Saint-Étienne et alentours Couac   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Le paradis de l’enfer : récit d’un migrant à Saint-Étienne


|

Dominique a une trentaine d’années, il vient du Cameroun. Il est venu vers Couac pour partager son expérience, parler de la vie qu’il mène et faire connaître sa situation, son regard en tant qu’immigrant vivant à Saint-Étienne. Après une première rencontre, nous nous sommes revus plusieurs fois.


« A l’église on mangeait en famille »

Je suis arrivé à Saint-Étienne en novembre 2015, en plein hiver, j’étais à la gare de Saint-Étienne, seul. C’est un blanc qui m’a vu devant la gare. Il m’a donné un euro et m’a dit de monter à Montreynaud, que là-haut un père logeait les réfugiés, les immigrants dans une église. C ’est là que j’ai rencontré le père Riffard, c’est lui qui m’a trouvé un endroit pour dormir, il m’a mis vite à la page pour prendre le rythme français.
A l’église on mangeait en famille, il y avait un magasin de collecte alimentaire à coté : le Paniers de la Colline, on allait y chercher de la nourriture qu’on préparait ensuite à l’église. Chaque matin, je me réveillais, je déjeunais, on causait de tout, de ma situation comme immigrant... Puis je me suis fait opérer de la jambe, ils ont mis deux plaques et trois vis en métal pour la redresser. J’ai une déformation à la jambe de naissance, au fur et à mesure ma colonne vertébrale se déformait et mon genoux se pliait, ma jambe était trop tordue. Le médecin qui m’ a opéré a beaucoup bagarré pour qu’on m’envoie dans un centre de rééducation parce qu’au bout de deux semaines, je devais quitter l’hôpital et retourner à l’église mais dans mon état ça aurait été difficile, j’ai passé un mois et demi dans ce centre et après ils m’ont renvoyé à l’église. Et précipitamment un matin en octobre 2016 le préfet a dit qu’il fallait fermer l’église, je me suis dit « bon je vais aller où ? ».
Ils l’ont fermée, on a enlevé tous les matelas et le cauchemar a commencé. Avant je dormais, je mangeais, tranquillement. Depuis qu’on a fermé l’église, j’ai perdu plus de neuf kilos parce que la vie n’est plus tranquille.

« A 8h, c’est tout le monde dehors »

Certains d’entre nous ont été envoyés au 115, à l’asile de nuit de Tardy. A mon arrivée trois des personnes malades qui dormaient à l’asile de nuit avec moi sont restées trois jours et on les a envoyées dans un autre foyer du 115, un espace pour les malades à coté de la fac. Et moi dans mon cas avec les béquilles, avec ma jambe, ils n’ ont pas voulu me loger dans ce foyer.
Là où je suis, à Tardy, il y a un coin où on est dix personnes et l’autre quinze personnes, chacun essaye de rester dans son périmètre. Le matin ils servent, le petit déj’ et le soir, la soupe. A 7 h, tout le monde est debout, on nous réveille, et à 8 h, c’est tout le monde dehors. Je suis dehors qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente. Il faut que je monte, que je descende, m’occupe de mes démarches administratives. Ensuite je vais à l’église à Montreynaud c’est là que je peux manger, me reposer. On peut rentrer à Tardy à partir de 20h, à 22h ça ferme.
Il y a un troisième foyer au 115, le gymnase de Bellevue (environ 90 personnes y dorment , n.d.l.r.), quand tu fais des problèmes à Tardy, on t’envoie à Bellevue. C’est dangereux là bas. Les gens sont aussi envoyés là-bas quand il n’y a plus de place à Tardy ou si tu as dormis deux jours ailleurs ensuite tu perds ta place et tu dois aller au gymnase, c’est pour ça qu’ il vaut mieux être à Tardy avant 21 heures.

« Comme si c’était de la magie »

Je me suis plaint plusieurs fois auprès des autorités du 115 en disant que dans mon état, c’était inadmissible que je dorme à l’asile de nuit de Tardy – j’ai un corps étranger dans le genou – que je dorme et me réveille le matin comme un prisonnier, que je passe ma journée dehors avec des béquilles, à marcher, à rester dans les parcs, dans les jardins. C’est pas normal. J’ai fait appel à mon docteur qui a envoyé mon certificat médical au 115 pour qu’au moins il puisse me loger dans le foyer à coté de la fac, à l’asile de nuit. Dans ce foyer il y a des chambres pour deux-trois personnes, surtout on peut y rester la journée et on peut y manger.
Je suis allé voir les personnes en charge de ce foyer deux fois, trois fois : on causait bien, on riait bien ils disaient qu’ils comprenaient, qu’ils verraient. Un jour j’y suis retourné, ils m’ont dit : « Mais, monsieur, vous êtes qui ? ». Comme si c’était de la magie. Alors qu’on s’était déjà vus plusieurs fois, alors qu’ils connaissaient bien ma situation. L’hôpital leur avait envoyé mon certificat médical, tout. J’ai compris qu’ils n’ étaient pas humains, il savent que je dois batailler pour faire certains trucs alors que normalement je devrais me reposer. Certains vigiles de Tardy ont même fait des rapports sur mon état pour alerter la direction. J’ai compris que pour eux je n’avais pas ma place là-bas dans le foyer de la fac. On m’a opéré, c’était une grosse opération et ils s’en foutent. Comme s’il fallait presque être en train de mourir pour qu’ils t’aident, pour que ta situation, ton hébergement change.

« La préfecture me demandait 290 euros »

J’ai fait une demande de carte de séjour, pour cette démarche la préfecture m’a demandé 290 euros pour payer les timbres fiscaux. Je ne savais pas comment faire pour payer. Dans ma situation, comme immigrant, je n’ai aucun revenu. J’ai demandé aux associations qui m’ont dit d’attendre, d’attendre, qu’ eux-mêmes n’avaient pas de sous. C’est l’association Anticyclone qui a pu me donner cet argent car quelqu’un avait fait un don pour moi. Pour l’instant, j’ai un récépissé qui finit en mars, je l’ai obtenu après mon opération il est renouvelable pour raison médicale : en novembre 2017, j’aurai un rendez pour qu’on me retire le matériel que j’ai dans la jambe, après ça je ne sais pas.
Avec ce titre j’aurais le droit de travailler, pour manger, pour payer un appartement. Si je n’ai pas droit au travail, je ne sais pas comment je pourrai vivre en Europe comme certains de mes collègues
Comment faire pour obtenir cet argent quand on ne travaille pas ? Ils veulent peut-être qu’on vole. Ils te donnent un rendez-vous rue un tel en sachant que tu auras des difficultés à y aller, que tu seras en retard que tu n’auras pas certains papiers et qu’alors on te donnera un autre un mois ou deux mois après. C’est rendez-vous sur rendez-vous et dans le bus en y allant tu peux te faire arrêter, ils s’en foutent.
Les questions qu’ils poseront, il savent que tu ne pourras pas y répondre. T’as pas de papiers, des problèmes dans ta vie, comment tu pourrais bien t’exprimer ? Comment tu pourrais résoudre tes problèmes ? Ils sont malins, ils jouent sur ta psychologie pour te décourager.

« Ici en Europe, on tape moralement »

J’ai commencé l’aventure en 2010. J’ai mis plusieurs années pour rentrer en Europe, j’ai essayé beaucoup de frontières. Je voulais rentrer par la Libye. On a essayé plusieurs fois par la mer, ça n’a rien donné. Parfois le moteur s’arrêtait, parfois les pagaies se cassaient, parfois on nous arrêtait. On n’a pas réussi à passer. Je suis finalement entré en Europe par le Maroc en traversant le Sahara. Moïse l’a fait, pourquoi pas l’être humain ? Il faut avoir la foi. Le plus important dans le désert c’est l’eau, elle apporte la résistance. Si tu as un bidon de 10 litres, tu t’en sors. Tu bois molo molo.
Partout où je suis passé j’ai travaillé : dans la maçonnerie, dans les chantiers, dans le bricolage, j’ai travaillé au Mali, au Niger. Au Maroc j’ai été berger, à Madrid je garais les voitures ou je les lavais : « Por favor do you limpia ? ».
Le voyage c’était physique mais ici en Europe, on tape moralement et si tu as un moral faible on t’endort l’esprit. Je suis beaucoup attaché à la prière, avec je combats un peu à mon niveau. Si tu bois, si tu fumes, tu es perdu totalement. Même tes démarches tu ne pourras pas les faire. Il faut avoir beaucoup de soutien, des personnes à qui causer. L’Europe c’est le paradis de l’enfer, pour y rentrer il faut batailler dur. Je croyais que dès que je rentrerais en Europe la souffrance finirait mais maintenant je ressens la douleur moralement.
J’ai compris que c’était le système européen, ils s’en foutent que tu manges mal, Dieu merci j’ai connu le père Riffard. C’est lui qui prend soin de nous, avec ses conseils, les vêtements qu’il nous donne. En Europe, pour t’en sortir il te faut de l’aide de gauche à droite, sinon c’est chacun pour soi.
En Afrique, ils nous font rêver à la télé, ils nous bluffent sur l’Europe alors que sur le terrain c’est la merde. Chez moi, au Cameroun, je ne dormais pas dehors, pas dans une église. Je mangeais à ma volonté, pour manger je partais chasser des animaux. Je vivais à la campagne, je vivais des champs, de la chasse, de la pêche. Ici, en Europe pour chasser il faut un permis de chasse. Vous, les blancs, vous êtes malades : ce que dieu créé, vous demandez la permission pour le faire. Les conditions de vie sont vraiment défavorables. J’ai compris que le blanc souffrait physiquement. En Afrique, tu passes, on t’appelle : « viens mon frère, viens manger ! ». A midi, toutes les portes sont ouvertes, on s’assoit, on mange et quand on veut causer, on cause autour d’un thé parce qu’en buvant le thé, tu as l’inspiration. Le blanc, quand il vient en Afrique, il ne souffre pas, il n’est pas clochard, il a un garde du corps, un appartement.
Mais en Afrique quand tu lèves la tête on te supprime, dans les manifestations on te tue à bout portant, c’est pour ça qu’on quitte l’Afrique, on ne peut pas être à l’aise, on ne peut pas s’exprimer, il faut que tu respectes la loi, la loi à laquelle les dirigeants n’obéissent pas.

La colline n’a plus de panier

Le Panier de la colline, une association qui distribuait des paniers repas, a dû stopper son activité à Montreynaud en 2016. Son local se situait au sommet de la colline sur la place du forum. Ses dalles ont été détruites depuis en vue d’un grand réaménagement de cette place. Sur cette même place du forum, dans un autre local, l’association ASIM (Accueil, Solidarité, Insertion Montreynaud) proposait des activités et des repas les midis, du lundi au vendredi, aux personnes dans le besoin.
Les travaux sur la place étaient censés expliquer la fermeture de ces locaux et par la même l’arrêt de subventions données par la ville. Il s’avère que la cessation de leurs activités était inévitable au regard de la lutte acharnée menée par la municipalité pour la fermeture de l’église Sainte-Claire (voir retour sur l’église Sainte-Claire à Montreynaud ) située à deux pas de leurs locaux. En effet, ces associations travaillaient conjointement avec l’association Anticyclone ce qui irritait la municipalité.
Les personnes hébergées dans l’église pouvaient manger les midis dans le local d’ASIM et aller chercher des paniers repas les week-end. Pour expliquer cette coupe budgétaire, la mairie pointe l’État, estimant que le rôle de soutien financier à ces associations qui aident les demandeurs d’asile lui revenait. Elle décide alors de donner la priorité budgétaire aux associations qui se préoccupent des habitants vivant « de manière durable » [1]. à Saint-Étienne plutôt qu’à celles aidant d’autres habitants de Saint-Étienne, « d’origines étrangères » avec ou sans papiers, sans toit fixe, dans la galère. Sans tarder les subventions de trois associations ASIM, Passerelle (qui hébergeait environ 70 demandeurs d’asile dans des appartements à Montreynaud) et le Panier de la colline ont été supprimées. Avec 24 000 euros en moins, impossible alors pour l’association ASIM de maintenir son activité à Montreynaud, elle s’est dissolue. Pour le panier de la colline, la condition imposée par la mairie pour maintenir leur activité était de changer d’emplacement et de nom (forcément), il s’agit maintenant de la Part du colibri, situé au Soleil.

Retour sur l’église Sainte-Claire à Montreynaud

Il y a encore peu de temps, les locaux de l’église Sainte-Claire situés au sommet de Montreynaud hébergeaient des personnes originaires de la République démocratique du Congo, d’Angola, de Guinée, du Cameroun, du Nigeria, du Mali... ayant fuit leur pays et qui n’avaient trouvé à Saint-Étienne aucune solution pour se loger. C’est Gérard Riffard, prêtre à la retraite de l’église Sainte-Claire et président de l’association Anticyclone (dont l’activité consiste à accueillir et accompagner des migrants, essentiellement demandeurs d’asile, dans leur démarches administratives), qui les accueillait de nuit comme de jour depuis 2007.
Rapidement la mairie s’était préoccupée de l’occupation de ces lieux. D’abord en 2012 après une visite de la commission de sécurité dénonce la non conformité des locaux et se prononce contre l’activité d’accueil, puis en 2013 en ordonnant par arrêté municipal l’arrêt de l’accueil de nuit. Le père Riffard pour qui « la loi fondamentale du droit au logement passe au dessus des lois de mise aux normes de sécurité », (on ne peut pas dire que la rue dispose des normes de sécurité exigées) continuera à accueillir ces personnes. L’arrêté municipal n’a pas pour autant donné lieu à des solutions autres d’hébergement pour elles. Suite au non respect de l’ordre municipal, la préfecture intente alors un procès contre le père Riffard, à la suite duquel il est relaxé par le juge du tribunal de police. Le procureur fait appel de cette décision à peine deux heures après le jugement. La cour d’appel de Lyon, quant à elle, se déclare incompétente à juger cette affaire, vice de forme oblige : s’agissant pour la cour d’appel d’un délit et non d’une infraction, c’est le tribunal correctionnel et non de celui du tribunal de police qui aurait dû être sollicité... Pour prolonger cette saga judiciaire il l’aurait fallu que le procureur réengage des poursuites en correctionnelles, (ce qui l’aurait exposé à un deuxième échec) il n’aura pas eu à le faire : en juillet 2016, « à la faveur » du remplacement par un nouvel évêque de l’évêque qui soutenait ardemment le père Riffard, l’injonction du préfet à fermer cette église est respectée. Le père Riffard confie : « Pendant tout l’été, y’a eu des rencontres c’est tout passé par l’évêque et le vicaire général. Avec le procureur, avec le préfet il y a une pression de mise […] Tout est passé par l’oral il n’y pas eu d’injonction écrite. » Une injonction écrite aurait pu donner lieu à un recours au tribunal administratif.
Depuis octobre 2016, l’église n’héberge plus personne la nuit pour cause de non respect des normes de sécurité ( absence de porte coupe feux ), pourtant des travaux avaient été réalisés pour plus de sécurité et d’hygiène. L’église reste ouverte la journée : le fruit « d’une belle négociation » selon l’évêque de Saint-Étienne. Au lendemain de cette décision sur les 90 personnes qui dormaient à l’église, certaines ont été logées par la préfecture, d’autres par le 115 dans les accueils de nuit et pour une vingtaine d’entre elles aucune solution institutionnelle n’avait été trouvée, c’est l’association Anticyclone qui s’était débrouillée pour leur trouver des hébergements.

Pour aller plus loin (sur le Père Riffard) : « Le curé de Saint-Étienne », Les pieds sur Terre, émission de France Culture du 12/02/2016.

[1« Ce qui a été décidé, c’est de réserver les subventions aux personnes résidant dans nos quartiers et qui y vivent de manière durable. [...] Très clairement, tous ce qui concerne les populations d’origines étrangères ne sont pas de la compétence de la ville de Saint-Étienne, c’est à l’État de prendre ses responsabilités. » Gilles Artigues, premier adjoint au maire en 2015 sur Activ Radio.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans les mêmes thématiques...

A Lire ailleurs   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

— - The Guinguette is Back --- 2nd édition

Après une première édition très réussie et appréciée le 15 septembre, préparez-vous pour la 2nd édition !


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

concert de rap en soutien à une famille congolaise réfugiée politique

concert de rap en soutien à une famille congolaise réfugiée politique


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Camping itinérant PASSAMONTAGNA Du 19 au 23 septembre 2018

Cinq jours pour partager des réflexions, expériences et pratiques de lutte contre les frontières et les États qui les ont créées.
Le dispositif frontalier est beaucoup plus qu’une ligne imaginaire. C’est un système de contrôle qui sélectionne et divise, qui s’ouvre et se ferme selon les nécessités économiques et politiques.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rentrée du collectif Descours et des Logis

Le collectif de soutien aux personnes en situation administrative irrégulière à Saint-Étienne, Descours et des Logis, reprend ses permanences le jeudi 30 août 2018. Tout coup de main, matériel ou humain, est bievenu !


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

8-9 août : collecte de nourriture en soutien aux exilé.e.s de la vallée de la Roya

Encore beaucoup d’arrivant.e.s dans la vallée de la Roya cet été, il y a un grand besoin d’aide sur place et de ravitaillement de nourriture ! Une collecte aura donc lieu à Saint-Etienne afin de ravitailler les cantines solidaires de la vallée.
#délitdesolidarité #collombenpls


National   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

La prise en charge des frais de santé des personnes étrangères par la sécurité sociale

Cette note présente les principales conditions d’accès à ce qu’on appelle la « Sécu » ou les « droits sécu », droits qui se matérialisent généralement par la délivrance d’une « carte Vitale » et qui permettent une prise en charge financière ou un remboursement des frais de soins


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soirée de soutien - Collectif des Cours et des Logis - le 9 juin à la Gueule Noire

Le Collectif des Cours et des Logis vous invite à une soirée de soutien le 9 juin à la Gueule Noire, au programme, conférence, happy hour en sonothérapie, rap et concert !
Venez nombreux !


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Concert de Soutien à Roya Citoyenne

Concert de Soutien à Roya Citoyenne, le 7 avril 2018 à la Gueule Noire avec ZERO GAIN (punk rock / Sainté), PERVERS & TRUANDS (punk rock-rap / Sainté) et LA CLIC (rock-ska-reggae). 20h30 / $5 + adh. prix libre.
Avec la participation de Cédric Herrou, Dan Oudin & Gibi


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Concert Ko Salisana

Concert en soutien à une famille congolaise menacée d’expulsion samedi 31 mars 2018 à partir de 19h à La Gueule Noire avec VOÉ, TRI’ACTE et la BATUCADA D’UNIEUX (Prix Libre)


National   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Coordination nationale de lutte les 24 et 25 mars 2018 à Lyon - Contre les politiques anti-migratoires - Solidarité avec les migrant.es

En vue de prolonger et de partager les multiples luttes en cours et en soutien aux migrant-e-s, et afin d’organiser collectivement une réplique nationale à la « loi Collomb », nous vous invitons à une rencontre de coordination nationale le 24 et 25 mars à Lyon.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

La Grande Fête des Possibles

Dans le cadre de l’évènement national « La fête des possibles », le collectif Fleurir le quartier avec la participation de Compostons Collectifs, Déchets Non Nous, Zéro déchet, Incroyables Comestibles, Verdissons Nos Villes, le CPIE et CTC 42 vous proposent une belle rencontres samedi 15 septembre de 10h à 22h sur le thème de l’alimentation, des communs et du vivre ensemble.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Inauguration de la Cale à l’amicale du Crêt de Roc

L’Amicale du Crêt de Roc a le plaisir de vous convier à l’inauguration de sa « cale », espace du rez-de-chaussée réhabilité, le vendredi 7 septembre à partir de 18h.


Saint-Étienne et alentours Couac   MOBILISATIONS - LUTTES / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Tout brûle déjà. La culture, la jeunesse et les flammes

Lundi 16 octobre 2017, Françoise Nyssen venait célébrer LA culture stéphanoise : inauguration officielle de la nouvelle Comédie… et visite de la Maison de la Culture - Nouveau Théâtre de Beaulieu. On se souvient que celle-ci avait été incendiée le 17 juin de la même année. Comme d’habitude dans ce genre de situations, les condamnations sont fermes. Par contre, très peu de discussions sur le fond. Pourquoi une structure censée représenter la diversité des pratiques sociales peut-elle être prise pour cible ?


Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Un portrait de Synthé fait par une de ses marges

Si la municipalité et les autorités publiques imaginent une ville qui a souvent peu à voir avec la vie réelle de ses habitant’es, ce sont avant tout les activités et engagements de celleux-ci qui font de Saint-Étienne la Synthé qu’on connaît et dans laquelle on a envie d’habiter. Agnès, Jeannette et S., qui arpentent et font vivre les rues de Saint-Étienne depuis bien des années, nous livrent un aperçu du milieu associatif, informel et punk stéphanois et une analyse de l’évolution de la ville.


Saint-Étienne et alentours Couac   INFORMATIQUE - SECURITE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Voisins vigilants : banalités de la politique sécuritaire

Les voisins vigilants ont l’œil jaune et grand ouvert, c’est même à ça qu’on les reconnaît. À Saint-Étienne, les quartiers La Bérardière, la Chèvre, la Colline des pères ou encore Bel-air vivent sous l’œil éclatant du dispositif « Stéphanois vigilants », où on peut se surveiller mutuellement afin, selon l’objectif affiché par la police, de diminuer le nombre de cambriolages dans ces quartiers.


Saint-Étienne et alentours Ça Roule   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Troc de graines et de plants + concert

Concert « la perruche et la mygale » et troc de graines/plants à partir de 17h, jeudi 10 mai, à ça roule pour les amoureuxES des plantes et pour les autres.
Entrée et bouffe prix libre !


Saint-Étienne et alentours Couac   URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

De propres jardins…

Saint-Étienne et son agglomération comptent une des plus grandes surfaces de jardins potagers sur leur territoire parmi les villes de taille similaire : 89 hectares, répartis en 45 sections, pour 3180 jardins au total. Toute proportion gardée, Sainté n’étant pas en Île-de-France, ces terrains restent malgré tout sous la pression immobilière, la Ville pouvant à loisir modifier son Plan Local d’Urbanisme et rendre constructible des terrains qu’elle ne fait que prêter. Nombre de sections de jardins autrefois situées en centre-ville ou très proches ont petit à petit disparu, le déclin de la surface totale ayant commencé suite à la Seconde Guerre et à la multiplication des zones pavillonnaires.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Tout doit disparaitre !!

Dimanche 1er avril 2018 à l’Ancienne Comédie (Dedans & Dehors)
De 15h à Minuit – Prix libre
Petite restauration et bar sur place


Saint-Étienne et alentours Couac   DROITS SOCIAUX - SANTE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Panser la santé de façon communautaire

Souvent ressentie comme un domaine réservé aux professionnels et dits experts, la santé ne se limite pourtant pas à un diagnostic physique docte et anonyme. Face aux incompréhensions entre migrant.e.s algérien.ne.s de longue date et bureaucratie sanitaire française, l’association Globe 42 construit un espace d’échanges afin de redonner aux populations migrantes parole et prise sur leurs corps. Discussion avec l’une des membres de l’association...


Saint-Étienne et alentours Ça Roule   VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

De la soupe au local ça roule !

Soupe à prix libre vendredi 1er décembre 2017, 18h, à ça roule
A partir de ce vendredi, des légumes paysans seront déposés chaque semaine au local ça roule (15 rue Georges Dupré, rue de la friterie) et seront disponibles à prix libre pendant les horaires d’ouverture du local. Vendredi sera donc l’occasion de goûter ces légumes en soupe et de rencontrer les producteurs !


International   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / INFORMATIQUE - SECURITE

Raids policiers et saisie des informations bancaires des soutiens de Riseup en Europe

Mercredi 4 juillet, le collectif Riseup et son soutien financier en Europe, ZwiebelFreunde (littéralement « les amis de l’Oignon », qui soutient l’anonymat sur Internet) ont chacun publié un communiqué sur une grave opération policière. Elle s’est déroulée le 20 juin en Bavière sous prétexte de l’identification des admins d’un blog antifasciste.


Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

Pour la fermeture des mitards

Près de 80 000 hommes et femmes sont enfermés dans les prisons françaises, soumis à une peine de prison. Combien parmi ces hommes et femmes sont en plus punis dans les quartiers disciplinaires (QD), les sinistres « mitards » pour quelques jours voire pour plusieurs mois ?


Saint-Étienne et alentours Papillon   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

[Contre toutes les prisons] Emission Papillon du jeudi 7 juin 2018

Au sommaire : répression des manifestant-e-s contre la Loi Travail ; prises de paroles de prisonniers ; et encore des accidents ou morts suspectes...


A Lire ailleurs   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / REPRESSION - PRISON

Perquisitions en cours à Bure

Perquisitions en cours à Bure dans la Meuse depuis 7h ce matin du mercredi 20 Juin 2018 à l’encontre des militant’es et activistes anti-nucléaire...


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Fête de soutien aux inculpé-es de la loi travail

Printemps 2016 : de nombreuses manifestations festives, déterminées, rassemblent des centaines de personnes dans les rues de Sainté pour s’opposer à la loi travail et à son monde. Depuis, avec ses images de vidéosurveillance, ses GAV et ses convocations, la justice poursuit et condamne celles & ceux qu’elle identifie comme auteur-es d’actions. Nous vous proposons de se retrouver pour une soirée de soutien.


Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

Contre l’isolement carcéral ! En solidarité avec Fabrice Boromée

Communiqué des opposant.es à la prison et ami.es de Fabrice Boromée, prisonnier longue peine, qui subit sans cesse et depuis trop longtemps, le harcèlement de l’administration pénitentiaire. Ne le laissons pas seul face à cet arbitraire, soutenons le... Info à faire tourner autant que possible !


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

course poursuite à la ric’... « plus un centime de sentiment »

U. circulait sur un quad à la ric’ vendredi, quand des motards ont tenté de l’intercepter. Les versions diffèrent, mais des témoignages indiquent que les motards auraient heurté le quad pour le stopper.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / REPRESSION - PRISON

Procès de 5 personnes poursuivies suite à la tentative d’ouverture d’un immeuble à Saint-Étienne

Appel à mobilisation le 14 juin à 12h30 Tribunal de Saint-Étienne pour le procès de 5 personnes poursuivies suite à la tentative d’ouverture d’un immeuble à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

[Contre toutes les prisons] Emission Papillon du jeudi 17 mai 2018

Au sommaire : mauvais traitements et violences de la pénitentiaire, absence de soins ou cachetonage, mort au mitard à Seysses.


Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

« Rien n’a changé à Seysses », un nouveau communiqué de prisonniers

Le SPRP a reçu un nouveau communiqué de prisonniers de la maison d’arrêt de Seysses qui dénonce le climat de peur qui règne à la maison d’arrêt et la gestion de la détention par des surveillants brutaux et une direction complice. Ils nous en disent plus sur les circonstances dans lesquelles un jeune homme s’est donné la mort le 14 avril 2018 et relatent une nouvelle tentative de suicide dans cette prison sous pression.
Nous reproduisons ici ce nouveau communiqué et assurons les prisonniers de notre solidarité. Nous restons extrêmement vigilants quant au sort qui leur est fait. Merci de le relayer le plus largement possible.


A la une...

ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Marche pour la forêt : montrons-leur de quel bois on se chauffe  

4 marches organisées par les syndicats de l’ONF traverseront la France afin de dénoncer les dangers pesant sur la forêt.
Une d’elle partira le 2 octobre de Valence. Elles se termineront le 25 octobre en forêt de Tronçais (Allier). La marche partant de Valence le 2 octobre, passera par l’Ardèche, la Haute-Loire, le Puy-De-Dôme et l’Allier.


CONSOMMATION - GLOBALISATION
Conditionnement toxique  

Nous oublions trop souvent que nos points de vue varient selon les situations, notre histoire et notre culture. Si notre mode de vie influe sur nos perceptions, voir d’une certaine façon crée sa propre réalité. Nous survivons sous influence d’un système qui formate nos conditions d’existences.


REPRESSION - PRISON
Projection du film « Faites sortir l’accusé, histoire d’un prisonnier longue peine »  

Projection du film « faites sortir l’accusé » de PeG, en présence du réalisateur au Méliès Saint-François, lundi 1er octobre. Une histoire d’amour et d’amitiés qui dévoile une partie de l’implacable machine judiciaire. Une plongée anti-spectaculaire dans le temps infini des longues peines.


MOBILISATIONS - LUTTES
Loi Travail : la répression continue  

Si la Loi Travail a été adoptée à l’été 2016, la répression envers les personnes ayant participé aux protestations contre le texte au printemps continue en revanche à être d’actualité. Jeudi 13 septembre 2018, huit personnes sont convoquées au Tribunal de grande instance de Saint-Étienne (leur avocate va demander un report). On y revient avec des articles du Couac.


MOBILISATIONS - LUTTES
Pub Belle la Ville ?  

Mercredi 5 septembre, place de l’hôtel de ville à Saint-Étienne, un panneau publicitaire a retrouvé sa fonction d’affichage public. Le message commercial d’une agence d’assurances est en partie recouvert d’une affiche appelant à donner de la place à la culture plutôt qu’à la publicité.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
[Cluny] Salon des éditions libertaires  

Salon du livre liber­taire les samedi 29 et diman­che 30 ­sep­tem­bre 2018 à la salle des Griottons à Cluny.


MEMOIRE
Une Mine autogérée à Saint-Étienne... en 1891 !  

Inaugurée en 1891, la Mine aux mineurs de Monthieu dura jusqu’en 1908. Elle eut une vie agitée, secouée par de nombreux procès, et même une grève ! Et pourtant elle réussit à faire vivre, pendant plus de dix ans, entre 70 et 100 mineurs. Cette expérience, avec son histoire mouvementée et contrastée, peut être utile aujourd’hui encore, comme elle le fut à la fin du XIXe siècle.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Chère, très chère école privée !  

Lors du conseil municipal de juin 2017, alors qu’était abordé le budget de Saint-Étienne, un chiffre avait retenu mon attention : sur les millions d’euros de dépenses de fonctionnement dans le domaine de l’éducation — dont une grande partie est dévolue aux écoles primaires et maternelles — pas moins de 2 millions étaient dévolues aux écoles privées de la commune, soit 25 % du budget tout de même. Je décidais de me pencher sur ce qui me semblait alors être un mystère.


LOGEMENT - SQUAT
Squats et Loi Elan, une mise au point  

Petite mise au point sur la Loi Elan qui nous pend au nez.
Elle entraine de multiples modifications dégueulasses sur la question du logement dont une sur les squats.