Opinions   MOBILISATIONS - LUTTES

Nous ne voulons pas l’ersatz et la migraine !




De quelques considérations, dans lesquelles nous ne communiquerons pas sur la pseudo-violences de quelques manifestants lors de la manifestation parisienne du 14 juin 2016, mais où nous essaierons de contribuer modestement à la lutte en cours.


Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
G. Bataille, La littérature et le mal.

Nos seules manifestations, restant rares et brèves dans les premières années, voulaient être complètement inacceptables ; d’abord surtout par leur forme et plus tard, s’approfondissant, surtout par leur contenu.
G. Debord, Panégyrique

Exorde

Le haut degré de séparation/division entre les individus et l’objet de leurs "activités", entre les individus et la nature, et bien sûr entre les individus eux-mêmes, que les divers dispositifs de la domination marchande n’ont cessé d’imposer toujours plus profondément depuis plus de deux siècles, a commencé de vaciller ici et maintenant sur ses bases. La lutte "sociale" qui a débuté en France voici environ trois mois - et dont nous pouvons dire qu’elle s’inscrit, au moins partiellement, dans la continuité de celle qui en Grèce commença dans le courant de l’année 2009 [1] - a d’ores et déjà en effet permis de rompre, quoique imparfaitement, avec un train-train quotidien mortifère où l’isolement de chacun ne l’enviait jamais en rien à la misère de cette survie qui, à peine assurée, était toujours de plus en plus connue de presque tous. Partout là où ne subsistait plus il y a peu qu’un sommeil peu reposant – tant il est vrai que le repos lui-même n’était plus guère consenti qu’à crédit -, reparaissent aujourd’hui la libre palabre et les débordements vitaux de la révolte. Mais qu’un tel mouvement ait de quoi nous réjouir ne doit pas nous dispenser d’en observer en sus les limites et les failles ; la révolte n’est pas la révolution, moins encore l’assurance de sa victoire.

Nuit Debout

Ainsi avons-nous pu constater deux fâcheuses tendances lors des rassemblements dits de "Nuit Debout", deux fâcheuses tendances qui, à dire vrai, diffèrent bien plus quantitativement que qualitativement, puisqu’il est patent que si l’une apparaît le plus souvent à chaque fois qu’une grande quantité de personnes sont rassemblées, l’autre au contraire n’apparaît qu’au sein de réunions dont les participants vont s’avérer peu nombreux et, conséquemment, peu visibles.
La première tendance, qui consiste donc à multiplier inlassablement les assemblées générales et les votes, conduit nécessairement à reproduire ce qu’elle prétendait d’abord critiquer, en ceci qu’elle ne fait de toutes façons d’emblée qu’en reprendre les dispositifs pseudo-démocratiques réellement aliénés. Le vote, en effet, au contraire de la libre palabre évoquée ci-dessus, contraint souvent à des prises de décisions qui n’avaient rien d’indispensables et qui, de ce seul fait justement qu’elles n’étaient pas indispensables, s’avèrent fréquemment provoquer, à plus ou moins long terme, de la division ; laquelle division ne manquera pas bientôt de recréer les vieux clivages politiques nés de la falsification spectaculaire marchande.
De son côté, l’assemblée générale – qu’elle soit suivie d’un vote ou non -, d’être toujours déjà en elle-même une succession de courtes paroles écoutées sans répliques possibles ou presque, ne peut que finir en dernière analyse par générer chez la plupart des participants un ennui tel que l’épuisement ne tardera pas de les
gagner bientôt. Comment, d’ailleurs, se pourrait-il qu’il en soit autrement pour des populations déjà si fatiguées par le système électif officiel qu’elles en sont heureusement venues à s’abstenir majoritairement d’aller aux urnes. Bref, à plus ou moins longue échéance, la forme "assemblée générale/vote" ne peut que finir par se coaguler en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, ou défaire le mouvement en le replongeant dans le néant duquel il avait émergé.
La seconde tendance, qui n’exclut pas entièrement la première en tant au moins qu’elle ne s’affranchit pas toujours non plus du dispositif de la votation [2], a toutefois de particulier ceci qu’elle s’apparente bien plutôt à des réunions "d’alcooliques anonymes" qu’à celle de conseils ouvriers ou de comités révolutionnaires. Non point fort heureusement qu’on s’y abstienne de boire pour y évoquer ses déboires avec la rinçonnette, mais on y expose à tour de rôle si volontiers ses névroses et indignations sui generis que parler là de simples conciliabules de « névrotiques anonymes » ne semble en rien outrancier. Or, quel que puisse être l’intérêt, parfois indéniable au sein d’un groupe et pour le groupe, de tels relations innervées de soi, l’expérience montre aussi combien de leur fastidiosité ne se dégage la plupart du temps que des silences gênés ; iceux silences ne manquent jamais de reléguer les meilleures aspirations révolutionnaires au mauvais rang de château en Espagne. En sorte qu’on n’aura toujours bientôt là encore d’autres choix que celui de retourner à la gestion neurasthénique de son frêle oikos, ou de se subsumer à nouveau sous une représentation séparée-abstraite. Et, tandis que la première tendance des « Nuit-Debout » permet au moins d’espérer générer l’existence d’un nouveau parti politique – cette coagulation en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, tel que Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne -, on n’aura ici d’autre espace politique où réassigner sa voix que sur l’un d’entre ceux qui font d’emblée partie de l’infrastructure marchande : le mélanchonisme, qui prépare, au cas où et comme ses coreligionnaires de Grèce et d’Espagne, la contre-révolution, risque fort en France de tirer dès lors son épingle du jeu.

Syndicalisme

Qui, cependant, continue de ne pas déposer son être sur le fond rogue d’un parti, trouve souvent, sur le chemin de sa révolte actuelle, divers syndicats l’invitant à se joindre à eux pour défendre ce qu’il est convenu d’appeler « les acquis sociaux » ou, selon une mode récente, « les conquis sociaux ». Mais - ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs - à quelques exceptions près, le syndicalisme, qui a toujours pris l’apparence de qui vise à améliorer la vie quotidienne, n’a réellement toujours déjà pour objet que le maintien de l’ordre existant ; la défense éternelle des « acquis » ou « conquis sociaux » ne dit d’ailleurs jamais rien d’autre que : ce qui existe hic et nunc est bon, ce qui est bon existe hic et nunc ! En quoi le « there is no alternative » thatchérien ne serait pas loin, si n’était qu’il a toujours bien plus tâché d’atteindre à un ordre social existant augmenté [3] plutôt que seulement stabilisé. Quoi qu’il en soit, la limite essentielle, à nos yeux, des syndicats, tient donc à ceci que l’idée de révolution leur est presque absolument étrangère [4], et ce d’autant plus que leur structure interne, généralement proche de celle des partis politiques dits représentatifs, les invite à travailler d’abord comme ces derniers à maintenir leur propre existence, quitte à agir au contraire des intérêts de leurs adhérents. Un syndicat, toutefois, ne trahit pas plus ses militants et sympathisants qu’un parti ses partisans et électeurs ; il est dans la nature même de tout organe hiérarchisé d’œuvrer prioritairement en faveur de sa hiérarchie. C’est pourquoi dans la lutte en cours il s’agit selon nous de ne s’associer aux syndicats qu’avec parcimonie, lors des quelques moments où les intérêts des comités autonomes – lesquels devront toujours être anti-hiérarchiques dans leur forme comme dans leur contenu – se croisent avec les leurs.

Ne pas se diviser dans la bataille contre la domination ne signifie pas qu’il faille consentir à toute la vile industrie de tous ses ersatz, sans quoi nos lendemains risquent une fois encore d’être faits de migraines.
Et c’est justement ce à quoi répond notre soi-disant violence qui, pour autant qu’elle ne veut plus du monde renversé n’en veut ni l’ersatz ni la migraine. Le pouvoir n’est pas à prendre, il est à détruire !

À bas le travail
À bas l’argent
À bas l’Empire-marchand
VIVE LA COMMUNE

Comité A.E.C, le 15 juin 2016

[1Que l’amorce de cette lutte fût bientôt l’occupation de quelques places publiques en témoigne suffisamment - Voir à cet égard notre texte La contre-insurrection qui vient, modestes propos sur la situation grecque. (http://ecœuretcuisine.canalblog.com/archives/2015/05/04/31999592.html#
comments
)

[2Votation ici plus dénuée encore de tout impact concret, pratique, tant le petit nombre de participants la voue aussitôt à sombrer dans le néant de la parole en l’air, où seule l’autosatisfaction d’avoir apparemment su décidé de quelque-chose – mais quoi – autorisera enfin chacun à retourner souriant à la gestion de son oikos intime.

[3Nous parlons ici « d’ordre...augmenté » comme on parle ailleurs, chez les imbéciles transhumanistes pour être précis, « d’Homme augmenté ».

[4Que la plupart des syndicats soient pour une bonne part financés par l’État en dit suffisamment long sur ce point.



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Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

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Dernière MàJ : 16/09/2016 à 11h


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Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Grève et journée d’action le jeudi 9 mai

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Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MOBILISATIONS - LUTTES

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Associons-nous pour contrer les dérives sécuritaires, et refusons le dogme de la ville connectée et déshumanisée. Nos quartiers ne sont pas des laboratoires !
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RDV à 13 heures sur la passerelle du puits COURIOT.
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Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

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« Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1er mai sera l’expression annuelle de ces revendications. » – Rosa Luxembourg. Soyons toutes et tous déterminé-e-s pour un 1er mai de lutte ! Rendez-vous à 10h à la bourse du travail de Saint-Étienne.


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Rendez-vous après la manif de mercredi 1er mai pour un pique-nique à 12h30 au parc de la place Albert Thomas
Apportez vos plats à partager, des jeux d’extérieur, vos boules de pétanque et traînons ensemble pour continuer de célébrer le 1er mai en papotant et jouant !


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La saison IV de la saga Game Of Troncs s’annonce riche en péripéties. Pour la 4e fois en 5 ans, la justice doit statuer sur le projet de Center Parcs de Roybon en Isère. Après de nombreuses décisions de justice défavorables au Préfet comme à la multinationale du tourisme « Pierre et Vacances » (P&V), le Conseil d’État a invalidé en novembre 2018 (sur la forme) la décision de la Cour d’Appel Administrative de Lyon qui avait confirmé l’illégalité de l’arrêté préfectoral permettant la destruction des zones humides de Roybon. Le cas est donc rejugé en appel, mardi 30 avril à partir de 14 heures à la cour administrative d’appel de Lyon, 184 rue Duguesclin, 69003 Lyon.


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ECOLOGIE - NUCLEAIRE
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MOBILISATIONS - LUTTES
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Si les gilets jaunes ont permis un ralentissement du programme de réforme des retraites prévu par le gouvernement, ne nous y trompons pas, il n’est pas passé à la trappe pour autant ! La réforme des retraites, c’est pour cet automne, et ça concerne tous les salarié·e·s ! Pour s’y retrouver un peu avant la grande bataille sociale à venir de cette rentrée, voici un article récapitulant la loi et les mobilisations prévues. Article publié sur le site de paris-luttes.info.


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Chassées du parc Couriot par la Police le matin, les familles Rroms ont été « invitées » à y retourner  

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Grosse soirée de soutien à Rebellyon pour une rentrée Post-Apocalyptique le samedi 21 septembre 2019  

Soirée de soutien à Rebellyon.info le samedi 21 septembre à partir de 18h, et jusqu’à minuit, au Grrrnd Zero (Lyon) ! Au programme : tables de presse et autres propagandes politiques locales, repas végé, de quoi t’hydrater et des concerts pour t’ambiancer.
Soirée à prix libre en soutien au plus rebel des sites mutu.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
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Pour se donner la pêche de militer à la rentrée, nous vous avons fait une petite sélection d’évènements militants pour cette rentrée 2019. On y trouve des soirées conférences, du théâtre, une manif, et des rassemblements. Venez motivé’es !


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Festival Underground Hip-Hop Episode #9  

Les Créations du Crâne & Univers Soul, soit le UHH Krew présentent le Festival Underground Hip-Hop Episode #9 du 4 au 15 septembre 2019 @ Sainté


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L’EPASE, c’est notre établissement public d’aménagement de Saint-Étienne, avec ses logiques et modèles, et ses zones où il a planté ses griffes. Le Journal du Carnaval, publié en mars 2019 à l’occasion du carnaval de l’Inutile, nous donnait un début d’explication sur ses finalités dans un de ses articles.


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[Grèce] Escalades des violences policières dans le quartier d’Exarcheia  

Durant sa campagne, le nouveau premier ministre grec Mitsotakis avait annoncé vouloir « nettoyer le quartier d’Exarcheia en un mois ». Cette menace a été mise à exécution dès le 26 août avec l’expulsion de quatre lieux occupés en solidarité avec les migrants. Depuis, le quartier vit sous occupation policière et est la cible de véritables exactions. Retrouvez ici une compilation d’articles publiés sur le blog de Yannis Youlountas.


FLICAGE - SURVEILLANCE
À propos de la flic infiltrée débusquée au contre-sommet du G7  

Les camarades de Toulouse nous alertent sur le comportement plus que suspect d’une personne qui a participé ces derniers mois aux manifs des Gilets jaunes dans le Sud-Ouest et au contre-G7.
Ceci est un texte rédigé en urgence afin que l’info tourne et que toutes les personnes et tous les groupes que cette personne a approchés ces derniers mois puissent s’organiser en conséquence.


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Se faire une place  

Il existe à Ambert un café féministe. Des copines y ont récemment ouvert une permanence en mixité choisie. Nous sommes allées les rencontrer de manière informelle. Nos discussions, faisant état de besoins similaires, ont porté sur les situations de domination auxquelles sont confrontées les femmes dans les espaces publics urbains et sur les moyens d’y faire face. Cet article, initialement paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019, en a découlé.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Don d’appareils électriques et électroménagers  

L’association l’ateliéphèmère vous propose un certain nombre d’appareils non testés et à prix libre.


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G7-EZ – C’est parti !!  

En direct-live du contre-sommet à Hendaye, des reporters des sites MUTU proposent chaque jour quelques nouvelles en photos et/ou récits du contre-sommet.


FLICAGE - SURVEILLANCE
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Article 1.
Comme partout ailleurs, les policiers de l’espace – autrement dit aménageurs, urbanistes, architectes et designers – travailleront main dans la main avec les autres services de police et de renseignement. Ceci afin de limiter au maximum l’utilisation de l’espace public, en particulier par les plus pauvres. En tant que capitale du design, Saint-Étienne se doit d’être un modèle de Smart City. Le numérique dans tous les aspects de la ville devra permettre la sécurisation totale.


GENRE - FEMINISME
La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !  

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.