Saint-Étienne et alentours Couac   VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Des associations au cœur des quartiers populaires

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À Saint-Étienne, des associations de quartier sont présentes dans les rues et au cœur des quartiers métissés et populaires. Retour sur les expériences dans le quartier Montferré dans les années 1970 et les activités actuelles de Terrain d’Entente dans le quartier Beaubrun/Tarentaize.


L’expérience du centre social communautaire à Montferré dans les années 1970

Aujourd’hui, Montferré est un quartier peu connu, effacé par son voisinage avec la Cotonne. Au milieu du XXe siècle, la Cotonne n’existait pas encore, et Montferré était entouré de fermes et de champs. Des EspagnolEs, des ItaliennEs, des PolonaisEs et des MarocainEs, qui travaillaient à la mine ou à l’usine, sont venuEs habiter Montferré. Après l’indépendance de l’Algérie, ce sont les Harkis qui sont arrivéEs nombreux et nombreuses sur le quartier. Ils et elles ont été logéEs petit à petit dans des bâtiments sommaires construits pour abriter leur exil. Le quartier a grossi d’un coup, et les infrastructures n’ont pas forcément suivi : pas d’école ou de commerces, une seule épicerie pour tout le quartier. Un tissu d’entraide s’est très vite mis en place pour les menus services du quotidien : un coup de fil à passer, les enfants à garder...

A l’initiative de quelques dames du quartier, des cours d’alphabétisation ont été mis en place, mais il manquait une structure et des locaux pour pouvoir varier les activités. Le projet est alors venu de monter un centre associatif, notamment pour proposer des animations aux plus jeunes, mais aussi pour avoir un lieu où faire société, où permettre les rencontres... Avec le soutien de la fédération des centres sociaux et l’aide financière du fond d’action sociale, un centre social communautaire a finalement vu le jour à Montferré en 72. Les bénévoles se sont organiséEs en association. Ils et elles ont pu embaucher des personnes pour s’occuper d’une halte-garderie en semaine, et organiser des activités et des sorties variées le mercredi et les vacances scolaires.

Le centre a d’abord été hébergé au rez-de-chaussée de la grande tour fraîchement construite sur le quartier, dans un espace assez rudimentaire. Puis l’école en préfabriqué qui avait été construite à proximité de la tour a été cédée à l’association, après son déménagement dans des bâtiments neufs. Un jardin était entretenu à proximité avec les enfants. Les sœurs de l’Assomption venaient faire des soins d’infirmerie plusieurs fois dans la semaine.
En plus des activités du « secteur jeunesse », un « secteur femmes » a ouvert au sein du centre. Il proposait des cours de couture et d’alphabétisation. Un « secteur filles » a également permis d’organiser des activités pour les ados des deux sexes (l’époque n’était pas à la mixité, et le « secteur jeunesse  » était réservé aux garçons...). Le quartier reflétait en revanche une grande mixité culturelle, et le mélange des nationalités était, au dire des habitantEs de l’époque rencontréEs, assez naturel et convivial. ChacunE participait aux fêtes, aux bourses aux vêtements du centre social, ou venait donner un coup de main pour repeindre les bâtiments. Tout le monde était solidaire lorsqu’il fallait lutter pour conserver les locaux du centre ou ses financements : et des manifestations, il a fallu en faire ! Mais malgré quelques annonces de fermeture, le centre a toujours réussi à trouver des financements et à rouvrir ses portes.
Les réunions et conseils d’administration étaient participatifs. EmployéEs, bénévoles, et habitantEs du quartier avaient également voix au chapitre. L’idée était de ne pas réfléchir en cercle fermé, et d’ouvrir le groupe à celles et ceux qui le désiraient, sans restriction politique ou religieuse.

Et puis le centre a déménagé de nouveau. En prenant de l’ampleur, la structure s’est figée, organisée, c’est-à-dire fragmentée : les locaux administratifs n’étaient plus sur le passage des visiteureuSEs, qui ne pouvaient plus discuter en passant, entre deux portes, avec la secrétaire ou les bénévoles. Les responsabilités se sont précisées et ont nécessité des compétences particulières. Beaucoup de bénévoles se sont découragéEs. Plus anonyme, la structure a alors perdu ses allures de grande famille. Une belle initiative qui s’est une peu épuisée...

Quelques décennies plus tard, Terrain d’Entente à Beaubrun/Tarentaize...

Depuis avril 2011, Terrain d’Entente est présent sur le quartier Beaubrun/Tarentaize. L’association propose des ateliers de rue tout au long de l’année, sur le Parc Jean Ferrat et bien d’autres actions qui se sont développées à partir des besoins et des envies manifestées. L’association occupe l’espace public et assure un temps de présence avec tous ceux qui souhaitent la rejoindre de façon libre, inconditionnelle et gratuite : on vient quand on veut, dans le respect du temps des personnes qui viennent, lorsque c’est possible et utile pour elles.
L’association a repris les principes de la pédagogie sociale dans sa façon d’être présente sur le quartier. Cette pédagogie est un mode d’organisation collective qui rend possible l’émancipation des populations dominées, dans un objectif de transformation de situations inacceptables, alors que les institutions socio-éducatives n’ont pas trouvé de solution aux problèmes sociaux actuels. Pire, elles les aggravent en acceptant une individualisation toujours plus croissante qui tend à isoler les personnes.

Terrain d’Entente construit avec les familles des projets qui répondent à des besoins, des envies, qui règlent des problèmes concrets, au café des femmes où l’association se retrouve les vendredis après-midi par exemple. L’idée c’est de faire ensemble société, d’être de plus en plus centrés sur nos intérêts et préoccupations communes L’association encourage également les enfants, à partir des conseils qui ont lieu chaque semaine, à devenir partie prenante des temps de rencontre, et les accompagne dans leurs projets pour qu’ils puissent aboutir.
L’association n’a pas d’intention particulière concernant la façon dont ce collectif devrait évoluer, par contre elle accorde beaucoup d’attention à chacun pour comprendre au mieux les besoins, les envies et pour y trouver ensemble les réponses les plus adaptées. L’association offre surtout un temps de présence, même jour même lieu même heure, tout au long de l’année. Cette posture permet de percevoir peu à peu la façon dont les familles vivent les événements qui traversent leur vie et de s’indigner ensemble face à ces situations d’abandon, de relégation, et d’en faire une affaire commune. De s’émerveiller aussi de toutes ces ressources qui se manifestent, de toutes ces solidarités qui se développent de manière totalement invisible, de cette capacité à surmonter la fatigue, le découragement pour organiser une soupe pour 150 personnes, réaliser un diaporama pour faire découvrir leur région d’origine....

Depuis trois ans, Terrain d’Entente a développé un partenariat très positif avec le centre social du Babet. Rapidement, les deux structures ont ressenti l’intérêt de se rencontrer régulièrement pour aborder ensemble la façon dont chacun comprenait les problématiques exprimées par les habitants du quartier. Elles ont notamment repéré les difficultés de certains enfants dans leur scolarité, leur souffrance à l’école, et l’envie, la mobilisation des familles pour favoriser au maximum la réussite de leurs enfants. Depuis Avril 2016, Terrain d’Entente, associée au Babet, participe ainsi à l’action : « 1001 territoires, pour la réussite de tous les enfants ». Il s’agit de construire un collectif avec les parents et tous les partenaires concernés par l’éducation, pour créer les meilleures conditions possibles d’apprentissage.
Enfin, l’association est très intéressée par l’expression artistique et elle a développé différents ateliers : du théâtre avec l’Amicale Tardy, de la peinture avec une art thérapeute, de l’écriture avec la médiathèque.

Pour joindre l’association : Josiane GUNTHER josianegunther orange.fr ; Claire TARDY claire.tardy wanadoo.fr

Témoignage d’une membre de Terrain d’entente

Bonjour, est-ce que tu veux te présenter ?
Fiala : D’accord je me présente, je m’appelle Fiala. Je suis maman de cinq petits enfants dont une c’ une petite. Mais en premier, quand j’ai connu « Terrain d’entente », j’avais seulement quatre enfants. Je venais d’arriver d’Algérie en 2014. Je ne connaissais personne et mes enfants avaient des difficultés à faire des amitiés, des connaissances avec des jeunes garçons, tout ça. Et en allant sur le terrain (j’allais au parc seulement pour que mes gosses s’amusent), là y’avait « Terrain d’entente » que je ne connaissais pas du tout. Et je voyais des personnes avec des grandes caisses rouges et des enfants tout autour en train de jouer. Et moi je me demandais : « Mais qui est-ce ces gens-là… ? » .Et je n’arrivais pas, ni à comprendre, ni à expliquer qui était vraiment Terrain d’entente. Et c’est là, qu’un jour, j’ai remarqué une fille qui était avec « Terrain d’entente », des fois elle était sur le terrain, des fois à la bibliothèque, elle racontait des histoires, elle s’occupait des petits et c’est là que je me suis approchée d’elle et je lui ai dit : « Mais qui vous êtes ? … Je vous vois mais je comprends pas …vous êtes qui ? Une association ou quelque chose comme ça ? ».
Là, elle m’a raconté en deux-trois mots qui était « Terrain d’entente » et elle m’a invité à les rejoindre sur le terrain les samedis et les mercredis après-midi. Et puis il y avait aussi un « Café des femmes ». Alors j’étais très contente pour mes gosses avant d’être contente pour moi ; et puis le mercredi après-midi j’ai emmené toute la famille sur le terrain et j’ai fait connaissance, Josiane qui s’est approchée, m’a fait la bise, m’a parlé de « Terrain d’entente », après aussi Claire, et ça m’a fait très plaisir parce que moi aussi j’étais seule sur Saint-Étienne. Je n’avais ni parents, ni famille, ni rien. Et c’était pour moi une rencontre d’une nouvelle famille. Pour moi et pour mes enfants. C’est comme ça que j’ai fait la connaissance de « Terrain d’entente ».

D’accord, et du coup tu allais au « Café des femmes » ensuite ?
Ensuite la semaine qui est suivante elle-même je suis partie au « Café des femmes », et là j’ai fait la rencontre des « mamans ». C’étaient des dames comme moi, qui portaient le foulard, qui venaient aussi du pays, qui avaient aussi le mal du pays. Et là ça m’a plu. J’ai fait des connaissances de beaucoup de femmes, on a parlé ensemble et on est devenues des amies. Maintenant on se voit dehors, on se connaît. Tu vois, on est une même famille maintenant, c’est sûr. À Saint-Étienne, on a notre propre petite famille. Nous sommes des gens sans famille, on a quitté le pays avec les familles, avec les parents, avec les sœurs et frères et on s’est retrouvés dans un pays tous seuls.

Et comment tu présenterais le principe de ce café à des gens qui connaissent pas ?
En tout cas ce café là, pour moi, il forme une puissance quand on est tous ensemble. On partage beaucoup de choses ensemble. On partage surtout nos joies ensemble, nos peines, si on veut on se confie, entre nous. Mais des fois, par exemple, si y’a quelqu’un qui est malade, je sais pas moi, on lui trouve des remèdes… Tu vois c’est vraiment une belle chose le « Café des femmes ». Moi, en tout cas, ça me fait beaucoup de bien. Ça permet de boucher un trou vide qui était en moi. J’avais vraiment en moi. J’avais un grand vide. Pas de famille… ça m’a rempli ce vide-là. Ça me l’a rempli. C’est pour ça que maintenant c’est un manque pour moi d’être éloignée comme ça. Je me rappelle que Claire elle pleurait quand je lui ai dit que je déménageais, parce qu’elle disait : « C’est fini, tu pourras plus venir, c’est trop loin, c’est trop loin, t’auras un bébé » tout ça. Mais moi je comprenais pas, je disais : « Mais non, je serai là ! Je serai là ! » Et maintenant je suis un petit peu éloignée, ça fait du mal mais j’essaie de revenir et de respirer « hhhhhhhumm… » comme si un poisson qu’on remettrait dans l’eau. Mais je suis sûre que ça va continuer le « Café des femmes » en tous cas pour moi. J’espère que ça va continuer, parce qu’on évolue, toutes ensemble, on va voir que y’a une idée, quelqu’un pense à quelque chose, et on est tous de notre force pour réaliser cette chose-là.
Et c’est bien pour nous. Pour des dames. Des dames. Parce qu’on est toujours en silence nous. On essaye ….Même si on pense des choses, on pense au fond de nous. On essaye pas vraiment de l’éclorer. Le « Café des femmes », lui, il nous permet d’éclorer nos pensées, nos idées. Par exemple, on va vouloir faire quelque chose, eh ben on arrive à le faire, tous ensemble, main dans la main et ça, ça fait beaucoup de bien. On réalise des choses ensemble. Ça c’est bien ça. Ça fait du bien. Ça, ça me fait beaucoup de bien.

Oui ça se voit ! Et c’est quoi les projets que tu retiens, qui ont été construits tous ensemble dans le « Café des femmes » depuis que tu y es ?
Deux choses qu’on a réalisées ensemble qui vraiment m’ont touchée dans le « Café des femmes » : c’était la « soupe de l’amitié ». C’était à cause de l’attentat de Charlie hebdo et on se sentait mal, nous, les dames qui sortent en foulard. On se sentait mal parce que c’est comme si on portait notre religion comme ça là (elle mime un plateau) alors que nous on y est pour rien… Y’a même une dame qui voulait plus sortir. Elle voyait les gens la regarder mal et tout ça. Et y’a eu Josiane qui m’en a parlé à moi la première, elle m’a dit « regarde les dames… ». Est-ce que c’est pour les religions qu’on fait ça ?, elle a dit : « Non c’est pas pour les religions, c’est pour dire à tout le monde que même si certains on a notre religion, on peut vivre ensemble. ». A cause de ces attentats du centre-ville, on va faire une grande soupe d’amitié, l’offrir à tout le monde et on va parler de ce qu’on pense, de tout ça. Et la soupe elle a vraiment réussi. Y’a eu beaucoup de gens. C’est passé dans le journal. Ce jour-là m’a touché à moi. J’ai senti qu’on avait réalisé quelque chose. On avait parlé de quelque chose.
Et la deuxième chose aussi qu’on a réalisée c’était pour la Palestine. De cotiser pour la Palestine. De parler de leur souffrance, qu’il fallait faire quelque chose, main dans la main. Et on a tenu un « p’tit truc » ensemble : on a préparé des gâteaux, tout ça, on les a vendus à des prix symboliques, mais on a pu ramasser une petite somme d’argent pour l’offrir à l’association BDS*. Et on s’amuse aussi d’un autre côté, on a fait deux coups ?… « D’une pierre deux coups ! » D’un côté on s’est bien amusées, nous les dames on a fait du foot. Des dames de plus de 40 ans en train de courir derrière une balle (rires) !! Et les gens qui nous regardent, et on a tout laissé derrière nous, on se voyait même pas comme on était ! Et aussi on a cotisé. On a donné de nous. Pour cette cause-là. Main dans la main. On s’est bien amusé et on a cotisé de l’autre. Ça c’est ce qui m’a plu.
Y’a aussi un autre côté dans le « Café des femmes », il réalise des hammams aux dames, des sorties, et d’autres choses. Moi, pour moi avec ma famille sur le dos, mes enfants tous petits, ça m’intéresse pas vraiment. Tu vois pour moi hein. Les autres ça leur intéresse parce qu’ils sont coincés ici, ce sont des familles qui n’ont pas de papiers, ils peuvent pas retourner maintenant voir leur père, leur famille tout ça, et faire des vacances, offrir des vacances à leurs enfants tout ça. Et grâce à ces sorties-là, eux ils se sentent bien. Ils font des sorties, ils vont au bord de l’eau, ils font des pique-niques. C’est aussi un manque qui est en eux. Et ce côté-là …moi maintenant avec mon petit et tout ça, je peux me priver de ça. Ce côté-là. Mais ce que je peux pas me priver, c’est le « Café des femmes » ! Mon petit café devant moi ! Ou alors…de faire des choses pour l’humanité.
Et ce qui touche beaucoup. Tu vois, moi je suis suivie au Conseil général, et ils me demandent toujours « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? ». Alors moi je dis : « Moi je suis une mère au foyer, mais je suis dans une association, on fait des trucs ensemble. » Alors ils me regardent, ils me disent : « Une association euh… musulmane madame… ? ». Je dis : « Pas du tout !! Une association où il y a toutes les religions, où se sont même des Français qui la tiennent. ». Le gars, il en revenait pas. Il croyait peut-être qu’une femme comme moi elle ne pourrait pas faire autre chose avec des autres gens. Peut-être lui il peut pas imaginer qu’on peut faire malgré tout, et c’est ça qu’est-ce qu’ils nous offrent le « Café des femmes » et « Terrain d’entente ». C’est que malgré notre couleur, notre religion, notre âge et tout, on peut faire beaucoup d’choses ensemble. Et on se sent bien. On se sent ni rejeté, ni…
Tu vois aussi par exemple : tellement que la vie est dure et tout, les gens ils aiment bien quand c’est tout gratuit. Ça donne envie aux gens de venir là parce que c’est gratuit, parce que les gens maintenant ils souffrent avec la crise du travail.
On a tous de l’argent, de quoi manger. Mais on peut pas tout se permettre. « Terrain d’entente » il permet des sorties, du hammam. Y’a beaucoup de dames parce qu’elles ont pas vraiment les moyens. Et du coup il y en a de plus en plus et ça aussi c’est bien. C’est surtout bien pour les gens qui n’ont pas vraiment les moyens. Ça aussi ça me plaît dans le « Café des femmes » faut rien payer, c’est gratuit. Quand notre soupe était gratuite les gens n’en revenaient pas. Après ils disaient : « Alors, alors, combien je mets ? » - « Gratuit !! Gratuit !! » Et après ils disaient : « Non, non, je veux mettre quelque chose ». Par exemple, ils demandaient si y’avait une caisse. Y’avait pas de caisse, c’est gratuit. C’est ça, ça touche aussi tu sais ça. Cette gratuité là, ça me touche moi. Moi, j’aime aussi que les choses peuvent être gratuites. Pourquoi toujours avec l’argent là comme ça ? Ça aussi ça me plaît.


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