas de car pour les fachos ! Pas de fachos dans les cars !

Ce dimanche 16 octobre, la manif’ pour tous appel à un rassemblement sur Paris pour tenter de reconstruire son mouvement. Sous couvert de "protection de la famille", c’est bien une manifestation regroupant les franges les plus réactionnaires et LGBTQI-phobes qui aura lieu. Alors, bloquons leurs cars dans toute la fRance !




Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / GENRES - FEMINISME

Mixités/choisi-es/ton camp !

Nous sommes des femmes qui participons à un groupe d’autodéfense féministe autogéré à Saint Étienne. Ce groupe fonctionne en mixité choisie avec les différences d’identités/d’appartenances de ses participantes et rassemble des femmes hétéras, lesbiennes, trans, blanches, racisées**, issues de l’immigration post-coloniale ou des colonies actuelles, en prise avec la psychiatrie ou d’autres institutions normalisatrices... Nous avons conscience des différents types de dominations diffus dans la société et cherchons, grâce à ce groupe entre autres, à trouver les moyens de s’en défendre afin de prendre notre entière place. Nous gardons à l’esprit les potentialités d’être confrontées à des situations où la domination s’exerce, tour à tour, par nous et sur nous ; aussi, nous sommes humblement mais constamment au travail sur ces questions.




National   GENRES - FEMINISME / REPRESSION - PRISON

Liberté pour Kara Wild !

Kara Wild est une artiste, une camarade et une force de la nature résistante, étant actuellement détenue en France pour sa participation supposée à une manifestation contre des réformes draconiennes concernant le travail "Loi Travail" et la répression policière. Elle est une femme trans et est actuellement détenue dans une prison pour hommes et n’a pas accès à des hormones. Elle est également une citoyenne des états-unis et son transfert à été refusé parce que les autorités françaises pensent qu’elle pourrait tenter une évasion lors de celui-ci.




0 | 10 | 20 | 30 | 40

A la une...

MEDIAS
Soirée de présentation du n°3 du Couac  

Présentation du n°3 du Couac et repas à prix libre
Le numéro 3 de Couac (journal local d’enquête critique) sort des presses cette semaine ! Nous vous proposons de se rencontrer ce vendredi 31 mars 2017 à partir de 19h au bar Le richelieu (74 rue Michelet). L’occasion de découvrir ce nouveau numéro, de partager des envies d’écriture… et un repas à prix libre.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
A St-Étienne, nous disons non à l’autoroute A45 (La Fouillouse/Brignais)  

A45 = projet ruineux, polluant et inutile.
A45 = argent public pour profits privés.
A45 = autoroute payé quatre fois par le contribuable stéphanois (état, région, ville, péage) et menaçant l’économie de la ville.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
De retour du Kurdistan  

Samedi 25 Mars 2017 à 18h à la Gueule Noire
Nous sommes des militant-e-s lyonnais-e-s et stéphanois-e-s qui tentons de soutenir tant que faire se peut les luttes en Turquie et le mouvement kurde. Lors d’un voyage en Anatolie, et au Bakur notamment, nous avons rencontré des camarades qui tentent par leurs initiatives de résister à l’oppression de l’État, de la police et de l’armée turques. Ils et elles nous ont livré leurs réflexions, leurs doutes, et leurs projets.
Nous vous proposons de venir partager une discussion et un repas avec nous, et si le cœur vous en dit de rester assister à une projection.


REPRESSION - PRISON
TGI de Valence - Procès des deux détenus du Quartier Maison Centrale du centre pénitentiaire  

Le vendredi 10 mars 2017 à 14h, deux détenus passaient à la barre du tribunal de grande instance de valence pour "dégradation et vol avec violence". Seuls les membres de leurs familles ainsi que les journalistes ont pu rentrer dans la salle d’audience. Les autres personnes présentes qui souhaitaient aussi assister au procès n’y ont pas eu accès et se sont faites charger par les flics. Bilan de l’après midi : deux personnes en garde à vue avec un procès en novembre prochain et une peine de cinq ans de prison ferme pour les deux prisonniers qui se rajoute à leur condamnation initiale.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Rencontre échange avec Samir Boumediene  

La colonisation du savoir, une histoire des plantes médicinales du nouveau monde. Biopiraterie, réappropriation des plantes médicinales, colonisation des savoirs...
Mercredi 22 mars 2017, 20h, Remue-méninges


REPRESSION - PRISON
Contre l’A45 et la nouvelle prison, refusons les projets d’un monde plein de barreaux !  

Réflexions sur les similitudes entre le projet d’une nouvelle autouroute et celui d’une nouvelle prison que l’état veut imposer dans la Loire... et les raisons de s’y opposer, pour renforcer nos luttes.


REPRESSION - PRISON
Insupportables, le tribunal de Valence et le Quartier maison centrale de sa prison.  

Le 10 mars 2017, tous et toutes au TGI de Valence pour soutenir les prisonniers de la deuxième mutinerie du quartier maison centrale (QMC) de la prison de Valence.


MOBILISATIONS - LUTTES
Cet été, marchons contre l’A45  

Cet été nous marcherons contre le vieux monde et ses projets pharaoniques. L’A45, lancée dans les années 70, déterrée dans les années 90 et maintenant ressuscitée par Wauquiez (et consorts) ne semble pas plus utile aujourd’hui que 40 ans auparavant. Nous marcherons contre la destruction de terres agricoles, contre le saccage des paysages ruraux et de la biodiversité de nos coteaux. Nous marcherons contre leur odieux chantage à l’emploi, contre la mise en concurrence des territoires. Nous marcherons, avec détermination et lenteur, en solidarité avec d’autres territoires en lutte.


DISCRIMINATIONS - RACISME
2ème numéro de la revue Assiégées  

Revue décoloniale, nous poursuivons notre ambition de mettre au centre de la revue les racisé·e·s sous le joug du patriarcat, tout en nous inscrivant dans la lutte contre le capitalisme. Après un premier numéro autour de l’étau, la question qui traverse ce second numéro est celle de la lutte.


CONSOMMATION - GLOBALISATION
Compteur linky sur sainté... Arrivée prévue en juin 2017  

Les compteurs linky devraient arriver en juin prochain sur sainté. Il serait peut-être bon de s’organiser pour y faire face. Plus d’info dans l’émission "joie rage et courage" sur radio Dio.


REPRESSION - PRISON
Emission Papillon du jeudi 16 février 2017  

Contre toutes les prisons
- Bref compte-rendu du rassemblement et de la manifestation contre les violences et les meurtres de la police, du mercredi 15 février à Saint-Etienne
- Au tribunal de grande instance de Bobigny, les magistrats éliminent les jeunes à "peines" réelles ! Interview d’une camarade qui accompagne les inculpés et leurs familles.
- Interview de Marie Créténot, juriste à l’OIP
- Lecture d’un communiqué de Georg Huss, prisonnier à Mulhouse et membre fondateur de la branche autrichienne d’un syndicat de prisonniers allemands


REPRESSION - PRISON
La future prison de Saint-Bonnet-les-Oules, un autre "Grand Projet Inutile et Imposé"  

[Les dossiers COUAC]
Début octobre, Manuel Valls annonce la construction de 33 nouvelles prisons, 32 maisons d’arrêt et un Centre Pénitentiaire. Dans la Loire, c’est la commune de Saint-Bonnet-les-Oules qui serait l’heureuse élue. Mais l’enfermement des êtres humains est aussi un marché bien juteux et les logiques qui sous-tendent à la construction de ces nouvelles prisons ont quelques points communs avec celles qui président aux "Grands projets inutiles et imposés".


DISCRIMINATIONS - RACISME
Rencontre avec Houria Bouteldja  

Dimanche 2 avril 2017 à 15H00 dans la salle Le Clapier (ancienne gare).
Elle vient nous parler de son livre "Les Blancs, les Juifs et Nous – Vers une politique de l’amour révolutionnaire", paru aux éditions La Fabrique en mars 2016. La discussion se poursuivra avec Youssef Boussoumah, autre membre du PIR (Parti des Indigènes de la République).