Opinions   CAPITALISME - GLOBALISATION

Conditionnement toxique




De notre éducation jusqu’au travail et son monde de fétiches, les religions, les croyances et les idéologies manipulent notre esprit. Le matraquage publicitaire nous bourre le crâne de clichés et de comportements à reproduire pour se donner l’illusion d’exister dans la mise en scène de nos apparences. Dépossédés de nos personnalités nous sommes conditionnés par nos représentations spectaculaires.

Intoxiqués par nos prothèses numériques, programmés par des machines omniprésentes, emportés par un désastre de confusions, nous sommes aliénés dans une soumission béate, une consommation exaltée et frénétique.

Mais cette intoxication mentale n’est que superficielle et manque de cohésion. Tout n’est qu’affaire d’apparences trompeuses se fissurant à la surface des choses marchandes en perte de crédit. Cette société en faillite dysfonctionne et se désagrège, mais renaît aussitôt par métamorphose à l’envers du décor.


La culture dominante, le formatage de l’éducation, l’abdication aux idéologies économiques, les pressions médiatiques répandues en permanence par les technologies de l’information nous influencent malgré nous, à petites doses sur le long terme. Nous nous adaptons à ces contraintes de manière inconsciente, devenant peu à peu malléables et manipulables, dans une accoutumance pouvant aller jusqu’à une réelle toxicomanie psychologique.
Croire que ce que l’on voit est la seule véritable réalité est un principe erroné. Il s’agit de comprendre comment notre point de vue n’a plus besoin de partir du constat d’un monde objectif véridique, unique et indépendant de l’être humain qui le décrit, réalité extérieure où évoluent des individus subjectifs soumis à cette réalité étrangère, mais plutôt d’hommes libres vivant dans un monde partagé, composé de multiples réalités personnalisées dépendantes de la situation.

Il s’agit de voir ce que cela peut nous apporter ; quel intérêt pour appréhender les nouveaux changements d’envergures qui ne manqueront pas d’arriver ; quelle importance cela peut avoir pour dépasser les contradictions insurmontables qui s’annoncent, et pour détourner les conflits qui menacent de se répandre en cette fin de civilisation, période où s’achève une société en ruine où tout dysfonctionne, et où le “chacun-pour-soi “ entraîne une guerre barbare de tous contre tous.

Il y a urgence de développer des pratiques ouvertes sur de nouvelles possibilités collectives par l’utilisation d’une pensée dialectique situationnelle et antiautoritaire, qui seule nous permettra d’effectuer le renversement de perspective nécessaire à la construction collective d’un changement radical, et ceci, avant de ne plus pouvoir ne pas sombrer, emporté par l’écroulement d’un système nécrosé en décomposition.
Il est maintenant primordial, dans cette société dite de communication où prolifèrent les prothèses communicantes, là où la communication brille par son absence, de bien comprendre comment fonctionne la communication entre individus, base de la vie sociale, afin de ne pas rester bloquée par ses pièges qui pullulent de partout. Les productions de marchandises de “non-communication », développées par la caste dominante, nous enferment dans des représentations mises en spectacle, envahissant tout l’espace, tout le temps.

Libérer notre manière d’appréhender le monde de cette aliénation pathologique, nous permettra de nous reconstruire une vie commune dans l’auto-organisation libertaire d’un nouveau monde humain, devenu incontournable en cette fin de société, où règnent confusions et barbaries. Notre pensée contextuelle sans certitude, avec ses contestations dialectiques, est incontrôlable, car elle ne sera pas comprise ni récupérée par les gens de pouvoir. Ils sont dans l’incapacité d’appréhender le vécu dans ses contradictions à partir d’un extérieur possible, un devenir désiré émergeant dans son expérimentation situationnelle, un combat en codérives incertaines et créatives.

En quelques années, la société marchande s’est mondialisée et informatisée de toutes parts. La confusion a envahi le monde de la pensée, par de nouvelles convictions aveugles, des croyances absolues. La réflexion s’est figée dans la contemplation d’une réalité immuable, qu’on ne peut plus remettre en question. Notre conception du monde a été insidieusement polluée par les médiations d’une réalité mise en représentation par les multinationales de la communication. Nos représentations ont été conditionnées, et ont modifié nos perceptions des réalités qui nous sont devenues étrangères. Nous avons été possédés par la dépossession de notre monde directement vécu. Cette séparation toxique nous a dessaisies de tout pouvoir sur nos conditions d’existence, et les possibilités de changement réel nous apparaissent inaccessibles.

L’économie n’est qu’une façon de regarder le fonctionnement de la société qui donne à tout ce qui existe, une valeur marchande. Le marché dirige le monde, et les décideurs essaient de suivre sans vraiment comprendre. Avec l’abandon des régulations et la privatisation des décisions par la libéralisation du marché, les dirigeants de l’État ont perdu le pouvoir sur l’économie et la finance, et se retrouvent réduits aux fonctions de simples gestionnaires d’un système qui leur échappent. Alors que tout se complexifie dans de multiples interactions mondialisées, les experts, référents de l’exactitude, spécialiste de leur domaine restreint, sont dépassés par les évènements. Parce qu’ils ne peuvent pas concevoir d’ailleurs à leur totalitarisme économique, les décideurs ne peuvent pas comprendre le système dans son ensemble, n’ayant aucun recul, et c’est pour cela qu’ils ne peuvent pas le gérer rationnellement.

La majorité des hommes ne voient pas, ou refusent simplement d’admettre, l’agonie du dieu économique, intoxiqué par ses contradictions, et ce, à cause de l’anxiété qui en découle. La mort de l’économie capitaliste commençant à devenir largement envisagée, le désespoir croît et le nihilisme gagne du terrain. Quand le capital menace de s’écrouler comme un château de cartes de crédit, et que l’argent conditionne toutes relations, c’est l’échange généralisé sous la forme barbare du non-partage, le profit égoïste comme seule morale, qui produit l’escroquerie générale, qui répand la misère et la confusion.

On ne voit que ce que l’on veut bien voir. L’observateur modèle sa vision à son image sans s’en rendre compte, il crée ainsi sa propre réalité intransigeante. C’est alors que nos croyances conditionnent nos perceptions et nos actes. Lorsqu’elles sont partagées par un grand nombre elles constituent un environnement propice, un système sectaire qui renforce cette croyance en une doctrine systématique intransigeante.
En séparant le monde du sujet observant, on le réduit à une réalité d’objets extérieurs, étrangers au sujet agissant. Le monde est alors objectivé, c’est-à-dire transformé en une accumulation d’objets séparés du vécu. Un monde objectif apparaît comme la seule réalité apparente d’un monde en représentation qu’on ne peut plus saisir directement. L’objectivation réalise son objectif qui est de prendre tout phénomène comme objet de commerce, réifiant l’existence dans ses interactions avec les autres. Toute relation devient échange de marchandises dont on doit, à tout prix, tirer profit aux dépens de l’autre.

Les rapports marchands, ayant envahi tout le temps et tout l’espace disponible, s’imposent de partout par un automatisme des attitudes. La répétition de certaines situations entraîne une prédisposition réflexe à la reprise de comportements familiers, intégrés comme étant opérationnels. La stéréotypie des habitudes échappe à toute volonté. Les automatismes accommodateurs procèdent par associations analogiques ou par adaptations systématiques à un contexte spécifique, ils déclenchent des procédures inconscientes empêchant la réflexion et rendant inaccessible toute remise en question. La répétition des routines crée l’accoutumance qui engendre des attitudes conservatrices dans une conformité autoprotectrice. C’est un sous-programme tournant en arrière-plan qui n’autorise aucun changement. On croit tout comprendre sans se rendre compte qu’on ne cherche même plus à comprendre.
On pense trop souvent que ce que l’on voit ou entend est vrai parce que “ça” existe, et que c’est la bonne réalité qu’il faut apprendre aux autres qui ne la partage pas. On doit absolument les convaincre et les persuader. Tant que nous ne permettrons pas aux autres d’être eux-mêmes, comme ils l’entendent, et à nous-mêmes d’être libres de nos choix, il sera impossible de ne pas chercher à posséder les autres, à les soumettre à sa convenance, impossible d’aimer authentiquement, sans névrose, un autre être humain.

La réalité est une croyance qui n’est pas dans ce qui est observé, mais dans la relation qu’a l’observateur avec des gens qui ne croient pas à la même réalité. Les choses ou les évènements ne sont réels que relativement à la manière dont on les observe. L’explication de l’observateur dépend des rapports qu’il a avec la réalité dont il parle. Le mot n’est qu’une étiquette d’une opération, mais pas la chose elle-même. C’est l’opération d’observation qui fait distinguer les choses et les phénomènes, et par là même, les fait exister. On n’observe pas des objets, on les contextualise dans nos relations avec les autres.
L’expérience du monde réel n’est pas séparée de nous, sa réalité ne nous est pas extérieure, nous l’expérimentons avec d’autres et l’incarnons en la vivant. C’est notre monde que nous construisons à partir de ce que nous en percevons, que nous formalisons avec nos interprétations et lui donnons du sens avec nos représentations. Quand nous comprenons notre expérimentation du monde, nous faisons corps avec lui, il ne nous échappe plus, et nous pouvons commencer à nous le réapproprier. C’est alors que l’on peut reprendre librement le pouvoir sur notre vie.

Lukas Stella
INTOXICATION MENTALE, représentation, confusion, aliénation et servitude, 2018 (extraits du premier chapitre).

http://inventin.lautre.net/linvecri...


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Dans la thématique "CAPITALISME - GLOBALISATION "

Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Discussion publique autour de la question des normes agricoles

Rencontre avec le collectif contre les normes administratives et industrielles, lundi 8 avril à partir de 20h à la Cale (amicale du Crêt-de-Roc) à Saint-Étienne.
« Face aux pressions, harcèlements que nous, agriculteur.rice.s et artisan.e.s subissons au quotidien, face à la dépossession des savoirs-faire dans nos activités ou face aux mensonges et illusions que nous constatons en tant que consommateur.trice.s, nous avons créé ensemble un collectif contre les normes administratives et industrielles. »


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION

Réunion publique de la RAP

Mardi 19 mars 2019, à partir de 19h, à la Gueule Noire : présentation des activités de l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) de Saint-Étienne !


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Arpentage : « la misère humaine en milieu publicitaire » du groupe MARCUSE

Soirée antipub organisée mercredi 27 février par la RAP-Sainté au Remue-méninges.
Entrée gratuite avec bouffe végan à prix libre.


Opinions   CAPITALISME - GLOBALISATION

De la nécessité de la fin d’un monde

Plus on a une connaissance des catastrophes que le système enchaîne, des détériorations désastreuses, plus on cherche à s’adapter et essaient de survivre dans des conditions devenues extrêmes. Notre adaptation à la machine nous intègre peu à peu à son fonctionnement, elle nous machinise à son programme.


A Lire ailleurs   CAPITALISME - GLOBALISATION / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Il a du STEEL ce chantier ...

Nous relayons ici un texte paru sur Indymedia Nantes qui raconte en poésie une nuit de la Saint Sylvestre pas comme les autres dans le secteur Monthieu...


Saint-Étienne et alentours La dérive   CAPITALISME - GLOBALISATION / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Une collecte pour un convoi solidaire à destination de la Grèce

Depuis 2009, le collectif ANEPOS, Action Solidarité Grèce, basé dans le Tarn et à Athènes, mène des dizaines d’actions en Grèce en partenariat avec une quarantaine de collectifs du mouvement social qui s’organisent face à l’austérité Pour soutenir ces initiatives, des convois solidaires sont organisés de France. Le convoi 2019 partira prochainement, dont un véhicule de Saint-Étienne.
La collecte aura lieu samedi 16 février de 14h à 18h à la Dérive, 91 rue Antoine Durafour à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Contre l’atelier Google à Sainté

Appel pour des actions communes en réaction à l’installation d’un atelier Google à St-Etienne.
Google va ouvrir à Saint-Étienne, sans doute au moment de l’inauguration de la biennale du design le 21 mars, son second atelier numérique en France (après Rennes au printemps 2018, et avant Montpellier et Nancy).
Nous ne voyons pas l’arrivée de Google comme une bonne nouvelle car elle pourrait remettre en cause le déploiement d’une politique du numérique qui garantit les droits des usagers et leurs libertés.


Opinions   CAPITALISME - GLOBALISATION / MOBILISATIONS - LUTTES

Ami.es Gilets Jaunes

Bref appel à l’adresse des gilets jaunes d’ici ou d’ailleurs...
« Amis GJ, je communique ici à l’écrit ce que certains d’entre nous pensent, en qualité de GJ mobilisés depuis le 17 novembre. (...) »


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Sainté se laissera-t-elle googliser ?

Le personnel du service de comm’ de Perdriau doit être en burn-out tant ses apparitions médiatiques ont été nombreuses ces derniers jours. Si on a du mal à suivre le rythme, on n’est pas passé à côté de cette info annoncée la semaine dernière : la multinationale Google a choisi Saint-Étienne pour ouvrir son deuxième « atelier numérique » en France.


International   CAPITALISME - GLOBALISATION / MOBILISATIONS - LUTTES

[Mémoire] Manifeste de 9 intellectuels Antillais, pour les « produits de haute nécessité »

Ce manifeste a été écrit pendant la grève générale qui a débuté en janvier 2009 à la Guadeloupe puis s’est étendu en Martinique. Le mouvement réclamait une baisse de certains produits de la vie courante comme les carburants et la revalorisation des salaires. Plus que jamais d’actualité, ce texte amène son soutien au mouvement de rue et y propose de puissants dépassements politiques et poétiques.


A la une...

LOGEMENT - SQUAT
Traces des expulsions successives à Saint-Étienne (bourse et fac)  

Récolte, recueil, archivage des enregistrements en tous genre : photos, vidéos, audio.... réalisées lors de ces derniers jours à Saint-Étienne.
Recherches des « traces » numériques des deux expulsions ayant eu lieu vendredi et dimanche à Saint-Étienne, révélant l’acharnement et la mobilisation policière contre cette réponse à la saturation des services sociaux que fut l’occupation de la bourse du travail et puis d’un bâtiment de la fac.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le clergé stéphanois et la charité...  

Démonstration de solidarité par le clergé stéphanois. La charité bien au chaud enfermée dans leurs églises !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
[St-Julien-Molin-Molette] Week-end anti-nucléaire en soutien à la lutte à Bure  

Du vendredi 3 mai au dimanche 5 mai, un week-end d’information, de soutien et de partage est organisé à Saint-Julien-Molin-Molette autour de la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat  

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Grève de la faim en soutien aux personnes expulsées  

Face à l’indifférence, une femme se met en grève de la faim en soutien aux personnes expulsées de la Bourse du Travail et de la faculté. Elle explique son passage à l’action.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La Préfecture de la Loire s’engage contre le logement pour tou.te.s  

On ne fait pas disparaître les gens en les repoussant d’un endroit vers un autre. Ils et elles continuent d’exister de toute façon. Appel aux riches propriétaires, et à leurs nièces, cousins, petits enfants.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Liste des besoins à la Bourse du Travail occupée  

Après une semaine d’occupation à la Bourse, les besoins en produits de première nécessité sont très importants pour la survie des personnes qui ont trouvé un abri provisoire dans les locaux de la Bourse du travail. Liste des besoins.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Université Tréfilerie expulsée ce matin : c’est de l’acharnement !  

Après le traumatisme de l’expulsion de la Bourse vendredi matin, les forces de l’ordre continuent de traquer et brutaliser les personnes fragiles et sans-abri qui avaient trouvé refuge pour la nuit dans un bâtiment de l’université, sur le campus de Tréfilerie.
Communiqué du collectif de soutien.


LOGEMENT - SQUAT
Evacuation de la Bourse occupée  

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la préfecture a ordonné l’évacuation de la Bourse du Travail occupée, ce matin à 6h. Jettant à la rue des dizaines de personnes.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Expulsion de la Bourse ce matin à l’aube  

Ce matin un important dispositif de police a procédé à l’expulsion des occupants de la Bourse du Travail. Laissant de nombreuses personne à la rue...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Menaces d’expulsion à la Bourse du Travail  

Comme vous avez pu le lire depuis 10 jours dans nos colonnes, la Bourse du Travail est occupée par des personnes sans autre solution d’hébergement. Aujourd’hui, la préfecture déclare pouvoir débloquer un certain nombre de places d’hébergement et dans le même temps l’évacuation de la Bourse du Travail serait prévue pour demain matin.
Communiqué du collectif de soutien de l’occupation de la Bourse.


REPRESSION - PRISON
C’est officiel, la « loi anti-casseurs » est en marche !  

Ce matin, la « Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » a été gravée dans le marbre du Journal officiel. On a choisi un texte de fond sur la question du port de masque en manifestation pour marquer le coup.


MEDIAS
Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !  

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail  

Depuis 10 jours, les personnes sans abri affluent chaque jour à la Bourse du Travail occupée. Cet article tente de récapituler ce qui a amené à cette situation explosive. Entre solidarité rageuse des habitant’es de Saint-Étienne et mépris des pouvoirs publics, l’occupation continue tant bien que mal.
Pétition de soutien en ligne ici.
Liste des besoins pour les personnes sur place ici.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Revendication de l’action spontanée en direction de Gaël Perdriau, vendredi 5 avril sous les arcades de Saint-Étienne  

Depuis presque une semaine des personnes expulsées de leur squat ou mises à la rue à la fin de la trêve hivernale occupent la Bourse du Travail. Malgré les nombreuses lettres ouvertes qui lui ont été adressées, le maire, Gaël Perdriau, n’a toujours pas daigné rencontrer ces personnes sans-abri ou le collectif mobilisé en soutien. A croire que si on veut parler au maire, il faut aller le chercher.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Appel à manifester contre les frontières, à Montgenèvre et dans toutes les villes  

A la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires.
Organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.


REPRESSION - PRISON
Huit mois ferme pour un gilet jaune suite à la manifestation du 30 mars  

Mercredi 2 avril. Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne. Nouvelle audience, même comédie : une cour aux ordres du parquet, une justice de classe qui fait le taf. Et qui donne les mêmes leçons de morale, par-dessus le marché : « Monsieur J. a participé à un phénomène de débordement. Il est adulte et il n’a pas joué son rôle d’adulte » (M. Le Procureur).


LOGEMENT - SQUAT
Occupation de la Bourse du travail par des personnes sans hébergement et leurs soutiens  

Suite à la fin de fin de la trêve hivernale et l’expulsion violente de squats de migrant·es, de nombreuses personnes (dont des personnes malades et des enfants en bas âge) sont aujourd’hui sans aucune solution de relogement. Face à cette situation insupportable, une poignée d’associatifs et de citoyen·nes mobilisé·es ont décidé d’occuper la Bourse du travail de Saint-Étienne ce lundi 1er avril.
Retrouver dans cet article tous les textes qui ont été publié sur notre site


MOBILISATIONS - LUTTES
Carnaval de l’acte XX : nous partîmes 2000...  

Ce samedi, dans une ambiance de black-out (au moins une dizaine de personnes arrêté’es de façon préventive, tous les magasins du centre fermés et sur-protégés, Verney-Carron « barricadé » dans son usine de mort, etc), le carnaval de l’inutile rejoint l’appel régional des gilets jaunes. Malgré les préventions de la préfecture, ce sont près de 7000 personnes qui défilent dans les rues de Saint Etienne, dans le centre, dans les quartiers populaires, sur le boulevard urbain.
Applaudissements, musiques et gaz lacrymogène, récit à quelques mains d’une journée bigarrée et radicale.


LOGEMENT - SQUAT
Voisin.e.s vigilant.e.s + flics violents = récit d’une non-ouverture de squat  

Récit d’une tentative d’ouverture quelque part à Saint-Étienne, empêchée par l’action coordonnée de la police et de ses collaborat.eur.rice.s en pyjama.


GENRE - FEMINISME
Un lexique partiel du féminisme et des oppressions  

Comme la plupart des mouvements politiques et de critique sociale, le féminisme possède son vocabulaire propre. Qui n’est pas forcément très accessible...
Ce lexique tente de regrouper et d’expliquer des termes, pour certains issus du milieu universitaire, qui sont souvent utilisés pour parler des oppressions et des luttes féministes. Il s’adresse aux personnes qui subissent des oppressions et aussi aux personnes qui n’en subissent pas mais vivent dans une société structurée par ces oppressions, et sont donc également concernées.


LOGEMENT - SQUAT
[Brève] Flics et riverain.es contre une occupation  

Suite aux expulsions (fin de la trêve hivernale) et face au nombre de personnes, familles, enfants qui se retrouvent démunis et à la rue, des militant.e.s et membres d’associations ont tenté de réquisitionner dans l’urgence un bâtiment vide depuis des années au 36, rue des Armuriers à Saint-Étienne ce 27 mars.


LOGEMENT - SQUAT
2,8 millions de logements inoccupés en France et Saint Etienne n’est pas en reste  

A l’abri sous les flonflons de la biennale, la mairie met des dizaines de familles et personnes à la rue. Alors que partout en France le nombre de logements vides augmente et que selon une récente étude de L’INSEE, il y a environ 13 000 logements vides à Saint-Étienne, comment le maire Pedriau peut-il encore défendre une « ville inclusive » ?
Retour en chiffres sur la soi-disant crise du logement en France et à Saint-Étienne en particulier.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Le congrès international des femmes au Chiapas n’aura pas lieu...  

Cette année, les féministes zappatistes font face à des menaces de trop grande ampleur pour pouvoir accueillir le deuxième congrès international des femmes qu’elles pensaient organiser. Dans une lettre ouvertes aux féministes du reste du monde, elles expliquent le contexte de cette annulation et appellent à poursuivre les luttes féministes et anticapitalistes dans toutes les régions du monde.


MEMOIRE
La Commune de Saint-Étienne, du 24 au 28 mars 1871  

La Commune de Saint-Étienne eut lieu entre le 24 et le 28 mars 1871, après plusieurs jours d’agitation. Le 24 mars une centaine de manifestant.e.s, rejoints par la Garde Nationale et la foule, investissent l’Hôtel de ville et hissent sous la coupole le drapeau rouge.


LOGEMENT - SQUAT
Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Saint-Étienne, Monsieur le Préfet de la Loire et au-delà  

Nous étions, ce mercredi soir, quelques dizaines de citoyens soutenant la cause des migrants et personnes sans domicile fixe à vouloir interpeller, lors de l’inauguration de la Biennale du design, nos responsables politiques et administratifs, sur les menaces d’expulsions pesant sur quelques squats de notre ville, ainsi que sur notre inquiétude de voir mises à la rue de nombreuses personnes et familles à la fin de la trêve hivernale.