Opinions   REPRESSION - PRISON

L’État tue, ses experts enterrent. « Résistons ensemble » d’octobre et novembre 2018




Bulletin numéro 176, octobre/novembre 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d’informer, de briser l’isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto-organisation.


"RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.
Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l’équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...
à bientôt.
L’équipe de rédaction

Bulletin numéro 176, octobre/novembre 2018, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d’informer, de briser l’isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto organisation.

Le bulletin no 176, octobre/novembre 2018 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l’intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf

L’État tue, ses experts enterrent

Deux ans après la mort d’Adama Traoré, l’expertise médicale rendue aux deux juges d’instruction innocente les gendarmes qui l’ont interpellé. Les quatre experts affirment qu’il n’y a aucun lien entre la mort par asphyxie constatée par la contre-expertise d’autopsie, et le plaquage ventral « sous le poids de 3 gendarmes » pratiqué sur Adama. Leur argument ? « son pronostic vital était engagé » AVANT même son interpellation. L’effort produit lors de sa course, la température élevée de ce jour de juillet, une déshydratation, associés à « une sarcoïdose stade 2 » ( maladie dont il aurait souffert sans même le savoir...) auraient « conduit à priver ses organes d’oxygène, ce qu’on appelle “une anoxie tissulaire” qui a abouti à sa mort ». Adama aurait déjà été en train de mourir... avant que trois gendarmes ne l’écrasent au sol sous leur poids !
En substituant ainsi « l’anoxie tissulaire » à l’asphyxie due à la compression thoracique du plaquage, les experts aux bottes de l’État substituent par un tour de passe-passe paré d’un discours pseudo scientifique, la nature à la police et c’est bien pratique quand le but est de laver cette dernière de toute responsabilité.
Cette construction hypothétique, rétroactive (!) de la cause de la mort d’Adama, est irrecevable, comme l’ont été maintes déclarations de « mort naturelle » d’interpellés à l’intérieur de commissariats, de fourgons de police, ou sur le bitume d’une cour de gendarmerie. Comme pour Malik Oussekine, Hakim Ajimi, Lamin Dieng, Ali Ziri...
Le 13 octobre, plus de deux mille manifestants ont crié leur colère et leur détermination à Paris lors de la marche au nom d’Adama. Quartiers populaires et centres-ville, familles de victimes de la police, postiers et cheminots, sans-papiers et sans-logis, chômeurs... Cette unité de lutte que réclamait Assa Traoré commence à prendre vie. Comme elle l’a encore dit depuis la tête de manif, le combat pour Adama appartient à tout le monde sans distinction de couleur de peau, d’orientation sexuelle, elle appartient aussi à ceux qui luttent pour le climat, contre l’oppression patronale... La famille d’Adama a déjà payé le prix fort pour avoir éprouvé dans sa chair qu’« un pays sans justice est un appel à la révolte » : il y a désormais quatre frères Traoré prisonniers politiques de l’État depuis que, le 15 octobre, Yacouba, a été condamné à 3 ans de prison pour une action qui s’inscrit dans les révoltes qui ont suivi la mort d’Adama.
Le combat judiciaire face aux mensonges d’État reste nécessaire, car il contribue à le démasquer et à se préparer à « renverser le système ». C’est dans cet esprit-là qu’a été lancé un appel à organiser une grande marche à travers le pays.

chronique de l’arbitraire

« C’est quoi l’excuse ? Il a mal regardé le chien ? »
Le rappeur MHD pose ces questions après avoir diffusé la vidéo de l’interpellation de son frère et d’un ami. Le 4 octobre, en sortant du sport, les deux jeunes hommes se font contrôler, dans leur quartier du 19e à Paris, par une patrouille de flics. Ils attendent calmement collés au mur quand le chien des flics leur saute au cou. Ils sont alors roués de coups de pied et de poing avant d’être embarqués et mis en GAV : ils sont accusés d’ outrage et rébellion alors qu’une enquête à été confiée à l’IGPN. Mais, les images parlent déjà d’elles-mêmes et grâce à la notoriété du rappeur elles ont été vues plus de 500 000 fois en deux jours.

Soutien aux interpellés d’Arago
Le 22 mai dernier, 102 jeunes gens dont 40 mineurs sont interpellés dans une salle de classe du lycée Arago où ils entendaient tenir une assemblée générale dans le cadre de la mobilisation contre la loi sur la sélection à l’université (voir RE 174). Tous ont passé en moyenne 48h en GAV, deux d’entre eux ont fait de la détention provisoire, ceux dont le procès a été renvoyé passeront au TGI de la Porte de Clichy le 19 octobre dès 13h30 (7 prévenus) et le 22 octobre dès 9h (5 prévenus). Leurs avocats travaillent de concert sur une défense collective et ont d’emblée contraint la justice à se prononcer sur l’incompétence du tribunal en charge de l’affaire, arguant de son caractère politique. Une réponse leur sera donnée le 19/10 et le 9/12 (précisions sur Demosphere). Soyons nombreux , comme en juin dernier, à soutenir les interpellés du 22 mai !

La répression en lieu et place d’éducation
Du côté du lycée Utrillo de Stains (comme de beaucoup d’autres en idf), les profs ont constaté à la rentrée que leurs revendications n’avaient toujours pas obtenu satisfaction : pas d’agrandissement des locaux ni de personnel supplémentaire pour répondre à l’augmentation galopante du nombre d’élèves... Par contre, une nouveauté : la grille du lycée à été remontée et un nouveau proviseur adjoint très particulier prendra ses fonctions le 5 novembre prochain. Il s’agit d’un ex-gendarme (aux convictions d’extrême droite affichées sur son compte twitter) qui sera « chargé à 50 % de coordonner les actions de sécurité sur le bassin » ! Allons nous accepter cela ?

Henry abattu par le GIGN et un non-lieu pour les gendarmes qui ont tué Angelo
Ce 28 septembre, à Fouquières-les-Lens (62), Henry Lenfant, membre de la communauté des gens du voyage âgé de 23 ans, a été abattu par un sous-officier du GIGN. Après avoir été poursuivi par des gendarmes, Henry était à l’arrêt, au volant, quand le sous-officier est monté dans la voiture et a tiré plusieurs coups de feu. Les circonstances exactes nous sont encore inconnues, mais on sait que le gendarme a été mis en examen pour « violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner », placé sous contrôle judiciaire et interdit de porter une arme. Vu la rapidité de la réaction de l’institution, parions que l’illégitimité de l’acte va être très difficile à masquer.
Il y a un an et demi dans la région de Blois des gendarmes du GIGN avaient déjà tiré sur Angelo Garand, membre de cette même communauté. Mi-octobre, le juge d’instruction en charge de l’affaire a décidé d’un non-lieu pour les tireurs. La famille a fait appel et continue, sans faiblir, le combat pour la vérité et la justice.

Mutilations policières
Quartier des Hautes-Noues à Villiers-sur-Marne, Ayman, 16 ans, a perdu un œil : le 13 juillet dernier alors qu’il se rend au stade pour le traditionnel feu d’artifice, il passe dans une rue quadrillée par des flics et est touché par un tir de flash-ball (voir RE 175 qui évoque le cas de Joachim de Lyon et Maxime Grenoble eux aussi éborgnés à l’occasion de cette même « fête nationale »). Sa famille a porté plainte, pourtant consciente que le combat pour la vérité sera long et difficile. Ainsi, le 13 septembre dernier, le tribunal de Pontoise jugeait, près de 10 ans après les faits, le policier auteur du tir de flashball qui a crevé un œil à Bruno et Alexandre le 9 mai 2009 lors d’une intervention policière lors d’un barbecue organisé dans le quartier de la cerisaie à Villiers-le-Bel (voir RE 76). Le parquet a requis 6 mois avec sursis et pour les dommages et intérêts il faudra encore attendre.

Gare aux canons à eau !
Lors du dernier premier mai pour s’attaquer aux manifestants, les flics ont projeté depuis leur canon une eau très spéciale : un mélange puant bourré de restes d’animaux – sang, cornes, sabots, plumes broyées- qu’ils ont emprunté aux pompiers. Nouvelle info : les flics ont pour projet de mélanger leur eau avec des produits de marquage codés inodores et invisibles à l’œil nu, mais repérables, même depuis un hélicoptère, au moyen d’un éclairage ultra-violet plusieurs semaines après avoir été arrosé.

Quand Génération identitaire continue ses agressions
Le groupe d’ultra droite Génération identitaire a intenté une action judiciaire pour « injure publique » contre Thomas Portes (voir RE n° 175) et Madjid Messaoudene qui ont osé parler d’eux comme de « groupes nauséabonds » et de « nazis ». Lors de l’audience au TGI de Paris du 20 septembre, le procès a été fixé pour janvier 2020 (!). En attendant, la justice laisse sévir tranquillement ces nervis comme lors du blocage du col de l’Échelle…

Sauvons l’Aquarius et le sauvetage en Méditerranée !
L’Aquarius était le dernier bateau qui sauvait de la noyade des demandeurs d’asile. Il est désormais bloqué à Marseille. Aucun pays au monde ne lui accorde son pavillon, il n’a plus le droit de naviguer. Les bateaux de gardes cotes libyens, offerts par l’Italie, peuvent sévir sans témoins et ramener les survivants dans les camps de concentrations en Libye où l’esclavage et tortures les attendent.
57 manifestations ont eu lieu à travers l’Europe le 6 octobre (50 000 participants en France). La veille des identitaires ont saccagé les locaux marseillais de SOS Méditerranée, propriétaires de l’Aquarius. Pour le droit d’une immatriculation immédiate et le respect du droit de sauvetage en mer ! Infos : www.sosmediterranee.fr

Des fiches et des fiches…
La santé, les déplacements (navigo…), les données biométriques (le fichier TES répertorie depuis 2016 en plus de l’état civil toutes nos données biométriques liées à la création des cartes d’identité et passeports) : fichés, on l’est tous. Pratique qui date de longues dates, l’État a besoin de savoir, pour contrôler, réprimer, ceux qui sortent du cadre, qui contestent. Avec le progrès des technologies, les possibilités de fichage se multiplient et l’État ne se prive pas. Pour y voir plus clair la Caisse de solidarité de Lyon vient de publier une brochure très complète La folle volonté de tout contrôler qui recense 50 fichiers d’identification administrative, fichiers de police, de justice et de renseignement. Elle y détaille la manière dont ils fonctionnent, mais aussi comment savoir ce que l’État sait de nous et aussi comment lui demander de nous oublier. À lire sur https://rebellyon.info/Brochure-La-...
En région parisienne un collectif anti-fichage se questionne plus particulièrement sur les fichiers FAED (empreintes digitales et photos du visage) et FNAEG (empreintes génétiques) et comment en sortir. « Nous ne sommes pas dupes sur l’issue de ces procédures. Les procureurs et leurs chefs auront toujours le dernier mot pour décider qui aura l’insigne honneur d’être rayé des listes. Mais l’objectif est de leur tenir tête ensemble en agissant collectivement. » Plus d’info sur https://paris-luttes.info/suite-des...

Deux magistrats et un faux provoquent la mort d’un détenu
À Bar-le-Duc le 12 juin, Éric Hager a 49 ans lors de l’audience qui le condamne à 24 mois de prison, dont 18 mois ferme. Il était alors en détention provisoire depuis 9 mois. Lors de l’audience, aucun maintien en détention n’est requis par le procureur, ni débattu par les juges. Comme lui explique alors son avocat, dans ce cas figure, Éric aurait dû sortir le soir même de prison. Au juge d’application des peines de décider de l’aménagement du reliquat de sa peine ferme. La prison étant en face du tribunal, le greffier pénitentiaire se rend dans le bureau de la substitut du procureur ayant participé au procès pour s’assurer qu’aucun mandat de dépôt n’a été délivré. Là, il y trouve également la juge qui a présidé l’audience, et contrairement au jugement les deux magistrates modifient la fiche pénale de liaison en y indiquant le maintien en détention. Éric apprenant qu’il ne sera pas libéré, se pend dans sa cellule.
Le Conseil supérieur de la magistrature, saisi de l’affaire reconnaît la gravité des faits, mais bon, pas de sanction pour autant. Circulez y’a rien à voir…

Le quotidien à la frontière du Montgenèvre
Août dernier, des réfugiés sont arrêtées par la PAF dans les Alpes alors qu’ils cherchent à rejoindre la France depuis l’Italie. Libérés ils retournent au point de départ, mais leur argent a disparu. Un enregistrement audio retranscrit la suite des événements. « Fais attention à ce que tu dis. Là ça peut aller très loin là hein, ça peut être mal pour toi… T’accuses la police de vol, ce soir t’es en garde à vue ici et demain t’es dans un avion hein. Et c’est Paris – Tripoli, hein ! … Oh ! Écoute-moi bien, tu me traites encore une fois de voleur, moi je te jette là-dedans. T’as compris ? »
Ceux qui rapportent le témoignage expliquent : sans préjuger des réflexions ou émotions qui pourraient vous assaillir, nous tenons à rappeler que ceci est le témoignage exceptionnel d’une situation habituelle. À écouter sur https://paris-luttes.info/audio-vio...

agir

À Lyon, parution du premier numéro des « Brèves du bistrot »
Il s’agit d’« un petit journal qui paraît le premier jeudi de chaque mois, à l’occasion du bistrot de la caisse de solidarité. C’est l’occasion pour nous de parler un peu de l’actualité de la police, des luttes et des répressions. »En savoir plus https://rebellyon.info/Parution-du-...

Pour la libération de Georges Abdallah !
Le 24 octobre 2018, ce militant révolutionnaire de la cause palestinienne entrera dans une 35e année de détention. Venez nombreux samedi 20 octobre pour exiger haut et fort sa libération devant la prison de Lannemezan, rendez-vous à 14h devant la gare. Un bus au départ de Paris est prévu le vendredi 19 octobre. Inscription et contact : Campagne.unitaire.gabdallah gmail.com

Répression policière des grévistes d’un hôtel de luxe à Paris
Après leur agression par des agents de sécurité de l’hôtel, les voilà violentés par la police le 12 octobre ! Le personnel de nettoyage est en grève depuis 19 jours pour des conditions de travail et salaires dignes. Une centaine de manifestants ont accroché un carton le même jour proclamant « La lutte des classes, c’est ici ! ».Cagnotte : https://www.lepotcommun.fr/pot/1vpwil8t et manifestation de soutien, le jeudi 18 octobre à 12h Hôtel Park Hyatt 5 rue de la Paix Métro Opéra.


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Dans la thématique "REPRESSION - PRISON "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Journée De Lutte contre les violences policières

Les combats contre les violences policières, contre les injustices sociales, contre le racisme et tellement d’autres causes font des quartiers populaires des « gilets jaunes » malgré eux. Dans ce contexte, des collectifs et des familles de victimes de crimes policiers se battent pour obtenir justice et pour que la vérité éclate sur les circonstances de la mort de leurs proches entre les mains de la police. Luttons ensemble contre les violences policières, contre le racisme et pour une vraie justice sociale !
Manifestation samedi 16 mars 2019 à 13h au départ de la place Guichard (Lyon 7e) - Métro B place Guichard


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

[Grenoble] Vérité et Justice pour Adam et Fatih

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2019, un véhicule de la BAC a voulu interpeller deux jeunes grenoblois qui circulaient sur un scooter. Après une course poursuite, Adam Soli (17 ans) et Fatih Karakuss (19 ans) percutent un bus et décèdent sur le coup. Depuis, au quartier du Mistral, la colère s’exprime et les keufs quadrillent le quartier. Encore une fois, la police se rend responsable de la mort de deux jeunes et veut étouffer l’affaire.
En leur mémoire et parce que sans justice il n’y aura pas de paix, rdv pour une marche blanche ce mercredi 6 mars à 16h à Grenoble au Plateau.


A Lire ailleurs   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Violence, émeute et conflits sociaux : élements d’instruction pour un député En Marche

Alors que trois députés LREM de la Loire sur quatre ont voté en faveur de la loi anti-casseurs (Borowczyk, Mis, Faure-Muntian) - allant même jusqu’à affirmer pour l’un d’entre eux (M. Borowczyk) que « cette loi n’est pas liberticide » - il nous semble intéressant de publier cet article du site tourangeau La Rotative pour qui les député.es font preuve d’une « ignorance crasse de l’histoire des conflits sociaux en France ».


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Ça bouge toujours au Centre de Rétention du Mesnil Amelot : communiqué d’un groupe de prisonniers

Depuis le 8 janvier, la lutte dans le centre de rétention de Mesnil Amelot est devenue plus collective. D’abord au CRA2 avec une grève de la faim suivie par presque l’ensemble des bâtiments (plus de 80 personnes) pendant 3 jours. Avec aussi régulièrement des communiqués, des tentatives de lutter contre les déportations par vols cachés et les violences policières.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

La solitude des femmes détenues

Huit prisons pour longue peine peuvent recevoir des femmes, la plupart étant concentrés dans la moitié nord de la France. La prison de Roanne est une de celles-ci. Les femmes sont donc très souvent incarcérées dans des établissements éloignés de leurs proches, alors qu’elles subissent déjà une rupture de lien spécifique.


National   REPRESSION - PRISON / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Soutien aux déboulonneurs

Lundi, un procès devait avoir lieu, un procès lié à la pub. Il est reporté au 27 Mars.
Lors du procès en 1er instance, les antipubs ont été déclarés coupables des deux infractions : « groupement en vue de préparer des dégradations de biens » et « dégradation de panneaux publicitaires ». Ils et elles ont été condamné.es à des amendes, dommages et intérêts à la SNCF et paiement des frais d’avocat .
Lettre ouverte de la RAP Sainté en soutien aux déboulonneurs.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   GENRE - FEMINISME / REPRESSION - PRISON

Soirée projection : Ils nous ont volé nos nuits, sur les prisonnières et proches de prisonnières au Mexique

Mardi 29 janvier 2019 à 19h à la Gueule Noire.
Tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.


A Lire ailleurs   REPRESSION - PRISON

« C’est ça la justice ? Eh ben, vivent les gilets jaunes, ils ont raison ! », comparutions immédiates, Paris, 14 janvier 2019.

Des Gilets jaunes face à la justice de classe, 3e épisode : Comparutions immédiates suite à l’acte IX le 14 janvier 2019 par l’équipe du journal L’Envolée.
Ce lundi 14 janvier 2019, l’activité de la 24e chambre était exclusivement consacrée à la répression d’un mouvement social qui dure depuis plus de deux mois maintenant. L’audience a duré jusqu’à 22 heures, et des Gilets jaunes passaient aussi en comparution immédiate dans deux autre salles.


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Procès des solidaires de Briançon Acte II

En 2019, l’acharnement contre les solidaires, malheureusement, se poursuit… mais les mobilisations solidaires aussi !
Suite à l’inimaginable condamnation des « 7 de Briançon » (verdict tombé le 13 décembre dernier), qui bien entendu font appel de cette décision, la pression sur les solidaires ne faiblit pas, puisque ce vendredi 10 janvier, deux autres personnes sont passées en procès au Tribunal de Gap. Retour sur un procès absurde et injuste.


A Lire ailleurs   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / REPRESSION - PRISON

Conseils à l’attention des personnes blessées par la police et de leurs proches

Après le déchaînement de violence policière de ces dernières semaines à Saint-Étienne et partout en France, il semble pertinent de publier ce petit tutoriel rédigé par le collectif Désarmons-les.

Mise à jour :


A la une...

MEMOIRE
La Commune de Saint-Étienne, du 24 au 28 mars 1871  

La Commune de Saint-Étienne eut lieu entre le 24 et le 28 mars 1871, après plusieurs jours d’agitation. Le 24 mars une centaine de manifestant.e.s, rejoints par la Garde Nationale et la foule, investissent l’Hôtel de ville et hissent sous la coupole le drapeau rouge.


LOGEMENT - SQUAT
Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Saint-Étienne, Monsieur le Préfet de la Loire et au-delà  

Nous étions, ce mercredi soir, quelques dizaines de citoyens soutenant la cause des migrants et personnes sans domicile fixe à vouloir interpeller, lors de l’inauguration de la Biennale du design, nos responsables politiques et administratifs, sur les menaces d’expulsions pesant sur quelques squats de notre ville, ainsi que sur notre inquiétude de voir mises à la rue de nombreuses personnes et familles à la fin de la trêve hivernale.


REPRESSION - PRISON
Le vrai « drâme de Condé-sur-Sarthe » c’est son existence même  

Communiqué de l’Envolée suite au mouvement de blocage des #MatonsQuiPleurent
« Nous voudrions, si des personnes se sentent de nous aider, continuer à dénoncer les conditions de détention et les fonctionnements archaïques type QHS/QSR des établissements cités dans cette lettre. » (Romain, Prison de Condé-sur-Sarthe).


DISCRIMINATIONS - RACISME
Me, you, nous... et eux ? Petits fours et expulsion  

Ce mercredi 20 mars, une vingtaine de personnes ont fait irruption à l’inauguration de la Biennale de design de Saint Etienne pour dénoncer la mise à la rue de dizaines de personnes par les pouvoirs publics.


MEDIAS
Le Déchaîné n°7 - Journal de gilets jaunes de Monthieu - est sorti !  

Le septième numéro du célébrissime et incontournable journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé ! Disponible dans des bars de la ville et au rond-point (lors d’actions ou quand il sera réoccupé), il est aussi téléchargeable ici.


MEMOIRE
Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise  

Le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer la Garde nationale et les parisiens en prenant le contrôle des canons de la butte Montmartre. L’événement qui aurait pu être anecdotique se transforme en révolution qui durera deux mois et marquera l’Histoire.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 6 mars à Saint-Étienne  

« Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler. » Madame la procureure, mercredi 6 mars, palais de l’injustice de Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Retour sur la journée stéphanoise de mobilisation « Youth For Climate »  

Vendredi dernier, le 15 mars, à l’appel à la mobilisation internationale Youth For Climate les jeunes de Saint-Étienne (et des alentours) ont largement répondu présents ! Une mobilisation massive avec environ 2000 lycéens, étudiants et même collégiens.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Mobilisation et grève contre la loi « Fonction Publique » et la loi « Blanquer »  

RDV à Saint-Étienne, mardi 19 mars 2019. Départ à 10h30 cours Fauriel devant la CCI en direction de la préfecture.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Design partout, Justice nulle part  

A vous visiteuses et visiteurs de la Biennale de l’ennui,
Nous ne sommes pas dupes, ne le soyez pas lors de votre passage touristique à Sainté. La biennale du design vend une ville qui n’existe pas et qui n’est pas la nôtre. Elle n’inonde en rien la vraie vie et n’est qu’une vitrine. Ce n’est pas avec un événement international que les stéphanois-e-s auront une plus belle vi(ll)e.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les loups dans la bergerie  

Banalités de base sur la révolte en cours.
Comité pour la prolifération des loups - mars 2019


DROITS SOCIAUX - SANTE
Pour étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes  

Un questionnaire a été mis en ligne à l’attention du public, en vue de l’élaboration d’une loi autorisant la pratique de l’IVG instrumentale pour les sages-femmes.


DISCRIMINATIONS - RACISME
[Info Gisti] Expulsions de terrain et de squat - sans titre mais pas sans droits  

Voici une brochure qui répond à nombre de nos questions sur le squat et les expulsions !
2e édition, Fondation Abbé Pierre / Gisti / Romeurope


DISCRIMINATIONS - RACISME
Communiqué unitaire contre l’antisémitisme, son instrumentalisation et contre tous les racismes et oppressions  

Dans cette tribune commune, des collectifs et partis ligériens se mobilisent contre l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiques et appellent à une lutte réelle contre tous les racismes et toutes les autres formes d’oppressions.


ARMEMENT
Réflexions sur VERNEY-CARRON SA...  

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, Verney-Carron SA, le fabricant et inventeur du célèbre Flash-Ball®, cherche à tout prix à se dédouaner de toute responsabilité dans la mutilation et la répression de nombreux manifestants...


ARMEMENT
Appel à bloquer Verney-Carron et toutes les usines d’armement !  

Pour les blessé.es par les forces de l’ordre, pour celles et ceux qui sont mort.es de s’être révolté.es, du 29 au 31 mars 2019, bloquons toutes les usines d’armement qui participent à la represion des mouvements sociaux !
À Saint-Étienne se trouvent deux grands spécialistes de la fabrication d’armes : Verney-Carron et Le Banc National d’Épreuve des Armes.


MOBILISATIONS - LUTTES
Carnaval de l’inutile  

Il fut un temps, où le carnaval était le jour où les esclaves se déguisaient en roi pour se moquer des puissant.e.s. Une occasion d’inverser les rôles, de transgresser les normes établies. Pour un jour, le monde marche à l’envers ! Aujourd’hui, à Saint-Étienne, ce sont les puissant.e.s qui l’organisent – celleux-là mêmes qui relookent la ville en Capitale du design. Celleux-là mêmes qui font mourir des quartiers habités pour en construire de nouveaux aseptisés. Nous proposons plutôt un giga carnaval coloré, bruyant et indomptable !
Les 30 et 31 mars 2019, ce sera un week-end coloré, bruyant et indomptable !


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Week-end soutien à Bure  

Suite à l’intense répression subie à Bure ces dernières années et particulièrement depuis l’expulsion du bois Lejuc en février 2018, nous organisons un évènement de soutien à la lutte Meusienne.
Venez, venez, les 3, 4 et 5 mai 2019 à St Julien Molin Molette, on vous attend !!!


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Football militant  

La Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) vient de publier un communiqué de solidarité à l’égard des migrant.e.s et des militant.e.s du Briançonnais et de mettre à jour sa présentation très sociale du sport et des loisirs.
Retour sur cette association très active dans la Loire, et zoom sur le foot à 7, ou foot autogéré !


DISCRIMINATIONS - RACISME
Semaines anticoloniales et antiracistes  

LA SEMAINE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE est un événement organisé par l’association Sortir du Colonialisme qui milite sur l’actualité, la mémoire et le combat anticolonial, articulés avec le combat antiraciste, le racisme étant la matrice idéologique du colonialisme.