Opinions   MOBILISATIONS - LUTTES

Nous ne voulons pas l’ersatz et la migraine !




De quelques considérations, dans lesquelles nous ne communiquerons pas sur la pseudo-violences de quelques manifestants lors de la manifestation parisienne du 14 juin 2016, mais où nous essaierons de contribuer modestement à la lutte en cours.


Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
G. Bataille, La littérature et le mal.

Nos seules manifestations, restant rares et brèves dans les premières années, voulaient être complètement inacceptables ; d’abord surtout par leur forme et plus tard, s’approfondissant, surtout par leur contenu.
G. Debord, Panégyrique

Exorde

Le haut degré de séparation/division entre les individus et l’objet de leurs "activités", entre les individus et la nature, et bien sûr entre les individus eux-mêmes, que les divers dispositifs de la domination marchande n’ont cessé d’imposer toujours plus profondément depuis plus de deux siècles, a commencé de vaciller ici et maintenant sur ses bases. La lutte "sociale" qui a débuté en France voici environ trois mois - et dont nous pouvons dire qu’elle s’inscrit, au moins partiellement, dans la continuité de celle qui en Grèce commença dans le courant de l’année 2009 [1] - a d’ores et déjà en effet permis de rompre, quoique imparfaitement, avec un train-train quotidien mortifère où l’isolement de chacun ne l’enviait jamais en rien à la misère de cette survie qui, à peine assurée, était toujours de plus en plus connue de presque tous. Partout là où ne subsistait plus il y a peu qu’un sommeil peu reposant – tant il est vrai que le repos lui-même n’était plus guère consenti qu’à crédit -, reparaissent aujourd’hui la libre palabre et les débordements vitaux de la révolte. Mais qu’un tel mouvement ait de quoi nous réjouir ne doit pas nous dispenser d’en observer en sus les limites et les failles ; la révolte n’est pas la révolution, moins encore l’assurance de sa victoire.

Nuit Debout

Ainsi avons-nous pu constater deux fâcheuses tendances lors des rassemblements dits de "Nuit Debout", deux fâcheuses tendances qui, à dire vrai, diffèrent bien plus quantitativement que qualitativement, puisqu’il est patent que si l’une apparaît le plus souvent à chaque fois qu’une grande quantité de personnes sont rassemblées, l’autre au contraire n’apparaît qu’au sein de réunions dont les participants vont s’avérer peu nombreux et, conséquemment, peu visibles.
La première tendance, qui consiste donc à multiplier inlassablement les assemblées générales et les votes, conduit nécessairement à reproduire ce qu’elle prétendait d’abord critiquer, en ceci qu’elle ne fait de toutes façons d’emblée qu’en reprendre les dispositifs pseudo-démocratiques réellement aliénés. Le vote, en effet, au contraire de la libre palabre évoquée ci-dessus, contraint souvent à des prises de décisions qui n’avaient rien d’indispensables et qui, de ce seul fait justement qu’elles n’étaient pas indispensables, s’avèrent fréquemment provoquer, à plus ou moins long terme, de la division ; laquelle division ne manquera pas bientôt de recréer les vieux clivages politiques nés de la falsification spectaculaire marchande.
De son côté, l’assemblée générale – qu’elle soit suivie d’un vote ou non -, d’être toujours déjà en elle-même une succession de courtes paroles écoutées sans répliques possibles ou presque, ne peut que finir en dernière analyse par générer chez la plupart des participants un ennui tel que l’épuisement ne tardera pas de les
gagner bientôt. Comment, d’ailleurs, se pourrait-il qu’il en soit autrement pour des populations déjà si fatiguées par le système électif officiel qu’elles en sont heureusement venues à s’abstenir majoritairement d’aller aux urnes. Bref, à plus ou moins longue échéance, la forme "assemblée générale/vote" ne peut que finir par se coaguler en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, ou défaire le mouvement en le replongeant dans le néant duquel il avait émergé.
La seconde tendance, qui n’exclut pas entièrement la première en tant au moins qu’elle ne s’affranchit pas toujours non plus du dispositif de la votation [2], a toutefois de particulier ceci qu’elle s’apparente bien plutôt à des réunions "d’alcooliques anonymes" qu’à celle de conseils ouvriers ou de comités révolutionnaires. Non point fort heureusement qu’on s’y abstienne de boire pour y évoquer ses déboires avec la rinçonnette, mais on y expose à tour de rôle si volontiers ses névroses et indignations sui generis que parler là de simples conciliabules de « névrotiques anonymes » ne semble en rien outrancier. Or, quel que puisse être l’intérêt, parfois indéniable au sein d’un groupe et pour le groupe, de tels relations innervées de soi, l’expérience montre aussi combien de leur fastidiosité ne se dégage la plupart du temps que des silences gênés ; iceux silences ne manquent jamais de reléguer les meilleures aspirations révolutionnaires au mauvais rang de château en Espagne. En sorte qu’on n’aura toujours bientôt là encore d’autres choix que celui de retourner à la gestion neurasthénique de son frêle oikos, ou de se subsumer à nouveau sous une représentation séparée-abstraite. Et, tandis que la première tendance des « Nuit-Debout » permet au moins d’espérer générer l’existence d’un nouveau parti politique – cette coagulation en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, tel que Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne -, on n’aura ici d’autre espace politique où réassigner sa voix que sur l’un d’entre ceux qui font d’emblée partie de l’infrastructure marchande : le mélanchonisme, qui prépare, au cas où et comme ses coreligionnaires de Grèce et d’Espagne, la contre-révolution, risque fort en France de tirer dès lors son épingle du jeu.

Syndicalisme

Qui, cependant, continue de ne pas déposer son être sur le fond rogue d’un parti, trouve souvent, sur le chemin de sa révolte actuelle, divers syndicats l’invitant à se joindre à eux pour défendre ce qu’il est convenu d’appeler « les acquis sociaux » ou, selon une mode récente, « les conquis sociaux ». Mais - ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs - à quelques exceptions près, le syndicalisme, qui a toujours pris l’apparence de qui vise à améliorer la vie quotidienne, n’a réellement toujours déjà pour objet que le maintien de l’ordre existant ; la défense éternelle des « acquis » ou « conquis sociaux » ne dit d’ailleurs jamais rien d’autre que : ce qui existe hic et nunc est bon, ce qui est bon existe hic et nunc ! En quoi le « there is no alternative » thatchérien ne serait pas loin, si n’était qu’il a toujours bien plus tâché d’atteindre à un ordre social existant augmenté [3] plutôt que seulement stabilisé. Quoi qu’il en soit, la limite essentielle, à nos yeux, des syndicats, tient donc à ceci que l’idée de révolution leur est presque absolument étrangère [4], et ce d’autant plus que leur structure interne, généralement proche de celle des partis politiques dits représentatifs, les invite à travailler d’abord comme ces derniers à maintenir leur propre existence, quitte à agir au contraire des intérêts de leurs adhérents. Un syndicat, toutefois, ne trahit pas plus ses militants et sympathisants qu’un parti ses partisans et électeurs ; il est dans la nature même de tout organe hiérarchisé d’œuvrer prioritairement en faveur de sa hiérarchie. C’est pourquoi dans la lutte en cours il s’agit selon nous de ne s’associer aux syndicats qu’avec parcimonie, lors des quelques moments où les intérêts des comités autonomes – lesquels devront toujours être anti-hiérarchiques dans leur forme comme dans leur contenu – se croisent avec les leurs.

Ne pas se diviser dans la bataille contre la domination ne signifie pas qu’il faille consentir à toute la vile industrie de tous ses ersatz, sans quoi nos lendemains risquent une fois encore d’être faits de migraines.
Et c’est justement ce à quoi répond notre soi-disant violence qui, pour autant qu’elle ne veut plus du monde renversé n’en veut ni l’ersatz ni la migraine. Le pouvoir n’est pas à prendre, il est à détruire !

À bas le travail
À bas l’argent
À bas l’Empire-marchand
VIVE LA COMMUNE

Comité A.E.C, le 15 juin 2016

[1Que l’amorce de cette lutte fût bientôt l’occupation de quelques places publiques en témoigne suffisamment - Voir à cet égard notre texte La contre-insurrection qui vient, modestes propos sur la situation grecque. (http://ecœuretcuisine.canalblog.com/archives/2015/05/04/31999592.html#
comments
)

[2Votation ici plus dénuée encore de tout impact concret, pratique, tant le petit nombre de participants la voue aussitôt à sombrer dans le néant de la parole en l’air, où seule l’autosatisfaction d’avoir apparemment su décidé de quelque-chose – mais quoi – autorisera enfin chacun à retourner souriant à la gestion de son oikos intime.

[3Nous parlons ici « d’ordre...augmenté » comme on parle ailleurs, chez les imbéciles transhumanistes pour être précis, « d’Homme augmenté ».

[4Que la plupart des syndicats soient pour une bonne part financés par l’État en dit suffisamment long sur ce point.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la thématique "LOI TRAVAIL (2017 - 2018) "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Mobilisation solidarité avec les inculpé.e.s 42 de la loi travail

Le comité de soutien des inculpés du mouvement contre la loi Travail dans la Loire appelle à une Manifestation jeudi 7 mars 2019 à 11h30 devant la Bourse du Travail de Saint-Étienne suivi d’un rassemblement le même jour devant le TGI de Saint-Étienne à 13h.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Communiqué des huit inculpé.e.s de la loi travail

Le jeudi 7 mars 2019 aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Saint-Étienne, l’audience où nous serons jugé-es pour des faits en lien avec le mouvement contre la Loi Travail du printemps 2016. Nous sommes accusé-es de dégradations que nous aurions commises lors des manifestations de ce mouvement.


Saint-Étienne et alentours Couac   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Loi Travail : la répression continue

Si la Loi Travail a été adoptée à l’été 2016, la répression envers les personnes ayant participé aux protestations contre le texte au printemps continue en revanche à être d’actualité. Jeudi 13 septembre 2018, huit personnes sont convoquées au Tribunal de grande instance de Saint-Étienne (leur avocate va demander un report). On y revient avec des articles du Couac.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Fête de soutien aux inculpé-es de la loi travail

Printemps 2016 : de nombreuses manifestations festives, déterminées, rassemblent des centaines de personnes dans les rues de Sainté pour s’opposer à la loi travail et à son monde. Depuis, avec ses images de vidéosurveillance, ses GAV et ses convocations, la justice poursuit et condamne celles & ceux qu’elle identifie comme auteur-es d’actions. Nous vous proposons de se retrouver pour une soirée de soutien.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

La répression, les procès, ça continue...

Huit personnes (pas moins !) seront jugées dans un nouveau procès le 13 septembre 2018 au TGI de Saint-Étienne, pour des faits reprochés lors de manifestations contre la loi travail du printemps 2016.
Une réunion publique est proposée pour en discuter, s’organiser pour réagir : jeudi 24 mai à 18h, à la Bourse du travail (salle 66).


Saint-Étienne et alentours Papillon   REPRESSION - PRISON

[Loi Travail] Condamnation en appel pour Nina, Jules et Yvan

Relaxé.e.s en première instance, la cour d’appel de Lyon a condamné mardi 16 janvier Nina, Jules et Yvan.
Entre les amendes, (1000 à 2000€ chacun.e), les indemnités pour le député Jean-Louis Gagnaire et le 13e mois pour les flics, illes devront verser au total plus de 6000€. Jules est en plus condamné pour rébellion à « un agent dépositaire de l’autorité publique » et écope de quatre mois de prison avec sursis.


A Lire ailleurs   MOBILISATIONS - LUTTES

[CNT 42] Jeudi 16 novembre 2017 lois Macron, loi des patrons… collectivement, faisons reculer le gouvernement et le patronnat

Journée nationale interprofessionnelle et intersyndicale de grève et de manifestations :
- ST ETIENNE : 10H30 Place Jules Ferry (Statue de la Liberté en dessous de Centre 2)
- ROANNE : 10H30 Université Avenue de Paris


Opinions   GENRE - FEMINISME

Féministes, au travail !

Tract diffusé lors de la manif du 19/10 à Saint-Étienne
Aujourd’hui, en 2017, à compétences et qualifications égales, les femmes gagnent en moyenne un quart de moins que les hommes. Le système de valeurs patriarcales fait que des métiers, occupés majoritairement par des femmes, tels que le ménage, l’aide à la personne, l’éducation des enfants, et les activités associatives et culturelles (notamment les contrats aidés) ne sont pas reconnus comme des emplois produisant une valeur économique et sociale importante. Les formations à la plupart de ces emplois sont sommaires (les femmes sauraient « naturellement » les faire), les salaires sont bas, les amplitudes horaires de travail trop longues, et très peu de reconnaissance sociale est accordée à ces secteurs pourtant essentiels à notre société...


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Manifestons le 10/10 contre les ordonnances, pour la défense des services publics

Face à l’ampleur des attaques du gouvernement contre le droit du travail, contre les classes sociales les moins aisées ou encore contre les services publics, les syndicats et le Front social appellent à une journée de mobilisation le mardi 10 octobre.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Soirée de solidarité contre la répression

Il y a un an, notre camarade Martin était condamné suite à son engagement contre la loi Travail. Le tout pour des faits de « violence sur force de l’ordre », il aurait blessé 7 policiers en moins d’une minute ! Ce dernier a décidé de faire appel !

Le lundi 9 octobre 2017 aura lieu son procès en appel à la Cour d’appel de Lyon :
appel à se rassembler pour le soutenir et à une soirée de soutien à la caisse de solidarité


Dans la thématique "MOBILISATIONS - LUTTES "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Appel à soutenir les travailleur.ses de Loire Offset Titoulet

Les 133 travailleur.ses de Loire Offset Titoulet vont se retrouver sur le carreau à cause de la gestion patronale. Encore un bel exemple de violence sociale. Mercredi 20 mars, les travailleur.ses lancent un appel pour les soutenir devant le tribunal de commerce de Saint-Étienne, à partir de 13h.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XIX

Rendez-vous samedi 23 mars à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets Jaunes Acte XVIII

Manifestation des Gilets Jaunes samedi 16 mars 2019 à Saint-Étienne. RDV à 14h place du Peuple. Convergence nationale à Paris le même jour.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Rassemblement de soutien au peuple algérien

Pour une Algérie libre, digne et démocratique. Non au prolongement du 4e mandat !
Dimanche 17 mars dès midi place de l’hôtel de ville et à 14h, place du Peuple à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Appel unitaire à une marche pour le climat

Marche pour le Climat, Samedi 16 mars à Saint-Étienne et partout en France au lendemain de la grève mondiale des jeunes du vendredi 15 mars 2019 en Europe et dans le Monde.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

[Brève] Grève reconductible et occupation à l’imprimerie Loire offset Titoulet

Encore un « plan social » bien dégueulasse. Des employé’es qui ont plus de 20 ans de travail, jeté’es dehors à cause d’une mauvaise gestion de ses patrons avec les primes minimales et c’est tout. Illes occupent leur usine.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Manifestation en soutien au peuple algérien

Un rassemblement en soutien au peuple algérien en révolte, aura lieu le dimanche 10 mars à 14 h place du Peuple à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Journée De Lutte contre les violences policières

Les combats contre les violences policières, contre les injustices sociales, contre le racisme et tellement d’autres causes font des quartiers populaires des « gilets jaunes » malgré eux. Dans ce contexte, des collectifs et des familles de victimes de crimes policiers se battent pour obtenir justice et pour que la vérité éclate sur les circonstances de la mort de leurs proches entre les mains de la police. Luttons ensemble contre les violences policières, contre le racisme et pour une vraie justice sociale !
Manifestation samedi 16 mars 2019 à 13h au départ de la place Guichard (Lyon 7e) - Métro B place Guichard


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Grève des jeunes pour le climat

Suite à l’appel internationale à la grève pour le climat le 15 mars 2019 les lycéen.ne.s et étudiant.e.s de Saint-Étienne s’organisent pour créer une mobilisation, en coordination inter-établissements !
Plusieurs actions symboliques et/ou de désobéissances civiles sont déjà prévues. Alors venez nombreux et plus déterminé.e.s que jamais !


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Assemblée générale pour le climat

Assemblée Générale à l’Université Jean Monnet Saint-Étienne Mardi 5 mars en Amphi E01 à 18h30, pour préparer la grève des jeunes pour le climat du 15 mars.


A la une...

DISCRIMINATIONS - RACISME
Me, you, nous... et eux ? Petit fours et expulsion  

Ce mercredi 20 mars, une vingtaine de personnes ont fait irruption à l’inauguration de la Biennale de design de Saint Etienne pour dénoncer la mise à la rue de dizaines de personnes par les pouvoirs publics.


MEDIAS
Sortie de Des Ruines n°3/4 (double) – Revue anarchiste apériodique  

Nous sommes heureux d’annoncer, après une longue absence, quelques complications et un travail de plusieurs années, la sortie d’un double numéro de la revue anarchiste apériodique mais loin d’être prématurée Des Ruines, au format A4 relié et avec cette fois-ci 308 pages et trois grands dossiers.


MEDIAS
Le Déchaîné n°7 - Journal de gilets jaunes de Monthieu - est sorti !  

Le septième numéro du célébrissime et incontournable journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé ! Disponible dans des bars de la ville et au rond-point (lors d’actions ou quand il sera réoccupé), il est aussi téléchargeable ici.


MEMOIRE
Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise  

Le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer la Garde nationale et les parisiens en prenant le contrôle des canons de la butte Montmartre. L’événement qui aurait pu être anecdotique se transforme en révolution qui durera deux mois et marquera l’Histoire.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : compte-rendu d’audience du 6 mars à Saint-Étienne  

« Il faut croire que le mouvement des gilets jaunes aura permis à des délinquants qui s’ignorent de se révéler. » Madame la procureure, mercredi 6 mars, palais de l’injustice de Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Retour sur la journée stéphanoise de mobilisation « Youth For Climate »  

Vendredi dernier, le 15 mars, à l’appel à la mobilisation internationale Youth For Climate les jeunes de Saint-Étienne (et des alentours) ont largement répondu présents ! Une mobilisation massive avec environ 2000 lycéens, étudiants et même collégiens.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Mobilisation et grève contre la loi « Fonction Publique » et la loi « Blanquer »  

RDV à Saint-Étienne, mardi 19 mars 2019. Départ à 10h30 cours Fauriel devant la CCI en direction de la préfecture.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Design partout, Justice nulle part  

A vous visiteuses et visiteurs de la Biennale de l’ennui,
Nous ne sommes pas dupes, ne le soyez pas lors de votre passage touristique à Sainté. La biennale du design vend une ville qui n’existe pas et qui n’est pas la nôtre. Elle n’inonde en rien la vraie vie et n’est qu’une vitrine. Ce n’est pas avec un événement international que les stéphanois-e-s auront une plus belle vi(ll)e.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les loups dans la bergerie  

Banalités de base sur la révolte en cours.
Comité pour la prolifération des loups - mars 2019


DROITS SOCIAUX - SANTE
Pour étendre la pratique de l’IVG instrumentale aux sages-femmes  

Un questionnaire a été mis en ligne à l’attention du public, en vue de l’élaboration d’une loi autorisant la pratique de l’IVG instrumentale pour les sages-femmes.


DISCRIMINATIONS - RACISME
[Info Gisti] Expulsions de terrain et de squat - sans titre mais pas sans droits  

Voici une brochure qui répond à nombre de nos questions sur le squat et les expulsions !
2e édition, Fondation Abbé Pierre / Gisti / Romeurope


DISCRIMINATIONS - RACISME
Communiqué unitaire contre l’antisémitisme, son instrumentalisation et contre tous les racismes et oppressions  

Dans cette tribune commune, des collectifs et partis ligériens se mobilisent contre l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme à des fins politiques et appellent à une lutte réelle contre tous les racismes et toutes les autres formes d’oppressions.


ARMEMENT
Réflexions sur VERNEY-CARRON SA...  

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, Verney-Carron SA, le fabricant et inventeur du célèbre Flash-Ball®, cherche à tout prix à se dédouaner de toute responsabilité dans la mutilation et la répression de nombreux manifestants...


ARMEMENT
Appel à bloquer Verney-Carron et toutes les usines d’armement !  

Pour les blessé.es par les forces de l’ordre, pour celles et ceux qui sont mort.es de s’être révolté.es, du 29 au 31 mars 2019, bloquons toutes les usines d’armement qui participent à la represion des mouvements sociaux !
À Saint-Étienne se trouvent deux grands spécialistes de la fabrication d’armes : Verney-Carron et Le Banc National d’Épreuve des Armes.


MOBILISATIONS - LUTTES
Carnaval de l’inutile  

Il fut un temps, où le carnaval était le jour où les esclaves se déguisaient en roi pour se moquer des puissant.e.s. Une occasion d’inverser les rôles, de transgresser les normes établies. Pour un jour, le monde marche à l’envers ! Aujourd’hui, à Saint-Étienne, ce sont les puissant.e.s qui l’organisent – celleux-là mêmes qui relookent la ville en Capitale du design. Celleux-là mêmes qui font mourir des quartiers habités pour en construire de nouveaux aseptisés. Nous proposons plutôt un giga carnaval coloré, bruyant et indomptable !
Les 30 et 31 mars 2019, ce sera un week-end coloré, bruyant et indomptable !


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Week-end soutien à Bure  

Suite à l’intense répression subie à Bure ces dernières années et particulièrement depuis l’expulsion du bois Lejuc en février 2018, nous organisons un évènement de soutien à la lutte Meusienne.
Venez, venez, les 3, 4 et 5 mai 2019 à St Julien Molin Molette, on vous attend !!!


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Football militant  

La Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) vient de publier un communiqué de solidarité à l’égard des migrant.e.s et des militant.e.s du Briançonnais et de mettre à jour sa présentation très sociale du sport et des loisirs.
Retour sur cette association très active dans la Loire, et zoom sur le foot à 7, ou foot autogéré !


DISCRIMINATIONS - RACISME
Semaines anticoloniales et antiracistes  

LA SEMAINE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE est un événement organisé par l’association Sortir du Colonialisme qui milite sur l’actualité, la mémoire et le combat anticolonial, articulés avec le combat antiraciste, le racisme étant la matrice idéologique du colonialisme.