National   EXPLOITATION ANIMALE

Pétition : l’abattage des bouquetins du Bargy n’est pas justifié !




L’Etat a décidé de fusiller les bouquetins du Bargy âgés de plus de 5 ans. Ce choix, guidé par un souci d’économie, n’est pas justifié. Une pétition est lancée afin de préserver cette espèce protégée et interdite de chasse.


La faune sauvage coûte trop chère, feu !

Le Bouquetin des Alpes a complètement été éradiqué du territoire français après l’invention de l’arme à feu, et a failli disparaître de la surface de la Terre au XIXe siècle. Suite à la décision, en 1856, du Roi d’Italie de protéger les derniers individus de la vallée d’Aoste, le Bouquetin des Alpes a échappé à l’extinction, et a pu être réintroduit dans de nombreux massifs. Aujourd’hui, le Groupe National Bouquetin (GNB) compte, en France, environ 10000 individus. (5) Un arrêté ministériel de 1981 interdit la chasse « en tout temps » de ce paisible et bel animal devenu emblématique des montagnes.

Toutefois, en Haute Savoie, dans le massif du Bargy, l’Etat a récemment ordonné l’extermination de tous les bouquetins âgés de plus cinq ans. Les 1 et 2 octobre 2013, 197 bouquetins ont été abattus ; ce qui pourrait représenter 68% de la population de bouquetins du Bargy. Pour cacher le massacre, un arrêté préfectoral a interdit l’accès et le survol du massif durant plusieurs jours. Cent dix gendarmes, disposés sur les routes et chemins, ont bouclé le périmètre. De nombreuses carcasses ont été évacuées par hélicoptère, et les bouquetins suspendus dans le vide ont défilé au-dessus des têtes des habitants du Bargy. (1)(2) Des opérations plus discrètes seront menées cet hiver.

Cette décision d’abattage est consécutive à la découverte, en avril 2012, d’une souche de Brucella, bactérie responsable de la brucellose, dans le lait d’une vache. Depuis cet événement, des investigations ont été conduites, et ont permis de détecter la présence de brucellose chez les bouquetins. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) émet l’hypothèse que les bouquetins aient pu jouer le rôle de réservoir et assurer un relais silencieux entre le dernier foyer domestique de brucellose (1999) et le foyer de 2012. (3)
La brucellose peut infecter l’humain lorsqu’il consomme des aliments au lait cru. En 2012, un enfant a ainsi été atteint de brucellose suite à la consommation d’un fromage non-pasteurisé provenant du Bargy. Cette maladie à déclaration obligatoire, très rare, peut être soignée chez l’homme, peut s’exprimer de multiples manières, et a un taux de létalité inférieur à 5%. La transmission interhumaine est quasi inexistante. (3)(4)
Les experts de l’ANSES estiment que le risque de transmission du bouquetin aux troupeaux domestiques est faible. L’absence d’infection parmi tous les troupeaux de ruminants domestiques éventuellement exposés a été démontrée. (9) Il n’est d’ailleurs pas certain que le bouquetin soit à l’origine des cas observés en 2012 chez des bovins. « Le seul passage identifié de la brucellose à un bovin est intervenu dans un site (…) pour lequel le contexte épidémiologique (troupeau bovin dans un parc clôturé, cantonné en périphérie de l’exploitation, loin des zones de passage des bouquetins ou même simplement de leur habitat potentiel) est éloignée d’une logique de transmission inter-spécifique. » (3) Il n’y avait donc aucune urgence à agir pour l’ANSES. (3) L’Etat n’a pas été à l’écoute du groupe d’experts.

Une décision prise à l’aveugle : à propos de la valeur des observations

Le suivi des populations de bouquetins a seulement démarré au début de l’été 2013. D’après les experts, avant d’avoir recours à d’éventuelles mesures drastiques, il aurait été plus sage de recueillir plus d’informations sur la population de bouquetins du massif et sur la dynamique de l’infection. Le groupe d’experts « insiste sur l’importance d’un temps scientifique avant la mise en œuvre de mesures de gestion. » (3) Dans ce contexte, la précipitation de la décision de l’Etat est hautement critiquable, car elle fait abstraction de considérations éthiques à l’égard du Bouquetin.
Il n’est pas précisé dans le rapport du groupe d’experts (3) si les 76 bouquetins testés par prise de sang étaient représentatifs de la population globale du massif ou s’ils ont été choisis (par l’ONCFS), au moins partiellement, parce qu’ils présentaient des signes cliniques évocateurs ; ce qui pourrait constituer un biais statistique.
L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), qui a géré le suivi, a en charge deux secteurs dont les intérêts divergent, et est fortement influencé par le lobby de la chasse. Le rapport publié en 2012 par la Cour des Comptes interroge sur la partialité du suivi des bouquetins par l’ONCFS. On y apprend ainsi que : « l’autorité ministérielle a parfois fait preuve d’un laxisme regrettable », et qu’ « [une] majorité [d’’influence de représentants des chasseurs] conduit parfois l’ONCFS à être la victime collatérale des conflits opposant les chasseurs et les (…) associations de protection de la nature ». « Les formateurs ont établi et signé des certificats portant des indications erronées (…). » « L’insuffisante diversification des partenariats de l’établissement dans ses activités d’observation, d’études et de recherche nuisent à l’indépendance et à la reconnaissance de certains travaux de l’ONCFS concernant les espèces chassables ». (6) S’appuyant exclusivement sur les observations effectuées par l’ONCFS (dont l’indépendance est remise en cause par la Cour des Comptes) et par « la fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie », la copie du groupe d’experts ne serait-elle pas entièrement à revoir ? (3)

L’abattage massif, un très mauvais choix

La solution choisie, l’abattage éclair des bouquetins de plus de 5 ans (soit environ 70% de la population) nuit à l’étude de la dynamique de la maladie : « Il est (…) essentiel de collecter le maximum d’informations sur ce foyer afin que l’expérience ainsi acquise puisse servir à une maîtrise appropriée d’éventuels nouveaux foyers. » « L’abattage ciblé des individus âgés ne permettrait pas (…) de récupérer des données sur l’évolution de la situation sanitaire et populationnelle des bouquetins. » (3)
Il est établi que les bouquetins du Bargy ne se déplacent pas (ou très peu) vers les autres massifs. Les bouquetins des massifs voisins ne sont d’ailleurs pas atteints de brucellose. Les experts estiment qu’un abattage massif peut engendrer une fuite de bouquetins infectés et l’extension du foyer vers d’autres massifs. « Il n’est pas possible de prévoir la réaction d’une population de bouquetins soumise à une telle pression de chasse. (…) Il faut envisager l’hypothèse qu’ils cherchent à fuir vers d’autres massifs (…) par des voies non identifiées. » (3) En somme, au lieu d’enrayer l’infection, l’important abattage du 1 et 2 octobre pourrait l’étendre vers d’autres massifs !
La solution choisie aura des conséquences importantes sur le reste de la faune sauvage. L’utilisation de balles de plomb est problématique. « Le Gypaète barbu est un oiseau nécrophage protégé dont le statut en France est très fragile. (…) Mettre à disposition de cet oiseau des cadavres de bouquetins contenant des fragments de plomb serait très risqué pour la conservation de cette espèce. » (3)

La majorité des bouquetins tués n’était sans doute pas malade

L’analyse des « intervalles de confiance à 95% » révèle qu’il est possible que les jeunes mâles soient (jusqu’à quatre fois) plus touchés par la maladie que les plus âgés ! (3, p°36) Bien que précaires (surtout pour les mâles), les statistiques sérologiques (issues des travaux de l’ONCFS) tendraient soi disant à montrer que la prévalence de la maladie serait moins importante chez les jeunes bouquetins, d’où la (contestable) décision d’avoir recours à un abattage massif en tuant tous les individus de plus de 5 ans (d’après le GNB, les bouquetins peuvent vivre jusqu’à 25 ans). Malheureusement, de jeunes bouquetins ont sans doute été tués par erreur, car « la distinction des classes d’âges (…) est plus incertaine chez les femelles à distance de tir » que chez les mâles. (3) Tuer des femelles condamne des cabris à devoir survivre sans leur mère. Lors de l’abattage, de jeunes mâles ont pu être confondus avec des femelles.
Le type d’abattage choisi élimine des individus sains : la majorité des bouquetins du Bargy n’est pas atteinte de brucellose (62% d’après l’ONCFS). D’après le rapport, il n’est pas exclu de l’intervalle de confiance à 95% que 89% des mâles tués soient séronégatifs ! (3) Quitte à persévérer dans la voie de l’abattage, il aurait été plus logique de n’éliminer que des bouquetins malades (abattage sanitaire), comme le rapport d’experts le préconisait en septembre. « Un abattage ciblé sur la séropositivité présenterait l’avantage d’écrêter la population de façon plus harmonieuse et moins brutale (…). Il est raisonnable de penser que la dynamique des populations ne serait pas brutalement altérée. » « L’abattage sanitaire présenterait l’avantage de continuer le suivi sanitaire et populationnel (…), ce qui permettrait un recueil d’informations amenant à une meilleure compréhension du foyer et permettrait d’être mieux armé en cas de nouvelle émergence. » « Concernant le risque de fuite de bouquetins brucelliques [vers les autres massifs], les experts considèrent qu’il serait encore plus faible que lors d’un abattage massif. » « Si l’abattage sanitaire permet d’abaisser suffisamment la prévalence de l’infection, il est possible que la brucellose ne puisse pas se maintenir dans la population. » Beaucoup moins brutal que l’opération choisie, l’abattage sanitaire (des animaux malades, exclusivement) était envisagé dans le rapport des experts, mais « nécessit[ait] la mise en œuvre de moyens humains et financiers importants. » Des moyens financiers importants qui mériteraient toutefois d’être mis en balance avec l’impact de l’abattage drastique sur le tourisme, principal source de revenu du Bargy, qui était jusqu’à lors favorisé par la présence du bouquetin. (3)

Il y avait d’autres solutions !

Laisser faire la Nature ! Il y a déjà eu un précédent. Un foyer de brucellose a été identifié dans une population de bouquetins du Grand Paradis (Italie). Ce foyer s’est éteint de lui-même sans qu’aucune mesure de maîtrise n’ait été entreprise. (3)
Des mesures sanitaires rudimentaires. Quoi qu’il en soit, le risque de transmission de la brucellose du bouquetin à la vache étant déjà exceptionnel, la simple pasteurisation du lait aurait éliminé le risque de transmission de la vache à l’homme. A défaut, la surveillance bactériologique mensuelle du lait de mélange « est tout à fait adapté pour (…) maîtriser le risque pour la santé publique. » (9) En outre, une rudimentaire surveillance spatiale des troupeaux domestiques permet de réduire le risque de transmission. (3)
La vaccination. Il existe un vaccin bovin (7), et la vaccination de toutes les vaches aurait éliminé le risque de transmission du bouquetin à la vache ! Les bouquetins sont des caprins, et un vaccin pour les caprins existe. (7) Vacciner les bouquetins aurait enrayé la progression de la maladie, et aurait pu permettre de n’abattre aucun animal, car si la transmission est bloquée, la progression de la maladie (qui peut être asymptomatique ou peu morbide chez le bouquetin) l’est également ; d’où l’inutilité, dans ce cas, de tout abattage. Faute de temps, cette solution n’a pas été sérieusement étudiée : « Les experts disposent de trop peu de temps pour évaluer l’intérêt de la vaccination dans le cas présent mais soulignent le fait que la vaccination pourrait représenter une alternative ». « La vaccination sera traitée de façon plus approfondie dans une autre saisine : les contraintes de temps n’ont pas permis aux experts de traiter cette question d’une façon satisfaisante. » (3) Pas le temps de réfléchir, feu !

Il n’y avait pas, pour les experts, d’urgence à agir dès 2013, il fallait recueillir de nouvelles données et formuler de nouvelles réflexions avant de prendre une décision ; l’Etat ne les a pas écoutés, a fusillé 197 bouquetins en 2 jours, et pourrait décider d’éradiquer les survivants dès le printemps prochain (1) ; et ce, alors que cette espèce emblématique des Alpes est protégée et interdite de chasse.

Il est possible de protester contre l’abattage des bouquetins en signant cette pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petitio...

Plus de précisions : http://lebruitduvent.overblog.com/b...

Sources :

(1) http://alpes.france3.fr/2013/10/03/...
(2) http://www.ledauphine.com/haute-sav...
(3) http://www.anses.fr/sites/default/f...
(4) http://www7.inra.fr/internet/Direct...
(5) http://groupe-national-bouquetins.f...
(6) http://www.aspas-nature.org/wp-cont...
(7) http://www7.inra.fr/internet/Direct...
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Brucellose
(9) http://www.anses.fr/sites/default/f...


Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?


Dans la thématique "EXPLOITATION ANIMALE "

International   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / EXPLOITATION ANIMALE

Morsures : rencontres antispécistes

Les 4, 5 et 6 octobre 2019 auront lieu à Genève trois jours de rencontres contre l’exploitation animale. Save the date !


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPLOITATION ANIMALE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Cantine de soutien aux activistes inculpé.e.s et détenu.e.s de 269 Libération Animale

L’espace autogéré stéphanois « La Gueule Noire » organise une cantine de soutien aux camarades antispécistes de 269 Libération Animale touché.e.s par la répression pour leur pratique de l’action directe contre le système économique.
Venez nombreux.ses le samedi 19 janvier à partir de midi ! Tous les détails ici.


National   EXPLOITATION ANIMALE / REPRESSION - PRISON

[Lyon] Cantine et soirée de soutien aux activistes antispécistes inculpé.e.s

Alors que la répression s’intensifie contre le collectif antispéciste 269 Libération Animale, retrouvons-nous pour une soirée de soutien : venez découvrir ce qu’on fait et pense, manger, boire un verre, échanger, et pourquoi pas s’organiser face à la répression.


Saint-Étienne et alentours   EXPLOITATION ANIMALE / REPRESSION - PRISON

6 mois de prison requis contre deux activistes antispécistes : récit d’un procès et appel à la mobilisation

Le procès de 7 activistes ayant bloqué l’abattoir de Roanne le 5 février 2018 eu lieu le 19 Novembre. Le procureur a requis 6 mois de prison ferme contre les deux fondateurices de l’association 269 Libération Animale. Illes sont accusé.e.s d’être les « complices instigateur.e.s » de l’action. Ce texte est un récit du procès en terre spéciste, entre légitimation de la violence sur les autres animaux, et analogie entre activisme et terrorisme.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPLOITATION ANIMALE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

P’tit resto de la Gueule Noire

Samedi 17 Novembre 2018 - 12h00
L’espace autogéré la Gueule noire vous convie à son « ptit resto » tous les troisièmes samedi de chaque mois. Une bonne occasion pour tchatcher, se rencontrer, manger ensemble... Le repas est vegan & bio (aucun animal n’est exploité ou tué pour le repas) et à prix libre (on donne ce qu’on peut/veut)


Opinions   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / EXPLOITATION ANIMALE

Pourquoi le véganisme

L’article décrit les principales raisons du véganisme.
Il existe de nombreuses raisons au véganisme. Il est d’abord nécessaire de mentionner la question des animaux qui sont pour beaucoup utilisés à des fins industrielles. Il y a également des raisons idéologiques, liées à l’environnement. Enfin, le mode de vie végan est bénéfique pour notre santé.


A Lire ailleurs   DISCRIMINATIONS - RACISME / EXPLOITATION ANIMALE

Diffusion de stickers anti-spécistes

Histoire de faire parler de cette lutte souvent peu visible, histoire de porter une critique de l’exploitation animale qui est issue de nos combats contre toutes formes de domination et des luttes sociales pour l’émancipation collective et pour un monde égalitaire : diffusion de stickers antispécistes à photocopier, faire passer et coller.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / EXPLOITATION ANIMALE

Clermont-Ferrand - Sommet de l’Élevage : une opposition qui dérange

Du 4 au 6 octobre 2017 se tiendra à Clermont-Ferrand la 26e édition du Sommet de l’Élevage, un contre-sommet est organisé malgré l’opposition des pouvoirs locaux.


Opinions   EXPLOITATION ANIMALE

Antispécisme : une perspective révolutionnaire

Il n’y a selon nous, pas de libération animale possible sans révolution et pas de révolution souhaitable sans libération animale. Petite mise au point sur le spécisme, l’antispécisme et quelques perspectives de lutte.


Saint-Étienne et alentours   EXPLOITATION ANIMALE / INFORMATIQUE - SECURITE

« Mouton 2.0 - La puce à l’oreille » mardi 19 février 2013 à 20h30 au Méliès

Projection suivie d’un débat avec le collectif Manuela Rodriguez, un réalisateur, des éleveurs et l’atelier d’enquête critique Pièces et Main d’Oeuvre (P.M.O.)


A la une...

RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Pourquoi s’intéresser à la Palestine aujourd’hui ?  

En dépit de la lutte légitime contre l’injustice faite aux Palestiniens depuis plus d’un siècle, être un militant engagé en faveur des droits des Palestiniens est entaché d’une suspicion d’antisémitisme. Vraisemblablement la faute à une intense propagande sioniste et israélienne. Dans cet article, on explique pourquoi l’engagement en faveur des Palestiniens est plus important que jamais. En raison de la responsabilité européenne historique dans l’émergence du sionisme d’abord ; parce que le sionisme est un projet national-colonial d’essence raciste ensuite ; et enfin parce que la dérive nationaliste en Israël est à l’origine d’une intense propagande qui s’inscrit dans une logique de choc des civilisations et qui produit un durcissement des rapports inter-ethniques en particulier, à un niveau mondial. Ce dernier point ne présage rien de bon.


MEMOIRE
Université, mai 1968 – avril 2019 : d’une occupation à une autre  

61 ans. La durée qui sépare la brève occupation (une trentaine d’heures) d’un bâtiment de l’université Jean Monnet qui s’est achevée il y a huit jours et l’occupation de la fac qui s’était déroulée en mai-juin 1968 (une trentaine... de journées). Couac vous propose de vous replonger dans l’épisode de mai-juin 1968 avec un article paru dans sa version papier au printemps 2018.


REPRESSION - PRISON
Gilets jaunes acte XXIII : charges, balayettes et interpellations  

Intervention rapide, violente et perfide de la Police samedi à la fin de l’acte XXIII des gilets jaunes. Quatre personnes ont été arrêtées en plein milieu du cortège : gardes à vue et de la détention provisoire pour l’une d’entre elles.


DROITS SOCIAUX - SANTE
[Audio] Expulsions et petits calculs cyniques... Logement pour tout’es à Sainté, l’argent est là !  

Alors que les personnes sans-abri dorment toujours temporairement dans les vestiaires de la piscine de la Talaudière, un petit calcul s’impose. Que faire des millions d’économie suite à l’abandon du projet d’autoroute A45 ? C’est édifiant.


REPRESSION - PRISON
Rencontre-débat avec le collectif Désarmons-les (contre les violences d’État)  

Samedi 27 avril à l’Amicale de La Richelandière à 18h30.
Une personne du collectif viendra présenter leurs actions et animer un débat sur les violences de la Police. Ils nous visent, défendons-nous !


LOGEMENT - SQUAT
Traces des expulsions successives à Saint-Étienne (bourse et fac)  

Récolte, recueil, archivage des enregistrements en tous genre : photos, vidéos, audio.... réalisées lors de ces derniers jours à Saint-Étienne.
Recherches des « traces » numériques des deux expulsions ayant eu lieu vendredi et dimanche à Saint-Étienne, révélant l’acharnement et la mobilisation policière contre cette réponse à la saturation des services sociaux que fut l’occupation de la bourse du travail et puis d’un bâtiment de la fac.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Le clergé stéphanois et la charité...  

Démonstration de solidarité par le clergé stéphanois. La charité bien au chaud enfermée dans leurs églises !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat  

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Grève de la faim en soutien aux personnes expulsées  

Face à l’indifférence, une femme se met en grève de la faim en soutien aux personnes expulsées de la Bourse du Travail et de la faculté. Elle explique son passage à l’action.


DROITS SOCIAUX - SANTE
La Préfecture de la Loire s’engage contre le logement pour tou.te.s  

On ne fait pas disparaître les gens en les repoussant d’un endroit vers un autre. Ils et elles continuent d’exister de toute façon. Appel aux riches propriétaires, et à leurs nièces, cousins, petits enfants.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Liste des besoins à la Bourse du Travail occupée  

Après une semaine d’occupation à la Bourse, les besoins en produits de première nécessité sont très importants pour la survie des personnes qui ont trouvé un abri provisoire dans les locaux de la Bourse du travail. Liste des besoins.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Université Tréfilerie expulsée ce matin : c’est de l’acharnement !  

Après le traumatisme de l’expulsion de la Bourse vendredi matin, les forces de l’ordre continuent de traquer et brutaliser les personnes fragiles et sans-abri qui avaient trouvé refuge pour la nuit dans un bâtiment de l’université, sur le campus de Tréfilerie.
Communiqué du collectif de soutien.


LOGEMENT - SQUAT
Evacuation de la Bourse occupée  

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la préfecture a ordonné l’évacuation de la Bourse du Travail occupée, ce matin à 6h. Jettant à la rue des dizaines de personnes.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Expulsion de la Bourse ce matin à l’aube  

Ce matin un important dispositif de police a procédé à l’expulsion des occupants de la Bourse du Travail. Laissant de nombreuses personne à la rue...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Menaces d’expulsion à la Bourse du Travail  

Comme vous avez pu le lire depuis 10 jours dans nos colonnes, la Bourse du Travail est occupée par des personnes sans autre solution d’hébergement. Aujourd’hui, la préfecture déclare pouvoir débloquer un certain nombre de places d’hébergement et dans le même temps l’évacuation de la Bourse du Travail serait prévue pour demain matin.
Communiqué du collectif de soutien de l’occupation de la Bourse.


REPRESSION - PRISON
C’est officiel, la « loi anti-casseurs » est en marche !  

Ce matin, la « Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations » a été gravée dans le marbre du Journal officiel. On a choisi un texte de fond sur la question du port de masque en manifestation pour marquer le coup.


MEDIAS
Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !  

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail  

Depuis 10 jours, les personnes sans abri affluent chaque jour à la Bourse du Travail occupée. Cet article tente de récapituler ce qui a amené à cette situation explosive. Entre solidarité rageuse des habitant’es de Saint-Étienne et mépris des pouvoirs publics, l’occupation continue tant bien que mal.
Pétition de soutien en ligne ici.
Liste des besoins pour les personnes sur place ici.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Revendication de l’action spontanée en direction de Gaël Perdriau, vendredi 5 avril sous les arcades de Saint-Étienne  

Depuis presque une semaine des personnes expulsées de leur squat ou mises à la rue à la fin de la trêve hivernale occupent la Bourse du Travail. Malgré les nombreuses lettres ouvertes qui lui ont été adressées, le maire, Gaël Perdriau, n’a toujours pas daigné rencontrer ces personnes sans-abri ou le collectif mobilisé en soutien. A croire que si on veut parler au maire, il faut aller le chercher.