Informations globales   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Verdict Procès CRA Vincennes - Clôture du procès de l’incendie




Mercredi 17 mars 2010 : Tribunal de grande instance de Paris. Le verdict du procès des « inculpés de Vincennes » doit être rendu à 13h30 dans la 16e chambre du tribunal correctionnel.

Récit des minutes de l’audience.


12h. Quelques personnes dans le grand hall qui dessert les salles d’audience.

12h30, arrivée dans le hall de l’avocate des plaignants (soit les flics du CRA qui se constitués partie civile dans l’affaire). Vers 12h45, des caméras et leurs porteurs arrivent dans le hall ainsi que les gendarmes. Il y a environ une quarantaine de personnes venues assister au jugement, dispersées entre la 16e chambre et la 31e. Un papier scotché à l’entrée des deux chambres indique que les audiences du matin qui doivent se dérouler dans la 16e chambre se tiendront dans la 31e. Quelques personnes demandent à des gendarmes en plan devant la 31e où se passera le jugement des « inculpés de Vincennes ». Réponse d’un gendarme de l’autre côté du portique de la 31e chambre : « Je ne sais pas, je n’ai pas eu d’ordre ». Contre les grilles qui délimitent une sorte de sas entre le portique et les portes de la 31e chambre, quelques flics en civils patientent.

13h. Visiblement, les caméras présentes dans le hall sont là pour une autre affaire – dite de « la clinique du sport » – où il est question d’infections nosocomiales et de médecins qui auraient oublié Hippocrate.
Aucun des gendarmes présents devant les salles d’audience n’étant capable d’indiquer le numéro de la chambre dans laquelle le jugement sera rendu, c’est un rapide coup d’œil aux déplacements de l’avocate des plaignants qui permet finalement de trouver la réponse. Quelques personnes se placent donc devant la 16e chambre dans laquelle l’avocate est entrée sans difficulté.

13h15. Entre 50 et 60 personnes attendent devant la 16e chambre. Deux ou trois gendarmes en poste devant les portes demandent au public de reculer et de se placer derrière les grilles qui encadrent l’entrée de la salle. Refus du public. Quelques personnes tentent de parlementer avec les gendarmes en leur disant simplement qu’ils ne sont pas violents, que leur présence ne gêne en rien. Un des gendarmes, après avoir marmonné un « bon, si vous voulez pas écouter... », annonce qu’il va « fermer les portes à clé ». Arrivent alors des gendarmes supplémentaires pour déplacer les barrières. « Il faut libérer l’espace », un gendarme dixit : les barrières sont resserrées autour du public. (1)
Arrivée de l’avocate du Trésor public (qui, pour rappel, s’est constitué partie civile la veille du début du procès) qui entre dans la salle d’audience. Les avocats de la défense sont devant les portes, avec le public.

13h30. Quelques avocats de la défense se font des blagues. De l’autre côté de la barrière, un de leurs « camarades » – un avocat de la défense dixit – se fait apostropher par une personne dans le public. Visiblement, il aurait expliqué à un journaliste de LCI qu’il ne suivait pas l’affaire et qu’il s’agissait dans le cas de l’un des prévenus d’un « pauvre type » qui aurait incendié le CRA. Une personne dans le public s’adresse donc à l’avocat en lui faisant remarquer que le choix de ces mots n’est peut-être pas des plus appropriés. S’ensuit un échange, disons, assez vif. La personne du public lui parle du choix de mots utilisés pour qualifier tel ou tel, de « justice de classe », ce qui fait dire à l’avocat : « ah, encore des marxistes ». Passablement énervé, l’avocat s’adresse à la personne dans le public : « Et puis appelez-moi Maître ! »(2). Fin de l’échange. Dix journalistes environ se pressent de l’autre côté de la barrière.

13h50. Ouverture des portes. Entrée des avocats de la défense, de quelques journalistes, puis de personnes du public. La salle compte 25 places assises pour le public(4). Huit journalistes prennent place dans le box de la presse. Le box est plein. Un journaliste s’assied dans le public sur les conseils des gendarmes présents dans la salle(3). Une des plaignantes fait de même.

14h10. Les avocats de la défense et des parties civiles sont là. Des avocats qui n’avaient jusqu’alors pas assisté aux audiences sont présents également. De qui s’agit-il ? Aucune idée.

La traditionnelle sonnerie qui signifie le début des audiences retentit. Arrivée du tribunal.
Alors que la présidente entame la lecture du délibéré d’une voix extrêmement basse, une dame – d’un âge honorable – dans le public dit : « Je n’entends rien » et demande à la présidente de parler plus fort. La présidente lui réplique : « Madame, vous sortez ». Des gendarmes entourent alors la dame qui explique que « c’est au nom du peuple français que la justice est rendue ». À peine sa phrase terminée, elle se fait sortir par au moins trois gendarmes(5).
L’huissier mentionne qu’une photo a été prise lors de la sortie de la dame. La présidente suspend la séance.

Pendant ce temps, le procureur se marre avec les avocates des parties civiles. Reprise.
On entend des cris à l’extérieur de la salle. Les personnes venues assister au verdict qui n’ont pas pu entrer scandent « liberté pour tous les sans-papiers ».
De façon toujours aussi inaudible, la présidente pose des questions aux avocats de la défense au sujet de la photo qui aurait été prise dans la salle. Dans le public, on croit comprendre ceci : la photo aurait été prise par la stagiaire (?) de l’une des avocates de la défense. L’avocate mentionne son cabinet et tend le portable – à l’aide duquel la photo aurait été prise – à la présidente. L’avocate demande alors la présence « d’un membre du Conseil de l’ordre à l’audience ».

La présidente suspend la séance.

Il est environ 14h30.

À l’extérieur de la salle, on entend « fermeture des centres de rétention », « liberté pour tous les sans-papiers ».

Ledit membre du Conseil de l’ordre fait son entrée et passe la porte – au fond à gauche de la salle – d’où entrent et sortent les magistrats. Il en ressort cinq minutes plus tard et tient conciliabule avec les avocats de la défense. Se joignent à ce petit groupe les avocates des parties civiles. Depuis les bancs du public, on peut entendre ceci : « le téléphone est parti au parquet ».

Reprise. 14h45.

La présidente annonce que « le tribunal rejette les conclusions déposées par les conseils ». Sur les dix prévenus, tous reconnus coupables :
Un est condamné à « 36 mois » de prison (6).
Quatre sont condamnés à 30 mois – 2 ans et demi. Pour deux d’entre eux, il s’agit d’une peine comprenant 6 mois de sursis.
Un est condamné à 24 mois – deux ans. Et mandat d’arrêt (7).
Deux sont condamnés à un an de prison.
Deux sont condamnés à 8 mois de prison. Avec un mandat d’arrêt (7) pour l’un des deux prévenus.

La présidente poursuit sur la question de l’action civile, jugée « recevable », concernant les six plaignants :
Le premier : certains des prévenus sont condamnés à verser au plaignant : 500€ au titre du pretium doloris(8). 200€ au titre du préjudice moral. Et chaque prévenu doit payer 50€ au titre de l’article (?) du Code de procédure pénale(9).
Le second (10) : 500€ au titre du pretium doloris. 500€ au titre du préjudice moral. 50€ au titre de l’article inconnu du CPP.
Le troisième : 1000€ au titre du pretium doloris. 500€ au titre du préjudice moral. 50€ au titre de l’article inconnu du CPP.
La quatrième : 2000€ au titre du pretium doloris. 500€ au titre du préjudice moral. 50€ au titre de l’article inconnu du CPP.
Le cinquième : 500€ au titre du pretium doloris. 500€ au titre du préjudice moral. 50€ au titre de l’article inconnu du CPP.
Le sixième : le tribunal ordonne une expertise médicale. Le rapport devra être rendu au greffe avant le 17 septembre 2010. 680€ devront être versés par le plaignant qui reçoit 500€ au titre de l’indemnité provisionnelle (non définitive donc). Dans le cas de ce plaignant, le jugement sera rendu le 18 octobre 2010 à 9 heures à la 19e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

La présidente déclare que le tribunal a jugé « recevables » les demandes du Trésor public. Le tribunal ordonne toutefois une expertise technique relative aux matériaux et au mobilier des CRA 1 et 2. Expertise qui doit déterminer :
- si les matériaux et le mobilier étaient conformes aux normes de sécurité
- la cause de la propagation de l’incendie dans les CRA 1 et 2
- le montant du préjudice subi

Des experts seront nommés au titre de l’article 263 du Code de procédure civile(11).
Leur rapport devra être rendu au greffe avant le 13 décembre 2010. 3000€ (« soit 1500€ par expert », la présidente dixit) seront à verser par l’agent du Trésor avant le 17 mai 2010, selon l’article 475-1 du Code de procédure pénale.

Le jugement sera rendu le 12 janvier 2011 à la 16e chambre.

La présidente : « l’audience est suspendue ».

Dans le hall, les gens discutent, scandent des slogans, sous les yeux des gendarmes et de civils. « A bas l’Etat, les flics et les patrons ».
Les avocats de la défense répondent aux caméras et annoncent qu’ils font appel du jugement.
Quelque temps après, une trentaine de personnes se dirigent vers la sortie, des « liberté pour tous les sans-papiers » résonnent. « Pierre par pierre, et mur par mur, nous détruirons toutes les prisons ».
Le groupe est suivi par les gendarmes et les civils. Arrivé dans la grande cour du TGI, le groupe fait résonner des slogans. Les gendarmes les entourent et les sortent de l’enceinte du tribunal.

Pretium humanae gentis ?

(1) Ce qui, de façon tout à fait paradoxale et concomitante, revient dans la pratique des forces de l’ordre à le réduire (l’espace).

(2) Cette petite histoire a quand même le mérite de poser encore une fois la question du choix des mots. Si pour la personne du public, l’objet d’indignation est le mode de désignation des personnes jugées, pour l’avocat c’est la manière dont la personne s’adresse à lui. Ce qui fait violence à l’avocat, c’est que son titre soit écorché. Ô douleur, ô incorrigible irrespect du « marxiste » à l’égard des « conseils »...

(3) À propos de la présence des journalistes, notons simplement que le box qui leur est réservé a été étrangement déserté pendant les trois demi-journées d’audience pendant lesquelles ont été visionnées les bandes de vidéosurveillance et les deux autres consacrées aux auditions fort croustillantes des plaignants et au réquisitoire. Ils étaient deux en moyenne, grand maximum. Et quand ils étaient là, ils assistaient très rarement à l’intégralité de la séance. Pour en dire quoi d’ailleurs ? « Des incidents ont émaillé la séance » (sic). S’agissant de la séance d’aujourd’hui, saluons chaleureusement – entre autres – l’article de 20 minutes (pour torcher un compte-rendu à l’aide du dictionnaire à trois entrées).

(4) 25 places assises pour le public auxquelles il faut généralement retirer deux places, voire plus, pour les civils. Entre un tutoiement à l’une des plaignantes et un profil aussi bas que le niveau de leurs réflexions, nos vaillants infiltrés ont réussi l’exploit de s’échanger un merveilleux « soyons T’actifs ». Ah, la subtilité des agents de liaison...

(5) 300 kilos de muscles dans des combis bleues pour une septuagénaire, voilà une belle leçon de courage et de gestion ad hoc du risque.

(6) Trois ans ferme donc. La justice parle en mois quand elle se rend. Ça peut évoquer des « mois de vacances », peut-être, sauf que dans ce cas-ci, c’est la vacance de la justice dont il est question.

(7) Émis le 24 février 2009.

(8) En droit, le « pretium doloris » est « l’expression d’allure latine désignant une cause de préjudice en réparation de laquelle la victime obtient un compensation financière pour les souffrances qu’elle a ressenties ensuite des blessures subies et ce, que ces souffrances aient été ou non la conséquence directe ou indirecte (interventions chirurgicales) d’un fait accidentel ou à d’un mauvais traitements dont l’auteur doit répondre. Cette réparation se cumule avec l’indemnisation des autres chefs de préjudice tels que le préjudice physique, le préjudice moral, ou le préjudice esthétique ». Voir ici.
Pour rappel, voici le détail des (affreuses) blessures relevées chez les flics :
- fracture du gros orteil - 5 jours d’ITT
- entorse bénigne du genou gauche + inhalations de fumées
- [une plaignante] tirée par le cheveux - 3 semaines d’arrêt de travail, mais elle est allée travailler quand même
- entorse de la cheville gauche - 3 semaines d’attelle
- inhalations de fumées toxiques, elle [la plaignante auditionnée la veille] a eu la peur de sa vie, ses jambes ne répondaient plus
- inhalations de fumées toxiques, il (un flic) a senti le vent venir - selon le certificat d’un ORL, il est sourd d’une oreille suite à l’exposition à des fumées toxiques
- inflammation nasale diffuse

(9) La présidente marmonnant, il s’agit soit de l’article 460-1 soit du 461 relatifs à « la discussion par les parties » lors des débats. Voir le code ici.

(10) Enfin, plus précisément, la seconde plaignante. Celle qui avait roulé dans la salle d’audience un furtif patin à l’un des gendarmes en poste au tribunal, et qui avait joué les premiers violons lors de son audition.

(11) Article qui prévoit que « l’expertise n’a lieu d’être ordonnée que dans le cas où des constatations ou une consultation ne pourraient suffire à éclairer le juge ». Voir le code en ligne.

[Source : blog « antimollusques »]

récit publié le 18 mars 2010 par Michel Sitbon


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la thématique "MIGRATIONS - SANS-PAPIERS "

Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rencontre « Migration, asile et accueil à Saint-Étienne »

Rencontre sur l’asile et l’accueil des migrants à Saint-Étienne autour de la pièce de théâtre « Guerre, et si ça nous arrivait » et d’interventions de chercheurs et de collectifs militants sur ces questions. À l’Amicale laïque du Crêt de Roch, le vendredi 6 septembre.


Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté

Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Samedi dernier, une centaine de personnes marche pour l’acceuil et la solidarité avec les migrant’es

Ils étaient près d’une centaine le samedi 29 Juin à s’être réuni.e.s pour une marche solidaire devant la statue de la Liberté (à côté de Centre Deux à Saint-Étienne) symbole de liberté qui parle à quiconque à travers le monde.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

« Journée Solidaire » pour la Maison Solidaire

« Journée Solidaire » au profit de l’association la Maison Solidaire, dimanche 30 juin de 14h a 19h 30 au 7 rue Courteline à Solaure ( St Etienne)


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Marche solidaire pour le respect du droit d’asile et contre la procédure Dublin

Le collectif des occupants de la bourse appelle à une manifestation pour le respect du droit d’asile et contre la procédure Dublin.
Rendez-vous devant la statue de la liberté place Jules Ferry à 10h. Des prises de parole se passeront sur la place du Peuple après une marche dans la ville.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Ouverture de l’antenne bénévole SOS MÉDITERRANÉE à Saint-Étienne

Les bénévoles de l’antenne de Saint-Étienne vous invitent à la soirée de lancement. SOS MÉDITERRANÉE est une association de citoyens européens décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger les rescapés et sensibiliser l’opinion publique.


Informations globales   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

[Oulx] Appel à la solidarité contre les répressions à la frontière franco-italienne

Située à dix km de la frontière italienne, Oulx est un carrefour obligé sur la route vers la France. Depuis décembre, la Casa Cantoniera Occupata est un lieu autogéré pour toutes celleux qui veulent s’organiser contre le dispositif frontalier, pour celleux qui veulent le franchir ou le détruire. La Casa a besoin d’aide et lance un appel à toutes celleux qui ont envie d’agir, dès maintenant et pour tout l’été.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Pas d’expulsion à Solaure ! Conférence de presse et rassemblement

Ce mardi 4 juin, appel à rassemblement place Jean-Jaurès à 17h30 pour une conférence de presse à propos du droit au logement pour tou.te.s et de la situation des personnes en demande d’asile à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Manifestation pour sauver le climat et le droit d’asile

Samedi 25 mai - Mobilisation européenne #STOP DUBLIN*
RDV à partir de 10h à la Bourse du travail.
Marche pour le droit d’asile et pour le climat.
À midi : partage de pique-nique et prises de paroles au parc du Puits Couriot.
Et aussi, de 13h à 17h après-midi partage place de l’hôtel de ville : lectures et goûter sont prévus (n’hésitez pas à amener des textes qui vous semblent cohérents).


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Hommage à Steve Maia Caniço

Rendez-vous le samedi 3 août à 14h place du peuple à Saint-Étienne.
Manif en hommage à Steve, apportez pancartes et banderoles !


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

L’Université fait sa pub : que mettre derrière des slogans creux ?

Ce dernières semaines, l’Université Jean Monnet faisait sa promotion sur les panneaux d’affichage public et les réseaux sociaux à l’aide de slogans fleurant bon le marketing le plus creux. On aurait volontiers proposé une autre série d’affiches, plus emblématiques de l’action de la présidence de l’UJM…


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

[Lyon] Une cantine pour cantiner qui met à l’honneur Georges Ibrahim Abdallah le samedi 3 août

Envie de manger un bout tout en soutenant des prisonnier·e·s ? D’écrire une carte pour Georges ? Venez à la prochaine édition de la Cantine pour cantiner !
Le rendez-vous est lancé pour le samedi 3 août 2019, de 19h30 à 3h00 du mat’ pour manger, se retrouver, papoter des taules, écrire une carte à Georges Abdallah et aux autres prisonnier·e·s et shtah contre le chtar au quartier gratte ciel à Villeurbanne.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

[Lyon] Après la victoire de l’Algérie à la CAN le 19 juillet, la préfecture et les flics font la fête à leur manière

Alors qu’à Sainté la place Jean Jaurès s’est retrouvée sous les gaz et que la Police concocte tranquillement quelques 400 procès verbaux pour des "infractions au code de la route", à Lyon une fois de plus, les festivités qui suivirent la victoire de l’équipe nationale d’Algérie dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont été réprimées avec violence par les forces de « l’ordre ». Comme le dimanche 7, le jeudi 11 et le dimanche 14 juillet, la détermination policière à restaurer l’ordre républicain et post-colonial a transformé une fête en vaste foire aux gazs lacrymogènes, aux coups de matraque, aux tirs de LBD et même au tir de canon à eau.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Rendu du procès de la loi travail : deux camarades relaxé.es, deux camarades condamné.es

Jeudi dernier (13 juin) avait lieu le dernier procès concernant le mouvement de la loi travail, après un énième report. Quatre personnes étaient inculpées essentiellement pour des dégradations lors de manifestations - œufs de peinture ou tags. Le délibéré est tombé hier.


A la une...

ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Grève internationale pour le climat et la biodiversité  

Nous nous levons face au mensonge et à l’hypocrisie, face à l’injustice climatique mais aussi sociale, face aux valeurs de ce système. Les lycéen.ne.s et les étudiant.e.s ne sauraient seuls mettre un terme à l’idéologie néolibérale : Venez nombreureuses le vendredi 20 septembre pour la grève internationale pour le climat et la biodiversité


MOBILISATIONS - LUTTES
La bataille des retraites va démarrer !  

Si les gilets jaunes ont permis un ralentissement du programme de réforme des retraites prévu par le gouvernement, ne nous y trompons pas, il n’est pas passé à la trappe pour autant ! La réforme des retraites, c’est pour cet automne, et ça concerne tous les salarié·e·s ! Pour s’y retrouver un peu avant la grande bataille sociale à venir de cette rentrée, voici un article récapitulant la loi et les mobilisations prévues. Article publié sur le site de paris-luttes.info.


LOGEMENT - SQUAT
Chassées du parc Couriot par la Police le matin, les familles Rroms ont été « invitées » à y retourner  

Les familles et individu.es qui campaient au Parc du puits Couriot se sont rassemblés hier devant la mairie pour protester contre leur expulsion indigne du Parc Couriot qu’elles occupaient, faute de mieux. Le soir même elles ont été « autorisés » à y revenir. Un rassemblement de soutien avait également été appelé.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Grosse soirée de soutien à Rebellyon pour une rentrée Post-Apocalyptique le samedi 21 septembre 2019  

Soirée de soutien à Rebellyon.info le samedi 21 septembre à partir de 18h, et jusqu’à minuit, au Grrrnd Zero (Lyon) ! Au programme : tables de presse et autres propagandes politiques locales, repas végé, de quoi t’hydrater et des concerts pour t’ambiancer.
Soirée à prix libre en soutien au plus rebel des sites mutu.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
La Rentrée Solidaire 2019  

Pour se donner la pêche de militer à la rentrée, nous vous avons fait une petite sélection d’évènements militants pour cette rentrée 2019. On y trouve des soirées conférences, du théâtre, une manif, et des rassemblements. Venez motivé’es !


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Festival Underground Hip-Hop Episode #9  

Les Créations du Crâne & Univers Soul, soit le UHH Krew présentent le Festival Underground Hip-Hop Episode #9 du 4 au 15 septembre 2019 @ Sainté


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
L’EPASE, un acteur de l’État au service du futur  

L’EPASE, c’est notre établissement public d’aménagement de Saint-Étienne, avec ses logiques et modèles, et ses zones où il a planté ses griffes. Le Journal du Carnaval, publié en mars 2019 à l’occasion du carnaval de l’Inutile, nous donnait un début d’explication sur ses finalités dans un de ses articles.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
[Grèce] Escalades des violences policières dans le quartier d’Exarcheia  

Durant sa campagne, le nouveau premier ministre grec Mitsotakis avait annoncé vouloir « nettoyer le quartier d’Exarcheia en un mois ». Cette menace a été mise à exécution dès le 26 août avec l’expulsion de quatre lieux occupés en solidarité avec les migrants. Depuis, le quartier vit sous occupation policière et est la cible de véritables exactions. Retrouvez ici une compilation d’articles publiés sur le blog de Yannis Youlountas.


FLICAGE - SURVEILLANCE
À propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du G7  

Les camarades de Toulouse nous alertent sur le comportement plus que suspect d’une personne qui a participé ces derniers mois aux manifs des Gilets jaunes dans le Sud-Ouest et au contre-G7.
Ceci est un texte rédigé en urgence afin que l’info tourne et que toutes les personnes et tous les groupes que cette personne a approchés ces derniers mois puissent s’organiser en conséquence.


GENRE - FEMINISME
Se faire une place  

Il existe à Ambert un café féministe. Des copines y ont récemment ouvert une permanence en mixité choisie. Nous sommes allées les rencontrer de manière informelle. Nos discussions, faisant état de besoins similaires, ont porté sur les situations de domination auxquelles sont confrontées les femmes dans les espaces publics urbains et sur les moyens d’y faire face. Cet article, initialement paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019, en a découlé.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Don d’appareils électriques et électroménagers  

L’association l’ateliéphèmère vous propose un certain nombre d’appareils non testés et à prix libre.


CAPITALISME - GLOBALISATION
G7-EZ – C’est parti !!  

En direct-live du contre-sommet à Hendaye, des reporters des sites MUTU proposent chaque jour quelques nouvelles en photos et/ou récits du contre-sommet.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Code du policier de l’espace à Saint-Étienne  

Article 1.
Comme partout ailleurs, les policiers de l’espace – autrement dit aménageurs, urbanistes, architectes et designers – travailleront main dans la main avec les autres services de police et de renseignement. Ceci afin de limiter au maximum l’utilisation de l’espace public, en particulier par les plus pauvres. En tant que capitale du design, Saint-Étienne se doit d’être un modèle de Smart City. Le numérique dans tous les aspects de la ville devra permettre la sécurisation totale.


GENRE - FEMINISME
La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !  

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.