Opinions   CONSOMMATION - GLOBALISATION

Le grand barouf démocratique ou la dérive mafieuse du pouvoir


La démocratie est devenue un tour de passe-passe à travers lequel un certain nombre de prétendants aux fonctions électives perçoivent le suffrage et le pouvoir comme le moyen de se blanchir.

Le pouvoir s’est mué dans sa dérive mafieuse en une sorte de lessiveuse qui au terme du vote doit faire apparaître l’oie blanche. L’élection est pour certains candidats ce que les cercles de jeux sont aux parrains corso-marseillais, le meilleur moyen de s’absoudre de leurs forfaits par un double processus : l’immunité que confère le mandat électif et l’amnistie qui l’accompagne souvent lorsque, ayant conquis le pouvoir, celui qui l’exerce met en œuvre une série de réformes, en tout premier lieu dans la justice afin de créer les conditions d’une amnistie qui s’apparente à une amnésie collective. Et qui lui permet, au terme de son mandat et donc de son immunité de rester intouchable.

Un tel tour de prestidigitation avec hypnose des foules doit revêtir dans sa phase conquérante les habits du spectacle et le grand barnum trumpien en fut le meilleur exemple.

En France, les meetings de campagne ont pris un tour américain toujours plus affirmé. Le candidat Nicolas Sarkozy en a été le meilleur représentant mais la représentation n’eut pas le résultat escompté et il fut finalement arrêté dans sa course à un second mandat car les coulisses du spectacle, mis à jour, révélèrent une double facturation avec un dépassement du plafond des dépenses de campagne fixé par la loi.

Le journaliste Pierre Magnan dans un article publié le 2 mars 2017 sur le site Géopolis France Télévision souligne qu’aujourd’hui, l’affaire Fillon a remis à la une l’opposition entre politiques et magistrats. Le candidat à la présidentielle a évoqué à son propos "un assassinat".
Cette mise en cause de l’institution judiciaire, partagée aussi par Madame le Pen, et par d’autres il n’y a pas si longtemps, a atteint des sommets dans un pays voisin, l’Italie.

Silvio Berlusconi en avait fait une marque de fabrique politique, aimant se présenter en victime des juges qu’il traitait, tour à tour, de "métastases de la démocratie", "d’association de malfaiteurs au sein de la magistrature qui cherche à renverser les résultats électoraux".
Pourtant, comme le rappelle encore Pierre Magnan, Silvio Berlusconi doit une fière chandelle au monde judiciaire. L’homme d’affaires, richissime, est arrivé au pouvoir pour la première fois en 1994 dans le contexte particulier de la grande lessive de la classe politique italienne provoquée par la justice à l’occasion de l’opération mani pulite (mains propres). Dans les années 90, les actions lancées par le parquet de Milan ont mis au jour un système de corruption et de financement illicite des partis politiques. C’est toute la classe politique qui a dû se recomposer, après la disparition de partis clefs de l’après-guerre.
Et la droite italienne s’est positionnée derrière l’homme d’affaires Silvio Berlusconi, malgré son passé financier sulfureux. Celui qui a aimé se battre avec les juges en appelant toujours les électeurs à la rescousse a eu finalement une des plus longues carrières politiques de l’après-guerre italien. Ce n’est qu’en 2013 que la Cour de cassation de son pays a fini par le condamner, le rendant inéligible.

Aux Etats-Unis, la dernière élection présidentielle fut une sorte d’apothéose un peu ratée. Le candidat Donald Trump mit à son service toute une machinerie qui ressemble fort à une machination. Le Quotidien de Yann Barthès a mis en évidence certains aspects de la supercherie. Avec un reportage sur les Trumpettes, sortes de nymphettes milliardaires, vieillissantes et botoxées, Martin Weill nous offrit une plongée vertigineuse au cœur de la machine alors mise en place pour le candidat. On se trouvait quasiment dans une scène du film de Terry Gilliam, Brazil. Les vamps et les pom-pom girls accompagnaient le show man et ses propos tapageurs et on n’était pas loin d’entendre de vibrants « Hourra ! Il est le plus grand magicien de tous les temps ! » Chez l’une d’elle, un tableau montrant une scène conquérante à cheval présentait alors le candidat sous les traits de Lafayette.

Mais depuis que Donald Trump est investi et en fonction, on sait que l’Obamacare, système de sécurité sociale pour les plus démunis devra être revu et corrigé alors que les dépenses de sécurité pour le nouvel occupant de la Maison-Blanche et ses proches et pour une seule journée sont équivalentes à celles d’une année pour son prédécesseur Barack Obama. De la conquête à l’exercice, il ne faudrait pas que Lafayette se transforme trop vite pour incarner la faillite. On peut parler de spectacle raté dans la mesure où le candidat a attiré de nombreux Américains dans sa tournée électorale. Il brisait sans doute la monotonie et les difficultés du quotidien et les gens venaient le voir en mangeant des pops corn comme au cinéma et l’écoutaient sidérés par son culot. L’homme de la télé-réalité était là, sous leurs yeux, sans petit écran, sans filet et sans retenue et les entrainait dans un grand numéro d’entertainment. Ils étaient tout à la fois flattés dans leur sentiment national et divertis. Que demandait alors le peuple ? Mais dés le show terminé, l’homme devait revêtir l’habit présidentiel et l’investiture manquait singulièrement de relief et de participants. La foule sur la vaste esplanade prévue à cet effet, aux abords des grands organes du pouvoir à Washington, était finalement bien clairsemée. Et paradoxalement, beaucoup d’artistes et de personnalités du show business refusaient l’invitation.

Marine le Pen se rendit pour sa part un peu plus tard à la Trump Tower, résidence privée du nouveau Président et symbole grandiloquent et phallique de sa toute puissance. Elle voulait y rencontrer le grand gagnant pour tenter de profiter de son charisme bienveillant et rentrer en France auréolée d’une incontestable stature internationale. Elle revint finalement bredouille mais pas sans arrière-pensées inspirées par ce nouveau mentor.
Quand, en revanche, elle refuse de se rendre à la convocation du juge dans l’affaire des emplois présumés fictifs d’attachés parlementaires du Parlement européen tout en essayant d’expliquer qu’elle a d’autres chats à fouetter et qu’il est d’usage républicain de ne pas déranger les candidats en campagne, Madame le Pen, répond par une bravade et s’en sort par une drôle de pirouette.
Mais entre-temps, elle est revenue regonflée de New York et a très bien compris que les excès de Donald Trump avaient été absous par ses électeurs. Si le Front national est aujourd’hui le parti le plus poursuivi de France, c’est donc avec un culot redoublé qu’il faut faire face en pratiquant le déni. Comme l’alcoolique qui refuse de se reconnaître et d’être perçu comme tel, Marine Le Pen rejette d’un revers de main les accusations de corruption, même étayées, et tente le passage en force. Circulez, il n’y a rien à voir, le spectacle électoral doit continuer ! Cette posture est servie, comme d’habitude, avec un discours victimaire dans lequel la candidate se présente comme la cible privilégiée des juges, des journalistes, des eurocrates bruxellois et finalement de la vaste nébuleuse du système.

Elle trouve pourtant un soutien intéressant au cœur même du dit système lorsque Jean-Pierre Pernaut, en plein journal de treize heures sur TF1, vient à sa rescousse pour souligner combien il est curieux de voir la candidate frontiste embêtée par la justice à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle. Il ne s’en tient pas à la simple information « Marine Le Pen convoquée par un juge ».
Il sait comme bien d’autres, que dans ce système gouverné par l’audience, mesurée chaque jour par Médiamétrie, et sur la base duquel sont répartis les écrans publicitaires qui nourrissent l’ensemble selon l’équation simple « parts d’audience = parts de marché », les Le Pen par leurs tapages et leurs provocations ont toujours été et restent de très bons clients pour rabattre la ménagère et sa petite famille. Dans cette course à l’audience, ce système concurrentiel entres chaînes et stations implique un sous-système d’interdépendances où les connivences professionnelles, les amitiés intéressées, et les liaisons dangereuses conduisant à des affirmations d’opinions bien tranchées de la part de certains journalises, en pleine messe, ne doivent pas nous surprendre. Le même Jean-Pierre Pernaut s’était déjà illustré en juillet 2016 lors d’une transition assez glissante entre un sujet sur les sans-abri et un autre sur les migrants. Il avait repris la ligne de partage frontiste et nationaliste en faisant le tri entre les pauvres et en affirmant que les bons Français étaient moins bien lotis que les étrangers.

Le seul problème pour la candidate du Front national, c’est donc qu’elle attaque les médias en en maîtrisant les plus grosses ficelles comme elle pourfend l’Europe en en connaissant tous les rouages et en profitant largement de ses subsides. C’est là d’ailleurs l’ébouriffant paradoxe de celui qui crache dans la soupe tout en remplissant bien son écuelle. Jean-Marie le Pen était en représentation permanente bien plus qu’il n’était présent dans la représentation parlementaire. Ses absences répétées au Parlement européen ne passaient d’ailleurs pas inaperçues. Et comme Le Canard Enchaîné le rappelle dans un article du 22 février 2017, il y a déjà longtemps que le FN finance sa guerre contre l’Europe avec l’argent de Bruxelles et donc indirectement du contribuable français grâce au très sophistiqué système des attachés parlementaires.

Aux Etats-Unis, Donald Trump a fait de la réduction des impôts un des chevaux de bataille économique de sa campagne, à côté du protectionnisme. Mais si depuis quarante ans, tous les candidats à l’élection présidentielle américaine divulguent leur déclaration d’impôts sur le revenu, lui a décidé de s’affranchir de cet usage. En fait, il a reconnu n’avoir pas payé d’impôt et s’en est justifié en disant que son intelligence, sous-entendue sa parfaite connaissance du système fiscal, le lui avait permis et qu’il avait utilisé pour ce faire, les lois du pays. Puis il a repris sa diatribe habituelle contre les dépenses publiques, pour conclure que « payer des impôts serait du gaspillage ». Il continue à se cacher derrière ses avocats et ses conseillers en fiscalité. L’Amérique attend toujours. Dans un article au Nouvel Observateur daté du 27 septembre 2016, la journaliste Sarah Diffalah pose la question : de quoi Trump a-t-il peur ?

La publication de sa feuille d’impôt pourrait d’abord montrer jusqu’à quel point le milliardaire a pratiqué l’optimisation fiscale, et a créé un labyrinthe impénétrable pour les contrôleurs de l’IRS, Internal Revenue Service, le fisc américain. Elle permettrait aussi de vérifier ce qu’il donne vraiment aux organisations caritatives. Il a toujours affirmé qu’il leur donnait beaucoup d’argent. Enfin, elle pourrait permettre de connaître sa véritable fortune dont il a fait un argument de réussite et de campagne. Selon la presse américaine, après enquêtes, elle serait largement surévaluée. Gonflée, comme le personnage qui se prête à d’incessants dérapages. Le dernier en date concerne sa soi-disant mise sur écoute par le Président sortant durant la campagne. Comme à son habitude, c’est sur les réseaux sociaux que Donald Trump lance ses allégations et accusations et les pimente, à la façon d’un adolescent sans filtre ni surmoi, de piquants « sale type », « c’est un malade »… Il préfère ce medium qui n’en est justement pas un, puisqu’il n’y a pour l’actuel Président en exercice, ni modérateur, ni contradicteur sur Twitter.

Les plus avertis rappellent pourtant que cette tactique n’est pas nouvelle. Donald Trump attaque ses adversaires sans preuve au moment même où une enquête approfondie sur ses liens présumés avec la Russie de Vladimir Poutine semble porter ses fruits. Il y a des informations sur des échanges de renseignements supposés pendant plusieurs années entre Trump, son entourage et le Kremlin, dans les deux directions. Dernier coup de théâtre : le Washington Post a révélé, mercredi 1er mars, que le ministre de la Justice, Jeff Sessions – un ancien sénateur qui a notamment conseillé la campagne de Donald Trump sur la politique étrangère –, a rencontré l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak en juillet et en septembre, contrairement à ce qu’il avait déclaré sous serment devant le Sénat lors de son investiture.
Ces deux rencontres, confirmées par la Maison Blanche, font peser sur lui des accusations de parjure (mentir sous serment constitue une grave trahison pour les Américains). Surtout, elles accréditent encore la thèse d’une ingérence russe dans la campagne présidentielle de novembre. Comparer Obama à Nixon pendant le scandale du Watergate a donc le mérite évident de détourner encore une fois l’attention de l’opinion au moment où la suspicion de collusion avec une puissance étrangère prend de la consistance.

Mardi 28 février, les médias américains se sont enflammés après le discours de Trump au Congrès. Se serait-il transformé en "Président normal" ? L’universitaire Eliot Cohen qui a quitté le parti républicain juste après l’investiture de Trump ne croit pas que le candidat hystérique se soit changé en Président sage et avisé. Il doute carrément de la santé mentale de Monsieur Trump trop sensible à la fois aux compliments et aux attaques, et donc manipulable y compris depuis l’étranger.

Le narcissisme s’avère assez ravageur lorsqu’il atteint les sommets de l’Etat. On ne le voit pas venir, peu de commentateurs et de citoyens accordaient beaucoup de crédit et de sérieux à Donald Trump qui est pourtant passé de la télé-réalité au divertissement politique puis du divertissement à la diversion tactique. Perversion de tout un système, diversion de l’opinion, subversion pour tenter d’inverser les pôles et les rôles afin d’apparaître comme le chevalier blanc qu’on maltraite et qu’on assassine, voilà qui semble inspirer bon nombre d’hommes et de femmes politiques aujourd’hui. On ne saurait trop leur recommander de voir ou revoir le film Brazil de Terry Gilliam, il nous y présente un monde décadent et la mère du protagoniste, une vieille dame à l’image de ce monde en pleine déconfiture et frappé par le terrorisme, est coiffée d’une chaussure à l’envers, signe d’une société qui marche sur la tête avec une morale totalement inversée.

Tout ceci pourrait prêter à s’étonner et à rire comme dans un bon spectacle agrémenté de tours, de facéties et de bons mots pour peu qu’on oublie que la raison d’être de la politique reste la recherche de l’intérêt général. Qu’en dirait un Mathieu Molé qui fut Ministre de la Justice de la France de 1651 à 1656, qui refusa les récompenses et les honneurs pour lui-même et pour sa famille et à qui on doit cette devise : "Servir l’Etat sans s’asservir au pouvoir"… pour ne pas asservir le peuple ?


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la même thématique...

National   CONSOMMATION - GLOBALISATION / REPRESSION - PRISON

L’État élimine les agriculteurs

Refusons les normes ! Evitons les balles ! Jérôme Laronze a été tué par les gendarmes le 20 mai 2017. Au delà du dégoût provoqué par ce meurtre, nous sommes nombreux à nous reconnaître dans son combat contre l’hyper-administration de nos vie en général et de l’agriculture en particulier. Continuons ensemble la lutte contre la gestion par les normes. C’est le sens de ce texte du Collectif d’agriculteurs contre les normes.




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION

Un nouveau collectif Stop Linky Gazpar 42 : refusons la marchandisation de nos vies !

POURQUOI NOUS REFUSONS LINKY ET GAZPAR
Nous ne sommes pas des cobayes ! Les compteurs Linky et Gazpar sont dangereux pour notre santé, nos libertés, notre sécurité et notre porte-monnaie.




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION

Stop LINKY GAZPAR

Un nouveau collectif d’action et d’information contre l’installation de compteurs communicants Linky, Gazpar et eau sur Saint-Étienne et sa région.




Opinions   CONSOMMATION - GLOBALISATION / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Banalités de base n°1

Une première série de 100 aphorismes dialoguant avec des images afin d’établir une critique de l’Empire-marchand et un certain rapport au monde




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION / DROITS SOCIAUX - SANTE

le compteur gazpar prend de vitesse linky

Depuis quelques jours les habitants des quartiers Beaubrun, Tarentaize et Tardy ont reçu des courriers annonçant que les nouveaux compteurs gazpar allaient être installés prochainement. Ces compteurs sont prétendus "intelligents" car ils communiquent les données de consommation plusieurs fois par jour aux fournisseurs de gaz. Le tout en utilisant les ondes électro magnétiques. L’arrivée de gazpar sur Saint-Étienne précède le déploiement à partir de juin prochain du compteurs linky (pour l’électricité).
Ici ou là, la résistance pour des raisons économiques, de santé et contre la surveillance s’organise pour refuser ces installations.




Opinions   CONSOMMATION - GLOBALISATION

Dans le patio universitaire des lieux communs

Un essai sur la condition étudiante et quelques alentours
Nos camarades de la Cellule H1N1 viennent de publier un essai critique sur la condition étudiante, écrit suite aux échecs successifs des mouvements de révolte ces dernières années au sein des universités.




A Lire ailleurs   CONSOMMATION - GLOBALISATION / ECOLOGIE - NUCLEAIRE

Mode d’emploi pour démonter un compteur LINKY et rebrancher un ancien compteur

Suite au récent démontage d’un compteur Linky à Grenoble, voici un mode d’emploi pour celles et ceux qui souhaiteraient réitérer cette opération, que nous encourageons partout en France.
A lire sur Indymedia Grenoble




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Compteur linky sur sainté... Arrivée prévue en juin 2017

Les compteurs linky devraient arriver en juin prochain sur sainté. Il serait peut-être bon de s’organiser pour y faire face. Plus d’info dans l’émission "joie rage et courage" sur radio Dio.




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION

[Biennale du design] Éloge de la marchandisation

Critique de la marchandisation de l’art, du marketing culturel à la Biennale du design.
Au nom de la défense de la qualité de vie sur la région stéphanoise nous condamnons cette manifestation néfaste et toxique, comme pollution intellectuelle émanant d’une propagande mercantile qui pourrit la vie des stéphanois.




Opinions   CONSOMMATION - GLOBALISATION

Aux Champs-Elysées du vice électoraliste

De la présidentielle 2017 en France
De la fonte redoublée des glaces au Brexit anglais, des contestés jeux olympiques de Rio à la victoire de Donald Trump aux États-Unis, de Notre-Dame-des-Landes à la chute de Matteo Renzi en Italie, en passant par la révolte des Sioux et l’apostasie de présidence inaugurée en France par l’ectoplasmique François Hollande, tout ou presque tout, en 2016, aura échappé à "l’intelligence" du vieux pouvoir politique, et montré un épuisement d’icelui qu’aucun clignement d’œil médiatique ne parviendra plus maintenant à déguiser.




0 | 10 | 20 | 30 | 40

A la une...

EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Gala de boxe et soirée "Soul Train" en soutien a Georges Ibrahim Abdallah  

Le 21 octobre, nous vous invitons à un gala de boxe (boxe anglaise, pieds poings, MMA) regroupant des équipes de St-Étienne, Lyon, Marseille, Paris, Grenoble, Berlin, etc ... Suivie d’un Sound Système "Soul Train" (Dj Spyderman from St-Cham) et d’une Boum All Night Long.
Cette soirée sera en soutien a Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste arabe, combattant pour la libération de la Palestine, détenu en France depuis près de 34 ans. L’argent collecté en soutien servira aux mandats pour cantiner afin d’améliorer son quotidien.

Mise à jour le 20/10 : Attention, cet événement est annulé suite à un arrêté préfectoral, plus d’infos bientôt sur https://rebellyon.info/.

EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Ateliéphémère  

L’ateliéphémère est un atelier d’entraide autour de la réparation d’objets divers : informatique, électroménager, jouet, machine à coudre, matériel son et vidéo...
Programme décembre 2017 / janvier 2018


MOBILISATIONS - LUTTES
"Non". S’opposer aux grands projets d’aménagement. Ne pas proposer "d’alternatives".  

Cette brochure est la retranscription d’une discussion autour des sujets suivants : pourquoi et comment s’opposer aux grands projets d’aménagement ? Quelles difficultés rencontrons-nous avec la notion "d’alternatives" ? Pourquoi ne pas en proposer ?
Discussion croisée entre opposant.es à l’A45 (Auvergne-Rhône-Alpes), camarades de l’Amassada (Aveyron), et occupant.es de la forêt de Roybon (Isère).


SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER
Projection et discussion avec la Confédération Paysanne de la Loire  

La CNT 42 propose une discussion avec la Confédération Paysanne de la Loire ouverte à toutes les personnes intéressées autour du film : "Bernard Lambert, Paysan et Rebelle" de Christian Rouaud
Quelles luttes communes ? C’est nous qui travaillons c’est nous qui décidons. La CNT est engagée pour un autre futur.


REPRESSION - PRISON
Journée de soutien des anti-G20 de Hambourg  

Face au capitalisme et à tous ses effets néfastes, des personnes se mobilisent. Du 6 au 9 juillet 2017 se tenait à Hambourg le sommet des vingt plus grandes puissances mondiales. En réponse à cela les organisations progressistes ont organisé un contre sommet et des manifestations au cours desquelles la police allemande - bras armé des États représentés au G20 - a fait preuve d’un déchaînement de violences à l’encontre des manifestant-e-s, des journalistes et même des avocat-e-s.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La condition des agriculteurs : rencontres contre la normalisation  

Le 20 mai 2017, un agriculteur qui refusait de se soumettre aux contrôles harcelants de l’administration a été abattu par les gendarmes. A la suite de ce meurtre dégouttant, un collectif s’est monté pour combattre l’hyper-normalisation de nos vies et de celles des agriculteurices en particulier. Des rencontres nationales autour de ce sujet auront lieu les 28 et 29 octobre prochain dans notre région.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
A45, pétition bidon !  

Non content d’étaler partout sa belle pétition, Perdriau cherche à imposer aux personnels des collectivités locales de signer et de soutenir son combat d’arrière-garde...


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Lettre ouverte sur la situation des familles Rroms à Saint-Étienne  

Je vous adresse cette lettre car la presse locale reste sourde à nos multiples messages concernant les familles Rroms à la rue. Les services municipaux du Centre communal d’action sociale refusent de façon quasi systématique d’accorder de les domicilier – clef qui leur ouvre quelques droits – et ceci en contradiction avec tous les textes réglementaires. Sans que le préfet qui a pourtant autorité en la matière ne lève le petit doigt.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Aurillac 2017 : Appel à témoignages  

En août 2016, les participant.e.s du festival d’art de rue d’Aurillac ont pu constater une augmentation de la présence policière, absurdement justifiée par "l’état d’urgence". Pour entrer dans le centre-ville, il fallait subir des fouilles de sac voire au corps, et il était interdit d’avoir des objets en verre ou de l’alcool, alors même que des boissons alcoolisées étaient vendues partout dans l’enceinte du festival. Suite à ces mesures et à un certain nombre de provocations, une manif a éclaté, qui a conduit à plusieurs gardes à vue.
Plus récemment, l’édition 2017 a été le théâtre d’une surveillance policière moins agressive mais tout aussi pesante.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Clermont-Ferrand - Sommet de l’Élevage : une opposition qui dérange  

Du 4 au 6 octobre 2017 se tiendra à Clermont-Ferrand la 26ème édition du Sommet de l’Élevage, un contre-sommet est organisé malgré l’opposition des pouvoirs locaux.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Les mille maux de l’enseignement du français aux étrangers  

L’enseignement du français aux personnes étrangères pâtit des contradictions de l’État, du jeu de la concurrence et des discriminations, au détriment bien souvent des personnes auquel il est censé être destiné : retour sur une politique pleine d’arrière-pensées avec des militant.es de l’association Alpha.