Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Interview d’un habitant de la Maison bleue




Alors que depuis la mi-novembre, les personnes qui habitent, faute d’autre logement, la Maison bleue sont menacées d’expulsion. Rencontre avec l’un des habitants qui nous raconte son parcours de vie.


Pourquoi j’ai quitté l’Angola

En 2010, en Angola, j’étais un étudiant universitaire. Une fois arrivé à ce niveau, j’ai commencé à voir le système autrement. Avec d’autres, on a commence à regarder la vraie face du régime. Le gouvernement promettait la prospérité et nous on ne vivait que la pauvreté. Il disait une chose et en faisait une autre.

En 2012, je vote pour la première fois. Je vote MPLA (Mouvement populaire de libération de l’Angola), le parti déjà au pouvoir, car le président Fernando Dias dos Santos fait une propagande pour la prospérité des gens et nous y avons cru... Mais après, tout a été différent de ce qui était promis.
Dans mon quartier (à Luanda), nous avons alors commencé à avoir une autre manière d’analyser les choses. Le taux d’alphabétisation était bien trop bas. Un pays se fait avec un investissement dans l’éducation. Nous avions l’impression que le gouvernement se refusait à éduquer le peuple pour qu’il ne se révolte pas. Mais, nous n’avions aucun droit, nous ne pouvions manifester notre volonté, le gouvernement ne la prenait pas en compte. Nous ne pouvions contester, nous n’en n’avions pas le droit.

Début de la contestation.

En 2015, j’ai pris un rôle de mobilisateur de masse. Il y a eu beaucoup de mouvements de contestation. On a réfléchi à comment renverser un dictateur et éviter une nouvelle dictature en s’inspirant du livre de Gene SHARP (Da Ditadura à Democracia : um marco conceitual para a libertação [1]). Inculpés de coup d’état, des gens furent incarcérés pendant un an avant d’être finalement relâchés. Le mouvement de contestation a alors grossi. Les gens ont eu moins peur de manifester une fois les gens relaxés.
La volonté de liberté a commencé à grandir. En 2017 a eu lieu la plus grosse manifestation jamais vue en Angola. 2017 était l’année des élections. On a pensé pouvoir renverser la dictature. Bornito de Sousa (MPLA), le premier ministre en place, cumulait les fonctions de ministre du territoire et de président de la commission électorale.
Nous avons mobilisé les gens pour qu’il choisisse son camp afin de garantir qu’il ne favorise pas son parti. Le MPLA, parti au pouvoir depuis l’indépendance, gagnait toujours avec des fraudes. Les plus anciens en témoignent.

Pour donner un exemple de collusion entre le Portugal et l’Angola, on peut parler de Manuel VICENTE, l’ancien 1er ministre du président DOS SANTOS, qui était également président de la seule entreprise nationale d’exploitation de pétrole « Sonangol ». Cette entreprise représente environ 60 milliards de dollars. Il a été accusé de corruption. L’État angolais réclame qu’il soit jugé au Portugal. Le Portugal a instruit son dossier mais en fin de compte il n’a jamais été jugé.

Que représente ma vie à coté d’un premier ministre ? Je ne suis rien. Si le Portugal est prêt à condamner une personne aussi importante qu’un ancien premier ministre, avec moi ils n’auront aucun état d’âme.
L’Angola est actuellement plus riche que le Portugal, le rapport de force est en sa faveur. Ils peuvent obtenir ce qu’ils veulent du Portugal. Les Européens qui vivent en Angola vivent dans le luxe et ne voient pas ce qui se passe pour la grand majorité qui vit dans la pauvreté.

Pourquoi j’ai dû partir

J’ai alors mobilisé les gens contre Bornito de SOUSA. J’ai, du coup, été accusé « d’atteinte à l’intégrité physique » du premier ministre. En Angola, quand tu as un problème avec l’État, on peut venir te chercher et te tuer. J’ai compris que j’étais en danger. Je me suis caché mais on m’a expliqué que pour rester en vie, je devais fuir. Ma mère a trouvé et payé une personne (restée anonyme pour sa sécurité) qui a pu me fournir un passeport et un visa. J’ai atterri à Paris, à Charles de Gaulle en mai 2017.

Au début, je ne connaissais personne, je dormais dans la rue. Je ne parlais que portugais. J’avais un peu d’argent. Des gens m’ont « aidé » (contre de l’argent) et mis dans un train pour Roanne. A Roanne, je dormais toujours à la rue. J’ai donné mon identité à la police lors d’un contrôle. Je suis retourné voir la police pour demander des conseils car je ne savais pas quoi faire. Ils m’ont emmené voir un curé. C’est lui qui m’a donné l’adresse de la Croix Rouge et du secours catholique et de la Plateforme d’Accueil des Demandeurs d’Asile (PADA) de la Loire [2].

Arrivée à Saint-Étienne

Ils m’ont acheté un ticket de train et donné 10€. Je suis arrivé à la Terrasse à Saint-Étienne et suis allé au centre ville. J’ai montré le papier avec l’adresse pour qu’on m’emmène à la croix rouge. Ils ont appelé le 115 qui a dit ne rien pouvoir faire pour moi... On m’a dit qu’il y avait une place chez l’association Triangle pour des repas de nuit. Et de chercher une place pour dormir. Ils ont rappelé le 115, à 22h il n’y avait toujours pas de place. J’ai encore dormi à la rue. Le lendemain on m’a emmené à la PADA. J’y suis resté la journée. Ils ont fait l’inscription pour faire la demande d’asile à la préfecture. Je suis sorti de la PADA et j’ai trouvé quelqu’un qui m’a emmené chez le père Riffard, à Montreynaud.
Là-bas, j’ai rencontré des Angolais qui m’ont mis en contact avec le squat de Tarentaize. Les Angolais du squat m’ont accueilli et m’ont donné un coin pour dormir. Nous étions quatre dans une petite chambre avec un petit matelas. Plus tard, les autres Angolais sont partis en foyer, moi je suis resté au squat. D’autres gens sont venus comme moi. J’ai bien sûr partagé ma chambre. La police est passée au squat pour faire des contrôles. La situation au squat de Tarentaize était très mauvaise.

La Maison bleue

Via un contact militant, je suis ensuite parti à la Maison bleue dès son ouverture. Je suis une des premières personnes à y avoir dormi. La situation sanitaire y était mieux qu’a Tarentaize.
Très vite la police est venue pour prendre nos identités. On a tous donné nos noms sans se méfier. La police est revenue pour voir si on était toujours là. Ensuite ils sont venus nous demander de quitter les lieux. La police est passée trois fois cette semaine, ils ont encore répété « il faut quitter le lieu », ils parlent avec beaucoup de menaces. Tout le monde sur place a peur.

Après je suis allé à la préfecture de Lyon. On a pris mes empreintes et expliqué que je rentre dans le cadre de la « procédure Dublin ». En clair, comme ce sont les autorités portugaises qui ont émis mon visa, ce sont elles qui doivent étudier ma demande d’asile.

Convoqué à la Préfecture de la Loire, j’ai appris que le Portugal est OK pour me réadmettre. Je suis assigné à résidence pour 45 jours (je dois passer 3 fois par semaine à la police pour prouver que je suis là). Si je conteste la décision, je dois faire un recours au tribunal administratif. J’ai 48h pour contester la décision d’expulsion.

En retournant au Portugal, je serais en danger car c’est plus facile pour les Angolais de me retrouver une fois que je serai là-bas. Du fait des liens historiques entre le Portugal et l’Angola, en qualité d’ancienne colonie, j’ai plus de chances de rencontrer des Angolais. Ici c’est plus difficile de repérer que je suis Angolais car entre Africains on parle français. En France, la communauté angolaise est moins importante et moins repérée. Je me sens plus en sécurité en France, et le pays est plus grand, il y beaucoup d’Africains en France et à Saint-Étienne, donc on passe plutôt inaperçu...
À cause du lien politique entre l’Angola et le Portugal (intérêts économiques, politiques, etc), je ne me sentirais pas en sécurité là-bas. Les autorités portugaises donneront mon identité à l’Angola.

Situation actuelle

Pour revenir à ma demande. Ici, je n’ai pas fait de recours car l’avocat a écrit un mot à la préfecture qui a refusé. Je ne savais pas que j’avais droit à une aide juridique alors j’ai laissé tomber. Je n’ai à ce jour pas pu contester mon retour au Portugal. Il faut donc maintenant que je ne sois pas arrêté par la Police et je suis dans un squat où on veut m’expulser. Je ne sais pas quoi faire, je ne connais pas mes droits.

Quand j’ai dû partir d’Angola, ma femme était enceinte. Je n’ai pas vu naître mon fils. Je n’ai pas connu mon père. J’ai été élevé par ma mère et là, maintenant, je ne peux pas voir mon fils. Ici je n’ai aucune famille… Aujourd’hui le plus important pour moi est simplement de trouver un endroit pour dormir, un peu de sécurité et un jour pouvoir donner une éducation à mon fils.

La police nous dit qu’ils vont nous mettre dehors. Ils veulent que tout le monde parte du squat. Des familles vivent à la Maison bleue. Je sais qu’il y a des enfants qui vont à l’école. Comment peuvent-ils étudier dans ces conditions ?

Entretien réalisé le 10 novembre 2018 lors de la Rencontres et Soirée avec votre site préféré : Le numéro Zéro !.

[1From Dictatorship to Democracy : A conceptual framework for liberation, The Albert Einstein Institution, 2003. (ISBN 978-1-880813-09-6) (première publication en 1994)

[2L’association Entraide Pierre Valdo assure la gestion de la PADA de la Loire qui est « chargée d’assurer l’information, l’accompagnement administratif et social ainsi que l’orientation des personnes qui sollicitent la protection de l’État français afin qu’elles puissent accéder à la procédure de demande d’asile et aux droits sociaux afférents ».


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Saint-Étienne, Monsieur le Préfet de la Loire et au-delà

Nous étions, ce mercredi soir, quelques dizaines de citoyens soutenant la cause des migrants et personnes sans domicile fixe à vouloir interpeller, lors de l’inauguration de la Biennale du design, nos responsables politiques et administratifs, sur les menaces d’expulsions pesant sur quelques squats de notre ville, ainsi que sur notre inquiétude de voir mises à la rue de nombreuses personnes et familles à la fin de la trêve hivernale.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Alerte expulsion - Appel à soutien

Depuis plusieurs mois la police harcèle les habitant-e-s de la maison bleue, squat de migrant-e-s. La pression s’intensifie, l’expulsion est imminente. Ils et elles ont besoin de soutien.

Mise à jour :



Dans la thématique "MIGRATIONS - SANS-PAPIERS "

Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Repas solidaire à une famille dans le besoin

Arnold, Irina et leurs 3 enfants (6 et 8 ans) sont en France depuis trois ans et ont quitté la Russie où ils vivaient sous menaces de mort. Aujourd’hui déboutée du droit d’asile et en procédure pour qu’Arnold soit reconnu étranger malade, la famille n’a accès ni aux droits sociaux ni aux aides au logement.
Nous organisons un repas solidaire à prix libre samedi 16 mars 2019 pour aider à financer le loyer de l’appartement et toutes les charges qui sont liées.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soutien à la Maison Solidaire !

Appel à soutien de la Maison Solidaire de Saint-Étienne : recherche urgente d’hébergements et appel aux dons et au bénévolat pour le fonctionnement de l’association qui aide les personnes en exils et/ou à la rue dans l’accompagnement auprès de structures d’insertion, l’accompagnement juridique, l’hébergement, l’aide au récit, à l’alimentation, cours de français, habillement, etc.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   GENRE - FEMINISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Lesbiennes de l’immigration

Rencontre avec l’auteure de Lesbiennes de l’immigration, construction de soi et relations familiales (éditions du Croquant). Ce livre, issu d’une thèse, traite de la question du lesbianisme dans un contexte migratoire et post-migratoire en France. Comment les rapports sociaux de sexe, de race, et de classe influencent-ils la construction sociale du lesbianisme ? Quel est le processus par lequel ces femmes construisent des parcours lesbiens dans un contexte migratoire et post- migratoire ?


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rapport de l’Anafé sur les politiques sécuritaires et migratoires à la frontière franco-italienne

Faisant écho à l’actualité particulièrement tragique de ces dernières semaines à la frontière franco-italienne, l’Anafé publie aujourd’hui son rapport d’observations 2017-2018 sur les conséquences des politiques sécuritaires et migratoires à la frontière franco-italienne intitulé Persona non grata. Ce rapport décrit les pratiques illégales, les privations de liberté irrégulières et les violations des droits que subissent les personnes exilées. Il aborde également la question de la solidarité qui, bien que menacée par les autorités publiques, se renforce et fédère des milliers de personnes autour d’un idéal commun de fraternité.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Soirée en soutien à la casa cantoniera occupata de Oulx

Samedi 16 février à La Cale (amicale du Crêt-de-Roc) à partir de 20 h. Collecte sur place.
La casa cantoniera de Oulx (Italie) est un refuge autogéré pour migrant.es et exilé.es de passage. Un lieu pour pouvoir s’organiser, contre les frontières sur nos montagnes et le système qui leur est relié.


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Ça bouge toujours au Centre de Rétention du Mesnil Amelot : communiqué d’un groupe de prisonniers

Depuis le 8 janvier, la lutte dans le centre de rétention de Mesnil Amelot est devenue plus collective. D’abord au CRA2 avec une grève de la faim suivie par presque l’ensemble des bâtiments (plus de 80 personnes) pendant 3 jours. Avec aussi régulièrement des communiqués, des tentatives de lutter contre les déportations par vols cachés et les violences policières.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Camelote & Cie fait son petit resto à la Gueule Noire

Samedi 16 février 2019 de 12h30 à 15h00, Camelote et Cie fait un petit resto à la Gueule Noire avec les familles en galère et celles et ceux qui veulent venir partager un moment agréable, tout en se régalant, avec tout ce joli monde.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Convoi solidaire : soirée de soutien

Soirée de soutien à la collecte à destination des luttes, précaires et migrants en Grèce. La collecte commence aujourd’hui et se termine le 12 février. Un convoi solidaire partira pour la Grèce en février.
Soirée prix libre avec projection, repas et concert.
Amicale du Crêt de Roch, 16 rue Royet à Sainté.


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Procès des solidaires de Briançon Acte II

En 2019, l’acharnement contre les solidaires, malheureusement, se poursuit… mais les mobilisations solidaires aussi !
Suite à l’inimaginable condamnation des « 7 de Briançon » (verdict tombé le 13 décembre dernier), qui bien entendu font appel de cette décision, la pression sur les solidaires ne faiblit pas, puisque ce vendredi 10 janvier, deux autres personnes sont passées en procès au Tribunal de Gap. Retour sur un procès absurde et injuste.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Une collecte à Saint-Étienne pour un convoi solidaire à destination de la Grèce

Ce convoi vise à amener toutes sortes de ressources pour des personnes vivant en Grèce, en lien avec les collectifs sur place. Plusieurs villes de France organisent ainsi des collectes qui partiront ensuite en convoi groupé pour Théssalonique, Athènes. Ce convoi a aussi pour but de tisser des liens avec les personnes en résistance afin de soutenir le mouvement social et les luttes en cours, notamment pour les refugié-es arrivé-es en Grèce.

Soirée de soutien le 2 février à l’amicale du Crêt de Roch (16, rue Royet, StE)

FIN DE LA COLLECTE LE 12 FEVRIER


Dans la thématique "LOGEMENT - SQUAT "

Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / LOGEMENT - SQUAT

Soirée de soutien pour aider au logement de familles en difficulté

Les collectifs LPE et Entre-Aide Toit organisent une nouvelle soirée de soutien le vendredi 5 avril 2019 à partir de 19h30 à la Gueule Noire, pour aider au logement de familles en difficulté.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MOBILISATIONS - LUTTES

[Brève] Évacuation et destruction des Ronds-points de Monthieu, Méons et Firminy

Depuis ce matin 7h, une horde de CRS en armure escortent les pelleteuses qui détruisent les lieux de vie construits par les gilets jaunes depuis plus de deux mois. Une assemblée générale aura lieu ce soir, mercredi 30 janvier à l’amicale de la Richelandière (Saint-Étienne) à 18h30.


Saint-Étienne et alentours Couac   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

La traque continue : des nouvelles de familles roms

Le 31 décembre 2018, plusieurs associations ont signé une tribune dans laquelle elles accusent l’État de mener une politique envers les personnes à la rue, notamment migrantes, qui « confine à une mise en danger délibérée ». Si le texte pointe la situation à Paris et en Île-de-France, elle n’est guère différente à Saint-Étienne et dans la Loire. Illustration avec un article du Couac paru à l’hiver 2018.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Aberration ordinaire : un proprio engage des « gros bras » pour expulser un squat

Ce matin – jeudi 29 novembre – les habitant.e.s du 13 boulevard Jules Janin (squat dans lequel vivent des personnes exilées) ont subi une agression. Trois hommes, après avoir forcé la porte d’entrée de l’immeuble, ont en effet pénétré dans le bâtiment prétextant des travaux à effectuer sur ordre du propriétaire. (...)


A Lire ailleurs   CAPITALISME - GLOBALISATION / LOGEMENT - SQUAT

Airbnb arrête le business dans les colonies illégales israëliennes

Décision d’Airbnb de quitter les colonies illégales d’Israël : une victoire partielle pour les droits humains et contre l’impunité.


Saint-Étienne et alentours La dérive   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Repas de soutien Maison solidaire

La Maison solidaire est un lieu d’accueil et de soutien pour les jeunes migrants mineurs isolés, arrivant à Saint-Étienne. L’association ne reçoit pas de subventions et ne vit que de dons privés.
Dimanche 25 novembre - 12 h à La Dérive


International   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soutien aux migrant.e.s dans les Alpes : deux expulsions de lieux solidaires en moins d’une semaine

Le mercredi 10 octobre à 8 heures, le squat refuge « Chez Jésus » a été violemment expulsé par la police italienne. Ce refuge autogéré perché à plus de 2000m d’altitude, à 500 mètres de la police aux frontières italienne, accueillait les migrant·es qui voulaient venir en France. Hier matin, c’est la maison Cézanne de Gap qui était expulsée, laissant à la rue 17 personnes.


National   LOGEMENT - SQUAT

Squats et Loi Elan, une mise au point

Petite mise au point sur la Loi Elan qui nous pend au nez.
Elle entraine de multiples modifications dégueulasses sur la question du logement dont une sur les squats.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MOBILISATIONS - LUTTES

Le squat de lutte cévenole « La Borie » sera expulsable à la fin de l’été, appel à soutien !

Berceau d’une lutte mémorable dans les Cévennes contre un grand projet de barrage dans les années 80, ce lieu d’habitation et d’expériences politiques sera expulsable à partir du mois d’Août, rappel historique et appel à soutien.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT

Rendu du procès du 14 juin pour une ouverture de squat

Le 14 juin dernier, de nombreuses personnes se sont rassemblées pour soutenir 5 personnes en procès inculpées suite à une tentative d’ouverture d’un squat. Les familles roumaines sont toujours à la rue avec des enfants en bas âge. Le délibéré sera rendu le jeudi 5 juillet à 13h30 au palais de justice de Saint-Étienne, tous celles et ceux qui le souhaitent, peuvent venir.


A la une...

REPRESSION - PRISON
Le vrai « drâme de Condé-sur-Sarthe » c’est son existence même  

Communiqué de l’Envolée suite au mouvement de blocage des #MatonsQuiPleurent
« Nous voudrions, si des personnes se sentent de nous aider, continuer à dénoncer les conditions de détention et les fonctionnements archaïques type QHS/QSR des établissements cités dans cette lettre. » (Romain, Prison de Condé-sur-Sarthe).


DISCRIMINATIONS - RACISME
Me, you, nous... et eux ? Petits fours et expulsion  

Ce mercredi 20 mars, une vingtaine de personnes ont fait irruption à l’inauguration de la Biennale de design de Saint Etienne pour dénoncer la mise à la rue de dizaines de personnes par les pouvoirs publics.


MEDIAS
Le Déchaîné n°7 - Journal de gilets jaunes de Monthieu - est sorti !  

Le septième numéro du célébrissime et incontournable journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé ! Disponible dans des bars de la ville et au rond-point (lors d’actions ou quand il sera réoccupé), il est aussi téléchargeable ici.


MEMOIRE
Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise  

Le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer la Garde nationale et les parisiens en prenant le contrôle des canons de la butte Montmartre. L’événement qui aurait pu être anecdotique se transforme en révolution qui durera deux mois et marquera l’Histoire.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 6 mars à Saint-Étienne  

« Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler. » Madame la procureure, mercredi 6 mars, palais de l’injustice de Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Retour sur la journée stéphanoise de mobilisation « Youth For Climate »  

Vendredi dernier, le 15 mars, à l’appel à la mobilisation internationale Youth For Climate les jeunes de Saint-Étienne (et des alentours) ont largement répondu présents ! Une mobilisation massive avec environ 2000 lycéens, étudiants et même collégiens.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Mobilisation et grève contre la loi « Fonction Publique » et la loi « Blanquer »  

RDV à Saint-Étienne, mardi 19 mars 2019. Départ à 10h30 cours Fauriel devant la CCI en direction de la préfecture.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Design partout, Justice nulle part  

A vous visiteuses et visiteurs de la Biennale de l’ennui,
Nous ne sommes pas dupes, ne le soyez pas lors de votre passage touristique à Sainté. La biennale du design vend une ville qui n’existe pas et qui n’est pas la nôtre. Elle n’inonde en rien la vraie vie et n’est qu’une vitrine. Ce n’est pas avec un événement international que les stéphanois-e-s auront une plus belle vi(ll)e.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les loups dans la bergerie  

Banalités de base sur la révolte en cours.
Comité pour la prolifération des loups - mars 2019


DROITS SOCIAUX - SANTE
Pour étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes  

Un questionnaire a été mis en ligne à l’attention du public, en vue de l’élaboration d’une loi autorisant la pratique de l’IVG instrumentale pour les sages-femmes.


DISCRIMINATIONS - RACISME
[Info Gisti] Expulsions de terrain et de squat - sans titre mais pas sans droits  

Voici une brochure qui répond à nombre de nos questions sur le squat et les expulsions !
2e édition, Fondation Abbé Pierre / Gisti / Romeurope


DISCRIMINATIONS - RACISME
Communiqué unitaire contre l’antisémitisme, son instrumentalisation et contre tous les racismes et oppressions  

Dans cette tribune commune, des collectifs et partis ligériens se mobilisent contre l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiques et appellent à une lutte réelle contre tous les racismes et toutes les autres formes d’oppressions.


ARMEMENT
Réflexions sur VERNEY-CARRON SA...  

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, Verney-Carron SA, le fabricant et inventeur du célèbre Flash-Ball®, cherche à tout prix à se dédouaner de toute responsabilité dans la mutilation et la répression de nombreux manifestants...


ARMEMENT
Appel à bloquer Verney-Carron et toutes les usines d’armement !  

Pour les blessé.es par les forces de l’ordre, pour celles et ceux qui sont mort.es de s’être révolté.es, du 29 au 31 mars 2019, bloquons toutes les usines d’armement qui participent à la represion des mouvements sociaux !
À Saint-Étienne se trouvent deux grands spécialistes de la fabrication d’armes : Verney-Carron et Le Banc National d’Épreuve des Armes.


MOBILISATIONS - LUTTES
Carnaval de l’inutile  

Il fut un temps, où le carnaval était le jour où les esclaves se déguisaient en roi pour se moquer des puissant.e.s. Une occasion d’inverser les rôles, de transgresser les normes établies. Pour un jour, le monde marche à l’envers ! Aujourd’hui, à Saint-Étienne, ce sont les puissant.e.s qui l’organisent – celleux-là mêmes qui relookent la ville en Capitale du design. Celleux-là mêmes qui font mourir des quartiers habités pour en construire de nouveaux aseptisés. Nous proposons plutôt un giga carnaval coloré, bruyant et indomptable !
Les 30 et 31 mars 2019, ce sera un week-end coloré, bruyant et indomptable !


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Week-end soutien à Bure  

Suite à l’intense répression subie à Bure ces dernières années et particulièrement depuis l’expulsion du bois Lejuc en février 2018, nous organisons un évènement de soutien à la lutte Meusienne.
Venez, venez, les 3, 4 et 5 mai 2019 à St Julien Molin Molette, on vous attend !!!


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Football militant  

La Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) vient de publier un communiqué de solidarité à l’égard des migrant.e.s et des militant.e.s du Briançonnais et de mettre à jour sa présentation très sociale du sport et des loisirs.
Retour sur cette association très active dans la Loire, et zoom sur le foot à 7, ou foot autogéré !


DISCRIMINATIONS - RACISME
Semaines anticoloniales et antiracistes  

LA SEMAINE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE est un événement organisé par l’association Sortir du Colonialisme qui milite sur l’actualité, la mémoire et le combat anticolonial, articulés avec le combat antiraciste, le racisme étant la matrice idéologique du colonialisme.