Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Grandeur et décadence des coopératives de consommation


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Alors que l’agro-industrie, la production de masse, peuvent nous entraîner à consommer beaucoup trop et mal, il est temps de revisiter l’histoire de ces coopératives qui ont permis, durant un siècle, une autre consommation à partir du besoin réel des gens, particulièrement des prolétaires. La disparition de ces coopératives en seulement deux ans (1985-1986) a constitué une grande perte. Mais cette très longue expérience nous montre qu’il est possible de développer un secteur alternatif ambitieux au capitalisme, porteur, à terme, de transformation sociale.


En 1835, Michel-Marie Derrion crée au 95 montée de la Grande Côte, dans les pentes de la Croix-Rousse, une épicerie sous l’enseigne Au commerce véridique et social, considérée comme l’ancêtre des coopératives. Sa naissance à Lyon, juste après les insurrections des canuts (1831-1834), n’est pas un hasard car c’est à l’époque la ville où la misère ouvrière est la plus visible et où on peut trouver en abondance des sociétés secrètes de réformateurs. C’est aussi un lieu qui inspire les penseurs du socialisme émergeant : Fourier [1], plus tard Proudhon [2], tous deux nés à Besançon mais qui séjourneront à Lyon.
Ce magasin, qui connaît un succès rapide mais bref (trois ans), ne servira cependant pas comme référence car ses principes de fonctionnement sont insuffisamment progressistes [3]. Le véritable démarrage de ces coopératives de consommation intervient donc en 1844 avec la création des Équitables Pionniers de Rochdale, près de Manchester, notamment inspiré par les travaux d’Owen [4]. Quatre règles fondatrices seront systématiquement reprises par la suite : liberté d’adhésion, principe de la prise de décision selon un homme, une voix, répartition des bénéfices entre les consommateurs au prorata de leurs achats, rémunération des capitaux uniquement sous forme d’intérêts.
À l’époque, l’épicier capitaliste est qualifié de « picsou », pratiquant des prix très élevés (dus aussi à la multiplicité des intermédiaires) pour des produits de piètre qualité. Par ailleurs, le crédit systématique place les clients dans une logique de dépendance et d’appauvrissement permanent, la paie suivante ne servant qu’à rembourser les dettes contractées.
La coopérative refuse cela : elle impose le paiement au comptant, veut garantir des prix raisonnables (dus à la suppression de tous les intermédiaires) pour des produits de qualité.

La coopération est révolutionnaire car elle appelle les consommateurs et les producteurs à s’unir sur une base égalitaire pour s’autogérer sans patron ou État interposés.

Dans l’esprit des théoriciens du début du XIXe siècle, les coopératives de consommation sont la première brique (avec les coopératives de production et les mutuelles) d’une société alternative au capitalisme, alors en plein essor. Ils espèrent qu’elles vont devenir rapidement dominantes par dissémination. Mais si ces coopératives ont pu se développer de façon conséquente, elles n’ont jamais atteint une taille leur permettant de s’affranchir totalement des logiques capitalistes. La coopération est révolutionnaire car elle appelle les consommateurs et les producteurs à s’unir sur une base égalitaire pour s’autogérer sans patron ou État interposés. Mais dans les faits, elle est réformiste car elle doit tenir compte de la législation et du système économique dominant.
Dès le milieu du XIXe siècle, des coopératives se créent dans beaucoup de pays européens, mais aussi aux États-Unis, au Japon… À Lyon, la Société des Travailleurs Unis (créée en 1849), possède, après seulement deux ans, un magasin de gros, sept épiceries, une boulangerie, deux boucheries, deux magasins de charbon, un entrepôt de vin, une pâtisserie et une fabrique de chocolat. Les bénéfices réalisés sont en totalité attribués à des œuvres d’éducation et de solidarité : elle finance ainsi deux écoles primaires et une caisse des invalides du travail. Mais dès le coup d’état de Louis-Napoléon (décembre 1851), le nouveau pouvoir ordonne la liquidation de toutes les sociétés ouvrières dites fraternelles, à ses yeux foyers potentiels de républicanisme et de révolution.
Le véritable développement des coopératives de consommation n’interviendra en France que dans les années 1870. Dans la Loire, parmi les dizaines créées à cette époque, les plus significatives sont La Solidarité (Roanne, 1872), l’Union des Travailleurs (Saint-Étienne, 1876), l’Alliance des Travailleurs (Saint-Chamond, 1879), La Renaissance (Firminy, 1881), La Providence (Terrenoire, 1884)… Elles sont créées par les salarié.e.s d’entreprises (Jacob Holtzer pour La Pensée, ou celle des personnels de La Poste créée en 1905, La Coop), de branches d’activité (les mines…), parfois par des syndicats (la SCATS, Société coopérative des travailleurs du sous-sol, à Roche la Molière par des militants de la CGT en 1944).

Le quart de la population française est adhérent des coopératives

Le nombre de membres en France passe de 350 000 en 1873 à plus de 880 000 en 1913. La guerre de 1914-1918 va encore renforcer les coopératives car elles assurent mieux l’approvisionnement des zones urbaines, notamment ouvrières. En 1920, elles sont environ 4 600 pour près de 2 500 000 membres. Les responsables nationaux estiment alors que le quart de la population française est adhérent des coopératives. Dans le même temps, le mouvement se structure dans la Fédération Nationale des Coopératives de Consommation (FNCC, 1913) et l’Alliance Coopérative Internationale (ACI, 1895).
En France ses promoteurs se retrouvent dans l’École de Nîmes, assez vite portée par Charles Gide [5]. Ceux-ci poussent au renforcement de leur coordination (notamment par la mise en place d’une centrale d’achat nationale, la Société générale des coopératives de consommation, SGCC), et au regroupement des coopératives autour d’un territoire. Dès 1930, il n’en reste plus que 1.391, jusqu’à 550 en 1962, alors que, dans le même temps, le nombre de magasins croît à presque 10 000 en 1962, et que le nombre de membres monte à plus de 3,5 millions.
Les disparités régionales sont cependant importantes : entre 1935 et 1955, si La Renaissance (Roannais) progresse de 74 % en nombre d’adhérent.e.s, et l’Union des Travailleurs (bassin stéphanois) de 20 % en augmentant leurs parcs de magasins, la croissance d’Unicoop (Rhône), certes conséquente (53 %), est réalisée en perdant environ un quart de ses magasins. En 1955, la part de la distribution alimentaire prise par les coopératives dans la Loire est alors de 10,5 %, en s’appuyant sur la plus grande densité ouvrière de France (41 % de la population active en 1946). Dans le Rhône, où la population est plus diversifiée et la concurrence plus forte, cette part n’est que de 4,1 %.

Une marque nationale, Coop

En 1969, une marque nationale, Coop, s’impose sur les enseignes de tous les magasins et sur les presque 300 produits issus de leurs quinze usines. C’est aussi le début d’une interrogation qui ne fera qu’enfler dans les années 70 et 80 : celle de développer des super et hypermarchés. Il est vrai qu’alors la bascule vers les grandes surfaces paraît inexorable, tous les groupes capitalistes (à la notable exception du stéphanois Casino) abandonnent les petites succursales, supposées très coûteuses en frais de personnel, en immobilier et en logistique. Mais pour les coopératives, cette fuite en avant, dévoreuse de capitaux et facteur d’éloignement avec les sociétaires, peut être suicidaire. Ainsi, à Saint-Étienne, le seul Rond-Point Coop (hypermarché) sera ouvert à Villars en 1985, puis vendu six mois après (car il n’y a plus d’argent) à Auchan.

Dans les faits, la coopération est réformiste car elle doit tenir compte de la législation et du système économique dominant.

Des coopératives vont disparaître de certaines zones très urbanisées (à Lyon, Unicoop sera dissoute au début des années 70), elles résisteront mieux dans les zones rurales et dans les grands bassins industriels. Mais le mouvement poussera à la fusion des coopératives saines avec celles en difficulté. Ainsi, l’Union des Travailleurs (Saint-Étienne) fusionnera à la fin des années 70 avec celles de Moulins et de Guéret, puis reprendra une partie des magasins de celle de l’Ain en 1981, avec des coûts alourdis.
Par ailleurs, les grands groupes capitalistes jouent sur des prix bas (ou affichés comme tels), en s’appuyant sur des centrales d’achat capables d’imposer leurs conditions aux producteurs (souvent de façon cynique), et sur l’importation de produits à bas coûts, de piètre qualité. Les coopératives, qui avaient su faire de la question du prix un avantage (par des circuits courts et en se dotant d’une centrale d’achat nationale), voient leurs marges bénéficiaires s’effriter d’autant que les productions de qualité de leurs propres usines deviennent « trop chères ».

La catastrophe arrive dans les années 1985-1986

Au début des années 1980, les Coop ne réalisent plus que 2,4 % des ventes nationales au détail. Elles comptent environ 6500 magasins (35 % de moins que le sommet de 1961), dont 395 supermarchés et 49 hypermarchés (chiffres de 1985). La catastrophe arrive dans les années 1985-1986 avec la disparition de nombreuses coopératives locales (dont celle de Saint-Étienne en 1986), de la centrale d’achat, de toutes les usines et du laboratoire coopératif, de la revente de la FNAC (alors leur propriété collective). Les conséquences sociales sont lourdes : les effectifs salariés chutent de 43 000 salariés en 1975 à 14 000 en 1987.
Seules subsistent alors les coopératives de Normandie-Picardie (fusionnées en 1990, restées coopératives mais depuis 2009 aux enseignes « Leader Price » — du groupe Casino — pour les épiceries, et « Système U » — coopérative de commerçants — pour les grandes surfaces), de Saintes (devenue Coop Atlantique, « Système U » depuis 2012), de Champagne (« Leader Price » depuis septembre 2017) et d’Alsace (disparue en 2015). Aujourd’hui, il n’y a plus en France de magasins à l’enseigne Coop, alors qu’ils sont toujours présents au Royaume-Uni, en Suisse, en Italie, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, au Japon, au Canada…
Cet effacement des Coop se fait sans réaction du pouvoir politique socialiste, alors que ses responsables invoquent Jaurès dans leurs discours (lui a soutenu la coopérative Verrerie ouvrière d’Albi en 1896, et a été l’un des instigateurs de la création de la FNCC). Parallèlement, ils privilégient la restructuration très coûteuse des entreprises nationalisées en 1981-1982, au détriment de coopératives qu’ils ne contrôlaient pas directement, ce qui confirme leur vision étatique. À l’époque, un soutien financier relativement peu coûteux (une caution auprès des banques, qui refusaient de prêter aux Coop dont les parts sociales ne sont que le fait de particuliers peu solvables) aurait sans doute permis de passer la crise et d’accompagner une réorganisation du mouvement.
Mais il existe des causes internes qui peuvent expliquer cette chute brutale. Les coopératives, toujours plus grosses suite aux regroupements, ont été entraînées dans une dérive bureaucratique qui a dépossédé leurs sociétaires de tout pouvoir. Dès 1967, l’Alliance Coopérative Internationale alertait pourtant : c’est dans le « retour vers ses sources populaires spontanées plus que dans un économisme néo-capitaliste que le mouvement coopératif doit chercher son adaptation ».

La renaissance de l’esprit coopératif ?

Par ailleurs, vu de notre époque où le recul du grand commerce est manifeste, les grands groupes investissant désormais dans de petites unités, le passage aux grandes surfaces était-il indispensable ? L’exemple du réseau Biocoop, surtout développé à partir des années 1980 (au moment où les Coop s’effondrent), montre la pertinence de supérettes de proximité, vendant des produits de bonne qualité non soumis aux dérives de l’agrobusiness, perceptibles dès cette époque.
Cela aurait pu mettre les Coop en porte à faux vis-à-vis de leurs sociétaires, le plus souvent de milieu populaire, aux faibles revenus et peu sensibles à ces problématiques. C’est là que l’éducation à une maîtrise de leur consommation, le soutien à des structures d’insertion productrices de légumes revendus dans le réseau, la promotion d’un commerce équitable avec les producteurs locaux ou du « sud », la certification y compris autonome des produits vendus, même non bio et donc moins chers (le réseau disposait d’un excellent laboratoire de tests) auraient pu être mobilisés.
Comme Biocoop, les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, qui organisent un lien direct du consommateur avec les producteurs) et les supermarchés coopératifs (dont les membres fournissent un travail bénévole) représentent des alternatives qui s’inscrivent dans la filiation des coopératives de consommation et qui renouvellent ses approches, même si certaines de ces innovations doivent être discutées.

[1Charles Fourier (1772-1837). Il imagine les phalanstères, tout à la fois habitats collectifs et coopératives ouvrières de consommation et de production. Une de ses nombreuses déclinaisons, le familistère de Guise (créé vers 1870 par l’inventeur du poêle Godin) durera un siècle (jusqu’en 1968

[2Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), animateur du courant mutuelliste et l’un des pères de l’anarchisme. Il insiste sur l’organisation interne des coopératives (préfigurant les principes de l’actuelle autogestion) et sur les rapports des coopératives entre elles par la théorie du fédéralisme (convention par laquelle des organisations engagent des relations d’échanges librement consentis dans un rapport égalitaire, rompant avec la logique dominants-dominés propre au capitalisme).

[3Le magasin Au commerce véridique et social, « ne peut être considéré comme la première coopérative car la ristourne n’y constituait qu’un procédé commercial, elle n’excluait pas le profit du commerçant et ne s’insérait pas dans un programme de transformation sociale et économique », Michel David, dans L’évolution des formes d’exploitation, 1950.

[4Robert Owen (1771-1858) : au départ c’est un patron industriel philanthrope qui s’investira dans la création de coopératives. Il restera cependant en retrait de l’action politique et privilégiera un socialisme de transformation sociale.

[5Charles Gide (1847-1932) : pour lui, la coopération doit amener la transformation totale de la société par la multiplication à l’infini de nouvelles associations et ce sera alors « l’émancipation de la classe ouvrière par la transformation du salariat ». Il sera surtout, dans l’entre-deux-guerres, le grand réorganisateur du mouvement des coopératives de consommation (via la FNCC), en poussant au regroupement des coopératives, au développement d’outils nationaux (centrale d’achats, revue d’analyse, élaboration d’un outil statistique…).


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  • Texte très intéressant ! Dans son livre « Utopie et socialisme » (éd. L’échappée), Martin Buber a proposé une autre explication, complémentaire mais plus philosophique, du relatif « échec » de l’utopie coopérative, du moins du point de vue de son projet initial (remplacer en totalité le commerce capitaliste) : cette utopie prenait en compte la production et la consommation comme deux catégories séparées, divisant ainsi ce qui devrait pourtant être réuni dans la vie quotidienne. Les Amap qui proposent aux consommateurs de travailler une partie du temps chez le paysan producteur sont une piste à explorer pour sortir de l’impasse pointée par Buber.


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MOBILISATIONS - LUTTES
Interview. Il y a six ans, des “gilets jaunes” avant l’heure en Italie  

En 2013, un mouvement de colère citoyen voit le jour en Italie. La mobilisation des “fourches” émerge sur les réseaux sociaux et bloque les routes ; elle dénonce les taxes, l’austérité, le chômage, le coût de la vie, l’élite et, surtout, elle refuse d’être récupérée par les partis. Cinq ans plus tard, les “fourches” ont disparu, mais l’Italie est dirigée pour la première fois par une coalition entièrement populiste. Quelles leçons en tirer alors que surgit un mouvement similaire en France ? L’analyse de Leonardo Bianchi, journaliste et auteur d’un essai sur les mouvements de colère en Italie.


REPRESSION - PRISON
Des nouvelles de Loïc Citation - G20 de Hambourg  

Loïc Citation, militant contre les grands projets inutiles à Bure et ailleurs, fait partie des personnes ayant subi une violente répression depuis des années. Il est actuellement emprisonné en Allemagne, soupçonné d’avoir participé au contre-sommet du G20 à Hambourg. Un procès fleuve contre les activistes de ce contre-sommet s’ouvre le 18 décembre.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Etudiants étrangers et université Saint-Étienne – Lyon : l’excellence de l’exclusion  

Lundi 19 novembre, Edouard Philippe annonçait que les droits d’inscription des nouveaux étudiants extra-européens seraient élevés 3 000 euros environ par mois, soit une multiplication par 16. Quelques jours auparavant, des représentants de l’Université de Lyon – dans laquelle l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne va être dissoute au 1er janvier 2020 – faisaient preuve de moins de scrupules encore : l’objectif est de porter ces frais à 4 500 euros. Cette hausse a vocation à s’étendre à tous.


REPRESSION - PRISON
3 mois fermes pour vol : bilan des premiers procès de samedi  

Trois des 11 personnes interpellées samedi en fin de manifestation « gilets jaunes » passaient en comparution immédiate hier au tribunal de Saint Etienne. Banalement la justice bourgeoise abat sa répression sur les plus fragiles, bilan d’audience.