Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME

L’expo moisie du MAMC : 24h de la vie d’une bonniche décorative


|

Dimanche, on (binôme mec et meuf cis [1] blancs) a eu envie de visiter le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Sainté. Une des expos, « 24 heures de la vie d’une femme » , avait attiré notre attention, on était un peu effrayé.e.s par la manière dont elle était présentée. Et on avait raison d’avoir peur.
Vous me direz qu’on avait qu’à pas aller se balader dans un lieu de culture hautement conventionnel/institutionnel, mais quand même !!!
L’expo est censée mettre en valeur les collections du MAMC. Elle est construite sur le déroulement linéaire d’une « journée type », de l’éveil jusqu’aux rêves de la nuit. Elle présente en tout 10 étapes. Et un ramassis de clichés sexistes.


Des femmes à poil

Ah, l’éveil de la "fâme", qui s’étire nue et alanguie sous l’œil du peintre... Grand tableau de femme nue qui pose, sculpture de nu de Rodin (dans une position dans laquelle NON on ne se réveille pas)... Bon voilà, rien d’original, des femmes nues peintes par des hommes. La partie « le bain » de l’expo est bien entendu un autre super prétexte pour montrer des meufs à poil. Mais voilà c’est normal, les hommes aiment les femmes, alors ils les peignent. Ce truc de présenter des œuvres quasi uniquement réalisées par des hommes, alors que l’expo est censée parler du quotidien des femmes est d’ailleurs totalement assumé dans le livret de présentation : « C’est paradoxalement à travers une majorité de regards masculins des artistes de la collection, que s’opère la sélection des œuvres, précisément des œuvres d’hommes regardant des femmes . » Cette justification semble un peu faiblarde. Il y a simplement une majorité d’artistes masculins bénéficiant d’une reconnaissance institutionnelle. Et votre collection nulle reflète ça. Point.
Et puis le « paradoxe », on le comprend, mais il ressemble plus à de la flemme et à une vieille habitude qu’à un parti pris. Parce que c’est vrai, c’est original de présenter des femmes à travers le regard d’hommes, dans l’art. Non vraiment, ça manquait, merci beaucoup.

Les pantoufles de Christian Boltanski

Que viennent-elles faire là ? Ah oui, pardon, elles « tentent d’arrêter le temps de l’enfance »... Que viennent faire les charentaises en pâte à modeler de Christian dans une expo sur les femmes ? On se demande si ce n’est pas parce que ces pantoufles d’homme semblent indispensables au quotidien d’une femme. Comme la présence d’un homme peut l’être. Parce que vraiment, il y a des types partout dans cette expo. Dans la partie « dehors le monde », quasiment que des gars représentés, affiches de luttes armées, de mai 68, images de presse ou militantes... Des trucs pseudo politiques traités par l’art contemporain, ne figurant que des hommes. C’est vrai que les meufs, y’en a pas dans les luttes politiques... Vraiment on y comprend rien à cette expo sur la journée d’une femme, sans femmes.
Le pire, c’est peut être la partie « la rencontre ». Que des têtes de types aux murs. Qui nous matent. Pas de gouine au musée, surtout pas. La rencontre est hétérosexuelle, et puis indispensable à la journée d’une femme, c’est évident. Comme l’hétérosexualité, la binarité de genre stricte est la seule possibilité. Elle est qui plus est très marquée, avec des figures du masculin et du féminin archétypales, qui collent parfaitement aux normes de leurs genres respectifs autant dans l’apparence que dans les attitudes (les hommes sont virils et fiers, leurs épaules sont carrées, les rares femmes représentées sont passives, en attente).

Secrétariat et épluchage de poireaux

« Le déjeuner » et « le travail » sont ceux de femmes des années cinquante (l’idée reçue qu’on peut en avoir), toujours sans parti pris, ni critique, ni... rien. Enfin si : « Cette section s’ouvre sur l’entre-deux guerres, caractéristique d’un retour à la tradition. » Ah ben quand même. Mais le bref éclat de lucidité s’arrête là. « Dans une facture réaliste, le repas allégorique de Roland Marie Gérardin idéalise la Nature, en tant que mère féconde et nourricière, à rebours de l’expansion progressiste de la société industrielle. Fernand Léger exalte au contraire dans ses natures mortes la beauté industrielle, alors qu’André Fougeron, soucieux d’un art accessible à tous, peint dans la veine du réalisme socialiste, telle cette femme du peuple, les mains rougies par le travail en cuisine, ajoutant à la fatigue de l’ouvrière ». Essentialisation du lien entre nature « nourricière » et féminité, condescendance faussement respectueuse envers les classes populaires, tout y est. Encore plus dans le livret que dans l’expo d’ailleurs, et sur un ton d’intello contemporeux qui croit avoir inventé l’eau tiède. On trouve à côté de ça des trucs de Ben et de Spoerri, que manifestement le musée avait super envie de montrer.
Pour « le travail » y’a des photos de caissières, de bureaux vides dans lesquels on imagine des secrétaires, un mur d’horloges accolées d’un marteau... Pfff, soit c’est cliché, soit ça a rien à voir avec les meufs...

« La martiniquaise »

On se souvient d’un seul tableau représentant une femme noire. Il s’intitule La martiniquaise, et représente une femme allongée, en tenue traditionnelle (?). Il est présenté dans la partie « le repos » de l’exposition. La seule femme noire représentée l’est donc dans un tableau empreint de colonialisme, et elle n’a d’autre attribut que le fait d’être une femme noire lascive qui se repose. Très original. Autre relent colonialiste, un masque d’ « art premier » (on peut dire aussi « exogène », ce qui signifie juste que ça vient d’ailleurs et évacue peut être mieux les trucs hiérarchiques). Il est dans la partie « les rêves, la nuit » bien sûr. Ce bon vieux cliché de l’inconscient « primal » illustré sans aucune réflexion ni explication par un objet soi-disant « primitif » parce que non-occidental...

Promenade molle

Il y a aussi une partie « promenade » dans cette exposition. Ne vous inquiétez pas, on se promène dans des endroits bucoliques, aménagés et tranquilles, en journée... Là aussi, des clichés sur le rapport à l’espace extérieur quand on est une meuf. Ça fait pas vraiment rêver, ces photos mornes. Et puis y’a que du paysage vide, aucune meuf représentée en train de marcher, d’être active... Enfin, pas qu’on se souvienne.
Y’a aussi « la fête » dans l’expo, et là non plus pas de meuf en train de bouger, de danser... Les corps féminins ne sont décidément représentés que passifs (ou en train de cuisiner !). Même la caissière de la photo du « travail » est en train de poser. Quand il s’agit de faire des tableaux de meufs qui glandent à poil, y’a du monde, mais pour les représenter en train de faire des trucs, y’a plus personne !

En bref

On ne comprend pas bien le point de vue de l’expo. Si elle présentait une critique des œuvres, du fait que les femmes sont la plupart du temps objets et non sujets des œuvres, que les femmes artistes sont moins reconnues, sous représentées... Mais bon, elle ne le fait pas.
On pourrait se dire que cela présente juste un constat, que la société est encore et toujours sexiste et que l’expo a seulement une valeur illustrative. Mais même en la voyant comme ça, c’est surprenant de montrer toute cette merde avec une satisfaction béate et sans parti pris ! On a l’habitude de voir des œuvres sexistes dans les musées, elles sont le reflet de leurs époques, de certaines normes sociales... Mais en utiliser une flopée spécifiquement dans une expo censée parler de la vie des femmes, et sans point de vue critique, c’est pour le moins étrange. Aucune réflexion, aucune remise en question de ce soi-disant quotidien féminin (de « la »femme, donc blanche, hétérosexuelle,occidentale, insérée socialement) nulle part, et encore moins dans le livret de l’expo qui prétend « montrer les œuvres autrement, dans un élan plus proche du quotidien de chacun, en reconnectant l’art au présent,... ». Il a une drôle de gueule leur présent.

[1« cisgenre » désigne les personnes dont le sexe assigné à la naissance, par — en France — l’officier d’état-civil, correspond au genre auquel elles s’identifient.


Portfolio

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

1 réaction

  • La définition qui a été rajoutée pour « cisgenre » n’est pas correcte, et doit être coupée après « s’identifient ». Il n’est pas question de « biologie » ou de « corporel » concernant l’identification de genre.


Dans la thématique "GENRE - FEMINISME "

National   GENRE - FEMINISME

Un lexique partiel du féminisme et des oppressions

Comme la plupart des mouvements politiques et de critique sociale, le féminisme possède son vocabulaire propre. Qui n’est pas forcément très accessible...
Ce lexique tente de regrouper et d’expliquer des termes, pour certains issus du milieu universitaire, qui sont souvent utilisés pour parler des oppressions et des luttes féministes. Il s’adresse aux personnes qui subissent des oppressions et aussi aux personnes qui n’en subissent pas mais vivent dans une société structurée par ces oppressions, et sont donc également concernées.


International   CAPITALISME - GLOBALISATION / GENRE - FEMINISME

Le congrès international des femmes au Chiapas n’aura pas lieu...

Cette année, les féministes zappatistes font face à des menaces de trop grande ampleur pour pouvoir accueillir le deuxième congrès international des femmes qu’elles pensaient organiser. Dans une lettre ouvertes aux féministes du reste du monde, elles expliquent le contexte de cette annulation et appellent à poursuivre les luttes féministes et anticapitalistes dans toutes les régions du monde.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / GENRE - FEMINISME

Accouchement, une question politique ?

Pour l’inauguration d’une nouvelle librairie à Mézère (43), vous êtes invitez à venir partager autour d’un documentaire sonore sur l’accouchement vu d’un point de vue politique.


National   DROITS SOCIAUX - SANTE / GENRE - FEMINISME

Pour étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes

Un questionnaire a été mis en ligne à l’attention du public, en vue de l’élaboration d’une loi autorisant la pratique de l’IVG instrumentale pour les sages-femmes.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   GENRE - FEMINISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Lesbiennes de l’immigration

Rencontre avec l’auteure de Lesbiennes de l’immigration, construction de soi et relations familiales (éditions du Croquant). Ce livre, issu d’une thèse, traite de la question du lesbianisme dans un contexte migratoire et post-migratoire en France. Comment les rapports sociaux de sexe, de race, et de classe influencent-ils la construction sociale du lesbianisme ? Quel est le processus par lequel ces femmes construisent des parcours lesbiens dans un contexte migratoire et post- migratoire ?


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   GENRE - FEMINISME / MOBILISATIONS - LUTTES

2 Poils dans la Soupe Festival

Pour un 8 mars 2019 féministe et anticapitaliste !
C’est la deuxième édition du festival « Un poil dans la soupe » organisée par les Sampianes, qui a lieu autour du 8 mars : Journée internationale des luttes des femmes. Cette année on vous propose des activités féministes variées dans différents lieux de Sainté pour se rencontrer, échanger, apprendre, se renforcer, créer des solidarités et se marrer.


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   GENRE - FEMINISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Appel à rassemblement contre la propagande anti-IVG et homophobe d’Alliance Vita

« Pas de voix pour celles et ceux qui piétinent nos vies, nos dignités et nos droits ! Pas d’espace pour les anti-avortements, les anti-euthanasie, et les homophobes ! »


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   GENRE - FEMINISME / REPRESSION - PRISON

Soirée projection : Ils nous ont volé nos nuits, sur les prisonnières et proches de prisonnières au Mexique

Mardi 29 janvier 2019 à 19h à la Gueule Noire.
Tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.


A Lire ailleurs   ANTIFASCISME / GENRE - FEMINISME

Droites comme des clous qui brillent dans une nuit magnifique...

L’antifascisme ne devrait s’accommoder d’aucune oppression. Piqûre de rappel des Féministes de Parme, à travers le récit du viol collectif qui a eu lieu au siège de la RAF (Réseau Antifasciste de Parme), et des suites données (ou non) à cet évènement.


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRE - FEMINISME

Feminist Fight Club

Un atelier autour de la lutte sera animé à 18h par Iron Dyke. On pourra aussi se délecter des mets de Crevette42. Après le concert de Miss-Andry, DJ PROLOPE enflammera le dancefloor pour une boom digne d’un Feminist Fight Club.
Samedi 26 janvier 2019 à partir de 18h à la Gueule Noire


A la une...

RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Pourquoi s’intéresser à la Palestine aujourd’hui ?  

En dépit de la lutte légitime contre l’injustice faite aux Palestiniens depuis plus d’un siècle, être un militant engagé en faveur des droits des Palestiniens est entaché d’une suspicion d’antisémitisme. Vraisemblablement la faute à une intense propagande sioniste et israélienne. Dans cet article, on explique pourquoi l’engagement en faveur des Palestiniens est plus important que jamais. En raison de la responsabilité européenne historique dans l’émergence du sionisme d’abord ; parce que le sionisme est un projet national-colonial d’essence raciste ensuite ; et enfin parce que la dérive nationaliste en Israël est à l’origine d’une intense propagande qui s’inscrit dans une logique de choc des civilisations et qui produit un durcissement des rapports inter-ethniques en particulier, à un niveau mondial. Ce dernier point ne présage rien de bon.


MEMOIRE
Université, mai 1968 – avril 2019 : d’une occupation à une autre  

61 ans. La durée qui sépare la brève occupation (une trentaine d’heures) d’un bâtiment de l’université Jean Monnet qui s’est achevée il y a huit jours et l’occupation de la fac qui s’était déroulée en mai-juin 1968 (une trentaine... de journées). Couac vous propose de vous replonger dans l’épisode de mai-juin 1968 avec un article paru dans sa version papier au printemps 2018.


REPRESSION - PRISON
Gilets jaunes acte XXIII : charges, balayettes et interpellations  

Intervention rapide, violente et perfide de la Police samedi à la fin de l’acte XXIII des gilets jaunes. Quatre personnes ont été arrêtées en plein milieu du cortège : gardes à vue et de la détention provisoire pour l’une d’entre elles.


DROITS SOCIAUX - SANTE
[Audio] Expulsions et petits calculs cyniques... Logement pour tout’es à Sainté, l’argent est là !  

Alors que les personnes sans-abri dorment toujours temporairement dans les vestiaires de la piscine de la Talaudière, un petit calcul s’impose. Que faire des millions d’économie suite à l’abandon du projet d’autoroute A45 ? C’est édifiant.


REPRESSION - PRISON
Rencontre-débat avec le collectif Désarmons-les (contre les violences d’État)  

Samedi 27 avril à l’Amicale de La Richelandière à 18h30.
Une personne du collectif viendra présenter leurs actions et animer un débat sur les violences de la Police. Ils nous visent, défendons-nous !


LOGEMENT - SQUAT
Traces des expulsions successives à Saint-Étienne (bourse et fac)  

Récolte, recueil, archivage des enregistrements en tous genre : photos, vidéos, audio.... réalisées lors de ces derniers jours à Saint-Étienne.
Recherches des « traces » numériques des deux expulsions ayant eu lieu vendredi et dimanche à Saint-Étienne, révélant l’acharnement et la mobilisation policière contre cette réponse à la saturation des services sociaux que fut l’occupation de la bourse du travail et puis d’un bâtiment de la fac.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le clergé stéphanois et la charité...  

Démonstration de solidarité par le clergé stéphanois. La charité bien au chaud enfermée dans leurs églises !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat  

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Grève de la faim en soutien aux personnes expulsées  

Face à l’indifférence, une femme se met en grève de la faim en soutien aux personnes expulsées de la Bourse du Travail et de la faculté. Elle explique son passage à l’action.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La Préfecture de la Loire s’engage contre le logement pour tou.te.s  

On ne fait pas disparaître les gens en les repoussant d’un endroit vers un autre. Ils et elles continuent d’exister de toute façon. Appel aux riches propriétaires, et à leurs nièces, cousins, petits enfants.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Liste des besoins à la Bourse du Travail occupée  

Après une semaine d’occupation à la Bourse, les besoins en produits de première nécessité sont très importants pour la survie des personnes qui ont trouvé un abri provisoire dans les locaux de la Bourse du travail. Liste des besoins.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Université Tréfilerie expulsée ce matin : c’est de l’acharnement !  

Après le traumatisme de l’expulsion de la Bourse vendredi matin, les forces de l’ordre continuent de traquer et brutaliser les personnes fragiles et sans-abri qui avaient trouvé refuge pour la nuit dans un bâtiment de l’université, sur le campus de Tréfilerie.
Communiqué du collectif de soutien.


LOGEMENT - SQUAT
Evacuation de la Bourse occupée  

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la préfecture a ordonné l’évacuation de la Bourse du Travail occupée, ce matin à 6h. Jettant à la rue des dizaines de personnes.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Expulsion de la Bourse ce matin à l’aube  

Ce matin un important dispositif de police a procédé à l’expulsion des occupants de la Bourse du Travail. Laissant de nombreuses personne à la rue...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Menaces d’expulsion à la Bourse du Travail  

Comme vous avez pu le lire depuis 10 jours dans nos colonnes, la Bourse du Travail est occupée par des personnes sans autre solution d’hébergement. Aujourd’hui, la préfecture déclare pouvoir débloquer un certain nombre de places d’hébergement et dans le même temps l’évacuation de la Bourse du Travail serait prévue pour demain matin.
Communiqué du collectif de soutien de l’occupation de la Bourse.


REPRESSION - PRISON
C’est officiel, la « loi anti-casseurs » est en marche !  

Ce matin, la « Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » a été gravée dans le marbre du Journal officiel. On a choisi un texte de fond sur la question du port de masque en manifestation pour marquer le coup.


MEDIAS
Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !  

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail  

Depuis 10 jours, les personnes sans abri affluent chaque jour à la Bourse du Travail occupée. Cet article tente de récapituler ce qui a amené à cette situation explosive. Entre solidarité rageuse des habitant’es de Saint-Étienne et mépris des pouvoirs publics, l’occupation continue tant bien que mal.
Pétition de soutien en ligne ici.
Liste des besoins pour les personnes sur place ici.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Revendication de l’action spontanée en direction de Gaël Perdriau, vendredi 5 avril sous les arcades de Saint-Étienne  

Depuis presque une semaine des personnes expulsées de leur squat ou mises à la rue à la fin de la trêve hivernale occupent la Bourse du Travail. Malgré les nombreuses lettres ouvertes qui lui ont été adressées, le maire, Gaël Perdriau, n’a toujours pas daigné rencontrer ces personnes sans-abri ou le collectif mobilisé en soutien. A croire que si on veut parler au maire, il faut aller le chercher.