Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE / MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui




Après un premier article revenant sur le fil des événements des émeutes de début juillet 2009 à Firminy et dans les communes voisines de La Ricamarie et du Chambon-Feugerolles, un second donnant la voix à H., un habitant du quartier de Firminy-Vert, qui analyse ce qui s’est alors passé, on prolonge par un entretien avec Valérie Sala Pala, professeure de science politique à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne qui, avec un groupe d’étudiant-e-s, avait réalisé une enquête à Firminy quelques mois après ces révoltes. Elle revient sur les principales conclusions de l’enquête, les violences policières dans les quartiers populaires et en dehors, les parallèles possibles avec d’autres mouvements sociaux et notamment avec les Gilets jaunes.


Peux-tu expliquer les raisons de l’enquête que vous aviez réalisée ?
Quand ces événements sont survenus en juillet 2009, c’était peu de temps après la vague de révoltes urbaines de novembre 2005 déclenchées par la mort de Bouna Traoré et Zyed Benna à Clichy-sous-Bois. Après ces révoltes exceptionnelles par leur durée et leur ampleur, de nombreuses paroles ont été relayées dans les médias : celles de personnalités politiques, médiatiques (les éditorialistes), de chercheurs en sciences sociales. Mais il y avait une grande absente : la parole des habitant.e.s des quartiers populaires elle-même. L’enquête est d’abord née de ce constat et de la volonté d’écouter ce que ces habitant.e.s avaient à dire, de comprendre comment ils et elles avaient vécu ce qui s’était passé. Elle a été menée avec un groupe d’étudiant.e.s de l’Université de Saint-Étienne au premier semestre de l’année 2010. Nous avons effectué une vingtaine d’entretiens auprès d’habitant.e.s du quartier de Firminy-Vert en ciblant les jeunes de 18 à 25 ans, qu’ils et elles aient participé aux événements ou pas (il est de toute façon difficile de le savoir). Pour compléter ce premier volet de l’enquête, j’ai effectué une série d’entretiens auprès d’acteurs institutionnels locaux (élu.e.s, technicien.ne.s) afin de comprendre comment, de leur côté, ils appréhendaient ce qui s’était passé et comment ils avaient cherché à « gérer » les événements.

Quelles étaient les conclusions de l’enquête ?
La principale conclusion, c’est qu’il y a deux grands types de lecture qui s’opposent parmi les jeunes habitant.e.s interviewé.e.s. Pour certain.e.s, ces actes de juillet 2009 sont irrationnels, ils constituent une forme de violence gratuite, des comportements déviants, délinquants, tandis que pour d’autres ces actes ont un sens politique évident car ils sont le fruit du sentiment d’injustice provoqué par la mort de Mohamed Benmouna. Ces derniers habitants posent la question des raisons de la mort de Mohamed Benmouna, ils doutent qu’il ait vraiment tenté de se suicider et pensent qu’il a pu y avoir une bavure policière. Ils évoquent leur expérience des abus policiers et des contrôles au faciès mais aussi des inégalités sociales, de la ségrégation et du racisme. Au fond, ils expriment le sentiment d’être traités comme des citoyens de seconde zone. Se considérant comme non représentés par les institutions politiques, ils estiment ne rien pouvoir attendre d’elles. Pour eux, la violence des événements s’explique par le fait que les jeunes d’un quartier populaire n’ont pas d’autres moyens de faire entendre leurs voix contre les injustices sociales. Autrement dit, la crise à laquelle sont confrontés les quartiers populaires n’est pas seulement sociale et économique, elle est aussi profondément politique.

Ceux qui perçoivent les émeutes comme une déviance sont plus souvent issus de classes sociales relativement plus favorisées (« petites » classes moyennes) et appartenant au groupe ethnique majoritaire. Ceux qui donnent un sens politique aux révoltes sont plus souvent des garçons de classes populaires et de groupes racisés, mais aussi des filles de ces mêmes groupes qui font elles-mêmes l’expérience de la stigmatisation et voient leurs frères faire l’expérience des abus policiers ; ce sont aussi parfois des jeunes (garçons ou filles) de classes moyennes sans expérience directe de la racisation ou des discriminations mais qui en sont témoins et qui sont assez fortement politisés..

Le deuxième résultat, c’est que ces lectures contrastées de ce qui s’est passé ne sont pas distribuées au hasard mais qu’elles renvoient à des clivages sociaux qui traversent le quartier. Ceux qui perçoivent les émeutes comme une déviance sont plus souvent issus de classes sociales relativement plus favorisées (« petites » classes moyennes) et appartenant au groupe ethnique majoritaire. Ceux qui donnent un sens politique aux révoltes sont plus souvent des garçons de classes populaires et de groupes racisés, mais aussi des filles de ces mêmes groupes qui font elles-mêmes l’expérience de la stigmatisation et voient leurs frères faire l’expérience des abus policiers ; ce sont aussi parfois des jeunes (garçons ou filles) de classes moyennes sans expérience directe de la racisation ou des discriminations mais qui en sont témoins et qui sont assez fortement politisés.
Le troisième résultat concerne la réponse des acteurs institutionnels locaux. La posture dominante a été celle d’un déni de toute signification politique des émeutes. Une grande partie d’entre eux n’a pas vraiment cherché à comprendre pourquoi cette révolte a éclaté dans ce quartier, parce qu’elle l’a considérée comme une anomalie. Le maire PCF est d’abord intervenu pour se dire « choqué » par les événements. Le jeune qui est mort et sa famille ont largement été présentés comme un jeune et une famille déviants, « à problèmes ». En termes d’action publique, la priorité municipale a été l’image, l’attractivité du quartier et de la commune. A partir des années 1990, la municipalité a beaucoup misé sur le patrimoine Le Corbusier du quartier. Les révoltes ont surgi à un moment où elle tentait d’obtenir le label Unesco pour ce patrimoine, afin d’attirer des touristes ou de nouveaux habitants. Cette préoccupation a été première, même s’il y a eu aussi des actions sociales (éducation, insertion par l’emploi) et des actions sécuritaires (développement de la vidéosurveillance). La question des injustices vécues par les habitant.e.s du quartier et notamment les jeunes n’a pas été suffisamment posée par les représentants politiques locaux.

La société française est émaillée d’épisodes de révoltes urbaines depuis des décennies, et ces révoltes commencent toujours de la même façon : par un incident violent entre des policiers et des jeunes d’un quartier populaire conduisant le plus souvent à la mort d’un jeune. [...] Mais à chaque fois, cet événement déclencheur n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est parce qu’il s’inscrit dans une expérience quotidienne marquée par les contrôles au faciès et les humiliations qu’imposent certains policiers aux jeunes des quartiers populaires que l’événement est ressenti avec un tel sentiment d’injustice.

Quel est le rôle des violences policières dans le déclenchement des événements de Firminy et au-delà dans les révoltes urbaines ?
Les entretiens ont montré que les tensions entre certains jeunes et la police étaient au cœur des révoltes urbaines. Les paroles d’un des interviewés m’ont marquée : lorsqu’on lui a demandé s’il y avait un lieu dans lequel il ne se sentait vraiment pas citoyen, il a répondu : « devant un poste de police ». La société française est émaillée d’épisodes de révoltes urbaines depuis des décennies, et ces révoltes commencent toujours de la même façon : par un incident violent entre des policiers et des jeunes d’un quartier populaire conduisant le plus souvent à la mort d’un jeune. C’est le cas à Firminy-Vert en 2009 comme cela l’a été en 2005 à Clichy-sous-Bois, en 1990 à Vaulx-en-Velin, etc. C’était déjà le cas en 1979 à la Grappinière, à Vaulx-en-Velin, lors de ce qu’on considère parfois comme les premières révoltes dans les « cités » en France. Et cela le reste aujourd’hui : on l’a encore vu récemment à Nantes en juillet 2018 ou à Grenoble en mars 2019. Mais à chaque fois, cet événement déclencheur n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est parce qu’il s’inscrit dans une expérience quotidienne marquée par les contrôles au faciès et les humiliations qu’imposent certains policiers aux jeunes des quartiers populaires que l’événement est ressenti avec un tel sentiment d’injustice. Les entretiens menés à Firminy-Vert l’ont amplement confirmé. Plusieurs interviewé.e.s ont évoqué la mort de Mohamed Benmouma comme la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase mais le sentiment d’injustice était déjà là.

Qu’est-ce que cela dit aussi du traitement plus général par les pouvoirs publics des quartiers populaires, à travers notamment la politique de la ville ?
Cela nous dit quelque chose quant à l’ampleur du sentiment d’injustice de nombreux.ses habitant.e.s des quartiers populaires. Ce sentiment découle de leur expérience quotidienne d’être l’objet d’un regard négatif et de subir des traitements défavorables. Ils se sentent traités comme des citoyens de seconde zone. Il y a une phrase centrale au début de l’entretien avec « H. », lorsqu’il dit : « enfin tu sais, tu vois à peu près par mon teint que je viens d’un milieu… enfin voilà quoi, que je viens un peu des quartiers… ou pas forcément, mais dans tous les cas je viens pas de la classe sociale que t’es censée interroger » : cette seule phrase condense la manière dont l’expérience de la ségrégation urbaine (le fait d’habiter les « quartiers », désignation qu’il faudrait aussi interroger !), l’expérience de la racisation (c’est-à-dire le fait d’être renvoyé à une origine étrangère réelle ou supposée) et l’intériorisation d’un sentiment d’illégitimité sociale (le sentiment que sa propre parole n’est pas considérée par les autres comme méritant d’être écoutée) s’articulent étroitement dans son vécu. Face à cela, cela fait des décennies que les réponses politiques, qu’elles soient nationales ou locales, ne sont pas à la hauteur. Au contraire, elles contribuent au problème puisqu’on voit que les institutions dites républicaines elles-mêmes, comme la police mais pas seulement, produisent des discriminations.

C’est l’ensemble des politiques de droit commun qui doit être repensé pour mieux répondre aux besoins sociaux, ce qui suppose de redistribuer l’ensemble des ressources et des services publics d’une façon plus favorable aux quartiers populaires et aux classes populaires, en matière d’éducation par exemple.

Traditionnellement les réponses politiques aux révoltes urbaines oscillent entre réponses sociales et réponses répressives mais depuis les années 1980 on observe un glissement progressif en France vers une réponse répressive, jusqu’à la proclamation de l’état d’urgence en novembre 2005.
La politique de la ville elle-même s’est transformée dans son contenu. Lorsqu’elle a émergé au début des années 1980 voire à la fin des années 1970, il était question de promouvoir un « développement social des quartiers », de s’appuyer sur les habitants et leurs organisations. Mais ensuite elle a dérivé vers un traitement de plus en plus sécuritaire, les habitants des quartiers populaires ont été vus comme des problèmes et des objets plutôt que comme des acteurs de ces quartiers. Pourtant, une autre politique de la ville est possible. En 2013, le rapport Bacqué-Mechmache a mis en débat de nombreuses propositions pour une réforme radicale de la politique de la ville, donnant plus de pouvoir et d’autonomie aux collectifs habitants. Mais six ans plus tard, le constat est sans appel : la réforme radicale n’a pas eu lieu. Cela dit, il ne faut pas compter sur la politique de la ville pour tout résoudre. C’est l’ensemble des politiques de droit commun qui doit être repensé pour mieux répondre aux besoins sociaux, ce qui suppose de redistribuer l’ensemble des ressources et des services publics d’une façon plus favorable aux quartiers populaires et aux classes populaires, en matière d’éducation par exemple.

Par rapport à 2009, est-ce que tu as le sentiment que quelque chose a changé en termes de capacité des personnes concernées à se mobiliser et à se défendre ?
Les habitants des quartiers populaires et notamment leur jeunesse se sont mobilisés depuis très longtemps ; ils se sont fait entendre à travers les révoltes urbaines et à travers des mobilisations collectives, associatives, etc. La marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 a déjà 35 ans ! Les discours politiques et médiatiques dominants présentent les quartiers populaires comme des déserts politiques mais c’est faux. Ce n’est pas parce que les taux d’abstention électorale y sont élevés que les habitant.e.s ne sont pas politisé.e.s et mobilisé.e.s. Ces taux d’abstention révèlent plutôt le fossé qui s’est creusé entre ces habitant.e.s et des institutions qui ne se sont pas saisies de leurs problèmes et de la question des injustices sociales. Les mobilisations ne sont donc pas nouvelles mais ces dernières années elles se sont plus fortement structurées autour des violences policières et des contrôles au faciès, avec par exemple les campagnes de Stop le contrôle au faciès, l’action du Comité Vérité et justice pour Adama, et de nombreuses autres organisations. L’émergence du débat public sur les violences policières a aussi été favorisée par le développement de recherches qui ont permis d’objectiver les discriminations policières, par le rôle nouveau des vidéos qui ont permis de sortir du déni comme on l’a vu par exemple dans l’affaire dite « Théo », ou encore par des rapports du Défenseur des droits consacrés à ce problème. Reste qu’on attend toujours les réponses politiques. En 2012, le candidat Hollande avait promis de lutter contre les contrôles au faciès mais une fois au pouvoir, il a oublié cette promesse. Les critiques récurrentes d’un modèle policier français axé sur la répression n’ont pas non plus conduit à une réorientation vers le modèle d’une police de proximité, plus axé sur la prévention et le développement de relations de confiance entre police, habitants et autres acteurs sociaux du quartier. Il n’a sans doute échappé à personne que la tendance n’allait pas dans ce sens.

Comment les personnes interviewées au cours l’enquête percevaient les représentations véhiculées par les médias sur elles et leurs quartiers ?
C’est un enjeu central. L’expérience des habitants des quartiers populaires, ce n’est pas seulement celle du chômage, des discriminations et du racisme. C’est aussi celle d’une infériorisation symbolique qui passe par les regards dont ils font l’objet au quotidien. Les représentations diffusées par les médias dominants font partie du problème. Ces images négatives, ces stéréotypes enferment les individus et nourrissent aussi des inégalités bien matérielles, en termes d’accès à l’emploi, au logement, aux loisirs, etc. Les habitant.e.s ont beaucoup insisté sur cela dans les entretiens que nous avons menés. Il y a donc urgence à sortir de ces représentations médiatiques, ce qui peut passer par le développement de médias alternatifs, comme il en existe déjà (le Bondy blog, etc.).
Aujourd’hui, et après cette année 2018-2019 marquée par un mouvement extraordinaire, celui des Gilets jaunes, ce qui est intéressant c’est de voir que la question des médias dominants, de la manière dont ils diffusent des représentations négatives des classes populaires et dont ils criminalisent leurs mobilisations, a été posée de manière plus globale.

Les violences policières qui touchaient spécifiquement les quartiers populaires se sont aujourd’hui généralisées. Les quartiers populaires ont-ils constitué une forme de laboratoires ?
Ces dernières années, la question des violences policières s’est trouvée reposée dans de nouveaux termes : c’est évidemment le cas avec la répression du mouvement des Gilets jaunes mais ça l’a été aussi plus tôt avec la mort de Rémi Fraisse, l’instauration de l’état d’urgence, la répression des mobilisations autour de la loi travail. Globalement, on a assisté à un durcissement de la répression et une aggravation des violences policières. Les participants aux révoltes urbaines font l’objet d’une criminalisation croissante mais progressivement d’autres groupes sociaux et d’autres mobilisations sociales ont aussi été criminalisés : des mouvements à dimension populaire comme les Gilets jaunes mais aussi récemment des mobilisations moins marquées par cette dimension populaire comme les mobilisations pour le climat. Durant le mouvement des Gilets jaunes, la question de l’impunité de la police, que les habitants des quartiers populaires soulèvent à chaque épisode émeutier, a été soulevée à une nouvelle échelle au sein de la société française. Mais le gouvernement a refermé le débat en refusant de considérer l’existence même de violences policières.

Les habitant des quartiers populaires identifient des intérêts communs avec les Gilets jaunes mais ils font aussi souvent le constat amer que depuis des années, les mouvements des quartiers populaires n’ont pas été soutenus au sein de la société française. Les jeunes racisés expriment également le sentiment de rencontrer des difficultés spécifiques, parmi lesquelles la racisation dans les rapports avec la police et leur représentation particulièrement négative dans les médias. La convergence est également freinée par la stratégie du gouvernement visant à diviser les mouvements, par exemple en mettant l’accent sur le supposé racisme des Gilets jaunes ou en plaçant la « laïcité » et « l’immigration » au cœur du dit « Grand débat » alors que le mouvement des Gilets jaunes ne s’est lui-même jamais centré sur ces questions.

On a parfois pointé la difficile convergence entre quartiers populaires et Gilets jaunes. Est-ce que c’est quelque chose que tu relèves aussi ?
C’est vrai qu’il y a des obstacles à la convergence. Une enquête récente menée auprès de jeunes habitants de quartiers populaires en région parisienne a montré que ces jeunes portent des regards ambivalents sur le mouvement des Gilets jaunes [1]. Ils identifient des intérêts communs mais ils font aussi souvent le constat amer que depuis des années, les mouvements des quartiers populaires n’ont pas été soutenus au sein de la société française. Les jeunes racisés expriment également le sentiment de rencontrer des difficultés spécifiques au sein des classes populaires, parmi lesquelles la racisation dans les rapports avec la police et leur représentation particulièrement négative dans les médias. La convergence est également freinée par la stratégie du gouvernement visant à diviser les mouvements, par exemple en mettant l’accent sur le supposé racisme des Gilets jaunes ou en plaçant la « laïcité » et « l’immigration » au cœur du dit « Grand débat » alors que le mouvement des Gilets jaunes ne s’est lui-même jamais centré sur ces questions. Pour dépasser tous ces obstacles, il est crucial de lutter conjointement contre les inégalités sociales et contre la racisation et les discriminations d’ordre ethno-racial. Ce sont deux combats qu’il faut parvenir à articuler de façon forte. D’ailleurs, malgré les obstacles, on voit que des formes de convergence ont commencé à se construire. Des organisations comme le Comité Vérité et justice pour Adama ont appelé à manifester avec les Gilets jaunes. Et le 20 juillet 2019, des Gilets jaunes ont rejoint la marche pour Adama. Clairement, un des enjeux des luttes à venir résidera dans la capacité des acteurs mobilisés à renforcer ces convergences.

Est-ce que tu as le sentiment que ça se serait déroulé différemment aujourd’hui ?
C’est difficile de répondre à cette question. Des révoltes urbaines se sont déroulées ces derniers mois ou ces dernières années, à Nantes, à Grenoble ou ailleurs. Peut-on dire qu’elles se sont déroulées différemment des précédentes ? Malheureusement, ce sont plutôt les continuités qui frappent a priori, mais il faudrait mener des enquêtes plus approfondies pour le vérifier.
De plus, face à l’ampleur de la répression policière du mouvement des Gilets jaunes, qui a abouti à la mort de Zineb Redouane et à de nombreuses mutilations, on peut trouver que les mobilisations contre ces violences ont été faibles par rapport à ce qu’elles auraient pu être. D’une certaine façon, ce qui est étonnant, c’est plutôt qu’il n’y ait pas plus de révolte contre un ordre social profondément inégalitaire et contre la répression étatique des mouvements sociaux.
Cela n’empêche pas que dans certains espaces sociaux, et notamment au sein des classes populaires, des gens développent des formes de conscience sur ces problèmes (les violences policières, les médias, etc.), s’organisent collectivement, discutent, se mobilisent, et que ces mobilisations sont porteuses de changement dans la durée. De ce point de vue, il y a un avant et un après Gilets jaunes et si les convergences entre les mobilisations des habitants des quartiers populaires et celles des autres segments des classes populaires parviennent à se consolider à l’avenir, cela pourrait évidemment apporter des changements décisifs.


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Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

[Lyon] Une cantine pour cantiner qui met à l’honneur Georges Ibrahim Abdallah le samedi 3 août

Envie de manger un bout tout en soutenant des prisonnier·e·s ? D’écrire une carte pour Georges ? Venez à la prochaine édition de la Cantine pour cantiner !
Le rendez-vous est lancé pour le samedi 3 août 2019, de 19h30 à 3h00 du mat’ pour manger, se retrouver, papoter des taules, écrire une carte à Georges Abdallah et aux autres prisonnier·e·s et shtah contre le chtar au quartier gratte ciel à Villeurbanne.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


A Lire ailleurs   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

Qui est Magali Tabareau, la juge attaquée chez elle au LBD ?

Lundi 17 juin 2019 vers 9h30, deux personnes munies de casques de moto ont sonné à la porte de la présidente de la cour d’assises de Versailles, Magali Tabareau, à Nézel. Lorsqu’elle a ouvert sa fenêtre, elle a reçu un tir de Lanceur de Balle de Défense en plein visage, sous l’œil. Elle a été hospitalisée dans la foulée, victimes de multiples fractures. Article publié sur Desarmons-les !


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Soirée débat et projection : les Gilets jaunes, une répression d’État

À l’amicale de la Richelandière, mercredi 19 juin à partir de 19h.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

Ambert : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / REPRESSION - PRISON

Une expulsion rejetée comme une lettre à la poste

Le 14 mai, dans la boîte aux lettres de l’ancienne poste de Solaure est arrivé un courrier, plus précisément une requête cachetée du sceau de la commune de Saint-Étienne. La présente convoquait l’occupant officiel des lieux à une audience au tribunal administratif de Lyon le 24 mai 2019. Récit du procès.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

[Limoges] Libération de l’inculpé dans l’affaire de la caserne Jourdan

S. inculpé dans l’affaire de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la caserne Jourdan à Limoges est sorti le 8 avril 2019 sous assignation à résidence en surveillance électronique.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Face à la prison, proches des prisonnier·es

Partage d’expériences et de luttes
Samedi 25 mai à partir de 16h.
Salle 102, au 102 rue d’Alembert à Grenoble


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


Dans la thématique "DISCRIMINATIONS - RACISME "

Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / GENRE - FEMINISME

Permanence Marsha

Association d’entraide entre personnes Trans et Intersexes.
Permanence d’entraide, espace de parole en groupe et en individuelle.
contact : association.marsha(a)gmailcom


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / DROITS SOCIAUX - SANTE

Me, you, nous... et eux ? Petits fours et expulsion

Ce mercredi 20 mars, une vingtaine de personnes ont fait irruption à l’inauguration de la Biennale de design de Saint Etienne pour dénoncer la mise à la rue de dizaines de personnes par les pouvoirs publics.


National   DISCRIMINATIONS - RACISME / LOGEMENT - SQUAT

[Info Gisti] Expulsions de terrain et de squat - sans titre mais pas sans droits

Voici une brochure qui répond à nombre de nos questions sur le squat et les expulsions !
2e édition, Fondation Abbé Pierre / Gisti / Romeurope


Opinions   DISCRIMINATIONS - RACISME / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Communiqué unitaire contre l’antisémitisme, son instrumentalisation et contre tous les racismes et oppressions

Dans cette tribune commune, des collectifs et partis ligériens se mobilisent contre l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiques et appellent à une lutte réelle contre tous les racismes et toutes les autres formes d’oppressions.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME

Semaines anticoloniales et antiracistes

LA SEMAINE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE est un événement organisé par l’association Sortir du Colonialisme qui milite sur l’actualité, la mémoire et le combat anticolonial, articulés avec le combat antiraciste, le racisme étant la matrice idéologique du colonialisme.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Jouer avec l’instabilité du mouvement

Contradictions et piétinement du mouvement des gilets jaunes.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   DISCRIMINATIONS - RACISME

À vos tables ! Scandale dans une cantine scolaire stéphanoise

Ségrégation et discrimination à la cantine d’une école publique stéphanoise, peut-on laisser de tels faits se dérouler dans notre ville ?

A la cantine scolaire de l’école primaire publique de la Veüe (Centre 2), les élèves sont séparés par tables et par services en quatre groupes nommés comme cela par le personnel : les Sans Porc ; les Normaux ; les Végétariens ; et enfin les S.O.S (régime spécifique pour les élèves dont les parents n’ont pas payé ou réservé la cantine avec portion réduite).


Opinions   DISCRIMINATIONS - RACISME / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Salle comble pour « Fanon : hier, aujourd’hui » : vers une relecture critique du colonialisme ?

Le film dédié à Frantz Fanon a eu un grand succès vendredi 16 novembre. Retour sur l’œuvre de Fanon et sur les conséquences néfastes de la colonisation, de hier à aujourd’hui.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

Vous avez dit postco ? par le C.R.A.A.P

Le mercredi 28 novembre à 20h30, Le CRAAP (Collectif de Réflexions d’Analyses et d’Actions Postcoloniales) présente son deuxième bulletin sur les questions postcoloniales : plusieurs sujets seront abordés de la difficulté à utiliser le mot jusqu’aux personnes qui sont assignées aux identités postcoloniales.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Projection débat : Fanon, hier et aujourd’hui

Vendredi 16 novembre à 20h30 au Méliès Saint-François
Hassan Mezine a décidé de faire un film sur Frantz Fanon, dont l’oeuvre nous aide à comprendre le monde et à repenser les rapports de domination. Parce que la lutte contre le colonialisme doit se poursuivre aujourd’hui, notamment en Palestine...
Organisé par BDS France Saint-Étienne, le CRAAP, les héroïnes et la JC Loire...


A la une...

CAPITALISME - GLOBALISATION
G7-EZ – C’est parti !!  

En direct-live du contre-sommet à Hendaye, des reporters des sites MUTU proposent chaque jour quelques nouvelles en photos et/ou récits du contre-sommet.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Diophonie #7 le 25 août !  

La 7e Diophonie se tiendra le dimanche 25 août 2019, à partir de midi jusqu’au soir, aux Guinguettes de Couriot !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Code du policier de l’espace à Saint-Étienne  

Article 1.
Comme partout ailleurs, les policiers de l’espace – autrement dit aménageurs, urbanistes, architectes et designers – travailleront main dans la main avec les autres services de police et de renseignement. Ceci afin de limiter au maximum l’utilisation de l’espace public, en particulier par les plus pauvres. En tant que capitale du design, Saint-Étienne se doit d’être un modèle de Smart City. Le numérique dans tous les aspects de la ville devra permettre la sécurisation totale.


GENRE - FEMINISME
La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !  

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.


CAPITALISME - GLOBALISATION
G7 à Biarritz : programme du contre-sommet et des mobilisations  

Le sommet du G7, qui réunit les chefs des sept États parmi les plus riches de la planète, se tient à Biarritz du 24 au 26 août, sous la présidence de la France. Plusieurs évènements sont organisés contre cette réunion : des manifestations et rassemblements les 24 et 25 août ainsi qu’un contre-sommet et un village des alternatives du 21 au 23 août.


MEMOIRE
Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté  

Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Les EPHAD à Sainté : pris pour des CPOM  

Face à des conditions de travail très dégradées et une impossibilité de s’occuper décemment des résident.e.s, des personnels des Établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) stéphanois tentent d’alerter les habitant.e.s et la municipalité. Celle-ci, non contente de rester sourde à leurs appels, les empêche d’exercer leur droit de grève. Laisser crever et faire crever. Un article du Couac paru au printemps 2018.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Ville, métropole et design : qui S.E.M le vent...  

« Il convient de maîtriser l’image de la cité, de la même manière qu’on joue sur celle d’une entreprise pour influer sur sa cotation en bourse. »
Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019 sur notre métropole stéphanoise et le recours au design comme instrument de transformation de la ville.


DROITS SOCIAUX - SANTE
HP : contention et contentieux  

Début juin, le service des urgences du CHU de Saint-Étienne entame une grève pour dénoncer les conditions de travail et, par voie de conséquence, de traitement des patient.e.s. La situation ne s’est depuis pas améliorée : mardi 30 juillet, un patient de 72 ans quittait le service après après 120 heures passées sur un brancard. Début juillet, les urgences psychiatriques ont à leur tour rejoint la grève. Le service a déjà effectué quelque temps plus tôt une grève de cinq mois. Retour sur les origines des difficultés rencontrées dans ce service avec un article du Couac paru au printemps 2018 et sur la mobilisation de l’automne-hiver dernier.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Gentrifier Sainté ?  

La gentrification est un mot barbare et parfois fourre-tout. Une célèbre encyclopédie en ligne la présente ainsi : « La gentrification (du mot anglais gentry, « petite noblesse »), ou embourgeoisement en français, ou boboïsation dans la presse, est un phénomène urbain par lequel des personnes plus aisées s’approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d’une couche sociale supérieure. »
Mais qu’en est-il à Sainté ? La question est posée ici avec quelques éléments de réponse...


DROITS SOCIAUX - SANTE
L’Université fait sa pub : que mettre derrière des slogans creux ?  

Ce dernières semaines, l’Université Jean Monnet faisait sa promotion sur les panneaux d’affichage public et les réseaux sociaux à l’aide de slogans fleurant bon le marketing le plus creux. On aurait volontiers proposé une autre série d’affiches, plus emblématiques de l’action de la présidence de l’UJM…


REPRESSION - PRISON
[Lyon] Après la victoire de l’Algérie à la CAN le 19 juillet, la préfecture et les flics font la fête à leur manière  

Alors qu’à Sainté la place Jean Jaurès s’est retrouvée sous les gaz et que la Police concocte tranquillement quelques 400 procès verbaux pour des "infractions au code de la route", à Lyon une fois de plus, les festivités qui suivirent la victoire de l’équipe nationale d’Algérie dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont été réprimées avec violence par les forces de « l’ordre ». Comme le dimanche 7, le jeudi 11 et le dimanche 14 juillet, la détermination policière à restaurer l’ordre républicain et post-colonial a transformé une fête en vaste foire aux gazs lacrymogènes, aux coups de matraque, aux tirs de LBD et même au tir de canon à eau.


REPRESSION - PRISON
Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne  

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Bure : Le bois Lejuc est réoccupé !  

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.


LOGEMENT - SQUAT
Nouvelle édition du « squat de A à Z »  

La fameuse brochure écrite en 1999 et régulièrement mise à jour est LE texte de référence pour qui veut participer à l’ouverture de squats en France. Il vient d’être mis à jour pour intégrer notamment les nouveaux textes de loi français.


VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES
Rencontre avec des membres actifs de l’amicale du Crêt de Roch  

Dimanche 14 juillet a lieu le Bal populaire du Crêt de Roch, organisé par l’association d’éducation populaire Les cris du quartier, en lien avec l’Amicale Laïque du Crêt de Roch. Entretien avec deux membres actifs de ces deux collectifs, publié dans le journal du carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La mobilisation s’intensifie au CHU de Saint-Étienne  

Alors que les urgentistes du CHU de Saint-Étienne poursuivent leur lutte, les urgences psychiatriques rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après  

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.