Saint-Étienne et alentours Couac   DROITS SOCIAUX - SANTE / EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

Enfant en situation de handicap : l’État oublie « d’inclure » les moyens




Quatre semaines après la rentrée scolaire, plus de 10 000 enfants en situation de handicap restaient privés de leur accompagnement (d’après les associations TouPI, Autisme France et Info Droit Handicap), faute de moyens de recrutement. Pourtant, partout en France, les membres de la communauté éducative essayent de faire vivre « l’école inclusive ». Peut-on accueillir en école ordinaire tous les enfants, quel que soit leur handicap ? L’idée est-elle simplement belle et grande ou s’agit-il là d’une politique machiavélique espérant faire des économies au mépris de la souffrance des enfants et de leur accompagnant.es, en sous-traitant notamment la prise en charge qui se faisait initialement dans des structures spécifiques, et coûteuses ? Entretien avec Taline Bouagal, AESH et représentante syndicale dans la Loire.


Commençons par un point « jargon éducation nationale » si tu le veux bien : Toi, tu es AVS, mais AESH ou CUI-PEC ?
Oui, cela mérite un petit éclaircissement. Faisons simple, historiquement, les AVS (auxiliaires de vie scolaire) étaient engagé.es, la plupart du temps, sous un contrat CUI-PEC (contrat unique d’insertion – parcours emploi compétences). Il s’agit d’un contrat précaire, qui doit être souvent renouvelé, de droit privé. Les AESH (accompagnant.e d’enfant en situation de handicap) sont embauché.es sous un contrat de droit public, ce qui paraît plus logique vu la mission. Finalement, AVS et AESH exercent le même métier mais pas avec les mêmes droits.

Peux-tu nous retracer rapidement l’histoire de l’accompagnement en milieu scolaire des enfants en situation de handicap ?
L’aventure commence en 1982 lorsque des parents embauchent une personne pour accompagner un enfant en situation de handicap. En 1986 a lieu une première expérimentation d’accompagnement en milieu scolaire. C’est là les débuts de la mission d’AVS. Puis vient la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation à la citoyenneté des personnes handicapées. Cette dernière apporte des précisions sur les missions des AVS. Mais le travail est et reste extrêmement précaire. L’éducation nationale propose des contrats aidés, des CUI, aux personnes qui veulent assurer cette mission auprès des enfants. A ce moment, aucun diplôme, aucune qualification n’existe. Ce n’est qu’en 2016 qu’un diplôme voit le jour, le DEAS (diplôme de niveau 5). Les années passent et chaque président ou ministre évoque l’idée de titulariser les AVS, mais les choses traînent et le statut, celui de fonctionnaire de catégorie B, qui correspondrait au diplôme peine vraiment à se mettre en place.

« Le souci de l’enfant et de la cohérence de son accompagnement est loin de régir la logique organisationnelle »

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Dans quel contexte travaillent tes collègues et toi ?
Aujourd’hui, le ministre Blanquer parle sans cesse de l’école inclusive, de l’accueil des enfants en situation de handicap. On entend dire que les PIAL (pôle inclusif d’accompagnement localisé) devraient permettre une mise en commun de moyens et une plus grande réactivité face aux besoins d’un secteur. On entend dire aussi que ces pôles sont des outils de professionnalisation des accompagnant.es et donc d’une amélioration des conditions de travail. Lors de cette rentrée 2019, des PIAL ont vu le jour dans de nombreux.ses écoles, collèges et lycées. Le constat est sans appel. Les accompagnant.es peuvent suivre jusqu’à cinq enfants ! La mise en commun est faite au détriment de l’accompagnement individuel. Inutile de décrire les conséquences sur les conditions de travail et la qualité de l’accompagnement. La flexibilité est le maître-mot des PIAL. Cela signifie que les accompagnant.es sont affectés sur une zone et nommé.es dans un établissement du pôle puis peuvent en être changé.es – et cela plusieurs fois au cours de l’année. Le souci de l’enfant et de la cohérence de son accompagnement est loin de régir la logique organisationnelle. Le dédain est important. L’administration a créé récemment une division du personnel AESH (ils et elles sont 1400 dans la Loire tout de même !). Cela présente l’avantage d’avoir un seul interlocuteur. Mais vu la rentrée chaotique de cette année, le service a été submergé et n’a pas pu assurer sa mission correctement. Beaucoup de collègues restent seul.es, sans réponse. L’administration a également dit que plus aucun CUI-PEC ne serait signé et qu’à terme, tou.tes les accompagnant.e seraient sous contrat AESH (qui mène au CDI). Mais le délai initialement annoncé semble s’allonger. Il faut aussi savoir que nous pouvons être affecté.es dans le privé sans que notre avis ne soit pris en compte. Cela peut pourtant poser de réels soucis d’éthique.

« Les accompagnant.es rencontrent d’énormes difficultés. Le manque de formation est criant, le travail toujours précaire, les salaires bas et souvent pas payés à temps. Actuellement, 169 AESH subissent un retard de paiement. »

Parmi les revendications, certains mots ressortent particulièrement : formation, professionnalisation, reconnaissance. Qu’en est-il ?
Aujourd’hui les accompagnant.es rencontrent d’énormes difficultés. Le manque de formation est criant. Le travail est toujours précaire, les salaires sont bas et souvent pas payés à temps. Actuellement, 169 AESH subissent un retard de paiement. L’administration s’explique par un dysfonctionnement du logiciel ministériel. Nous ne sommes que de vulgaires pions que l’administration peut bouger à sa guise sur l’échiquier de la restriction budgétaire, et rarement dans l’intérêt des enfants ou des accompagnant.es. Les syndicats demandent à ce que la carrière et l’affectation des AESH soient gérées selon les mêmes règles que celles des enseignants.

Tu es représentante syndicale et sièges au titre de la FSU (fédération syndicale unitaire) en Commission administrative. Quelle place occupent les AESH au sein des syndicats ?
Je travaille en collaboration avec un enseignant représentant syndical qui a, depuis deux ou trois ans, commencé à écouter nos revendications et à prendre en charge le dossier « AESH ». Le but est simple : se battre pour l’amélioration des conditions de travail des accompagnant.es. Le combat est corrélé évidemment avec celui de la qualité de l’accompagnement. Au quotidien, cela passe par soutenir des collègues en difficulté professionnelle, intervenir dans les instances auprès de l’administration et porter la voix des AESH. La vie syndicale des AESH est récente. Il y a peu, les collègues se sentaient seul.es ; aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le syndicalisme des AESH évolue, grossit. Ce n’est pas une surprise, nous devons être organisé.es, solidaires et nombreux.ses face à la dégradation de notre quotidien professionnel.

Et en guise de conclusion ?
Notre administration a une chance inouïe que l’accompagnement des enfants en situation de handicap fonctionne, en quelque sorte. C’est uniquement parce que les collègues aiment leur travail. Si ce n’était pas le cas, et vu la précarité de l’emploi, les salles de recrutement seraient désertes. Mais ils ne pourront pas pousser le bouchon indéfiniment.

Un personnel embauché en CUI est payé 687,62 euros pour 20h hebdomadaire. En contrat AESH, les temps partiels de 66 % sont souvent imposés. Cela correspond à 26h de travail (plus des heures de réunion) sur 39 semaines. Le salaire est alors compris entre 710 et 806€. Contrairement à tous les personnels travaillant en zone REP ou REP+, les AESH ne touchent pas les primes correspondantes.

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