Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 6 mars à Saint-Étienne




« Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler. »
Madame la procureure, mercredi 6 mars, palais de l’injustice de Saint-Étienne.

Ce mercredi 6 Mars, deux personnes ont été présentées devant la justice, à la suite de leur arrestation lors d’un blocage de rond-point à Saint-Chamond en janvier dernier. Le juge des libertés et de la détention avait choisi, après leur garde-à-vue, de les placer sous contrôle judiciaire, avec interdiction de sortir la nuit et le samedi.


Une fois de plus, nous rencontrons une justice hautaine, classiste et arrogante.

Après plusieurs affaires, c’est au tour de K et T de se retrouver devant la barre. Le président se lance dans sa traditionnelle énumération des faits reprochés : violences sur agent dépositaire de la force publique, entrave à la circulation, dégradation, participation à un attroupement dans le but de commettre des violences (justifié par un pétard retrouvé dans la poche d’un des accusés) ou des dégradations. En clair, on leur reproche d’avoir monté une barricade devant les flics, puis de leur avoir lancé des projectiles, et d’avoir essayé de mettre le feu à la barricade (qui n’a pas pour autant été le moins de monde enflammée).

Lecture de la déclaration des 4 flics (qui se sont portés partie civile et demandent pour deux d’entre eux 300€ de dommage et intérêts, et 600€ pour les deux autres) : ces derniers nous peignent une ambiance tendue, en soulignant évidemment que la manifestation est non déclarée. Une barricade brûle, les pompiers veulent intervenir mais ne peuvent y accéder. C’est alors que la cavalerie intervient. Lorsque la 1re keuf mobile serait arrivée au niveau des gilets jaunes, elle aurait été encerclée, pneus et palettes auraient été apportés dans le but de monter une seconde barricade autour d’elle, et c’est seulement grâce à une manœuvre des plus héroïque que la police a pu sortir de ce traquenard et rejoindre le deuxième véhicule de flic, en essuyant une pluie de cannettes et de projectiles.

C’est seulement à la fin de la manifestation que K et T se feront arrêter, dans leur véhicule respectif.
C’est alors au tour de T et K de prendre la parole, pour se justifier tant bien que mal face à cette salve d’accusations. Ces derniers expliquent qu’ils sont venus là pour discuter, qu’ils n’avaient pas anticipé que ça pouvait dégénérer, qu’ils ont juste mis un pneu devant la voiture, pris par le mouvement collectif. T reconnaîtra avoir jeté un pétard, mais avant tous ces événements, au début de la manif," juste pour faire du bruit, pour le coté festif comme à la coupe du monde ou pour les anniversaires."
Viens alors la série de questions pour un champion, histoire de peser ton coté "bon citoyen" ou " profil destiné à devenir un criminel" ; casier, addiction, emploi, salaire, santé…
Entrée en scène de la procureure, qui jouera son rôle de personnage méprisant et donneur de leçon à la perfection :

"- Est-ce la première fois que vous participez à un dispositif Gilet Jaune ?
- Non, j’en ai fait d’autres autour de saint-Étienne
- Si ce n’est pas la première fois, pourquoi êtes-vous surpris des violences ?
- Avant ça c’était toujours bien passé."
- Vous vous moquez du monde, les faits ont été commis en janvier, on devait être au moins à l’acte 6, il y a de la violence depuis 2 mois (elle se met à lister le nombre d’interpellations depuis décembre, merci Madame la proc’ pour ces chiffres !), vous étiez conscient qu’il y avait des interpellations, ça ne vous empêche pas d’y aller ? Ne me faites pas croire que vous allez discuter ! Vous êtes sérieux quand vous dites ça ?! Il existe des cafés pour aller discuter. Ça valait le coup de se retrouver devant le tribunal ? Ça valait le coup ???

Après ce sermon qu’on aurait cru destiné à un enfant de 8 ans, vient le tour de l’avocate des parties civiles (et donc des flics), qui tente de son côté de nous arracher une larme.
Après un gros résumé de la situation, elle insiste maintes fois sur la parole des flics, et que, du fait de la précision des déclarations (dont deux d’entre-elles qui sont mot pour mot les mêmes, à croire qu’il s’agit d’un copié-collé !) la parole des bleus ne peut être remise en question. Viens ensuite le moment émotion, on revient sur ces pauvres policiers victimes de ce mouvement depuis des mois (bizarrement, on parle jamais des centaines de blessés coté manifestants), "victimes et pris pour cible dans cette scène d’une violence extrême" (rappelons qu’il s’agit de dépôt de palette et de pneus devant leur véhicule… flippant !). « La police est là pour protéger les citoyens et surtout, maintenir l’ordre (on appréciera le : « surtout »), alors comment cautionner qu’ils rentrent chez eux, qu’ils retrouvent leur familles, leurs enfants (tu la sens monter la petite larme ?) avec de telles images en tête. »

Enchaînement avec le réquisitoire de la proc’ qui en remet une couche :

Si on les écoute, ils veulent défendre des idées, ils sont plein de bonnes intentions, rien n’est de leur faute, mais il y a bien eu manifestation sauvage. Pourquoi être gentil avec eux ? Les idées nobles se défendent avec noblesse, pas avec sauvagerie. C’est peut être marrant de faire le malin sur le rond-point mais ça l’est moins d’être là devant le tribunal Ici, les forces de l’ordre ont été en proie à une attaque organisée. Pour ce qui est du pétard retrouvé dans la poche de T, s’il fête son anniversaire comme ça, grand bien lui fasse, on en reparlera quand il aura un membre en moins, en attendant, c’est illégal d’en faire usage sur la voie publique.

Face à cette mauvaise foi manifeste, il semble utile de rappeler que les forces de l’ordre utilisent des armes qui, elles, mutilent violemment les manifestants. Selon le documentariste David Dufresne qui recense les violences policières sur les gilets jaunes il y a eu depuis le début du mouvement près de 2000 blessés dont 17 personnes éborgnées et désormais 5 personnes avec des mains arrachées.

La proc’ continue sa diatribe criminalisante :

Nous avons devant nous des gens bien, qui travaillent, mais il y a un début à tout. Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler.

Elle finit son discours et requière 10 mois de sursis et 1000 euros d’amende, ainsi que 3 mois de suspension de permis de conduire (c’est quoi le rapport ? c’est juste histoire de bien foutre dans la merde nos deux travailleurs).
Vient enfin la plaidoirie de l’avocat. Celui-ci, après avoir insisté sur le fait que T et K n’étaient justement pas des sauvages mais des garçons de bonne famille, de bons salariés (décidément, il ne fait pas bon de sortir du rang), a commencé un démontage en règle des rapports policiers. Il a débuté en expliquant que les flics ne pouvaient finir cette journée sans interpellations, et qu’ils ont pris (comme par hasard), les deux à visages découverts et portant des vêtements significatifs.
Il a ensuite relu une à une les déclarations des flics, pour souligner à chaque fois le manque de cohérence. On notera notamment que, selon les flics, K se retrouve au même moment en train de jeter des projectiles, d’essayer d’allumer un feu et de lever les mains en l’air…

Mais dans la plaidoirie de l’avocat on trouve aussi quelques éléments de défense purement individuelle, en opposant les manifestants les uns aux autres, quand il explique par exemple que dans le mouvement des gilets jaunes il y a « des gens purs et des gens-là pour casser ». Tous (juges, procureure et avocat) profitent de ce procès pour condamner le mouvement dans son entier en le qualifiant de sauvage et de violent.

Après une dizaine de minutes, le tribunal est de retour pour le délibéré : 6 mois de prison avec sursis, 1000 euros d’amende, et…. 300 euros de dommages et intérêts par flics. Une belle manière d’arrondir ses fins de mois.
Si cette peine reste relativement mesurée par rapport à d’autres jugements de manifestants Gilets Jaunes qui ont lieu en ce moment (à Toulouse par exemple, chaque semaine, des personnes écopent de plusieurs mois de prison ferme pour des chefs d’accusations similaires), on remarquera encore une fois que c’est toujours le procès du mouvement que tentent de faire les tribunaux ! On fait porter le chapeau aux quelques malchanceux que la police décide d’arrêter histoire de faire du chiffre et d’arrondir leur fin de mois. Le message est clair : « n’allez pas manifester ! On vous fera payer individuellement et chèrement le fait d’avoir participé à un mouvement de contestation qu’on fera passer pour une horde de sauvages ! »
Le système judiciaire, censé être indépendant de la politique étatique, est la continuité du bras armé des flics en manif. Si le flash-ball ne suffit pas, le tribunal est là pour vous foutre dans la merde par d’autres moyens !

Justice nulle part…

CR publié par le comité solidaire de Saint-Étienne



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Gilets jaunes acte XXIII : charges, balayettes et interpellations

Intervention rapide, violente et perfide de la Police samedi à la fin de l’acte XXIII des gilets jaunes. Quatre personnes ont été arrêtées en plein milieu du cortège : gardes à vue et de la détention provisoire pour l’une d’entre elles.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Huit mois ferme pour un gilet jaune suite à la manifestation du 30 mars

Mercredi 2 avril. Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne. Nouvelle audience, même comédie : une cour aux ordres du parquet, une justice de classe qui fait le taf. Et qui donne les mêmes leçons de morale, par-dessus le marché : « Monsieur J. a participé à un phénomène de débordement. Il est adulte et il n’a pas joué son rôle d’adulte » (M. Le Procureur).



Dans la thématique "MOUVEMENT GILETS JAUNES "

Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le Déchaîné : journal de gilets jaunes de Monthieu, Sainté - N°4

Les vacances sont terminées, les ronds-points sont toujours occupés, les gilets jaunes sont toujours motivés. Lycéennes, lycéens, étudiantes, étudiants, chômeuses, chômeurs, branleuses, branleurs, rats des villes, rats des périphéries, rats des champs. La méga classe en gilet jaune !


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilet jaune acte IX

Manifestation samedi 12 janvier, départ à 13h de Monthieu et à 14h place du peuple. Rassemblement contre les violences policières dimanche 13 janvier à 14h place Jean Jaurès.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilet jaune acte X

Rendez-vous samedi 19 janvier. Départ à 13h de Monthieu à 14h place du Peuple. Dimanche, rendez-vous à 14h place Jean Jaurès contre les violences policières.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Manifestation chômeur.ses, précaires, gilets jaunes

Lundi 14 janvier à 13 h devant la direction départementale de Pôle Emploi au 59, rue des Aciéries à St-Étienne.


Informations globales   MOBILISATIONS - LUTTES / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

[Vidéo] Soutien aux gilets jaunes depuis le Rojava

Les internationalistes et des habitant.e.s du Rojava ont envoyé plusieurs messages de solidarité aux membres du mouvement des gilets jaunes.
"Aux gilets jaunes, à celles et ceux qui manifestent, qui sont sur les barricades et blocages, qui occupent leurs lycées et leurs facs, qui sont en grève, qui s’organisent. Nous nous adressons à vous en tant que Commune Internationaliste depuis le Rojava, le Kurdistan de l’Ouest, au Nord de la Syrie. (...)


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilet jaune acte VIII : récit en images

Plus de 1000 manifestants encore dans les rues de Saint-Étienne pour cette acte VIII des gilets jaunes. Comme dans toute la France, la mobilisation ne désemplie pas à Saint-Étienne et dans la Loire. Et, comme le veut la tradition depuis deux mois, la manifestation s’est terminée sous les gaz, les pluies de tirs de flashball et les charges brutales de la police, entraînant son lot de blessé.es et d’arrestations. Récit rapide et en image.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le Déchaîné : journal de gilets jaunes de Monthieu

Un groupe de gilets jaunes du rond-point de Monthieu s’est motivé pour publier un journal qui en est à son troisième numéro : Le Déchaîné. Pas mal d’articles du Numéro Zéro ont été repris dans leur canard. Les trois numéros sont téléchargeables dans cet article.


Informations globales   MOBILISATIONS - LUTTES

Second Appel des Gilets Jaunes de Commercy : L’assemblée des assemblées !

Suite au premier appel des Gilet Jaunes de Commercy du 30 Novembre, dans lequel on pouvait souligner l’émergence d’idées bien plus réjouissantes que le simple fait de combattre la taxe des carburants, nous continuons avec leur second.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Manif gilets jaunes (acte VIII) et rassemblement contre les violences policières

Appel à manifestation pour l’acte VIII des gilets jaunes à Saint-Étienne samedi 5 janvier et appel à rassemblement contre les violences policières dimanche 6 janvier.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

#Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 19 décembre à Saint-Étienne

Mercredi 19 décembre au Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne, trois personnes devaient être jugées en comparution immédiate suite à l’acte V de la manifestation des gilets jaunes du samedi 15 décembre. Seul une personne a finalement été jugée, les deux autres - en attente de jugement - ayant été placées sous contrôle judiciaire. Ce samedi-là, 53 manifestant.e.s avaient été arrêté.e.s, dont 41 gardé.e.s à vue, qui s’ajoutent au compteur ahurissant des interpellations depuis plusieurs semaines, entre mouvement des GJ et mouvement lycéen.


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours Papillon   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

[Radio] Albertine Sarazzin, écrivaine mais pas que...

Émission « Du trafic dans le tiroir » sur Radio Dio - Épisode 4.
Dans cette émission, il s’agira de l’histoire de la dite Albertine Sarrazin. Écrivaine mais pas que, ayant inventé, on peut le dire, une jolie langue appréciable, nourrie de l’expérience carcérale, où se côtoie l’argot, quelques anglicismes et un français classique, une langue qu’elle parlera avec ses complices autant que devant le juge et qui nous a permis de connaître la vie d’une jeune femme, placée très jeune sous main de justice, parfois libre, parfois amoureuse et souvent emprisonnée.


Informations globales   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Communiqué des prisonniers du centre de rétention de Oissel : fin des violences policières et fermeture du CRA !

Dans tous les lieux d’enfermement la violence est quotidienne. La prison pour étrangèr.e.s de Oissel près de Rouen, est un de ces laboratoires d’expérimentation de la répression.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Témoignage vidéo du lycéen grièvement blessé à l’oeil par un tir de la police à Vénissieux

Ramy, le lycéen grièvement blessé à l’oeil lors d’une manifestation lycéenne à Vénissieux sera entendu par la police des polices lundi prochain. Il dit avoir été touché par un flash ball. Une plainte a été déposée pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une infirmité permanente ».


Opinions   REPRESSION - PRISON

Ecologie du terrorisme

Quelques notions sur l’emploi par les États et l’Empire-marchand dans son ensemble de la notion de terrorisme. Par le comité A.E.C.


Informations globales   EXPLOITATION ANIMALE / REPRESSION - PRISON

[Lyon] Cantine et soirée de soutien aux activistes antispécistes inculpé.e.s

Alors que la répression s’intensifie contre le collectif antispéciste 269 Libération Animale, retrouvons-nous pour une soirée de soutien : venez découvrir ce qu’on fait et pense, manger, boire un verre, échanger, et pourquoi pas s’organiser face à la répression.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Communiqué des huit inculpé.e.s de la loi travail

Le jeudi 7 mars 2019 aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne, l’audience où nous serons jugé-es pour des faits en lien avec le mouvement contre la Loi Travail du printemps 2016. Nous sommes accusé-es de dégradations que nous aurions commises lors des manifestations de ce mouvement.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe

Un gouvernement qui ne parvient pas à écraser un mouvement de contestation dans l’œuf dispose de plusieurs outils pour le circonscrire et l’étouffer s’il menace de tenir, voire de s’étendre. Au bout de cette chaîne répressive, il y a les tribunaux. Récits de quelques audiences de gilets jaunes et quelques conseils pour mieux faire face à la Justice par l’équipe du journal l’Envolée.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

SORTEZ COUVERT-E-S

Prenons nos précautions quand on sort pour une manif, une action, ou autre. Face à la police, face à la justice... Réduisons les risques !
Quelques conseils et un contact.


Saint-Étienne et alentours   EXPLOITATION ANIMALE / REPRESSION - PRISON

6 mois de prison requis contre deux activistes antispécistes : récit d’un procès et appel à la mobilisation

Le procès de 7 activistes ayant bloqué l’abattoir de Roanne le 5 février 2018 eu lieu le 19 Novembre. Le procureur a requis 6 mois de prison ferme contre les deux fondateurices de l’association 269 Libération Animale. Illes sont accusé.e.s d’être les « complices instigateur.e.s » de l’action. Ce texte est un récit du procès en terre spéciste, entre légitimation de la violence sur les autres animaux, et analogie entre activisme et terrorisme.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Rassemblement de soutien aux récent.e.s inculpé.e.s devant le palais de justice

Mercredi 12 décembre à 13h30 devant le palais de justice.
Des comparutions immédiates auront lieu au tribunal de Saint-Étienne à partir de 13h30. Nous appelons les stéphanois·e·s à venir en nombre pour soutenir les interpellé·e·s !

Mise à jour :


A la une...

FLICAGE - SURVEILLANCE
Technopolice  

Le site technopolice.fr propose de la documentation sur la vidéo-surveillance, les « smart city » et les technologies de contrôle qui se développent sur le territoire français. La ville de Saint-Étienne est bien placée dans la course : les documents et échanges liés aux projet Serenecity / SOFT sont accessibles sur le site.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Retraites, la bataille commence  

Le mardi 24 septembre, ce sera un premier rendez-vous pour ce qui devrait être le début d’une lutte et d’un rapport de force pour enfin, reconquérir des droits :
rassemblement à Saint-Étienne à 10h30 devant la bourse du travail pour une manifestation que l’on espère massive et offensive.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Des centaines de jeunes dans la rue pour la grève pour le climat  

Le rendez-vous avait lieu à 9h30 à la place du peuple. Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées, dont des collégien·ne·s et des étudiant·e·s, mais majoritairement des lycéen·nne·s venant principalement d’Honoré d’Urfé et de Fauriel.
Compte rendu en image de la mobilisation pour la journée de grève pour le climat.


DISCRIMINATIONS - RACISME
« Dans ses yeux j’ai vu la haine » : récit de la femme attaquée à coup de couteau à Sury-le-Comtal  

La presse nationale a peu relayé cette information. Question de « choix éditorial » suppose-t-on... Or, il s’agit bien d’une attaque raciste et islamophobe qui a eu lieu le 11 septembre dernier, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Étienne. Dans d’autres contextes, on aurait même pu qualifié cet attaque de « terroriste » (?!) Voici un récit de cette femme agressée violemment pour avoir eu pour seul tort le fait de porter un bout de tissu sur la tête. Article publié sur le site du Collectif Contre l’Islamophobie en France.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Des fumées de bitume toxiques à la centrale du Fay à Saint-Jean-Bonnefonds  

Les nuisances produites actuellement, surtout le matin, par la Centrale d’enrobé du Fay à Saint-Jean-Bonnefonds s’avèrent déraisonnables et excessives pour les populations habitant juste à coté. Cela fait des années que ce mécontentement n’est pas pris en compte et laisse place aux affaires quel qu’en soit le prix. Article publié sur le blog de Résistance verte.


REPRESSION - PRISON
Soirée de présentation du CASSIS, collectif anti-rép stéphanois  

Le mardi 24 septembre à 18H aura lieu à la Cale la soirée de présentation du CASSIS, le collectif contre la répression né à Sainté l’an passé, inaugurant également les permanences juridiques qui y auront ensuite lieu tous les derniers mardis du mois.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
[Bure] Rassemblement antinucléaire et féministe  

Les 21 et 22 septembre prochain, près de Bure, dans la Meuse, c’est le week-end contre la poubelle nucléaire, entre femmes, meufs, gouines, personnes trans, intersexes, non binaires. Une marche sonore, des discussions, une boum — que des belles choses.


MOBILISATIONS - LUTTES
Retour sur l’acte 44 à Lyon : Sur-présence policière et répression  

Samedi dernier (le 14/09/2019) avait lieu l’acte 44 des Gilets Jaunes à Lyon. RDV 13h sur Place Bellecour. Retour sur cette manifestation par Le Gueuloir...


MOBILISATIONS - LUTTES
La bataille des retraites va démarrer !  

Si les gilets jaunes ont permis un ralentissement du programme de réforme des retraites prévu par le gouvernement, ne nous y trompons pas, il n’est pas passé à la trappe pour autant ! La réforme des retraites, c’est pour cet automne, et ça concerne tous les salarié·e·s ! Pour s’y retrouver un peu avant la grande bataille sociale à venir de cette rentrée, voici un article récapitulant la loi et les mobilisations prévues. Article publié sur le site de paris-luttes.info.


LOGEMENT - SQUAT
Chassées du parc Couriot par la Police le matin, les familles Rroms ont été « invitées » à y retourner  

Les familles et individu.es qui campaient au Parc du puits Couriot se sont rassemblés hier devant la mairie pour protester contre leur expulsion indigne du Parc Couriot qu’elles occupaient, faute de mieux. Le soir même elles ont été « autorisés » à y revenir. Un rassemblement de soutien avait également été appelé.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
La Rentrée Solidaire 2019  

Pour se donner la pêche de militer à la rentrée, nous vous avons fait une petite sélection d’évènements militants pour cette rentrée 2019. On y trouve des soirées conférences, du théâtre, une manif, et des rassemblements. Venez motivé’es !


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
L’EPASE, un acteur de l’État au service du futur  

L’EPASE, c’est notre établissement public d’aménagement de Saint-Étienne, avec ses logiques et modèles, et ses zones où il a planté ses griffes. Le Journal du Carnaval, publié en mars 2019 à l’occasion du carnaval de l’Inutile, nous donnait un début d’explication sur ses finalités dans un de ses articles.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
[Grèce] Escalades des violences policières dans le quartier d’Exarcheia  

Durant sa campagne, le nouveau premier ministre grec Mitsotakis avait annoncé vouloir « nettoyer le quartier d’Exarcheia en un mois ». Cette menace a été mise à exécution dès le 26 août avec l’expulsion de quatre lieux occupés en solidarité avec les migrants. Depuis, le quartier vit sous occupation policière et est la cible de véritables exactions. Retrouvez ici une compilation d’articles publiés sur le blog de Yannis Youlountas.