Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

"La cour de promenade, elle est fait pour 20 détenus, alors on remplit nos yeux en regardant par la fenêtre." Nassira M.

Inauguré en janvier 2009, le centre de détention de Roanne a notamment été construite pour maintenir l’activité du tribunal local menacé de fermeture. Première prison à être construite et gérée dans le cadre d’un partenariat public-privé, labellisée en 2010 "Règles pénitentiaires européennes", elle est alors la fierté des élus locaux et du ministère de la justice qui vante par le biais de son agence publique pour l’immobilier (APIJ) "une opération particulièrement réussie en matière de conception architecturale : canal de la Loire, paysage arboré et plantations, motif végétal qui anime la façade."


Derrière le mur d’enceinte, il y a des êtres humains enfermés dans des cellules pour des mois, des années et ils et elles ne voient ni le canal de la Loire, ni le joli petit paysage arboré et sont du mauvais côté de l’enceinte pour contempler la laideur du motif végétalisé en béton.

Du mauvais côté, il y a Nassira M. Cette prisonnière a écrit plusieurs courriers au journal l’Envolée dans lesquels elle décrit l’architecture de ce fleuron carcéral, le règlement, le sécuritaire, l’isolement et la violence physique exercée par les gardiens et gardiennes de prison.


26 mars 2017

Journal l’envolée,

Bonjour à toute l’équipe, sans oublier les détenus fidèles au journal.
Excusez-moi de ne pas donner de nouvelles comme avant. [...]

6 décembre 2016, mon arrivée dans cet établissement de Roanne : le choc total.

A peine arrivée, régime fermé, observation, comme un détenu qui vient d’être incarcéré. Pourtant je suis une longue peine. Trafic de dossier !! De transfert en transfert, nouveau dossier ! Quand j’ai demandé au personnel de me recevoir, la demande a été rejetée, leur réponse : « Vous êtes loin de la sortie ».
Mes demandes de permission de sortie ont été rejetées ! (J’avais demandé à la directrice du SPIP comme elle était nouvelle…)

Le choc. Placée au mitard. On n’a même pas le droit de cantiner une boîte de Ricoré, ni sucre, ni lait. J’ai adressé une lettre à la direction de Lyon. D’autres ont remarqué qu’il faut rester un mois pour pouvoir cantiner normalement.

A mon arrivée, la première semaine, avec les bons de cantine, on a le droit qu’au café, la Ricoré et le tabasco. La deuxième semaine, on a droit en plus à l’eau et au gâteau sec.
J’ai mis 21 jours pour remplir le bon de cantine. Tu trouves ça normal qu’une personne ne puisse pas remplir le bon de cantine comme les autres ?! On se fait sanctionner et priver de faire nos achats. Certains sont placés en régime fermé, à vie… ou jusqu’à la fin de leur peine.
J’ai envoyé une lettre au mois de janvier pour faire un recourt auprès du directeur interrégional. Pour ajouter dans le bon de cantine du quartier disciplinaire le café, la Ricorée, du sucre en morceaux ou en semoule et du lait. Comme ça, si une personne ne mange pas leur gamelle, elle peut la remplacer par un petit déjeuner, café crème, quoi.

Je suis très choquée par cet établissement. On ne m’a même pas apporté de serviette ni de savon dans le quartier disciplinaire. Interdit au détenu d’avoir sa trousse de toilette avec elle au mitard, sauf une brosse à dent et du dentifrice. Ni gel douche, ni shampoing. Et si on veut laver nos slips ?!!
J’étais au quartier disciplinaire, j’ai donné mon pantalon et mon T-shirt à laver, ils sont resté chez eux un mois. Faut-il attendre ma sortie pour laver mes affaires ?
Ya même pas de papier cul car l’établissement vend le produit kit d’hygiène !! Quand la personne est placée au mitard, elle doit trouver une trousse de toilette complète, accompagné de papier toilette, d’une éponge et de liquide vaisselle. Quand on demande, ils répondent : Non, ya rien !!

Chaque établissement doit fournir un kit d’hygiène à tout le monde.
Alors que le guide dit que doit être donné aux détenus : 5 rasoirs par personne par mois et 4 flacons de javel, moi je reçois que dalle.
Le personnel pénitentiaire profite de la part des détenus.
Pourquoi la contrôleuse des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, [...] et l’OIP ne se déplacent-ils pas pour savoir ce qu’il se passe…

C’est vrai qu’il y a une cuisine, mais il n’y a que deux plaques chauffantes, même pas un four. Alors qu’un four à Conforama ça coûte 60 euros.
On aimerait bien avoir une cuisine équipée avec des accessoires pour faire des gâteaux, quand nos enfants viennent nous rendre visite, ou pour partager entre amis.
On passe par une surveillante pour lui donner notre carte biométrique, et si on casse du matériel, c’est à nous de rembourser, ici, à Roanne.

Y’a même pas de poubelle pour le recyclage ! Pourtant on est en 2017 !!
C’est normal si les détenus jettent leurs canettes par la fenêtre, ils ont raison.

D’autres ont remarqué que pour recharger son téléphone c’est la honte. Ils peuvent recharger leur téléphone que deux fois par semaine : mardi et vendredi de 8h à 11h. Et s’ils ont un cas d’urgence dans la semaine, ils sont coincés car le reste de la semaine, le personnel est en vacances.
Alors je demande au personnel qu’ils nous donnent accès pour recharger les téléphones tous les jours. Et aussi que les portes des régimes fermés soient ouvertes au rez-de-chaussée.

Pourquoi la Justice laisse tout l’espace au personnel pénitentiaire pour qu’il puisse bien se balader, alors que la cour de promenade est trop petite pour 100 détenus ?
Pourquoi ils ne pensent pas à nous laisser un terrain en gazon, l’été. Pour que les personnes qui ont des longues peines à faire mettent un drap de bain par terre et puissent bronzer quand il fait chaud. A Roanne, on ne va pas mettre une serviette sur le béton. Et puis la cour de promenade elle est fait pour 20 détenus, alors on remplit nos yeux en regardant par la fenêtre.

Je vais demander à Adeline Hazan et au défenseur des droits des détenus de venir et poser des questions à ces détenus qui sont enfermés dans des cages comme des bêtes. Ou à l‘observateur des prisons de venir contrôler sur place et de veiller au droits des détenus.
Et aussi Je vais m’adresser aux juges et ces défenseurs des droits pour qu’ils posent des questions aux détenus qui sont conduit de force)au CHU.
Et inversement les détenus malade doivent avoir le droit d’aller à l’hôpital sans leur accord pour y être soigner.
Certains n’ont pas de stylo, ni de papier, ni d’enveloppe, ni de timbre pour faire un recourt. Ils ont même pas de cahier d’adresses pour contacter leurs proches ou leur enfants !! J’ai vécu ça à Fresnes et au Pas-de-Calais.
C’est la honte pour la France !!

Il faut traiter avec dignité et respect les détenus, ce sont des êtres humains, eux aussi.
Plus de mensonges que de vérité.


Le 12 juin 2017

Journal l’Envolée,
Bonjour Messieurs, Mesdames et tout l’équipage.
Heureusement vous êtes là pour moi et grâce à vous on voit la lumière !
Quand j’ai reçu votre livre [Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coups, 26 lettres contre la prison par Abdel Hafed Benotman (édition Le bout de la Ville - L’envolée)] c’était comme si pour moi un de mes proches m’avait rendu visite !
Je suis très très touchée de lire l’histoire de chacun, car on vit la même chose !!

Pour le moment je suis placée au quartier disciplinaire sans raison.
Malgré que je passais par une fouille normale, 10 surveillants me sont tombés dessus, homme et femme, pour me mettre nue !
Ils m’ont frappée et tabassée jusqu’à ce que le sang coule de ma bouche…
Le médecin est venu faire une consultation derrière la grille et ne m’a donné aucun justificatif pour que je ne puisse pas porter plainte. Parfois le médecin est complice avec le personnel pénitentiaire !!

En prison on se trouve tenu en laisse comme des chiens ! Menotté de la cellule jusqu’au quartier disciplinaire, alors que la loi l’interdit… Mais les bleus abusent et ont plus de pouvoir que les détenus. Et puis quand un détenu réclame une consultation, le personnel pénitentiaire trouve toujours une histoire comme quoi il n’est pas en service.

Le procureur aussi est toujours du côté de la pénitentiaire, jamais du côté des détenus. La suite au palais de Justice, mais ça servira à rien. La Justice préfère que la personne crève seule dans sa cellule !!
Tous les 5 ans il y a un nouveau président mais aucun n’a cherché à changer les choses. Les lois, elles sont comme dans les années 1730. Rien n’a été amélioré. Je parle des lois de la Justice.
Les détenus personne ne pense à eux. La justice interne, elle est plus forte que celle du palais de Justice.

Bref.
Le 13 mai, un samedi vers midi, au moment de la distribution des repas, ce jour là, je portais une écharpe sur ma tête dans ma cellule. Les trois surveillants ont ouvert la porte. Une m’a dit : « retire ton foulard sinon tu n’auras pas ton repas ». Je lui ai répondu : « moi je ne veux pas retirer mon foulard tant que je suis enfermé dans ma cellule. Je ne suis pas en train de me balader dans la division ! ». Elle a refermé la porte. J’ai frappé pour qu’elle me donne mon repas. Elle a refusé et m’a passé juste le pain et le flan au chocolat ! Le reste non !! Les trois m’ont frappé dans ma cellule. Elles m’ont fait sortir et m’ont frappé devant la porte, devant la caméra. Elle m’ont menotté et une a appuyé son pied sur mon dos, côté gauche !! Je suis resté un bon moment par terre dans la division le temps qu’il libère un détenu du quartier disciplinaire (pour me mettre à sa place). Les deux cellules du mitard était occupé, mais regarde comment il sont capable de libérer une place pour moi ! Pourquoi ils ne m’ont pas enfermé dans ma cellule ?
Mise en prévention, tout de suite je suis passé au prétoire le lundi matin à 9h et ils m’ont mis 15 jours du 13 mai au 27 mai, sans procédure, ni rapport de l’établissement. Le lieutenant a donc le droit d’appliquer la loi à sa manière, c’est la justice interne. Sans passage au conseil disciplinaire.
A Roanne, un surveillant peut tuer un détenu au mitard et est très bien protégé par cette société interne ! Bravo la justice française !

Avec mes salutations.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la même thématique...

Saint-Étienne et alentours Papillon   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Faites sortir l’accusé

Projection du film "Faites sortir l’accusé" suivi d’un débat sur le sens moral de l’enfermement avec le collectif Papillon et le journal l’Envolée.
Mardi 21 novembre 2017 de 16h à 20h30, à l’amphi Huvelin au 15 Quai Claude Bernard, Université Lyon 3




National   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Gala de boxe et soirée "Soul Train" en soutien a Georges Ibrahim Abdallah

Le 21 octobre, nous vous invitons à un gala de boxe (boxe anglaise, pieds poings, MMA) regroupant des équipes de St-Étienne, Lyon, Marseille, Paris, Grenoble, Berlin, etc ... Suivie d’un Sound Système "Soul Train" (Dj Spyderman from St-Cham) et d’une Boum All Night Long.
Cette soirée sera en soutien a Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste arabe, combattant pour la libération de la Palestine, détenu en France depuis près de 34 ans. L’argent collecté en soutien servira aux mandats pour cantiner afin d’améliorer son quotidien.

Mise à jour le 20/10 : Attention, cet événement est annulé suite à un arrêté préfectoral, plus d’infos bientôt sur https://rebellyon.info/.



Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

[Projection] "La Récidive en question" + discussion

Projection / Documentaire / Discussion lundi 30 octobre 2017 à 19h00 au Remue-méninges
Le film commence à la maison d’arrêt de Saint-Étienne La Talaudière.
À la "Talau" comme on le dit ici, surveillants et détenus s’accordent à dire que la récidive est si courante que l’image du détenu se confond avec celle du récidiviste.




Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Journée de soutien des anti-G20 de Hambourg

Face au capitalisme et à tous ses effets néfastes, des personnes se mobilisent. Du 6 au 9 juillet 2017 se tenait à Hambourg le sommet des vingt plus grandes puissances mondiales. En réponse à cela les organisations progressistes ont organisé un contre sommet et des manifestations au cours desquelles la police allemande - bras armé des États représentés au G20 - a fait preuve d’un déchaînement de violences à l’encontre des manifestant-e-s, des journalistes et même des avocat-e-s.




Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Lettre ouverte sur la situation des familles Rroms à Saint-Étienne

Je vous adresse cette lettre car la presse locale reste sourde à nos multiples messages concernant les familles Rroms à la rue. Les services municipaux du Centre communal d’action sociale refusent de façon quasi systématique d’accorder de les domicilier – clef qui leur ouvre quelques droits – et ceci en contradiction avec tous les textes réglementaires. Sans que le préfet qui a pourtant autorité en la matière ne lève le petit doigt.




National   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Aurillac 2017 : Appel à témoignages

En août 2016, les participant.e.s du festival d’art de rue d’Aurillac ont pu constater une augmentation de la présence policière, absurdement justifiée par "l’état d’urgence". Pour entrer dans le centre-ville, il fallait subir des fouilles de sac voire au corps, et il était interdit d’avoir des objets en verre ou de l’alcool, alors même que des boissons alcoolisées étaient vendues partout dans l’enceinte du festival. Suite à ces mesures et à un certain nombre de provocations, une manif a éclaté, qui a conduit à plusieurs gardes à vue.
Plus récemment, l’édition 2017 a été le théâtre d’une surveillance policière moins agressive mais tout aussi pesante.




Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Soirée de solidarité contre la répression

Il y a un an, notre camarade Martin était condamné suite à son engagement contre la loi Travail. Le tout pour des faits de "violence sur force de l’ordre", il aurait blessé 7 policiers en moins d’une minute ! Ce dernier a décidé de faire appel !

Le lundi 9 octobre 2017 aura lieu son procès en appel à la Cour d’appel de Lyon :
appel à se rassembler pour le soutenir et à une soirée de soutien à la caisse de solidarité




Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Soutien à Martin, jugé en appel le 9 oct.

Il y a un an, Martin, un camarade stéphanois était condamné à 8 mois de prison avec sursis, 3850 € d’indemnités aux "victimes" et 5 ans d’inscription au casier judiciaire n°2 (soit 5 ans d’interdiction d’exercer dans la fonction publique) suite à son engagement contre la loi Travail. Ce dernier a décidé de faire appel . Un nouveau procès se tiendra donc Lundi 9 octobre à Lyon.




A Lire ailleurs   MEDIAS / REPRESSION - PRISON

[Communiqué] Après Indymedia Linksunten, Indymedia Grenoble et Nantes sont victimes de l’antiterrorisme

Pour avoir publié un communiqué revendiquant l’incendie d’un garage de la gendarmerie de Grenoble dans la nuit du 20 au 21 septembre, les sites Indymedia Nantes et Indymedia Grenoble ont été menacés par la police française. Les équipes qui administrent ces sites ont reçu des courriels de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) exigeant la dépublication sous vingt-quatre heures des articles concernés, sous peine de blocage et déréférencement des sites.




Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   REPRESSION - PRISON

"Pisser dans l’herbe", discussion et théâtre contre la prison

Samedi 7 octobre à La Gueule Noire
18h discussion avec Christine. Comment résister face à la prison ?
20h bouffe
21h "Pisser dans l’herbe" : pièce de théâtre, inspirée de ces lettres.
Soirée à prix libre




0 | 10 | 20 | 30 | 40

A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
[CNT 42] Jeudi 16 novembre 2017 lois Macron, loi des patrons… collectivement, faisons reculer le gouvernement et le patronnat  

Journée nationale interprofessionnelle et intersyndicale de grève et de manifestations :
- ST ETIENNE : 10H30 Place Jules Ferry (Statue de la Liberté en dessous de Centre 2)
- ROANNE : 10H30 Université Avenue de Paris


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Le remue-méninges fête ses 10 ans !  

Pour fêter ses 10 ans, le remue-méninges vous propose, du 16 au 19 novembre, des concerts, un brunch musical, une scène ouverte, des ateliers déco ... et pourquoi pas un goûter d’anniversaire ?


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
[Agir Ensemble 42] Alors, il ne nous resterait plus qu’à regarder "crever" nos semblables dans la rue  

Nous sommes le premier novembre 2017 en France à Saint-Étienne, premier jour de la trêve hivernale. Des familles et leurs enfants dorment et vivent dans la rue dans une indifférence outrageante. Elles sont arrivées ici en 2011. Nous avons créé un collectif "agir ensemble" pour leur venir en soutien.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Le paradis de l’enfer : récit d’un migrant à Saint-Étienne  

Dominique a une trentaine d’années, il vient du Cameroun. Il est venu vers Couac pour partager son expérience, parler de la vie qu’il mène et faire connaître sa situation, son regard en tant qu’immigrant vivant à Saint-Étienne. Après une première rencontre, nous nous sommes revus plusieurs fois.


CONSOMMATION - GLOBALISATION
[GLYPHOSATE] Crime contre l’humain et tout le vivant  

Les dangers du glyphosate et de ses co-formulants associés ne sont plus à démontrer devant la réalité des atteintes à la santé des populations (en Amérique latine notamment mais aussi en Europe chez les agriculteurs et les animaux d’élevage). Des études indépendantes apportent elles aussi des arguments scientifiques sur les conséquences de ces molécules sur la santé. A cela s’ajoutent maintenant le scandale de la manipulation des agences européennes par la firme Monsanto et ses expertises truquées. Les décideurs ne peuvent plus faire semblant de les ignorer.


GENRES - FEMINISME
Féministes, au travail !  

Tract diffusé lors de la manif du 19/10 à Saint-Etienne
Aujourd’hui, en 2017, à compétences et qualifications égales, les femmes gagnent en moyenne un quart de moins que les hommes. Le système de valeurs patriarcales fait que des métiers, occupés majoritairement par des femmes, tels que le ménage, l’aide à la personne, l’éducation des enfants, et les activités associatives et culturelles (notamment les contrats aidés) ne sont pas reconnus comme des emplois produisant une valeur économique et sociale importante. Les formations à la plupart de ces emplois sont sommaires (les femmes sauraient "naturellement" les faire), les salaires sont bas, les amplitudes horaires de travail trop longues, et très peu de reconnaissance sociale est accordée à ces secteurs pourtant essentiels à notre société...


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Ateliéphémère  

Attention ! Certaines dates ont changé !
L’ateliéphémère est un atelier d’entraide autour de la réparation d’objets divers : informatique, électroménager, jouet, machine à coudre, matériel son et vidéo...
Programme décembre 2017 / janvier 2018


MOBILISATIONS - LUTTES
"Non". S’opposer aux grands projets d’aménagement. Ne pas proposer "d’alternatives".  

Cette brochure est la retranscription d’une discussion autour des sujets suivants : pourquoi et comment s’opposer aux grands projets d’aménagement ? Quelles difficultés rencontrons-nous avec la notion "d’alternatives" ? Pourquoi ne pas en proposer ?
Discussion croisée entre opposant.es à l’A45 (Auvergne-Rhône-Alpes), camarades de l’Amassada (Aveyron), et occupant.es de la forêt de Roybon (Isère).


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La condition des agriculteurs : rencontres contre la normalisation  

Le 20 mai 2017, un agriculteur qui refusait de se soumettre aux contrôles harcelants de l’administration a été abattu par les gendarmes. A la suite de ce meurtre dégouttant, un collectif s’est monté pour combattre l’hyper-normalisation de nos vies et de celles des agriculteurices en particulier. Des rencontres nationales autour de ce sujet auront lieu les 28 et 29 octobre prochain dans notre région.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
A45, pétition bidon !  

Non content d’étaler partout sa belle pétition, Perdriau cherche à imposer aux personnels des collectivités locales de signer et de soutenir son combat d’arrière-garde...