Opinions   MOBILISATIONS - LUTTES

Nous ne voulons pas l’ersatz et la migraine !




De quelques considérations, dans lesquelles nous ne communiquerons pas sur la pseudo-violences de quelques manifestants lors de la manifestation parisienne du 14 juin 2016, mais où nous essaierons de contribuer modestement à la lutte en cours.


Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
G. Bataille, La littérature et le mal.

Nos seules manifestations, restant rares et brèves dans les premières années, voulaient être complètement inacceptables ; d’abord surtout par leur forme et plus tard, s’approfondissant, surtout par leur contenu.
G. Debord, Panégyrique

Exorde

Le haut degré de séparation/division entre les individus et l’objet de leurs "activités", entre les individus et la nature, et bien sûr entre les individus eux-mêmes, que les divers dispositifs de la domination marchande n’ont cessé d’imposer toujours plus profondément depuis plus de deux siècles, a commencé de vaciller ici et maintenant sur ses bases. La lutte "sociale" qui a débuté en France voici environ trois mois - et dont nous pouvons dire qu’elle s’inscrit, au moins partiellement, dans la continuité de celle qui en Grèce commença dans le courant de l’année 2009 [1] - a d’ores et déjà en effet permis de rompre, quoique imparfaitement, avec un train-train quotidien mortifère où l’isolement de chacun ne l’enviait jamais en rien à la misère de cette survie qui, à peine assurée, était toujours de plus en plus connue de presque tous. Partout là où ne subsistait plus il y a peu qu’un sommeil peu reposant – tant il est vrai que le repos lui-même n’était plus guère consenti qu’à crédit -, reparaissent aujourd’hui la libre palabre et les débordements vitaux de la révolte. Mais qu’un tel mouvement ait de quoi nous réjouir ne doit pas nous dispenser d’en observer en sus les limites et les failles ; la révolte n’est pas la révolution, moins encore l’assurance de sa victoire.

Nuit Debout

Ainsi avons-nous pu constater deux fâcheuses tendances lors des rassemblements dits de "Nuit Debout", deux fâcheuses tendances qui, à dire vrai, diffèrent bien plus quantitativement que qualitativement, puisqu’il est patent que si l’une apparaît le plus souvent à chaque fois qu’une grande quantité de personnes sont rassemblées, l’autre au contraire n’apparaît qu’au sein de réunions dont les participants vont s’avérer peu nombreux et, conséquemment, peu visibles.
La première tendance, qui consiste donc à multiplier inlassablement les assemblées générales et les votes, conduit nécessairement à reproduire ce qu’elle prétendait d’abord critiquer, en ceci qu’elle ne fait de toutes façons d’emblée qu’en reprendre les dispositifs pseudo-démocratiques réellement aliénés. Le vote, en effet, au contraire de la libre palabre évoquée ci-dessus, contraint souvent à des prises de décisions qui n’avaient rien d’indispensables et qui, de ce seul fait justement qu’elles n’étaient pas indispensables, s’avèrent fréquemment provoquer, à plus ou moins long terme, de la division ; laquelle division ne manquera pas bientôt de recréer les vieux clivages politiques nés de la falsification spectaculaire marchande.
De son côté, l’assemblée générale – qu’elle soit suivie d’un vote ou non -, d’être toujours déjà en elle-même une succession de courtes paroles écoutées sans répliques possibles ou presque, ne peut que finir en dernière analyse par générer chez la plupart des participants un ennui tel que l’épuisement ne tardera pas de les
gagner bientôt. Comment, d’ailleurs, se pourrait-il qu’il en soit autrement pour des populations déjà si fatiguées par le système électif officiel qu’elles en sont heureusement venues à s’abstenir majoritairement d’aller aux urnes. Bref, à plus ou moins longue échéance, la forme "assemblée générale/vote" ne peut que finir par se coaguler en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, ou défaire le mouvement en le replongeant dans le néant duquel il avait émergé.
La seconde tendance, qui n’exclut pas entièrement la première en tant au moins qu’elle ne s’affranchit pas toujours non plus du dispositif de la votation [2], a toutefois de particulier ceci qu’elle s’apparente bien plutôt à des réunions "d’alcooliques anonymes" qu’à celle de conseils ouvriers ou de comités révolutionnaires. Non point fort heureusement qu’on s’y abstienne de boire pour y évoquer ses déboires avec la rinçonnette, mais on y expose à tour de rôle si volontiers ses névroses et indignations sui generis que parler là de simples conciliabules de « névrotiques anonymes » ne semble en rien outrancier. Or, quel que puisse être l’intérêt, parfois indéniable au sein d’un groupe et pour le groupe, de tels relations innervées de soi, l’expérience montre aussi combien de leur fastidiosité ne se dégage la plupart du temps que des silences gênés ; iceux silences ne manquent jamais de reléguer les meilleures aspirations révolutionnaires au mauvais rang de château en Espagne. En sorte qu’on n’aura toujours bientôt là encore d’autres choix que celui de retourner à la gestion neurasthénique de son frêle oikos, ou de se subsumer à nouveau sous une représentation séparée-abstraite. Et, tandis que la première tendance des « Nuit-Debout » permet au moins d’espérer générer l’existence d’un nouveau parti politique – cette coagulation en puissance abstraite-séparée répondant aux intérêts des quelques-uns sur place qui auront su, plus ou moins consciemment, faire accroire l’universalité de ces intérêts, tel que Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne -, on n’aura ici d’autre espace politique où réassigner sa voix que sur l’un d’entre ceux qui font d’emblée partie de l’infrastructure marchande : le mélanchonisme, qui prépare, au cas où et comme ses coreligionnaires de Grèce et d’Espagne, la contre-révolution, risque fort en France de tirer dès lors son épingle du jeu.

Syndicalisme

Qui, cependant, continue de ne pas déposer son être sur le fond rogue d’un parti, trouve souvent, sur le chemin de sa révolte actuelle, divers syndicats l’invitant à se joindre à eux pour défendre ce qu’il est convenu d’appeler « les acquis sociaux » ou, selon une mode récente, « les conquis sociaux ». Mais - ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs - à quelques exceptions près, le syndicalisme, qui a toujours pris l’apparence de qui vise à améliorer la vie quotidienne, n’a réellement toujours déjà pour objet que le maintien de l’ordre existant ; la défense éternelle des « acquis » ou « conquis sociaux » ne dit d’ailleurs jamais rien d’autre que : ce qui existe hic et nunc est bon, ce qui est bon existe hic et nunc ! En quoi le « there is no alternative » thatchérien ne serait pas loin, si n’était qu’il a toujours bien plus tâché d’atteindre à un ordre social existant augmenté [3] plutôt que seulement stabilisé. Quoi qu’il en soit, la limite essentielle, à nos yeux, des syndicats, tient donc à ceci que l’idée de révolution leur est presque absolument étrangère [4], et ce d’autant plus que leur structure interne, généralement proche de celle des partis politiques dits représentatifs, les invite à travailler d’abord comme ces derniers à maintenir leur propre existence, quitte à agir au contraire des intérêts de leurs adhérents. Un syndicat, toutefois, ne trahit pas plus ses militants et sympathisants qu’un parti ses partisans et électeurs ; il est dans la nature même de tout organe hiérarchisé d’œuvrer prioritairement en faveur de sa hiérarchie. C’est pourquoi dans la lutte en cours il s’agit selon nous de ne s’associer aux syndicats qu’avec parcimonie, lors des quelques moments où les intérêts des comités autonomes – lesquels devront toujours être anti-hiérarchiques dans leur forme comme dans leur contenu – se croisent avec les leurs.

Ne pas se diviser dans la bataille contre la domination ne signifie pas qu’il faille consentir à toute la vile industrie de tous ses ersatz, sans quoi nos lendemains risquent une fois encore d’être faits de migraines.
Et c’est justement ce à quoi répond notre soi-disant violence qui, pour autant qu’elle ne veut plus du monde renversé n’en veut ni l’ersatz ni la migraine. Le pouvoir n’est pas à prendre, il est à détruire !

À bas le travail
À bas l’argent
À bas l’Empire-marchand
VIVE LA COMMUNE

Comité A.E.C, le 15 juin 2016

[1Que l’amorce de cette lutte fût bientôt l’occupation de quelques places publiques en témoigne suffisamment - Voir à cet égard notre texte La contre-insurrection qui vient, modestes propos sur la situation grecque. (http://ecœuretcuisine.canalblog.com/archives/2015/05/04/31999592.html#
comments
)

[2Votation ici plus dénuée encore de tout impact concret, pratique, tant le petit nombre de participants la voue aussitôt à sombrer dans le néant de la parole en l’air, où seule l’autosatisfaction d’avoir apparemment su décidé de quelque-chose – mais quoi – autorisera enfin chacun à retourner souriant à la gestion de son oikos intime.

[3Nous parlons ici « d’ordre...augmenté » comme on parle ailleurs, chez les imbéciles transhumanistes pour être précis, « d’Homme augmenté ».

[4Que la plupart des syndicats soient pour une bonne part financés par l’État en dit suffisamment long sur ce point.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la thématique "LOI TRAVAIL (2017 - 2018) "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Suivi de la mobilisation contre la loi Travail et son monde, à Sainté

Du 6 au 19 juin 2016
Déjà 3 mois que nous sommes mobilisé-e-s contre la loi Travail et son monde sur Saint-Étienne et sa région, comme partout ailleurs en France. Beaucoup de rencontres, de moments partagés qui nous renforcent et nous motivent plus que jamais. Continuons cette lutte, uni-e-s, nombreux-ses et déters !


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Violences policières contre les cortèges syndicaux et les manifestants

Le droit de manifester directement remis en cause par l’État
Nous apportons notre soutien à l’ensemble des personnes injustement interpellées, gardées à vue, condamnées, ou en attente de procès pour avoir osé exprimer leur refus d’une loi scélérate.
En particulier, aux 4 militant-e-s (convoqué-es au tribunal le 13 juillet) à celui de la CGT des territoriaux de St-Etienne (gardé à vue suite à la manif du 14 juin à Paris dont le procès est prévu pour le 27 juillet), aux 3 militants condamnés le 3 juin avec qui nous menons des luttes depuis plusieurs années à St Etienne.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

À Lyon ce matin, la justice administrative bafoue le droit de grève, que ne ferait-t-on pas pour l’Euro 2016 ?

Après la météo, ce sont maintenant les Fan Zones qui servent de prétexte à briser la grève. Comme à St-Etienne où le maire assignait ce mercredi 8 juin au Tribunal Administratif de Lyon les agent.es municipaux en grève bloquant un centre technique municipal. Tribunal qui, en fin de journée, a étrangement ordonné l’évacuation du piquet de grève. Retour sur cette situation rocambolesque.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

« Le mot d’ordre ? Tous dans la rue ! »

Rencontre avec les grévistes du CTM
Nous sommes allés à la rencontre de grévistes du Centre Technique Municipal de Saint Étienne, mercredi 8 juin en fin d’après-midi. De nombreuses personnes étaient présentes en soutien à ce même moment, suite à la décision de justice du T.A. de Lyon de faire évacuer le piquet de grève.


A Lire ailleurs   MOBILISATIONS - LUTTES

Si une force découvre son propre nombre...

Lycéens, étudiants, salariés, chômeurs, retraités, syndiqués, révolutionnaires, électrons libres, nous nous sommes retrouvés à [contrer ensemble une loi]. Comment avons-nous pu franchir tous les obstacles jusqu’ici ? Parce qu’une charge bien plus explosive que cette seule opposition nous en a donné la puissance. De cela, tout le monde est convaincu.


National   MOBILISATIONS - LUTTES

Pour une coordination nationale de lutte les 11 et 12 juin à Paris

Mobilisation nationale contre la Loi « Travail ! »
Dans la perspective de la journée de mobilisation nationale du mardi 14 juin et en réponse à l’appel d’Ales pour une coordination nationale des assemblées de luttes, nous appelons à se retrouver le samedi 11 à partir de 10h à la fac de Nanterre pour une journée d’assemblée consacrée à un retour sur les différentes expériences locales de luttes et de mise en perspectives du mouvement contre la loi Travail et son monde.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Contre la Loi « Travaille ! » la mobilisation continue

Compte rendu et appels à action
Les dernières semaines la mobilisation contre la loi « travaille ! » a pris une nouvelle tournure dans la région stéphanoise. Outre une manifestation festive et offensive jeudi dans les rues du centre ville, la CGT avait appelé à des actions de blocage et des rassemblements de soutien tout au long de la semaine. Dans les jours qui viennent on reste mobilisé’es contre cette loi anti-sociale et le monde capitaliste qui l’engendre.


National   MOBILISATIONS - LUTTES

Appel pour une coordination nationale des assemblées de lutte

La dynamique du mouvement contre la Loi travail repose essentiellement sur l’initiative de regroupements de personnes s’organisant de manière autonome. Nous pensons que nous avons besoin de réfléchir et construire les outils communs de cette autonomie, et qu’une coordination des assemblées de lutte pourrait renforcer le rapport de force nécessaire au retrait pur et simple de la Loi travail.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

[En images] 19 mai, une manif déterminée et solidaire à Sainté

Ce jeudi 19 mai, nous étions à nouveau (voire encore plus) nombreux dans les rues de Sainté contre la Loi Travail et son monde. Rapide récit et des images...


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

[à lire ailleurs] Unité dans la lutte, diversité des actions

Compilation d’articles lus ailleurs, qui a pour but de réfléchir à ce qui est notre situation locale de la lutte stéphanoise contre la Loi Travail et son monde.


Dans la thématique "MOBILISATIONS - LUTTES "

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XIV. Convergence régionale à Saint-Étienne

Samedi 16 février grande manifestation régionale à Saint-Étienne. Comme d’habitude, départ du cortège à 13h du rond-point de Monthieu puis rendez-vous à 14h place du Peuple.
Lycéennes, lycéens, étudiantes, étudiants, chômeuses, chômeurs, travailleuses, travailleurs, précaires, branleuses, branleurs, rats des villes, rats des périphéries, rats des champs. La méga classe en gilet jaune !


A Lire ailleurs   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Ça bouge toujours au Centre de Rétention du Mesnil Amelot : communiqué d’un groupe de prisonniers

Depuis le 8 janvier, la lutte dans le centre de rétention de Mesnil Amelot est devenue plus collective. D’abord au CRA2 avec une grève de la faim suivie par presque l’ensemble des bâtiments (plus de 80 personnes) pendant 3 jours. Avec aussi régulièrement des communiqués, des tentatives de lutter contre les déportations par vols cachés et les violences policières.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilet jaune acte XIII. Récit en image.

Pour cet acte 13, environ 1000 (voire 2000, ndr) manifestants sont partis de Place du Peuple puis se sont rendu respectivement à Bourse du Travail, Place Chavanelle, Jean Moulin, Châteaucreux, Boulevard Jules Janin, et Carnot.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

ACTE XIII des Gilets Jaunes : (g)rêvons !

Si nous allons manifester samedi de Monthieu à la place du peuple, et puis de là jusqu’après, c’est pour plein de bonnes raisons, et toutes celles qui iront avec ! Rond point de Monthieu à 13h puis Place du Peuple à 14h puis jusqu’à ce qu’on nous entende !


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Grève générale et manifestation : récit à plusieurs mains de la journée du 5 février à Sainté

Plus de 3000 personnes dans les rues de Saint-Étienne mardi matin. Gilets jaunes et syndicalistes ont défilé ensemble contre l’austérité et l’arrogance. Le cortège de la manifestation est parti de la place de l’hôtel pour se terminer devant le siège du Medef. Récit de la journée en image.


Opinions   CAPITALISME - GLOBALISATION / MOBILISATIONS - LUTTES

Ami.es Gilets Jaunes

Bref appel à l’adresse des gilets jaunes d’ici ou d’ailleurs...
« Amis GJ, je communique ici à l’écrit ce que certains d’entre nous pensent, en qualité de GJ mobilisés depuis le 17 novembre. (...) »


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XII

Manifestation samedi 2 février, 13h au départ du rond-point de Monthieu et 14h place du Peuple. « Nuit jaune » à 20h place Jean Jaurès.


National   DROITS SOCIAUX - SANTE / MOBILISATIONS - LUTTES

Le 22/01, journée nationale de la psychiatrie... et après ?

Le 22 janvier 2019 avait lieu la journée nationale de la psychiatrie. Cette mise à l’honneur le temps d’une journée ne doit cependant pas faire oublier les mobilisations et revendications portées depuis près d’un an.


National   MOBILISATIONS - LUTTES / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Quelles luttes dans nos montagnes ?

Samedi 2 février 2019 à 15 heures au « Jusqu’ici » à Lyon
Les États multiplient les projets permettant aux marchandises/capitaux/touristes de traverser les montagnes. Des lignes THT aux lignes TGV en passant par les tunnels autoroutiers, ces infrastructures sont imposées à grand renfort de milliards et les chantiers sont protégés par les forces de l’ordre.
En montagne, les touristes affluent du monde entier : stations de ski high tech, tourisme vert, sports extrêmes ou activités familiales permettent de bétonner à tout va la montagne, de détourner l’eau pour fabriquer de la neige artificielle...


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

[Brève] Occupation du Pôle emploi d’Andrézieu

Ce mercredi 30 janvier, la plateforme de contrôle des privés d’emploi d’Andrézieux-Boutheon est occupée par les privés d’emploi du Comité national CGT Chômeurs précaires. Occupation en cours !


A la une...

RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Pourquoi s’intéresser à la Palestine aujourd’hui ?  

En dépit de la lutte légitime contre l’injustice faite aux Palestiniens depuis plus d’un siècle, être un militant engagé en faveur des droits des Palestiniens est entaché d’une suspicion d’antisémitisme. Vraisemblablement la faute à une intense propagande sioniste et israélienne. Dans cet article, on explique pourquoi l’engagement en faveur des Palestiniens est plus important que jamais. En raison de la responsabilité européenne historique dans l’émergence du sionisme d’abord ; parce que le sionisme est un projet national-colonial d’essence raciste ensuite ; et enfin parce que la dérive nationaliste en Israël est à l’origine d’une intense propagande qui s’inscrit dans une logique de choc des civilisations et qui produit un durcissement des rapports inter-ethniques en particulier, à un niveau mondial. Ce dernier point ne présage rien de bon.


MEMOIRE
Université, mai 1968 – avril 2019 : d’une occupation à une autre  

61 ans. La durée qui sépare la brève occupation (une trentaine d’heures) d’un bâtiment de l’université Jean Monnet qui s’est achevée il y a huit jours et l’occupation de la fac qui s’était déroulée en mai-juin 1968 (une trentaine... de journées). Couac vous propose de vous replonger dans l’épisode de mai-juin 1968 avec un article paru dans sa version papier au printemps 2018.


REPRESSION - PRISON
Gilets jaunes acte XXIII : charges, balayettes et interpellations  

Intervention rapide, violente et perfide de la Police samedi à la fin de l’acte XXIII des gilets jaunes. Quatre personnes ont été arrêtées en plein milieu du cortège : gardes à vue et de la détention provisoire pour l’une d’entre elles.


DROITS SOCIAUX - SANTE
[Audio] Expulsions et petits calculs cyniques... Logement pour tout’es à Sainté, l’argent est là !  

Alors que les personnes sans-abri dorment toujours temporairement dans les vestiaires de la piscine de la Talaudière, un petit calcul s’impose. Que faire des millions d’économie suite à l’abandon du projet d’autoroute A45 ? C’est édifiant.


REPRESSION - PRISON
Rencontre-débat avec le collectif Désarmons-les (contre les violences d’État)  

Samedi 27 avril à l’Amicale de La Richelandière à 18h30.
Une personne du collectif viendra présenter leurs actions et animer un débat sur les violences de la Police. Ils nous visent, défendons-nous !


LOGEMENT - SQUAT
Traces des expulsions successives à Saint-Étienne (bourse et fac)  

Récolte, recueil, archivage des enregistrements en tous genre : photos, vidéos, audio.... réalisées lors de ces derniers jours à Saint-Étienne.
Recherches des « traces » numériques des deux expulsions ayant eu lieu vendredi et dimanche à Saint-Étienne, révélant l’acharnement et la mobilisation policière contre cette réponse à la saturation des services sociaux que fut l’occupation de la bourse du travail et puis d’un bâtiment de la fac.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le clergé stéphanois et la charité...  

Démonstration de solidarité par le clergé stéphanois. La charité bien au chaud enfermée dans leurs églises !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat  

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Grève de la faim en soutien aux personnes expulsées  

Face à l’indifférence, une femme se met en grève de la faim en soutien aux personnes expulsées de la Bourse du Travail et de la faculté. Elle explique son passage à l’action.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La Préfecture de la Loire s’engage contre le logement pour tou.te.s  

On ne fait pas disparaître les gens en les repoussant d’un endroit vers un autre. Ils et elles continuent d’exister de toute façon. Appel aux riches propriétaires, et à leurs nièces, cousins, petits enfants.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Liste des besoins à la Bourse du Travail occupée  

Après une semaine d’occupation à la Bourse, les besoins en produits de première nécessité sont très importants pour la survie des personnes qui ont trouvé un abri provisoire dans les locaux de la Bourse du travail. Liste des besoins.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Université Tréfilerie expulsée ce matin : c’est de l’acharnement !  

Après le traumatisme de l’expulsion de la Bourse vendredi matin, les forces de l’ordre continuent de traquer et brutaliser les personnes fragiles et sans-abri qui avaient trouvé refuge pour la nuit dans un bâtiment de l’université, sur le campus de Tréfilerie.
Communiqué du collectif de soutien.


LOGEMENT - SQUAT
Evacuation de la Bourse occupée  

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la préfecture a ordonné l’évacuation de la Bourse du Travail occupée, ce matin à 6h. Jettant à la rue des dizaines de personnes.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Expulsion de la Bourse ce matin à l’aube  

Ce matin un important dispositif de police a procédé à l’expulsion des occupants de la Bourse du Travail. Laissant de nombreuses personne à la rue...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Menaces d’expulsion à la Bourse du Travail  

Comme vous avez pu le lire depuis 10 jours dans nos colonnes, la Bourse du Travail est occupée par des personnes sans autre solution d’hébergement. Aujourd’hui, la préfecture déclare pouvoir débloquer un certain nombre de places d’hébergement et dans le même temps l’évacuation de la Bourse du Travail serait prévue pour demain matin.
Communiqué du collectif de soutien de l’occupation de la Bourse.


REPRESSION - PRISON
C’est officiel, la « loi anti-casseurs » est en marche !  

Ce matin, la « Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » a été gravée dans le marbre du Journal officiel. On a choisi un texte de fond sur la question du port de masque en manifestation pour marquer le coup.


MEDIAS
Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !  

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail  

Depuis 10 jours, les personnes sans abri affluent chaque jour à la Bourse du Travail occupée. Cet article tente de récapituler ce qui a amené à cette situation explosive. Entre solidarité rageuse des habitant’es de Saint-Étienne et mépris des pouvoirs publics, l’occupation continue tant bien que mal.
Pétition de soutien en ligne ici.
Liste des besoins pour les personnes sur place ici.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Revendication de l’action spontanée en direction de Gaël Perdriau, vendredi 5 avril sous les arcades de Saint-Étienne  

Depuis presque une semaine des personnes expulsées de leur squat ou mises à la rue à la fin de la trêve hivernale occupent la Bourse du Travail. Malgré les nombreuses lettres ouvertes qui lui ont été adressées, le maire, Gaël Perdriau, n’a toujours pas daigné rencontrer ces personnes sans-abri ou le collectif mobilisé en soutien. A croire que si on veut parler au maire, il faut aller le chercher.