Opinions   REPRESSION - PRISON

L’État tue, ses experts enterrent. « Résistons ensemble » d’octobre et novembre 2018




Bulletin numéro 176, octobre/novembre 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d’informer, de briser l’isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto-organisation.


« RESISTONS ENSEMBLE » du réseau contre les violences policières et sécuritaires.
Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...
à bientôt.
L’équipe de rédaction

Bulletin numéro 176, octobre/novembre 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d’informer, de briser l’isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto organisation.

Le bulletin no 176, octobre/novembre 2018 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l’intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf

L’État tue, ses experts enterrent

Deux ans après la mort d’Adama Traoré, l’expertise médicale rendue aux deux juges d’instruction innocente les gendarmes qui l’ont interpellé. Les quatre experts affirment qu’il n’y a aucun lien entre la mort par asphyxie constatée par la contre-expertise d’autopsie, et le plaquage ventral « sous le poids de 3 gendarmes » pratiqué sur Adama. Leur argument ? « son pronostic vital était engagé » AVANT même son interpellation. L’effort produit lors de sa course, la température élevée de ce jour de juillet, une déshydratation, associés à « une sarcoïdose stade 2 » ( maladie dont il aurait souffert sans même le savoir...) auraient « conduit à priver ses organes d’oxygène, ce qu’on appelle “une anoxie tissulaire” qui a abouti à sa mort ». Adama aurait déjà été en train de mourir... avant que trois gendarmes ne l’écrasent au sol sous leur poids !
En substituant ainsi « l’anoxie tissulaire » à l’asphyxie due à la compression thoracique du plaquage, les experts aux bottes de l’État substituent par un tour de passe-passe paré d’un discours pseudo scientifique, la nature à la police et c’est bien pratique quand le but est de laver cette dernière de toute responsabilité.
Cette construction hypothétique, rétroactive (!) de la cause de la mort d’Adama, est irrecevable, comme l’ont été maintes déclarations de « mort naturelle » d’interpellés à l’intérieur de commissariats, de fourgons de police, ou sur le bitume d’une cour de gendarmerie. Comme pour Malik Oussekine, Hakim Ajimi, Lamin Dieng, Ali Ziri...
Le 13 octobre, plus de deux mille manifestants ont crié leur colère et leur détermination à Paris lors de la marche au nom d’Adama. Quartiers populaires et centres-ville, familles de victimes de la police, postiers et cheminots, sans-papiers et sans-logis, chômeurs... Cette unité de lutte que réclamait Assa Traoré commence à prendre vie. Comme elle l’a encore dit depuis la tête de manif, le combat pour Adama appartient à tout le monde sans distinction de couleur de peau, d’orientation sexuelle, elle appartient aussi à ceux qui luttent pour le climat, contre l’oppression patronale... La famille d’Adama a déjà payé le prix fort pour avoir éprouvé dans sa chair qu’« un pays sans justice est un appel à la révolte » : il y a désormais quatre frères Traoré prisonniers politiques de l’État depuis que, le 15 octobre, Yacouba, a été condamné à 3 ans de prison pour une action qui s’inscrit dans les révoltes qui ont suivi la mort d’Adama.
Le combat judiciaire face aux mensonges d’État reste nécessaire, car il contribue à le démasquer et à se préparer à « renverser le système ». C’est dans cet esprit-là qu’a été lancé un appel à organiser une grande marche à travers le pays.

chronique de l’arbitraire

« C’est quoi l’excuse ? Il a mal regardé le chien ? »
Le rappeur MHD pose ces questions après avoir diffusé la vidéo de l’interpellation de son frère et d’un ami. Le 4 octobre, en sortant du sport, les deux jeunes hommes se font contrôler, dans leur quartier du 19e à Paris, par une patrouille de flics. Ils attendent calmement collés au mur quand le chien des flics leur saute au cou. Ils sont alors roués de coups de pied et de poing avant d’être embarqués et mis en GAV : ils sont accusés d’ outrage et rébellion alors qu’une enquête à été confiée à l’IGPN. Mais, les images parlent déjà d’elles-mêmes et grâce à la notoriété du rappeur elles ont été vues plus de 500 000 fois en deux jours.

Soutien aux interpellés d’Arago
Le 22 mai dernier, 102 jeunes gens dont 40 mineurs sont interpellés dans une salle de classe du lycée Arago où ils entendaient tenir une assemblée générale dans le cadre de la mobilisation contre la loi sur la sélection à l’université (voir RE 174). Tous ont passé en moyenne 48h en GAV, deux d’entre eux ont fait de la détention provisoire, ceux dont le procès a été renvoyé passeront au TGI de la Porte de Clichy le 19 octobre dès 13h30 (7 prévenus) et le 22 octobre dès 9h (5 prévenus). Leurs avocats travaillent de concert sur une défense collective et ont d’emblée contraint la justice à se prononcer sur l’incompétence du tribunal en charge de l’affaire, arguant de son caractère politique. Une réponse leur sera donnée le 19/10 et le 9/12 (précisions sur Demosphere). Soyons nombreux , comme en juin dernier, à soutenir les interpellés du 22 mai !

La répression en lieu et place d’éducation
Du côté du lycée Utrillo de Stains (comme de beaucoup d’autres en idf), les profs ont constaté à la rentrée que leurs revendications n’avaient toujours pas obtenu satisfaction : pas d’agrandissement des locaux ni de personnel supplémentaire pour répondre à l’augmentation galopante du nombre d’élèves... Par contre, une nouveauté : la grille du lycée à été remontée et un nouveau proviseur adjoint très particulier prendra ses fonctions le 5 novembre prochain. Il s’agit d’un ex-gendarme (aux convictions d’extrême droite affichées sur son compte twitter) qui sera « chargé à 50 % de coordonner les actions de sécurité sur le bassin » ! Allons nous accepter cela ?

Henry abattu par le GIGN et un non-lieu pour les gendarmes qui ont tué Angelo
Ce 28 septembre, à Fouquières-les-Lens (62), Henry Lenfant, membre de la communauté des gens du voyage âgé de 23 ans, a été abattu par un sous-officier du GIGN. Après avoir été poursuivi par des gendarmes, Henry était à l’arrêt, au volant, quand le sous-officier est monté dans la voiture et a tiré plusieurs coups de feu. Les circonstances exactes nous sont encore inconnues, mais on sait que le gendarme a été mis en examen pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner », placé sous contrôle judiciaire et interdit de porter une arme. Vu la rapidité de la réaction de l’institution, parions que l’illégitimité de l’acte va être très difficile à masquer.
Il y a un an et demi dans la région de Blois des gendarmes du GIGN avaient déjà tiré sur Angelo Garand, membre de cette même communauté. Mi-octobre, le juge d’instruction en charge de l’affaire a décidé d’un non-lieu pour les tireurs. La famille a fait appel et continue, sans faiblir, le combat pour la vérité et la justice.

Mutilations policières
Quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne, Ayman, 16 ans, a perdu un œil : le 13 juillet dernier alors qu’il se rend au stade pour le traditionnel feu d’artifice, il passe dans une rue quadrillée par des flics et est touché par un tir de flash-ball (voir RE 175 qui évoque le cas de Joachim de Lyon et Maxime Grenoble eux aussi éborgnés à l’occasion de cette même « fête nationale »). Sa famille a porté plainte, pourtant consciente que le combat pour la vérité sera long et difficile. Ainsi, le 13 septembre dernier, le tribunal de Pontoise jugeait, près de 10 ans après les faits, le policier auteur du tir de flashball qui a crevé un œil à Bruno et Alexandre le 9 mai 2009 lors d’une intervention policière lors d’un barbecue organisé dans le quartier de la cerisaie à Villiers-le-Bel (voir RE 76). Le parquet a requis 6 mois avec sursis et pour les dommages et intérêts il faudra encore attendre.

Gare aux canons à eau !
Lors du dernier premier mai pour s’attaquer aux manifestants, les flics ont projeté depuis leur canon une eau très spéciale : un mélange puant bourré de restes d’animaux – sang, cornes, sabots, plumes broyées- qu’ils ont emprunté aux pompiers. Nouvelle info : les flics ont pour projet de mélanger leur eau avec des produits de marquage codés inodores et invisibles à l’œil nu, mais repérables, même depuis un hélicoptère, au moyen d’un éclairage ultra-violet plusieurs semaines après avoir été arrosé.

Quand Génération identitaire continue ses agressions
Le groupe d’ultra droite Génération identitaire a intenté une action judiciaire pour « injure publique » contre Thomas Portes (voir RE n° 175) et Madjid Messaoudene qui ont osé parler d’eux comme de « groupes nauséabonds » et de « nazis ». Lors de l’audience au TGI de Paris du 20 septembre, le procès a été fixé pour janvier 2020 (!). En attendant, la justice laisse sévir tranquillement ces nervis comme lors du blocage du col de l’Échelle…

Sauvons l’Aquarius et le sauvetage en Méditerranée !
L’Aquarius était le dernier bateau qui sauvait de la noyade des demandeurs d’asile. Il est désormais bloqué à Marseille. Aucun pays au monde ne lui accorde son pavillon, il n’a plus le droit de naviguer. Les bateaux de gardes cotes libyens, offerts par l’Italie, peuvent sévir sans témoins et ramener les survivants dans les camps de concentrations en Libye où l’esclavage et tortures les attendent.
57 manifestations ont eu lieu à travers l’Europe le 6 octobre (50 000 participants en France). La veille des identitaires ont saccagé les locaux marseillais de SOS Méditerranée, propriétaires de l’Aquarius. Pour le droit d’une immatriculation immédiate et le respect du droit de sauvetage en mer ! Infos : www.sosmediterranee.fr

Des fiches et des fiches…
La santé, les déplacements (navigo…), les données biométriques (le fichier TES répertorie depuis 2016 en plus de l’état civil toutes nos données biométriques liées à la création des cartes d’identité et passeports) : fichés, on l’est tous. Pratique qui date de longues dates, l’État a besoin de savoir, pour contrôler, réprimer, ceux qui sortent du cadre, qui contestent. Avec le progrès des technologies, les possibilités de fichage se multiplient et l’État ne se prive pas. Pour y voir plus clair la Caisse de solidarité de Lyon vient de publier une brochure très complète La folle volonté de tout contrôler qui recense 50 fichiers d’identification administrative, fichiers de police, de justice et de renseignement. Elle y détaille la manière dont ils fonctionnent, mais aussi comment savoir ce que l’État sait de nous et aussi comment lui demander de nous oublier. À lire sur https://rebellyon.info/Brochure-La-...
En région parisienne un collectif anti-fichage se questionne plus particulièrement sur les fichiers FAED (empreintes digitales et photos du visage) et FNAEG (empreintes génétiques) et comment en sortir. « Nous ne sommes pas dupes sur l’issue de ces procédures. Les procureurs et leurs chefs auront toujours le dernier mot pour décider qui aura l’insigne honneur d’être rayé des listes. Mais l’objectif est de leur tenir tête ensemble en agissant collectivement. » Plus d’info sur https://paris-luttes.info/suite-des...

Deux magistrats et un faux provoquent la mort d’un détenu
À Bar-le-Duc le 12 juin, Éric Hager a 49 ans lors de l’audience qui le condamne à 24 mois de prison, dont 18 mois ferme. Il était alors en détention provisoire depuis 9 mois. Lors de l’audience, aucun maintien en détention n’est requis par le procureur, ni débattu par les juges. Comme lui explique alors son avocat, dans ce cas figure, Éric aurait dû sortir le soir même de prison. Au juge d’application des peines de décider de l’aménagement du reliquat de sa peine ferme. La prison étant en face du tribunal, le greffier pénitentiaire se rend dans le bureau de la substitut du procureur ayant participé au procès pour s’assurer qu’aucun mandat de dépôt n’a été délivré. Là, il y trouve également la juge qui a présidé l’audience, et contrairement au jugement les deux magistrates modifient la fiche pénale de liaison en y indiquant le maintien en détention. Éric apprenant qu’il ne sera pas libéré, se pend dans sa cellule.
Le Conseil supérieur de la magistrature, saisi de l’affaire reconnaît la gravité des faits, mais bon, pas de sanction pour autant. Circulez y’a rien à voir…

Le quotidien à la frontière du Montgenèvre
Août dernier, des réfugiés sont arrêtées par la PAF dans les Alpes alors qu’ils cherchent à rejoindre la France depuis l’Italie. Libérés ils retournent au point de départ, mais leur argent a disparu. Un enregistrement audio retranscrit la suite des événements. « Fais attention à ce que tu dis. Là ça peut aller très loin là hein, ça peut être mal pour toi… T’accuses la police de vol, ce soir t’es en garde à vue ici et demain t’es dans un avion hein. Et c’est Paris – Tripoli, hein ! … Oh ! Écoute-moi bien, tu me traites encore une fois de voleur, moi je te jette là-dedans. T’as compris ? »
Ceux qui rapportent le témoignage expliquent : sans préjuger des réflexions ou émotions qui pourraient vous assaillir, nous tenons à rappeler que ceci est le témoignage exceptionnel d’une situation habituelle. À écouter sur https://paris-luttes.info/audio-vio...

agir

À Lyon, parution du premier numéro des « Brèves du bistrot »
Il s’agit d’« un petit journal qui paraît le premier jeudi de chaque mois, à l’occasion du bistrot de la caisse de solidarité. C’est l’occasion pour nous de parler un peu de l’actualité de la police, des luttes et des répressions. »En savoir plus https://rebellyon.info/Parution-du-...

Pour la libération de Georges Abdallah !
Le 24 octobre 2018, ce militant révolutionnaire de la cause palestinienne entrera dans une 35e année de détention. Venez nombreux samedi 20 octobre pour exiger haut et fort sa libération devant la prison de Lannemezan, rendez-vous à 14h devant la gare. Un bus au départ de Paris est prévu le vendredi 19 octobre. Inscription et contact : Campagne.unitaire.gabdallah gmail.com

Répression policière des grévistes d’un hôtel de luxe à Paris
Après leur agression par des agents de sécurité de l’hôtel, les voilà violentés par la police le 12 octobre ! Le personnel de nettoyage est en grève depuis 19 jours pour des conditions de travail et salaires dignes. Une centaine de manifestants ont accroché un carton le même jour proclamant « La lutte des classes, c’est ici ! ».Cagnotte : https://www.lepotcommun.fr/pot/1vpwil8t et manifestation de soutien, le jeudi 18 octobre à 12h Hôtel Park Hyatt 5 rue de la Paix Métro Opéra.


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Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

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Permanence du CASSIS

Permanence du CASSIS (Collectif d’Autodéfense et de Solidarité en Soutien aux Inculpé.e.s Stéphanois.e.s) à La Cale, le mardi 29 octobre de 18 à 20h, et tous les derniers mardis de chaque mois.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / REPRESSION - PRISON

Appel à témoin suite à l’agression policière raciste du 28 septembre

Appel à témoins concernant l’agression policière raciste ayant eu lieu rue Rouget de Lisle dans la nuit du 28 septembre.
Comme le racontait un texte publié il y a peu sur Numéro zéro, deux personnes noires ont été agressées par des policiers stéphanois dans la nuit du 28 au 29 septembre. Les forces de l’ordre les ont violemment frappées, humiliées, et ont eu à leur égard des propos et comportements extrêmement racistes et choquants.


Informations globales   ANTIFASCISME / REPRESSION - PRISON

Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos

Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique.


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[Courrier Parloir Hélicoptère] Partage d’experiences et d’outils sur le soutien aux personnes incarcérées

Lancement de la plateforme Courrier Parloir Hélicoptère pour référencer et partager des expériences et des outils de soutien aux personnes incarcérées.
Nous sommes un petit groupe de personnes qui avons et avons eu des proches incarcéré-es et on a rencontré des difficultés à communiquer avec elleux – ce qui nous a amenés à nous poser des questions sur les outils à mettre en place pour lutter contre l’isolement des personnes incarcérées.


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IanB, membre de Désarmons-les ! revient sur son arrestation à Montpellier le 28 septembre 2019

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Agression raciste de la part de la police stéphanoise

Un habitant de la ville a envoyé son témoignage dans lequel il dénonce une agression raciste de la part de la police stéphanoise. Ces faits se sont produits ce week-end et il est primordial de les faire connaître. En effet, ce genre d’agressions de la part des forces de l’ordre n’est pas rare et il faut les dénoncer par tous les moyens !


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Inaugurée en 2016, la prison de Riom (63) dite de « nouvelle génération » selon ses promoteurs, est depuis son ouverture le théâtre de révoltes de la part des prisonniers. Cette lettre écrite par des prisonniers se revendiquant de la « Cellule des Prisonniers Révoltés » dénonce leurs conditions de vie et affirme leur volonté de lutter.


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Depuis plusieurs mois déjà la lutte contre les CRA s’accroît à l’intérieur comme à l’extérieur. Pas plus tard que la semaine dernière débutait une grève de la faim dans les CRA de Palaiseau et de Plaisir. Dans ce contexte et pour mieux comprendre l’abomination que sont les CRA, voici ci-dessous un article (paru en juin dans le Gueuloir n°4) sur le sujet.


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Le mardi 24 septembre à 18H aura lieu à la Cale la soirée de présentation du CASSIS, le collectif contre la répression né à Sainté l’an passé, inaugurant également les permanences juridiques qui y auront ensuite lieu tous les derniers mardis du mois.


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Hommage à Steve Maia Caniço

Rendez-vous le samedi 3 août à 14h place du peuple à Saint-Étienne.
Manif en hommage à Steve, apportez pancartes et banderoles !


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Communiqué du collectif des occupants de la Bourse  

Au printemps dernier, des centaines de personnes et familles se sont retrouvées sans solution d’hébergement et ont été expulsées successivement de différents lieux dans la métropole stéphanoise. Le collectif des occupants de la Bourse s’est alors constitué pour les soutenir. Rédigé près de huit mois plus tard, un communiqué fait le point sur la situation et les revendications.


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Suite à l’appel de l’ensemble du milieu militant stéphanois, de OSE CGT et de Solidaires Étudiant-e-s Lyon, un rassemblement a eu lieu en solidarité à Anas.K et pour dénoncer les coupables de cette tragédie. La journée s’est terminée avec une charge de la Police, un gazage en règle et deux étudiants arrêtés, toujours en garde à vue.


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Alerte rouge sur les données de santé de tou.te.s les français.e.s  

Vous ne le savez peut être pas, mais un événement majeur est en train de se jouer sur les datas santé françaises. À côté les enjeux et risques du DMP, c’est une partie de billes dans une cour de récréation. De quoi s’agit-il ?


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Rassemblement contre le Revenu Universel d’Activité  

Six ateliers sont organisés actuellement dans toute la FRANCE sur le revenu universel d’activité (RUA) comprenant la fusion de tous les minimas sociaux et l’harmonisation vers le bas. Il y aurait comme projet du gouvernement, entre autres, la contrepartie d’un « travail gratuit » contre versement de cette allocation. A cette occasion, le 15 novembre 2019, le Comité CGT des travailleurs et travailleuses privé-e-s d’emploi et précaires de SAINT-ÉTIENNE organise un débat sur le RUA à 13h00 salle Sacco et Vanzetti à la Bourse du travail, puis un rassemblement à 15h45 devant le Centre de Congrès.


MOBILISATIONS - LUTTES
Paroles de Gilet : « Le cancer de notre monde, c’est le capitalisme »  

Le mouvement des Gilets jaunes fête bientôt son premier anniversaire et il nous a semblé intéressant de relayer les paroles des premier.e.s concerné.e.s. Celles et ceux pour qui la fièvre jaune a été impossible à négocier ! Jean est stéphanois, il commence à s’intéresser au mouvement et tout s’enchaîne : les ronds-points, les manifs mais aussi la violence policière, les contrôles, la répression, l’arrestation, le procès et au bout de la chaîne... la prison. Interview réalisée en juin 2019 à sa sortie de Fresnes et publiée dans le journal L’Envolée.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Un étudiant stéphanois s’immole devant le Crous de Lyon  

En pleine détresse sociale suite à la perte de sa bourse, un étudiant de 22 ans originaire de Saint-Étienne s’asperge d’essence et tente de s’immoler devant le bâtiment du Crous de Lyon.
"J’accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l’UE de m’avoir tué en créant des incertitudes sur l’avenir de tou.te.s, j’accuse aussi Le Pen et tous les éditorialistes d’avoir créé des peurs plus que secondaires.
Vive le socialisme, vive l’autogestion, vive la sécu."


MOBILISATIONS - LUTTES
Les gilets jaunes ont un an : appel pour un acte 53 historique !  

Un an, 52 semaines, 365 jours ! Le 16 novembre prochain, cela fera une année que ce mouvement inédit, sorti de (presque) nous aura fait sortir dans les rues tous les samedis. Depuis plusieurs semaines, ça tourne pas mal sur les réseaux sociaux. Les GJ veulent fêter ce premier anniversaires dignement. Des rendez-vous fleurissent aux quatre coins de France pour manifester, bloquer des centres commerciaux voire des villes entières, pour réoccuper les ronds-points. Saint-Étienne n’est pas en reste et des appels à manifester sont lancés pour ce 53e acte.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La psychiatrie des hôpitaux stéphanois rembraye pour un mois de grève  

Les personnels de psychiatrie de Saint-Étienne poursuivent leur lutte et rembrayent pour un mois de grève, du 6 novembre au 6 décembre 2019.
« Bon eh bien voilà... Ça ne s’arrange pas : les fermetures de lits continuent, le manque de moyens humains reste criant et donc, les soins se précarisent toujours plus, les conditions de travail se dégradent, nos pratiques ne se pensent plus, la violence endurée par les patients comme par les soignants est niée ! »


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Digital Saint-Étienne viole votre vie privée à votre insu !  

Digital Saint-Étienne est une centralisation des bases de données, une plate-forme numérique évolutive de gestion des données urbaines, le début de la smart city et d’une ville robotisée.


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Enfant en situation de handicap : l’État oublie « d’inclure » les moyens  

Lundi 04 novembre, le « comité de suivi de l’école inclusive » a réuni au ministère de l’Éducation, le ministre et associations en charge de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Si le ministre s’est jeté des fleurs en vantant les résultats supposés des réformes entreprises en la matière, la situation sur le terrain semble toute autre. Couac est allé discuter avec Taline Bouagal, AESH et représentante syndicale dans la Loire.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La bataille du logement pour tou.te.s  

Le premier novembre marquait le début de la trêve hivernale. Cela ne garantit pas pour autant à chacun-e d’être correctement abrité-e. Retrouvez ici la pétition lancée pour réclamer que tous les enfants scolarisés à Saint-Étienne soient hébergés ainsi qu’un article du Couac sur la fin de la trêve hivernale du printemps dernier et la galère qui a suivi pour les personnes à la rue, en particulier celles en situation de demande d’asile.


MEDIAS
Histoire et répression d’Indymedia Linksunten (Allemagne)  

En septembre 2017, Indymedia Linksunten était interdit par le ministère de l’Intérieur allemand, perquisitions et montage policier à l’appui. Retour sur l’histoire, le contexte, les dossiers d’enquête ainsi que sur la bataille juridique menée depuis le collectif de soutien et la legal team Freiburg EA.


ANTIFASCISME
Le Rassemblement National 42 surpris avec l’Action Française  

À Saint-Étienne, la section départementale du Rassemblement National a été surprise, vendredi 1er novembre, à accueillir en ses locaux une réunion/conférence du groupuscule royaliste d’extrême droite, déjà connue pour ses méthodes violentes et fascistes : l’Action Française !


EXPLOITATION ANIMALE
Manifestation anti-corrida à Rodilhan  

La manifestation débute par une déambulation dans cette ville qui semble désertée. Les « Basta Corrida » donnent le rythme. Au bout de quelques mètres, la marche est interrompue sur un pont à quelques pas de l’arène par une barrière anti-émeutes soutenue par un camion blindé. Les esprits s’échauffent, la colère monte. Les manifestant·e·s tapent sur les grilles pour se faire entendre, et essaient d’exercer une pression sur celles-ci. La gendarmerie bien abritée derrière leurs camions n’attend pas et commence à gazer la foule moins de 10 min plus tard. La résistance ne se fit pas attendre et des manifestant·e·s affrontent les forces de l’ordre en renvoyant les palets lacrymogènes ou en jetant des pierres.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Nan, demain j’ai piscine : fermeture des locaux d’hébergement à la Talaudière  

Demain, jeudi 31 octobre, la quarantaine de personnes qui avaient trouvé refuge depuis le mois d’avril dans le vestiaire d’une piscine désaffectée de La Talaudière mise à disposition par la Maire doivent quitter les lieux. Sans autre solution, illes iront devant les locaux de la PADA pour réclamer leur droit à l’hébergement. Soyons nombreux et nombreuses à les soutenir dans cette journée difficile !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Les grandes oreilles de Perdriau et Verney-Carron ne seront pas installées  

Suite à la mise en garde de la CNIL sur le projet d’installation de micros espions dans le quartier Tarentaize-Beaubrun, mais aussi à la lutte menée par plusieurs collectifs stéphanois, la mairie annonce qu’elle « ne mènera pas l’expérimentation des capteurs sonores envisagée au printemps dernier ».


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Démocratie « disruptée » à l’Université Jean Monnet  

Le 17 octobre dernier, se tenaient à l’Université Jean Monnet des élections en vue de renouveler différents conseils dont le Conseil d’administration, qui élit le-la président-e. Casseroles, recettes rances et plats indigestes étaient au menu. Menu dont les effluves douteuses ont inspiré cet entretien presque réel avec l’ancienne, et future, présidente – Michèle Cottier.


MOBILISATIONS - LUTTES
Nationale des Gilets Jaunes ! Un air de retrouvailles  

Ça faisait un bail qu’on avait pas vu autant de monde dans les rues un samedi à Sainté. Et ça fait plaisir ! Même si, il faut l’avouer, on est loin du nombre des décembre, janvier, février derniers... Au moment fort de la manifestation, plus de 1000 GJ de Sainté et de Navarre ont promené les forces de l’ordre tout l’après-midi et même jusqu’au début de soirée à Monthieu ! Et ce malgré le dispositif énormissime, les grenades lacrymo, les charges agressives, les tirs de LBD et les coups de matraque.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le droit de jouer  

Samedi 19 octobre, un rassemblement était organisé pour dénoncer l’absence d’action des pouvoirs publics à Sainté face à la situation de près de 300 personnes contraintes de dormir dans les parcs, les squats ou sous les ponts. Couac s’est penché sur la situation des enfants (environ 60), qu’on semble vouloir empêcher d’accéder aux droits les plus élémentaires : dormir sous un toit, être scolarisé-e, etc.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Sortie du n°8 du Couac !  

Pour ce numéro concocté après la fin de l’été, Couac est allé mettre son nez dans les dossiers nauséabonds de la toxi-cité stéphanoise. Vous y retrouverez aussi bien sûr les habituelles brèves, divers articles sur des questions d’actualité ainsi que son inévitable grille de maux (mots) croisés. On vous propose ici, en avant-goût, l’édito et un article consacré au site de Borde-Matin – le centre de traitement de déchets de Suez situé sur la commune de Roche-la-Molière.