Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui




Après un premier article revenant sur le fil des événements des émeutes de début juillet 2009 à Firminy et dans les communes voisines de La Ricamarie et du Chambon-Feugerolles, un second donnant la voix à H., un habitant du quartier de Firminy-Vert, qui analyse ce qui s’est alors passé, on prolonge par un entretien avec Valérie Sala Pala, professeure de science politique à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne qui, avec un groupe d’étudiant-e-s, avait réalisé une enquête à Firminy quelques mois après ces révoltes. Elle revient sur les principales conclusions de l’enquête, les violences policières dans les quartiers populaires et en dehors, les parallèles possibles avec d’autres mouvements sociaux et notamment avec les Gilets jaunes.


Peux-tu expliquer les raisons de l’enquête que vous aviez réalisée ?
Quand ces événements sont survenus en juillet 2009, c’était peu de temps après la vague de révoltes urbaines de novembre 2005 déclenchées par la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna à Clichy-sous-Bois. Après ces révoltes exceptionnelles par leur durée et leur ampleur, de nombreuses paroles ont été relayées dans les médias : celles de personnalités politiques, médiatiques (les éditorialistes), de chercheurs en sciences sociales. Mais il y avait une grande absente : la parole des habitant.e.s des quartiers populaires elle-même. L’enquête est d’abord née de ce constat et de la volonté d’écouter ce que ces habitant.e.s avaient à dire, de comprendre comment ils et elles avaient vécu ce qui s’était passé. Elle a été menée avec un groupe d’étudiant.e.s de l’Université de Saint-Étienne au premier semestre de l’année 2010. Nous avons effectué une vingtaine d’entretiens auprès d’habitant.e.s du quartier de Firminy-Vert en ciblant les jeunes de 18 à 25 ans, qu’ils et elles aient participé aux événements ou pas (il est de toute façon difficile de le savoir). Pour compléter ce premier volet de l’enquête, j’ai effectué une série d’entretiens auprès d’acteurs institutionnels locaux (élu.e.s, technicien.ne.s) afin de comprendre comment, de leur côté, ils appréhendaient ce qui s’était passé et comment ils avaient cherché à « gérer » les événements.

Quelles étaient les conclusions de l’enquête ?
La principale conclusion, c’est qu’il y a deux grands types de lecture qui s’opposent parmi les jeunes habitant.e.s interviewé.e.s. Pour certain.e.s, ces actes de juillet 2009 sont irrationnels, ils constituent une forme de violence gratuite, des comportements déviants, délinquants, tandis que pour d’autres ces actes ont un sens politique évident car ils sont le fruit du sentiment d’injustice provoqué par la mort de Mohamed Benmouna. Ces derniers habitants posent la question des raisons de la mort de Mohamed Benmouna, ils doutent qu’il ait vraiment tenté de se suicider et pensent qu’il a pu y avoir une bavure policière. Ils évoquent leur expérience des abus policiers et des contrôles au faciès mais aussi des inégalités sociales, de la ségrégation et du racisme. Au fond, ils expriment le sentiment d’être traités comme des citoyens de seconde zone. Se considérant comme non représentés par les institutions politiques, ils estiment ne rien pouvoir attendre d’elles. Pour eux, la violence des événements s’explique par le fait que les jeunes d’un quartier populaire n’ont pas d’autres moyens de faire entendre leurs voix contre les injustices sociales. Autrement dit, la crise à laquelle sont confrontés les quartiers populaires n’est pas seulement sociale et économique, elle est aussi profondément politique.

Ceux qui perçoivent les émeutes comme une déviance sont plus souvent issus de classes sociales relativement plus favorisées (« petites » classes moyennes) et appartenant au groupe ethnique majoritaire. Ceux qui donnent un sens politique aux révoltes sont plus souvent des garçons de classes populaires et de groupes racisés, mais aussi des filles de ces mêmes groupes qui font elles-mêmes l’expérience de la stigmatisation et voient leurs frères faire l’expérience des abus policiers ; ce sont aussi parfois des jeunes (garçons ou filles) de classes moyennes sans expérience directe de la racisation ou des discriminations mais qui en sont témoins et qui sont assez fortement politisés..

Le deuxième résultat, c’est que ces lectures contrastées de ce qui s’est passé ne sont pas distribuées au hasard mais qu’elles renvoient à des clivages sociaux qui traversent le quartier. Ceux qui perçoivent les émeutes comme une déviance sont plus souvent issus de classes sociales relativement plus favorisées (« petites » classes moyennes) et appartenant au groupe ethnique majoritaire. Ceux qui donnent un sens politique aux révoltes sont plus souvent des garçons de classes populaires et de groupes racisés, mais aussi des filles de ces mêmes groupes qui font elles-mêmes l’expérience de la stigmatisation et voient leurs frères faire l’expérience des abus policiers ; ce sont aussi parfois des jeunes (garçons ou filles) de classes moyennes sans expérience directe de la racisation ou des discriminations mais qui en sont témoins et qui sont assez fortement politisés.
Le troisième résultat concerne la réponse des acteurs institutionnels locaux. La posture dominante a été celle d’un déni de toute signification politique des émeutes. Une grande partie d’entre eux n’a pas vraiment cherché à comprendre pourquoi cette révolte a éclaté dans ce quartier, parce qu’elle l’a considérée comme une anomalie. Le maire PCF est d’abord intervenu pour se dire « choqué » par les événements. Le jeune qui est mort et sa famille ont largement été présentés comme un jeune et une famille déviants, « à problèmes ». En termes d’action publique, la priorité municipale a été l’image, l’attractivité du quartier et de la commune. A partir des années 1990, la municipalité a beaucoup misé sur le patrimoine Le Corbusier du quartier. Les révoltes ont surgi à un moment où elle tentait d’obtenir le label Unesco pour ce patrimoine, afin d’attirer des touristes ou de nouveaux habitants. Cette préoccupation a été première, même s’il y a eu aussi des actions sociales (éducation, insertion par l’emploi) et des actions sécuritaires (développement de la vidéosurveillance). La question des injustices vécues par les habitant.e.s du quartier et notamment les jeunes n’a pas été suffisamment posée par les représentants politiques locaux.

La société française est émaillée d’épisodes de révoltes urbaines depuis des décennies, et ces révoltes commencent toujours de la même façon : par un incident violent entre des policiers et des jeunes d’un quartier populaire conduisant le plus souvent à la mort d’un jeune. [...] Mais à chaque fois, cet événement déclencheur n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est parce qu’il s’inscrit dans une expérience quotidienne marquée par les contrôles au faciès et les humiliations qu’imposent certains policiers aux jeunes des quartiers populaires que l’événement est ressenti avec un tel sentiment d’injustice.

Quel est le rôle des violences policières dans le déclenchement des événements de Firminy et au-delà dans les révoltes urbaines ?
Les entretiens ont montré que les tensions entre certains jeunes et la police étaient au cœur des révoltes urbaines. Les paroles d’un des interviewés m’ont marquée : lorsqu’on lui a demandé s’il y avait un lieu dans lequel il ne se sentait vraiment pas citoyen, il a répondu : « devant un poste de police ». La société française est émaillée d’épisodes de révoltes urbaines depuis des décennies, et ces révoltes commencent toujours de la même façon : par un incident violent entre des policiers et des jeunes d’un quartier populaire conduisant le plus souvent à la mort d’un jeune. C’est le cas à Firminy-Vert en 2009 comme cela l’a été en 2005 à Clichy-sous-Bois, en 1990 à Vaulx-en-Velin, etc. C’était déjà le cas en 1979 à la Grappinière, à Vaulx-en-Velin, lors de ce qu’on considère parfois comme les premières révoltes dans les « cités » en France. Et cela le reste aujourd’hui : on l’a encore vu récemment à Nantes en juillet 2018 ou à Grenoble en mars 2019. Mais à chaque fois, cet événement déclencheur n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est parce qu’il s’inscrit dans une expérience quotidienne marquée par les contrôles au faciès et les humiliations qu’imposent certains policiers aux jeunes des quartiers populaires que l’événement est ressenti avec un tel sentiment d’injustice. Les entretiens menés à Firminy-Vert l’ont amplement confirmé. Plusieurs interviewé.e.s ont évoqué la mort de Mohamed Benmouma comme la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase mais le sentiment d’injustice était déjà là.

Qu’est-ce que cela dit aussi du traitement plus général par les pouvoirs publics des quartiers populaires, à travers notamment la politique de la ville ?
Cela nous dit quelque chose quant à l’ampleur du sentiment d’injustice de nombreux.ses habitant.e.s des quartiers populaires. Ce sentiment découle de leur expérience quotidienne d’être l’objet d’un regard négatif et de subir des traitements défavorables. Ils se sentent traités comme des citoyens de seconde zone. Il y a une phrase centrale au début de l’entretien avec « H. », lorsqu’il dit : « enfin tu sais, tu vois à peu près par mon teint que je viens d’un milieu… enfin voilà quoi, que je viens un peu des quartiers… ou pas forcément, mais dans tous les cas je viens pas de la classe sociale que t’es censée interroger » : cette seule phrase condense la manière dont l’expérience de la ségrégation urbaine (le fait d’habiter les « quartiers », désignation qu’il faudrait aussi interroger !), l’expérience de la racisation (c’est-à-dire le fait d’être renvoyé à une origine étrangère réelle ou supposée) et l’intériorisation d’un sentiment d’illégitimité sociale (le sentiment que sa propre parole n’est pas considérée par les autres comme méritant d’être écoutée) s’articulent étroitement dans son vécu. Face à cela, cela fait des décennies que les réponses politiques, qu’elles soient nationales ou locales, ne sont pas à la hauteur. Au contraire, elles contribuent au problème puisqu’on voit que les institutions dites républicaines elles-mêmes, comme la police mais pas seulement, produisent des discriminations.

C’est l’ensemble des politiques de droit commun qui doit être repensé pour mieux répondre aux besoins sociaux, ce qui suppose de redistribuer l’ensemble des ressources et des services publics d’une façon plus favorable aux quartiers populaires et aux classes populaires, en matière d’éducation par exemple.

Traditionnellement les réponses politiques aux révoltes urbaines oscillent entre réponses sociales et réponses répressives mais depuis les années 1980 on observe un glissement progressif en France vers une réponse répressive, jusqu’à la proclamation de l’état d’urgence en novembre 2005.
La politique de la ville elle-même s’est transformée dans son contenu. Lorsqu’elle a émergé au début des années 1980 voire à la fin des années 1970, il était question de promouvoir un « développement social des quartiers », de s’appuyer sur les habitants et leurs organisations. Mais ensuite elle a dérivé vers un traitement de plus en plus sécuritaire, les habitants des quartiers populaires ont été vus comme des problèmes et des objets plutôt que comme des acteurs de ces quartiers. Pourtant, une autre politique de la ville est possible. En 2013, le rapport Bacqué-Mechmache a mis en débat de nombreuses propositions pour une réforme radicale de la politique de la ville, donnant plus de pouvoir et d’autonomie aux collectifs habitants. Mais six ans plus tard, le constat est sans appel : la réforme radicale n’a pas eu lieu. Cela dit, il ne faut pas compter sur la politique de la ville pour tout résoudre. C’est l’ensemble des politiques de droit commun qui doit être repensé pour mieux répondre aux besoins sociaux, ce qui suppose de redistribuer l’ensemble des ressources et des services publics d’une façon plus favorable aux quartiers populaires et aux classes populaires, en matière d’éducation par exemple.

Par rapport à 2009, est-ce que tu as le sentiment que quelque chose a changé en termes de capacité des personnes concernées à se mobiliser et à se défendre ?
Les habitants des quartiers populaires et notamment leur jeunesse se sont mobilisés depuis très longtemps ; ils se sont fait entendre à travers les révoltes urbaines et à travers des mobilisations collectives, associatives, etc. La marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 a déjà 35 ans ! Les discours politiques et médiatiques dominants présentent les quartiers populaires comme des déserts politiques mais c’est faux. Ce n’est pas parce que les taux d’abstention électorale y sont élevés que les habitant.e.s ne sont pas politisé.e.s et mobilisé.e.s. Ces taux d’abstention révèlent plutôt le fossé qui s’est creusé entre ces habitant.e.s et des institutions qui ne se sont pas saisies de leurs problèmes et de la question des injustices sociales. Les mobilisations ne sont donc pas nouvelles mais ces dernières années elles se sont plus fortement structurées autour des violences policières et des contrôles au faciès, avec par exemple les campagnes de Stop le contrôle au faciès, l’action du Comité Vérité et justice pour Adama, et de nombreuses autres organisations. L’émergence du débat public sur les violences policières a aussi été favorisée par le développement de recherches qui ont permis d’objectiver les discriminations policières, par le rôle nouveau des vidéos qui ont permis de sortir du déni comme on l’a vu par exemple dans l’affaire dite « Théo », ou encore par des rapports du Défenseur des droits consacrés à ce problème. Reste qu’on attend toujours les réponses politiques. En 2012, le candidat Hollande avait promis de lutter contre les contrôles au faciès mais une fois au pouvoir, il a oublié cette promesse. Les critiques récurrentes d’un modèle policier français axé sur la répression n’ont pas non plus conduit à une réorientation vers le modèle d’une police de proximité, plus axé sur la prévention et le développement de relations de confiance entre police, habitants et autres acteurs sociaux du quartier. Il n’a sans doute échappé à personne que la tendance n’allait pas dans ce sens.

Comment les personnes interviewées au cours l’enquête percevaient les représentations véhiculées par les médias sur elles et leurs quartiers ?
C’est un enjeu central. L’expérience des habitants des quartiers populaires, ce n’est pas seulement celle du chômage, des discriminations et du racisme. C’est aussi celle d’une infériorisation symbolique qui passe par les regards dont ils font l’objet au quotidien. Les représentations diffusées par les médias dominants font partie du problème. Ces images négatives, ces stéréotypes enferment les individus et nourrissent aussi des inégalités bien matérielles, en termes d’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, etc. Les habitant.e.s ont beaucoup insisté sur cela dans les entretiens que nous avons menés. Il y a donc urgence à sortir de ces représentations médiatiques, ce qui peut passer par le développement de médias alternatifs, comme il en existe déjà (le Bondy blog, etc.).
Aujourd’hui, et après cette année 2018-2019 marquée par un mouvement extraordinaire, celui des Gilets jaunes, ce qui est intéressant c’est de voir que la question des médias dominants, de la manière dont ils diffusent des représentations négatives des classes populaires et dont ils criminalisent leurs mobilisations, a été posée de manière plus globale.

Les violences policières qui touchaient spécifiquement les quartiers populaires se sont aujourd’hui généralisées. Les quartiers populaires ont-ils constitué une forme de laboratoires ?
Ces dernières années, la question des violences policières s’est trouvée reposée dans de nouveaux termes : c’est évidemment le cas avec la répression du mouvement des Gilets jaunes mais ça l’a été aussi plus tôt avec la mort de Rémi Fraisse, l’instauration de l’état d’urgence, la répression des mobilisations autour de la loi travail. Globalement, on a assisté à un durcissement de la répression et une aggravation des violences policières. Les participants aux révoltes urbaines font l’objet d’une criminalisation croissante mais progressivement d’autres groupes sociaux et d’autres mobilisations sociales ont aussi été criminalisés : des mouvements à dimension populaire comme les Gilets jaunes mais aussi récemment des mobilisations moins marquées par cette dimension populaire comme les mobilisations pour le climat. Durant le mouvement des Gilets jaunes, la question de l’impunité de la police, que les habitants des quartiers populaires soulèvent à chaque épisode émeutier, a été soulevée à une nouvelle échelle au sein de la société française. Mais le gouvernement a refermé le débat en refusant de considérer l’existence même de violences policières.

Les habitant des quartiers populaires identifient des intérêts communs avec les Gilets jaunes mais ils font aussi souvent le constat amer que depuis des années, les mouvements des quartiers populaires n’ont pas été soutenus au sein de la société française. Les jeunes racisés expriment également le sentiment de rencontrer des difficultés spécifiques, parmi lesquelles la racisation dans les rapports avec la police et leur représentation particulièrement négative dans les médias. La convergence est également freinée par la stratégie du gouvernement visant à diviser les mouvements, par exemple en mettant l’accent sur le supposé racisme des Gilets jaunes ou en plaçant la « laïcité » et « l’immigration » au cœur du dit « Grand débat » alors que le mouvement des Gilets jaunes ne s’est lui-même jamais centré sur ces questions.

On a parfois pointé la difficile convergence entre quartiers populaires et Gilets jaunes. Est-ce que c’est quelque chose que tu relèves aussi ?
C’est vrai qu’il y a des obstacles à la convergence. Une enquête récente menée auprès de jeunes habitants de quartiers populaires en région parisienne a montré que ces jeunes portent des regards ambivalents sur le mouvement des Gilets jaunes [1]. Ils identifient des intérêts communs mais ils font aussi souvent le constat amer que depuis des années, les mouvements des quartiers populaires n’ont pas été soutenus au sein de la société française. Les jeunes racisés expriment également le sentiment de rencontrer des difficultés spécifiques au sein des classes populaires, parmi lesquelles la racisation dans les rapports avec la police et leur représentation particulièrement négative dans les médias. La convergence est également freinée par la stratégie du gouvernement visant à diviser les mouvements, par exemple en mettant l’accent sur le supposé racisme des Gilets jaunes ou en plaçant la « laïcité » et « l’immigration » au cœur du dit « Grand débat » alors que le mouvement des Gilets jaunes ne s’est lui-même jamais centré sur ces questions. Pour dépasser tous ces obstacles, il est crucial de lutter conjointement contre les inégalités sociales et contre la racisation et les discriminations d’ordre ethno-racial. Ce sont deux combats qu’il faut parvenir à articuler de façon forte. D’ailleurs, malgré les obstacles, on voit que des formes de convergence ont commencé à se construire. Des organisations comme le Comité Vérité et justice pour Adama ont appelé à manifester avec les Gilets jaunes. Et le 20 juillet 2019, des Gilets jaunes ont rejoint la marche pour Adama. Clairement, un des enjeux des luttes à venir résidera dans la capacité des acteurs mobilisés à renforcer ces convergences.

Est-ce que tu as le sentiment que ça se serait déroulé différemment aujourd’hui ?
C’est difficile de répondre à cette question. Des révoltes urbaines se sont déroulées ces derniers mois ou ces dernières années, à Nantes, à Grenoble ou ailleurs. Peut-on dire qu’elles se sont déroulées différemment des précédentes ? Malheureusement, ce sont plutôt les continuités qui frappent a priori, mais il faudrait mener des enquêtes plus approfondies pour le vérifier.
De plus, face à l’ampleur de la répression policière du mouvement des Gilets jaunes, qui a abouti à la mort de Zineb Redouane et à de nombreuses mutilations, on peut trouver que les mobilisations contre ces violences ont été faibles par rapport à ce qu’elles auraient pu être. D’une certaine façon, ce qui est étonnant, c’est plutôt qu’il n’y ait pas plus de révolte contre un ordre social profondément inégalitaire et contre la répression étatique des mouvements sociaux.
Cela n’empêche pas que dans certains espaces sociaux, et notamment au sein des classes populaires, des gens développent des formes de conscience sur ces problèmes (les violences policières, les médias, etc.), s’organisent collectivement, discutent, se mobilisent, et que ces mobilisations sont porteuses de changement dans la durée. De ce point de vue, il y a un avant et un après Gilets jaunes et si les convergences entre les mobilisations des habitants des quartiers populaires et celles des autres segments des classes populaires parviennent à se consolider à l’avenir, cela pourrait évidemment apporter des changements décisifs.


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Événement annulé et reporté à l’automne !
Jeudi 13 juin à partir de 19h au 17. Entrée libre.
Présentation du livre Qui sème le vent récolte la tapette, Une histoire des Groupes de libération homosexuels en France de 1974 à 1979, de Mathias Quere aux éditions Tahin Party. En présence de l’auteur et de la maison d’édition.


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Concert de soutien aux prisonniers

Concert samedi 25 février 2020 à partir de 19h avec AMES OAK (flamenco) + EZEIKIEL (Rap) + MACH STEM EFFECT (metal death grind) + CAPTAIN PATO (Rap) + THE REVENGERS (punk)
Entrée et adhésion prix libre au lieu


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / REPRESSION - PRISON

Réunion publique d’accès au droit en cas d’interpellation et de poursuite judiciaire

Dans la continuité du mouvement de lutte contre la réforme des retraites, les organisations syndicales de salarié.e.s en lien avec le Syndicat des Avocats de France vous invitent le mercredi 15 janvier (16h30) à une réunion publique d’accès au droit pénal à la Bourse du Travail.


Saint-Étienne et alentours Couac   REPRESSION - PRISON

Justice et répression des manifestants : quand Facebook sert de mouchard

La répression judiciaire qui a suivi le mouvement social dit des « gilets jaunes » a été l’occasion de constater que l’ancien monde, en robe noire, se servait désormais des outils de surveillance que met à sa disposition le nouveau monde. Ainsi, un manifestant a été condamné à Saint-Étienne pour des propos tenus sur Facebook. C’est un pas de plus qui est franchi dans l’atteinte à nos libertés.


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Semaine anti-carcérale à Bure

Du 2 au 8 mars 2020, il y aura une semaine anti-carcérale à côté de Bure


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Écoute collective contre les taules

Partages et vécus pour que tombent leurs murs !
Écoute collective d’un entretien radiophonique sur les relations intimes, sexuelles et amicales en prison...
Samedi 4 janvier à La Gueule Noire - Sainté - Goûter dès 16h et écoute à 17h30


Informations globales   REPRESSION - PRISON

[Grenoble] Retour sur l’opération de fichage et perquisition menée le 26 novembre

Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n’a été épargné.
Le prétexte officiel est d’enquêter sur les incendies qui se produisent dans le département depuis deux ans. Une fois de plus, ce sont les milieux autonomes, libertaires, féministes ou écologistes qui sont visés.


Informations globales   MEDIAS / REPRESSION - PRISON

Histoire et répression d’Indymedia Linksunten (Allemagne)

En septembre 2017, Indymedia Linksunten était interdit par le ministère de l’Intérieur allemand, perquisitions et montage policier à l’appui. Retour sur l’histoire, le contexte, les dossiers d’enquête ainsi que sur la bataille juridique menée depuis le collectif de soutien et la legal team Freiburg EA.


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / REPRESSION - PRISON

Permanence du CASSIS

Permanence du CASSIS (Collectif d’Autodéfense et de Solidarité en Soutien aux Inculpé.e.s Stéphanois.e.s) à La Cale, le mardi 29 octobre de 18 à 20h, et tous les derniers mardis de chaque mois.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / REPRESSION - PRISON

Appel à témoin suite à l’agression policière raciste du 28 septembre

Appel à témoins concernant l’agression policière raciste ayant eu lieu rue Rouget de Lisle dans la nuit du 28 septembre.
Comme le racontait un texte publié il y a peu sur Numéro zéro, deux personnes noires ont été agressées par des policiers stéphanois dans la nuit du 28 au 29 septembre. Les forces de l’ordre les ont violemment frappées, humiliées, et ont eu à leur égard des propos et comportements extrêmement racistes et choquants.


Informations globales   ANTIFASCISME / REPRESSION - PRISON

Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos

Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique.


Dans la thématique "DISCRIMINATIONS - RACISME "

Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   DISCRIMINATIONS - RACISME / EXPLOITATION ANIMALE

Antispécisme

Article paru dans le Gueuloir n°5 sur l’antispécisme et le spécisme.
Tout remonte au début des années 70. Un psychologue et écrivain nommé Richard D. Ryder crée le terme de spécisme (speciesism) pour décrire l’exclusion de la sphère morale et juridique dont font l’objet les animaux.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Journée internationale des migrant·es

Mercredi 18 décembre 2019 - 18h - Place du Peuple - Saint-Étienne
Nous, Collectifs de Sans-Papiers et MigrantEs, Syndicats, Associations, Collectifs de solidarité, États Généraux des Migrations, Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements le 18 décembre, journée internationale des migrantEs.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Gaël Perdriau, le maire de Saint-Étienne, s’octroie un label UNESCO

Il y a environ une semaine, un contributeur au site Numéro Zéro faisait parvenir un texte intitulé « Incroyable ! L’UNESCO décerne à la ville de Saint-Étienne le label de ’’ville inclusive et durable’’ » qui dénonçait l’écart entre les objectifs d’un tel label et la politique de la mairie de Saint Etienne. Après vérification sur le site de l’unesco, la réalité s’avère pire que prévu : à l’hyprocrisie s’ajoute la déformation de la vérité par le maire et comme d’habitude relayée benoîtement par Le Progrès.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME

L’immigration d’hier à aujourd’hui : réalités et controverses

Conférence-débat - Dimanche 8 Décembre à 11h au Méliès Jean Jaurès - St E
Sujet à controverses multiples, la question migratoire fait l’objet d’un ensemble de malentendus, de méconnaissances, de fantasmes et de préjugés à l’encontre de populations – immigrées ou héritières de l’immigration – supposées inaptes à « s’intégrer » à la société d’accueil.
Cette conférence s’attachera à débattre du fait migratoire en privilégiant des approches historiques, politiques et économiques.


Informations globales   DISCRIMINATIONS - RACISME

Soumaya et Histoire de l’Afrique dans une perspective décoloniale

Saison Anticoloniale et Antiraciste de Annonay et St Julien Molin Molette
Cette année, les Semaines Anticoloniales et Antiracistes de Annonay St Julien MM se muent en saisons.
Il y aura toujours un rendez-vous important en mars, le week-end du 20/22, mais plus tout au long du mois.
Nous allons plutôt proposer des rencontres tout au long de l’année...


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   DISCRIMINATIONS - RACISME

Projection du film « Soumaya »

Projection du film « Soumaya » et discussion avec l’équipe du film le 10 Décembre à 20h au Méliès Saint-François.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / DROITS SOCIAUX - SANTE

Nan, demain j’ai piscine : fermeture des locaux d’hébergement à la Talaudière

Demain, jeudi 31 octobre, la quarantaine de personnes qui avaient trouvé refuge depuis le mois d’avril dans le vestiaire d’une piscine désaffectée de La Talaudière mise à disposition par la Maire doivent quitter les lieux. Sans autre solution, illes iront devant les locaux de la PADA pour réclamer leur droit à l’hébergement. Soyons nombreux et nombreuses à les soutenir dans cette journée difficile !

Mise à jour :


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / DISCRIMINATIONS - RACISME

Apéro et projection en soutien à la caisse de grève de la section nettoyage de Marseille

Pour soutenir la caisse de grève des femmes de chambre de Marseille qui se sont battues pendant 6 mois... Viens prendre l’apéro autour d’un buffet le 1er novembre au 17 à 18h. Trois courts métrages de Primitivi (télévision indépendante de Marseille) relatant leur lutte intersectionnelle seront projetés.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Rassemblement contre l’islamophobie

Samedi 26 octobre 2019 - Place Jean Jaurès à St-Étienne - 15h
Redéfinir l’islamophobie : qu’on ne s’y trompe pas, cette islamophobie ambiante ne concerne pas seulement la religion, c’est aussi un glissement du racisme dont sont victimes depuis toujours les descendant·es de l’immigration postcoloniale. Il s’agit de justifier la discrimination sous couvert de critique de la religion.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   DISCRIMINATIONS - RACISME / REPRESSION - PRISON

Agression raciste de la part de la police stéphanoise

Un habitant de la ville a envoyé son témoignage dans lequel il dénonce une agression raciste de la part de la police stéphanoise. Ces faits se sont produits ce week-end et il est primordial de les faire connaître. En effet, ce genre d’agressions de la part des forces de l’ordre n’est pas rare et il faut les dénoncer par tous les moyens !


A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
Perturbons (aussi) les voeux de la République en marche  

Ce vendredi 24 janvier à 18h30 à Saint Just Saint Rambert, En Marche fait ses vœux. Les 4 parlementaires ainsi que David Cofer, le référent de la Loire, seront présents. À Bordeaux, Toulouse et même au fin fond de la Sarthe, la République en marche ne peut plus se pavaner sans se faire conspuer. À Paris, Macron en personne est obligé de se faire exfiltrer d’un théâtre en catimini avec sa garde prétorienne... Et dans la Loire ??


MOBILISATIONS - LUTTES
Marre de se faire rouler dans la farine ! Cortège vénèr et pâtissier vendredi 24 janvier !  

Ce mouvement contre les retraites ne semble pas vouloir s’arrêter, augmentons le rapport de force et prenons vendredi la tête de la manif avec un cortège vénèr et pâtissier : ramène ta farine !


DROITS SOCIAUX - SANTE
Perturbons l’inauguration du local de campagne En Marche Saint-Étienne  

Ce jeudi 23 janvier à 18h30 aura lieu au 29 avenue de la Libération l’inauguration du local de campagne En Marche Saint-Étienne, ceci est un appel à perturber joyeusement ces festivités. 47 jours que la grève continue, et depuis le 1er janvier de nombreuses cérémonies de voeux et autres mondanités ont été perturbées par des manifestant.e.s un peu partout en France. À notre tour de faire savoir à En Marche Saint-Étienne que l’ouverture de ses locaux n’est qu’une provocation de plus.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Épreuves de contrôle continu : ça bouge au lycée Honoré d’Urfé  

Lundi matin les premières épreuves de contrôle continu (E3C) devaient avoir lieu pour les lycéen.ne.s en classe de première. Les professeur.e.s ont décidé de les boycotter comme à Honoré d’Urfé. Entretien avec Estelle Tomasini du syndicat majoritaire SNES FSU.


MOBILISATIONS - LUTTES
Contre la réforme des retraites : agenda des actions et suivi de la semaine du 20 au 26 janvier  

Actions, manifestation et rassemblement, retraite au flambeau et pique-nique... La mobilisation continue !


TRAVAIL - PRÉCARITÉ
Programme des 6es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne : « Cent ans de communisme en France et dans la Loire »  

Dans le cadre du centenaire du Congrès de Tours, 6es Rencontres d’histoire ouvrière de Saint-Étienne organisée par le GREMMOS les 23 et 24 janvier 2020 aux archives départementales de la Loire.


MOBILISATIONS - LUTTES
La jeunesse stéphanoise violemment réprimée  

Cela fait quelques jours, qu’à St-Étienne, les forces de l’ordre répriment dans la violence toute tentative de grève des jeunes lycéens. Le préfet aurait-il peur des jeunes, pour les empêcher, à n’importe quel prix, de rejoindre le mouvement ?


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (2)  

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés, quatre Stéphanois sont jugés pour avoir diffusé des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Deuxième partie d’un texte en trois épisodes : Enquête et arrestations, automne 1882.


REPRESSION - PRISON
Les stades de foot, laboratoire où s’expérimentent les techniques de répression  

Il y a quelques jours, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a rendu son verdict : deux matchs à huis clos (dont un avec sursis) pour les quelques centaines de fumis et le feu d’artifice en tribune lors du match contre le PSG. Pour lutter contre les « Ultras », l’État s’est doté depuis plusieurs années d’outils de répression fort sophistiqués. À Saint-Étienne, quelques irréductibles résistent encore et toujours au progrès et à la modernité, au nom de concepts éculés comme la liberté et les valeurs populaires du football. Discussion avec l’un des membres des Green Angels, un des principaux groupes de supporters stéphanois.


ANTIFASCISME
A Saint-Étienne, l’extrême-droite compte s’installer ‘pépouze’ en face de la Bourse du Travail !  

Sophie Robert, la bourgeoise cheffe départementale du Rassemblement national, accompagnée d’une dizaine de militants environ, a été surprise ces derniers jours dans un local du quartier Albert Thomas en train de passer la serpillière.


MOBILISATIONS - LUTTES
Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (1)  

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés quatre stéphanois sont jugés pour avoir diffuser des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Première partie d’un texte en trois épisodes : 1.Grèves, révoltes ouvrières, effervescences libertaires et répression autour de Lyon et Saint-Étienne en 1882.


MOBILISATIONS - LUTTES
Blocus au lycée Honoré d’Urfé : charges, gazage et une arrestation  

Depuis le 5 décembre, une série de blocages est initiée par les lycéen·ne·s stéphanois·e·s dans leurs établissements. Après deux journées entières de blocage au lycée Fauriel, la direction menace les élèves de passer en conseil de discipline s’iels s’avisent de recommencer. Jeudi 9 décembre au lycée Honoré d’Urfé, c’est cette fois la Police qui s’est chargée de lever le blocus à coup de bombes lacrymos.


MOBILISATIONS - LUTTES
Retour sur la journée du vendredi 10 janvier contre la réforme des retraites  

Au programme : action péage gratuit et rassemblement devant le Medef !
Aujourd’hui, c’est le 36e jour consécutif de mobilisation pour les cheminot·e·s qui sont rejoint·e·s sur leur piquet de grève à 6h du matin à la gare de Chateaucreux par des militant·e·s syndicalistes, des profs, des étudiant·e·s, des GJ et des autonomes. Au total, plus de 60 personnes prennent la route pour le péage de Veauchette. Les caméras sont détournées, les barrières relevées et les premiers sourires s’esquissent.


INFORMATIQUE - SECURITE
Bad citizen : une nouvelle appli anti-répression  

Une nouvelle application d’informations juridiques pour apprendre à se défendre face aux institutions policières et judiciaires. L’application Bad Citizen vient d’être créée et mise à disposition pour smartphones. C’est un guide qui résume l’essentiel de ce qu’on doit savoir quand on se retrouve aux mains de la police et de la justice ou quand il faut aider un-e proche.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le député Jean-Michel Mis en marche pour promouvoir la reconnaissance faciale  

Après une première date à la Commission numérique de l’Assemblée nationale au mois de décembre, le député LREM Loire-Saint-Étienne, Jean-Michel Mis, organise un colloque sur la reconnaissance faciale le samedi 18 janvier 2020, à l’Amicale laïque de Chapelon.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et Sainté City  

Il y a tout juste six mois, Google inaugurait son atelier numérique à Saint-Étienne. Google a déjà les moyens d’en connaître beaucoup sur nous. Alors, pourquoi ce moloch veut-il s’implanter physiquement dans nos villes, particulièrement à Saint-Étienne ? Une enquête de Couac initialement parue au printemps 2019.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Débats sur la société de surveillance de masse  

Deux débats pour comprendre les enjeux de la mise en place de la société de surveillance de masse organisés par Halte au contrôle numérique, La Ligue des Droits de l’Homme Loire, Stop Linky 5G Loire et la Quadrature du Net - Le mercredi 8 janvier et le vendredi 7 février à Saint-Étienne.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Culture, numérique et disruption sécuritaire à Saint-Étienne  

À travers un portrait d’Éric Petrotto, qui à la fois gère la Fabuleuse Cantine (un des lieux de restauration les plus « tendances » de la ville) et investit dans Serenicity (la société qui portait le projet d’installation de micros dans le quartier de Beaubrun-Tarentaize), Couac vous propose une enquête dans l’économie locale du numérique et son nouvel esprit du capitalisme.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Cartographier la surveillance  

À Saint-Étienne, difficile de circuler dans le centre ville sans être observé par Big Brother. Et en période de mouvement social, il n’est pas inutile de savoir où se situent ces yeux qui nous épient. Le site internet « Saint-Étienne sous surveillance » recense les caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville (estimées à 329). Entretien paru dans le Couac n°7 avec A., l’une des personnes qui en a été à l’origine, sur le contexte de sa mise en place et sa pertinence aujourd’hui.


MOBILISATIONS - LUTTES
10 jours de grève à Saint-Étienne  

Cela fait déjà 10 jours que la grève générale a débuté. 10 jours où travailleur.e.s, gilets jaunes, syndicalistes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s jeunes et bien d’autres se retrouvent chaque jour dans la rue, sur des actions, dans des rassemblements, des AG etc… Mais qu’en est-il de la mobilisation à Saint-Étienne ?
Nous vous proposons ici un récapitulatif de plusieurs actions menées et des 5 grandes dates de rassemblement (5 décembre, Acte 56 des GJ, 10 décembre, 12 décembre et Acte 57 des GJ + Mobilisation des Algériens toute la semaine.)