Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME

L’expo moisie du MAMC : 24h de la vie d’une bonniche décorative


|

Dimanche, on (binôme mec et meuf cis [1] blancs) a eu envie de visiter le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Sainté. Une des expos, « 24 heures de la vie d’une femme » , avait attiré notre attention, on était un peu effrayé.e.s par la manière dont elle était présentée. Et on avait raison d’avoir peur.
Vous me direz qu’on avait qu’à pas aller se balader dans un lieu de culture hautement conventionnel/institutionnel, mais quand même !!!
L’expo est censée mettre en valeur les collections du MAMC. Elle est construite sur le déroulement linéaire d’une « journée type », de l’éveil jusqu’aux rêves de la nuit. Elle présente en tout 10 étapes. Et un ramassis de clichés sexistes.


Des femmes à poil

Ah, l’éveil de la "fâme", qui s’étire nue et alanguie sous l’œil du peintre... Grand tableau de femme nue qui pose, sculpture de nu de Rodin (dans une position dans laquelle NON on ne se réveille pas)... Bon voilà, rien d’original, des femmes nues peintes par des hommes. La partie « le bain » de l’expo est bien entendu un autre super prétexte pour montrer des meufs à poil. Mais voilà c’est normal, les hommes aiment les femmes, alors ils les peignent. Ce truc de présenter des œuvres quasi uniquement réalisées par des hommes, alors que l’expo est censée parler du quotidien des femmes est d’ailleurs totalement assumé dans le livret de présentation : « C’est paradoxalement à travers une majorité de regards masculins des artistes de la collection, que s’opère la sélection des œuvres, précisément des œuvres d’hommes regardant des femmes . » Cette justification semble un peu faiblarde. Il y a simplement une majorité d’artistes masculins bénéficiant d’une reconnaissance institutionnelle. Et votre collection nulle reflète ça. Point.
Et puis le « paradoxe », on le comprend, mais il ressemble plus à de la flemme et à une vieille habitude qu’à un parti pris. Parce que c’est vrai, c’est original de présenter des femmes à travers le regard d’hommes, dans l’art. Non vraiment, ça manquait, merci beaucoup.

Les pantoufles de Christian Boltanski

Que viennent-elles faire là ? Ah oui, pardon, elles « tentent d’arrêter le temps de l’enfance »... Que viennent faire les charentaises en pâte à modeler de Christian dans une expo sur les femmes ? On se demande si ce n’est pas parce que ces pantoufles d’homme semblent indispensables au quotidien d’une femme. Comme la présence d’un homme peut l’être. Parce que vraiment, il y a des types partout dans cette expo. Dans la partie « dehors le monde », quasiment que des gars représentés, affiches de luttes armées, de mai 68, images de presse ou militantes... Des trucs pseudo politiques traités par l’art contemporain, ne figurant que des hommes. C’est vrai que les meufs, y’en a pas dans les luttes politiques... Vraiment on y comprend rien à cette expo sur la journée d’une femme, sans femmes.
Le pire, c’est peut être la partie « la rencontre ». Que des têtes de types aux murs. Qui nous matent. Pas de gouine au musée, surtout pas. La rencontre est hétérosexuelle, et puis indispensable à la journée d’une femme, c’est évident. Comme l’hétérosexualité, la binarité de genre stricte est la seule possibilité. Elle est qui plus est très marquée, avec des figures du masculin et du féminin archétypales, qui collent parfaitement aux normes de leurs genres respectifs autant dans l’apparence que dans les attitudes (les hommes sont virils et fiers, leurs épaules sont carrées, les rares femmes représentées sont passives, en attente).

Secrétariat et épluchage de poireaux

« Le déjeuner » et « le travail » sont ceux de femmes des années cinquante (l’idée reçue qu’on peut en avoir), toujours sans parti pris, ni critique, ni... rien. Enfin si : « Cette section s’ouvre sur l’entre-deux guerres, caractéristique d’un retour à la tradition. » Ah ben quand même. Mais le bref éclat de lucidité s’arrête là. « Dans une facture réaliste, le repas allégorique de Roland Marie Gérardin idéalise la Nature, en tant que mère féconde et nourricière, à rebours de l’expansion progressiste de la société industrielle. Fernand Léger exalte au contraire dans ses natures mortes la beauté industrielle, alors qu’André Fougeron, soucieux d’un art accessible à tous, peint dans la veine du réalisme socialiste, telle cette femme du peuple, les mains rougies par le travail en cuisine, ajoutant à la fatigue de l’ouvrière ». Essentialisation du lien entre nature « nourricière » et féminité, condescendance faussement respectueuse envers les classes populaires, tout y est. Encore plus dans le livret que dans l’expo d’ailleurs, et sur un ton d’intello contemporeux qui croit avoir inventé l’eau tiède. On trouve à côté de ça des trucs de Ben et de Spoerri, que manifestement le musée avait super envie de montrer.
Pour « le travail » y’a des photos de caissières, de bureaux vides dans lesquels on imagine des secrétaires, un mur d’horloges accolées d’un marteau... Pfff, soit c’est cliché, soit ça a rien à voir avec les meufs...

« La martiniquaise »

On se souvient d’un seul tableau représentant une femme noire. Il s’intitule La martiniquaise, et représente une femme allongée, en tenue traditionnelle (?). Il est présenté dans la partie « le repos » de l’exposition. La seule femme noire représentée l’est donc dans un tableau empreint de colonialisme, et elle n’a d’autre attribut que le fait d’être une femme noire lascive qui se repose. Très original. Autre relent colonialiste, un masque d’ « art premier » (on peut dire aussi « exogène », ce qui signifie juste que ça vient d’ailleurs et évacue peut être mieux les trucs hiérarchiques). Il est dans la partie « les rêves, la nuit » bien sûr. Ce bon vieux cliché de l’inconscient « primal » illustré sans aucune réflexion ni explication par un objet soi-disant « primitif » parce que non-occidental...

Promenade molle

Il y a aussi une partie « promenade » dans cette exposition. Ne vous inquiétez pas, on se promène dans des endroits bucoliques, aménagés et tranquilles, en journée... Là aussi, des clichés sur le rapport à l’espace extérieur quand on est une meuf. Ça fait pas vraiment rêver, ces photos mornes. Et puis y’a que du paysage vide, aucune meuf représentée en train de marcher, d’être active... Enfin, pas qu’on se souvienne.
Y’a aussi « la fête » dans l’expo, et là non plus pas de meuf en train de bouger, de danser... Les corps féminins ne sont décidément représentés que passifs (ou en train de cuisiner !). Même la caissière de la photo du « travail » est en train de poser. Quand il s’agit de faire des tableaux de meufs qui glandent à poil, y’a du monde, mais pour les représenter en train de faire des trucs, y’a plus personne !

En bref

On ne comprend pas bien le point de vue de l’expo. Si elle présentait une critique des œuvres, du fait que les femmes sont la plupart du temps objets et non sujets des œuvres, que les femmes artistes sont moins reconnues, sous représentées... Mais bon, elle ne le fait pas.
On pourrait se dire que cela présente juste un constat, que la société est encore et toujours sexiste et que l’expo a seulement une valeur illustrative. Mais même en la voyant comme ça, c’est surprenant de montrer toute cette merde avec une satisfaction béate et sans parti pris ! On a l’habitude de voir des œuvres sexistes dans les musées, elles sont le reflet de leurs époques, de certaines normes sociales... Mais en utiliser une flopée spécifiquement dans une expo censée parler de la vie des femmes, et sans point de vue critique, c’est pour le moins étrange. Aucune réflexion, aucune remise en question de ce soi-disant quotidien féminin (de « la »femme, donc blanche, hétérosexuelle,occidentale, insérée socialement) nulle part, et encore moins dans le livret de l’expo qui prétend « montrer les œuvres autrement, dans un élan plus proche du quotidien de chacun, en reconnectant l’art au présent,... ». Il a une drôle de gueule leur présent.

[1« cisgenre » désigne les personnes dont le sexe assigné à la naissance, par — en France — l’officier d’état-civil, correspond au genre auquel elles s’identifient.


Portfolio

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

1 réaction

  • La définition qui a été rajoutée pour « cisgenre » n’est pas correcte, et doit être coupée après « s’identifient ». Il n’est pas question de « biologie » ou de « corporel » concernant l’identification de genre.


Dans la thématique "GENRE - FEMINISME "

Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRE - FEMINISME

boum de rentrée des Sampianes

Les Sampianes, collective féministe stéphanoise, organisent une boum de rentrée jeudi 04 octobre 2018 à la Gueule Noire. Venez papoter si vous préférez et danser si ça vous tente. Pour connaître la collective et ses actions, se rencontrer, discuter, se rassembler autour de projets féministes... et aussi grignoter un petit quelque chose vegan avant d’enflammer la piste !
*Soirée en mixité gouines meufs trans* - Entrée gratuite + adhésion au lieu à prix libre.


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

Formation en bricolage et maçonnerie pour les meufs, les gouines et les trans’

A la mi-octobre venez découvrir l’utilisation des outils à main et éléctroportatifs et la pose de « stuc » entre meufs, gouines et trans’


Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Soirée de soutien aux ouvrières de l’usine Flomar en Turquie, le 4 août

En Turquie, des ouvrier.ère.s de la marque de cosmétiques Flormar du Groupe Rocher ont été licencié.e.s parce qu’elles-ils se sont syndiqué.e.s.
Samedi 4 août à la Gueule noire
20H30 projection
22H concert


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

La cantine La Sassouille appelle à un chantier en mixité choisie meufs

La Sassouille est une cantine militante et itinérante Stéphanoise qui se met en place progressivement. Notre envie commune est de pouvoir offrir une bonne bouffe à prix libre et végétarienne sur différents lieux et collectifs en lutte.


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   GENRE - FEMINISME / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Licenciement de 124 ouvrières du groupe Rocher en Turquie : rassemblement de solidarité

Les Sampianes appellent à boycotter Yves Rocher pour protester contre le licenciement abusif de 120 ouvrier.e.s (majoritairement des ouvrières) de l’usine Flormar en Turquie (à Gebze), usine dont le groupe Rocher est le principal actionnaire (51%). Rassemblement de soutien sur Saint-Étienne le Mercredi 20 Juin à 16h, Place du Peuple


Opinions   GENRE - FEMINISME / MEDIAS

[radio] Podcasts féministes : on va vous casser les oreilles !

Une sélection non exhaustive de podcasts féministes à mettre entre les oreilles de toutes et tous !


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRE - FEMINISME

Faire Corps : Féminisme et éducation populaire

La première édition de Faire corps se veut résolument féministe et populaire. Jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 mai 2018, le Crefad Loire et le Crefada s’associent et investissent différents lieux de Saint Étienne. Venez partager avec nous des moments de rencontre pour interroger et explorer les liens entre corps et féminisme(s) : ateliers liant théories et pratiques, documentaire, spectacle vivant.


Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME

[Projection / Débat] « Women sense tour »

Vendredi 23 mars 2018, accueil à 18h, projection du film « Women sense tour » à 18h30 au Babet, 10 rue Félix Pyat 42000 St Etienne
Pot de l’amitié à l’issue des débats. Prix libre.


A Lire ailleurs   GENRE - FEMINISME / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

De Mujeres libres à Femmes libres Plaidoyer pour une coordination de Femmes Libres au sein de la CNT

Nos luttes ne nous renvoient pas dos à dos. Complémentaires, elles s’additionnent
En 1936, Mujeres Libres revendique de mettre fin au « triple esclavage des femmes : l’ignorance, le capital et les hommes ». En juillet 1937, avec ses 20000 adhérentes, provenant majoritairement des secteurs populaires, Mujeres Libres défend l’émancipation des femmes et leur participation à la lutte révolutionnaire. L’organisation se réclame d’un « féminisme prolétarien » dans le but de se dissocier du féminisme libéral qui prône l’égalité des femmes sans contester les rapports de domination de classes. Leurs « camarades » n’étaient pas pour autant enclins à les reconnaître politiquement comme une organisation autonome au sein du mouvement libertaire.


Saint-Étienne et alentours Les Sampianes   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRE - FEMINISME

Festival « un poil dans la soupe »

Festival « un poil dans la soupe » proposé par les SAMPIANES du 08 au 11 mars 2018 à Sainté.
Au programme : Atelier d’autodéfense féministe et autogéré, Lecture collective, Soirée au poil, Restouf, Lab.Langue, Poing final...


A la une...

MEMOIRE
La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans  

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize  

Le collectif SERENICITY lance une pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize. Signez ! Diffusez ! Cette pétition et les signatures collectées seront ensuite envoyées à la Commission nationale informatique et libertés avec un courrier d’explication.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
[Radio] Joie, rage et courage - Qu’est-ce qui se trame ?  

Alors qu’une troisième ligne de tramway va arriver à Saint-Étienne, retour sur les choix de construction des lignes de tramway et les projets de restructuration urbaine avec la gentrification en toile de fond. Petit exemple de lutte contre les transports payants avec les mutuelles des fraudeur-euses et les actions des R.Z. en Allemagne à la fin des années 70.


LOGEMENT - SQUAT
Logement : pas de repos sur Les Lauriers  

Si le rejet par le tribunal de l’expulsion de la Poste à Solaure a donné un peu de répit à ces personnes à qui l’on refuse l’accès à un logement, il n’en demeure pas moins qu’elles sont contraintes, ici comme ailleurs, de vivre dans un squatt. Rencontre avec un de ceux qui slaloment entre les squats, la rue et l’hébergement d’urgence (article paru initialement dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019).


MEMOIRE
Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles  

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Quartier Saint-Roch : nouveau théâtre de rénovation urbaine  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.
La transformation du quartier Saint-Roch vise à redynamiser un quartier qualifié de « précaire », « peu attractif », « peu sécuritaire ». L’aspect participatif du projet est revendiqué par les aménageurs. Nous avons donc mené l’enquête et nous sommes interrogés sur le lien entre l’EPASE (Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) et les associations du territoire.


REPRESSION - PRISON
Ambert : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)  

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.


LOGEMENT - SQUAT
Une expulsion rejetée comme une lettre à la poste  

Le 14 mai, dans la boîte aux lettres de l’ancienne poste de Solaure est arrivé un courrier, plus précisément une requête cachetée du sceau de la commune de Saint-Étienne. La présente convoquait l’occupant officiel des lieux à une audience au tribunal administratif de Lyon le 24 mai 2019. Récit du procès.


LOGEMENT - SQUAT
Pas d’expulsion à Solaure ! Conférence de presse et rassemblement  

Ce mardi 4 juin, appel à rassemblement place Jean-Jaurès à 17h30 pour une conférence de presse à propos du droit au logement pour tou.te.s et de la situation des personnes en demande d’asile à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le Couac n°7 est sorti !  

L’équipe du Couac vous présente un nouveau numéro de son pigeon dépenaillé. Avec une formule qui ne change pas : des brèves, des articles d’actu et d’investigation sur différents thèmes ainsi qu’un dossier. Un dossier cette fois consacré aux différentes formes de contrôle sur la ville et ses habitant.e.s. On vous propose ici l’édito du numéro.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Luttes en Grèce - Rencontre avec des membres de Rouvikonas  

A l’occasion d’une tournée en France et en Belgique, des militants de Rouvikonas viendront à Saint-Étienne, au lieu autogéré La Dérive (91 rue Antoine Durafour) le mercredi 5 juin à 19h.
Comment résister face au durcissement des régimes politiques en Europe ? Comment sortir du capitalisme et de la société autoritaire ? Sur quelles bases créer des convergences de luttes ? Que propose Rouvikonas ?


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et la Safe City  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019. Un « atelier numérique Google » va s’installer à Saint-Étienne, sans doute à l’angle de la place Jean Moulin et de l’avenue de la Libération (ex Royal). Au-delà du barnum organisé autour de cette arrivée par G. Perdriau et J.M. Mis, député LREM, que peut bien signifier cette installation, ainsi que l’annonce de Serenicity, dispositif d’écoute sonore de l’espace public ?


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La jeunesse, mobilisée pour le climat et réprimée  

Retour sur la seconde mobilisation à Saint-Étienne le 24 mai suite à l’appel international Youth For Climate : une belle mobilisation mais une répression policière inattendue et scandaleuse !


FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Manifestation pour sauver le climat et le droit d’asile  

Samedi 25 mai - Mobilisation européenne #STOP DUBLIN*
RDV à partir de 10h à la Bourse du travail.
Marche pour le droit d’asile et pour le climat.
À midi : partage de pique-nique et prises de paroles au parc du Puits Couriot.
Et aussi, de 13h à 17h après-midi partage place de l’hôtel de ville : lectures et goûter sont prévus (n’hésitez pas à amener des textes qui vous semblent cohérents).


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Grève pour le climat Saint-Étienne - #2  

Nous avons été très nombreux à Saint-Étienne pour le premier acte de ce mouvement mondial, il est temps de remettre ça ! Rendez-vous le 24 mai, 12 h place de l’Hôtel de Ville, départ 13 h.
« Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux. »


MEMOIRE
Voter c’est abdiquer  

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


MEMOIRE
Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier  

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


MEMOIRE
Des Vermiraux à Saint-Genest-Lerpt  

Voici un tract distribué à Saint-Genest-Lerpt avant la représentation d’un spectacle de théâtre qui avait comme point de départ la révolte des Vermiraux.

« Aujourd’hui et ici on parle d’une révolte de gamins aux Vermiraux. Là bas, aux Vermiraux, il y avait une colonie, un lieu d’enfermement »


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


LOGEMENT - SQUAT
Campagne collective : on s’affiche pour le droit au logement !  

Depuis plus d’un mois maintenant vous avez pu voir fleurir sur les murs sales de notre bonne ville une campagne d’affiches de soutien aux personnes qui se font régulièrement expulsées de leurs abris. Parce que tout le monde à le droit à un toît et que nous manquons toujours de bras, à vos pinceaux, prêt’es ? Collez !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Déambulation festive contre Serenicity, retour en image  

Samedi 10 mai, une grosse centaine de personne a défilé dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun en musique et en costumes pour contester le projet d’écoute de l’espace public.


MEDIAS
Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !  

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


FLICAGE - SURVEILLANCE
L’installation des micros-mouchards dans le quartier Tarentaise-Beaubrun est repoussée  

Suite à la vive polémique suscitée par la publication des documents de la maire sur le projet de « Safe City » par la quadrature du net, la CNIL demande à la ville « des informations supplémentaires sur ce dispositif ». Pour autant la bataille continue et il ne faut pas baisser la garde.


LOGEMENT - SQUAT
Actions en soutien aux expulsé-e-s de la Bourse du Travail  

De nombreuses actions depuis le début du mois dont des performances / lectures ce vendredi 25 mai 2019 à 13h place de l’Hôtel de Ville.
La mobilisation de ces différents moyens d’intervention dans l’espace public nous rappelle notre devoir citoyen et incite à des gestes engagés en vue d’une solution de logement durable. Assurons un accueil en dignité !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Projection-débat pour l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour  

Le 15 mai 2019, le Dix-sept accueille l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour, un infotour parti de Bure pour questionner notre rapport au nucléaire, mieux cerner les enjeux localement et susciter des actions.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Suite de la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers  

Suite à la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers le 26 avril, la maire a déposé plainte hier matin et la gendarmerie est venue remettre une convocation concernant Vincent Bony à son domicile dans l’après midi pour « vol en réunion ». L’audience aura lieu à la brigade de gendarmerie de Sorbiers (Loire), rue de l’entente, mardi 7 mai à 15h... Le communiqué d’Alternatiba est reproduit ici.


MEMOIRE
[Radio] Du trafic dans le tiroir #7 : Mohamed Saïl  

Émission « Du trafic dans le tiroir » sur Radio Dio - Épisode 7.
Nous sommes heureux d’accueillir dans cette émission, Alawa, habitant de Saint-Étienne qui nous aidera à nous orienter dans l’histoire, du début du siècle, entre la France et l’Algérie. Car nous convoquons ici le dit Mohamed Saïl, né en octobre 1894 à Taourirt village de la commune de Souk Oufella en Kabylie, mort en 1953 à Bobigny, militant communiste libertaire dont nous suivrons la trace et le parcours entre l’Algérie de sa naissance, la France et l’Espagne où il s’engagea un temps auprès des antifranquistes. Retour sur un kabyle anarchiste voguant entre Kropotkine, Bobigny ou encore la Kabylie...


MOBILISATIONS - LUTTES
Manifestation du 1er mai à Saint-Étienne : récit en image  

Mercredi 1er mai, 10h00, le cours Victor Hugo commence à se remplir. Pour cette traditionnelle mobilisation de la fête du travail répondent présent.e.s de nombreu.ses.x manifestant.e.s : de la CGT, de Solidaire, de la CNT, des Gilets Jaunes, de la FSU, de la France Insoumise, des JC, du Pink Block, de la RAP…


LOGEMENT - SQUAT
Être à la rue tue : un an après le décès de Jean-Claude  

Être à la rue tue. Il y a un an, le 1er mai 2018, est décédé Jean-Claude dit « Le Cow-Boy », qui vivait dans les rues stéphanoises.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Appel à soutien : réquisition citoyenne solidaire  

Appel à venir soutenir l’occupation de l’ancienne poste de Solaure pour y loger les personnes qui se trouvaient auparavant à la Bourse du Travail, et tou.te.s celleux qui en ont besoin.