National   REPRESSION - PRISON

La Direction de L’Administration Pénitentiaire (DAP) rompt son partenariat avec le Génépi




Créé en 1976 pour « refroidir » les prisons - suite aux grandes révoltes de 1974, le mai 68 des prisons - le Génépi se voit aujourd’hui écarté de sa principale mission : intervenir auprès des prisonnier.ère.s qui le souhaitent. S’il a pu servir de soupape à l’origine, l’association est sans doute devenu trop gênante aux yeux de l’AP. En effet, le Génépi a cherché, ces dernières années, à s’extraire de la mission qui lui était assignée en tissant des liens avec l’intérieur et en dénonçant la violence carcérale (morts « suspectes », conditions de détention, etc.). Voici leur communiqué ainsi qu’un texte de réflexion autour de cette rupture.


Le Genepi est une association étudiante œuvrant auprès des personnes incarcérées depuis 42 ans. Le 20 septembre 2018, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a mis fin de manière brutale à son partenariat avec le Genepi. Suite à cette décision, des bénévoles se sont déjà vus refuser l’accès à plusieurs établissements pénitentiaires dans toute la France. Le Genepi réclame le renouvellement de sa convention et réaffirme l’indépendance de l’association.

Depuis 1976, le Genepi et la DAP étaient liés par une convention régissant le cadre du partenariat national grâce auquel près de 2 000 personnes incarcérées ont bénéficié chaque année d’activités scolaires et socio-culturelles mises en place par les 900 bénévoles de l’association. Cette convention est essentielle pour cadrer et homogénéiser les actions en détention du Genepi sur tout le territoire, et pour assurer la formation des bénévoles, nécessaire à la qualité de ces actions.

Après plusieurs mois d’absence de dialogue, cette convention a été unilatéralement rompue le 20 septembre. Cette décision remet en cause la capacité du Genepi à poursuivre ses activités et menace la raison d’être de l’association.

Déjà en 2017, la DAP tentait de baisser drastiquement la subvention perçue par l’association, mais l’intervention du ministre de la Justice avait permis de résoudre la situation.

Le fond du désaccord repose sur des positions prises par des groupes locaux du Genepi pour dénoncer les conditions de vie indignes des personnes incarcérées auxquelles ces bénévoles ont été confrontés. Le Genepi est une association indépendante et revendique la liberté de parole de ses membres et leur droit de témoignage, tel qu’inscrit dans ses statuts.

Depuis la suspension de la convention nationale, nos bénévoles voient leurs actions en détention annulées par l’administration pénitentiaire, toujours sans dialogue aucun : c’est le cas pour le Centre Pénitentiaire Sud Francilien (Réau, 77), la Maison centrale de Poissy (78), le Centre pénitentiaire de Fresnes (94). Le Genepi voit également ses interventions en détention suspendues dans les régions Nord, Rhône-Alpes-Auvergne et menacées en Provence-Alpes-Côte-d’Azur-Corse.

“La décision de la DAP revient à nous fermer les portes des prisons malgré la volonté des bénévoles de poursuivre leurs actions auprès des personnes détenues. Nous souhaitons maintenir ce lien entre l’intérieur et l’extérieur, si nécessaire pour leur futur retour à la société. Ces actions sont d’autant plus primordiales que l’administration pénitentiaire n’est pas en mesure d’assurer le nombre d’heures d’activités en prison auxquelles elle est légalement tenue”, affirme Maxime Boyer, président du Genepi.

Dans le contexte d’une surpopulation carcérale record et d’un durcissement des conditions de vie des personnes détenues qui ont valu à 37 prisons de France une condamnation par la justice française et/ou européenne, les bénévoles du Genepi doivent pouvoir continuer à intervenir en détention et témoigner de leurs expériences.

Le Genepi conteste la décision de la direction de l’administration pénitentiaire qui met en péril l’association, son indépendance et sa raison d’être.

Le bureau national du Genepi a été reçu ce jour par Mme Bochenek-Puren et M. Heuman du cabinet de la garde des Sceaux auprès de qui l’association sollicite un renouvellement de la convention. Les conseillers de la ministre ont confirmé la décision de la DAP. Nous sommes choqués de voir qu’une décision qui remet en cause 42 ans de partenariat et menace l’existence de notre association ait pu être prise sans aucun dialogue. Le Genepi demande à Madame la Garde des Sceaux d’intervenir au plus vite pour rétablir notre convention nationale, seule capable d’assurer le bon déroulement des actions de nos bénévoles auprès des personnes détenues.

À lire sur le site paris-luttes.info, un texte d’analyse sur cette rupture.

« La taule c’est la pression, nourrit l’instinct de révolution » - Quelques perspectives anti-carcérales après la rupture de la convention Genepi-DAP

Quelques perspectives anti-carcérales après la rupture de la convention Genepi-DAP.

La taule c’est la pression, nourrit l’instinct de révolution
Donc nique sa mère la réinsertion
Lunatic - "La lettre"

Le Genepi se débarrasse de l’administration pénitentiaire

Dans un article du Monde paru ce lundi 29 octobre, nous avons appris que le Genepi, une des rares associations intervenant en prison en France auprès de détenu.e.s, vient de se faire retirer sa convention de partenariat avec la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP), ainsi que l’enveloppe de 50 000€ / an qui accompagnait la convention. Cette convention permettait aux étudiant.e.s militant au Genepi d’intervenir en prison et d’y assurer des ateliers socio-culturels et de l’accompagnement scolaire et universitaire.

La décision prise par la DAP, en accord avec Nicole Belloubet, a été celle de punir le Genepi en représailles de sa communication et des actions, tel qu’une action "L’État enferme, la prison assassine", ou des communiqués de soutien aux révoltes de prisonniers comme à Seysses après la mort de Jawad, ainsi qu’à la Maison d’arrêt de Poitiers-Vivonne, et l’organisation d’événements politiquement marqués telles que les conférences sur "Féminisme et anti-carcéralisme" et "Antiracisme et anti-carcéralisme". Que le Genepi passe pour une association "extrémiste", voilà déjà un signe du fascisme qui vient... Car en effet, si le Genepi s’est fait punir, c’est précisément, comme l’analyse L’Envolée, car il a décidé de ne plus jouer son rôle d’humaniste charitable qui lui avait été assigné au moment de sa création par Lionel Stoleru, sous le gouvernement de Giscard-d’Estaing. L’Envolée, dans un article paru dans leur numéro 49 de juin 2018, intitulé "Il y a des circonstances où le silence est de plomb !", dénonçant notamment le silence de l’OIP, écrivait : "On a vu des membres du Genepi prendre une position claire, allant jusqu’à déclarer publiquement que "la prison tue, la prison assassine"... pourtant eux aussi reçoivent des subventions de l’État mais ils ont préféré dénoncer l’inacceptable, plutôt que de lécher la main qui les nourrit."

L’administration pénitentiaire se radicalise

Car même si "l’inacceptable" est un concept indissociable de la prison et de l’enfermement, il faut concevoir que les conditions carcérales en France sont de pire en pire. Il existe une radicalisation en prison depuis plusieurs années, et c’est bien celle de l’Administration pénitentiaire (AP). Alors que la France vient de battre son propre record historique en terme du nombre de détenu.e.s en dépassant la barre des 70 000 personnes, et que la surpopulation carcérale se fait endémique (tout en augmentant), l’AP et le ministère de la Justice s’embarquent dans la même dérive sécuritaire que l’ensemble des forces répressives de l’État. Suite au mouvement de matons de janvier 2018, ceux-ci ont été entendus sur toute une panoplie de revendications sécuritaires, et notamment sur la création de 2 000 cellules en "quartiers étanches" pour isoler les détenu.e.s radicalisé.e.s. Ces quartiers étanches nous rappellent notamment les Quartiers de haute sécurité (QHS) qui avaient été fermés en 1982 pour leur caractère particulièrement déshumanisant. Cette dérive sécuritaire actuelle se traduit dans les faits par des conditions d’incarcération toujours plus violentes, et où la politique de l’État n’est même plus celle de faire croire à des prisons dorées ou humanistes, avec cette comparaison hasardeuse et médiatiquement relayée qu’est la "prison Club Med". Aujourd’hui, la stratégie de l’État est celle de toujours plus dégrader et de tuer ses indésirables. Face à cette radicalisation, le Genepi a fait le choix de durcir le ton. De son côté, la DAP a choisi la répression.

Lire la suite de cet article ici : https://paris-luttes.info/la-taule-...


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