National   EXPLOITATION ANIMALE

Pétition : l’abattage des bouquetins du Bargy n’est pas justifié !




L’Etat a décidé de fusiller les bouquetins du Bargy âgés de plus de 5 ans. Ce choix, guidé par un souci d’économie, n’est pas justifié. Une pétition est lancée afin de préserver cette espèce protégée et interdite de chasse.


La faune sauvage coûte trop chère, feu !

Le Bouquetin des Alpes a complètement été éradiqué du territoire français après l’invention de l’arme à feu, et a failli disparaître de la surface de la Terre au XIXe siècle. Suite à la décision, en 1856, du Roi d’Italie de protéger les derniers individus de la vallée d’Aoste, le Bouquetin des Alpes a échappé à l’extinction, et a pu être réintroduit dans de nombreux massifs. Aujourd’hui, le Groupe National Bouquetin (GNB) compte, en France, environ 10000 individus. (5) Un arrêté ministériel de 1981 interdit la chasse « en tout temps » de ce paisible et bel animal devenu emblématique des montagnes.

Toutefois, en Haute Savoie, dans le massif du Bargy, l’Etat a récemment ordonné l’extermination de tous les bouquetins âgés de plus cinq ans. Les 1 et 2 octobre 2013, 197 bouquetins ont été abattus ; ce qui pourrait représenter 68% de la population de bouquetins du Bargy. Pour cacher le massacre, un arrêté préfectoral a interdit l’accès et le survol du massif durant plusieurs jours. Cent dix gendarmes, disposés sur les routes et chemins, ont bouclé le périmètre. De nombreuses carcasses ont été évacuées par hélicoptère, et les bouquetins suspendus dans le vide ont défilé au-dessus des têtes des habitants du Bargy. (1)(2) Des opérations plus discrètes seront menées cet hiver.

Cette décision d’abattage est consécutive à la découverte, en avril 2012, d’une souche de Brucella, bactérie responsable de la brucellose, dans le lait d’une vache. Depuis cet événement, des investigations ont été conduites, et ont permis de détecter la présence de brucellose chez les bouquetins. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) émet l’hypothèse que les bouquetins aient pu jouer le rôle de réservoir et assurer un relais silencieux entre le dernier foyer domestique de brucellose (1999) et le foyer de 2012. (3)
La brucellose peut infecter l’humain lorsqu’il consomme des aliments au lait cru. En 2012, un enfant a ainsi été atteint de brucellose suite à la consommation d’un fromage non-pasteurisé provenant du Bargy. Cette maladie à déclaration obligatoire, très rare, peut être soignée chez l’homme, peut s’exprimer de multiples manières, et a un taux de létalité inférieur à 5%. La transmission interhumaine est quasi inexistante. (3)(4)
Les experts de l’ANSES estiment que le risque de transmission du bouquetin aux troupeaux domestiques est faible. L’absence d’infection parmi tous les troupeaux de ruminants domestiques éventuellement exposés a été démontrée. (9) Il n’est d’ailleurs pas certain que le bouquetin soit à l’origine des cas observés en 2012 chez des bovins. « Le seul passage identifié de la brucellose à un bovin est intervenu dans un site (…) pour lequel le contexte épidémiologique (troupeau bovin dans un parc clôturé, cantonné en périphérie de l’exploitation, loin des zones de passage des bouquetins ou même simplement de leur habitat potentiel) est éloignée d’une logique de transmission inter-spécifique. » (3) Il n’y avait donc aucune urgence à agir pour l’ANSES. (3) L’Etat n’a pas été à l’écoute du groupe d’experts.

Une décision prise à l’aveugle : à propos de la valeur des observations

Le suivi des populations de bouquetins a seulement démarré au début de l’été 2013. D’après les experts, avant d’avoir recours à d’éventuelles mesures drastiques, il aurait été plus sage de recueillir plus d’informations sur la population de bouquetins du massif et sur la dynamique de l’infection. Le groupe d’experts « insiste sur l’importance d’un temps scientifique avant la mise en œuvre de mesures de gestion. » (3) Dans ce contexte, la précipitation de la décision de l’Etat est hautement critiquable, car elle fait abstraction de considérations éthiques à l’égard du Bouquetin.
Il n’est pas précisé dans le rapport du groupe d’experts (3) si les 76 bouquetins testés par prise de sang étaient représentatifs de la population globale du massif ou s’ils ont été choisis (par l’ONCFS), au moins partiellement, parce qu’ils présentaient des signes cliniques évocateurs ; ce qui pourrait constituer un biais statistique.
L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), qui a géré le suivi, a en charge deux secteurs dont les intérêts divergent, et est fortement influencé par le lobby de la chasse. Le rapport publié en 2012 par la Cour des Comptes interroge sur la partialité du suivi des bouquetins par l’ONCFS. On y apprend ainsi que : « l’autorité ministérielle a parfois fait preuve d’un laxisme regrettable », et qu’ « [une] majorité [d’’influence de représentants des chasseurs] conduit parfois l’ONCFS à être la victime collatérale des conflits opposant les chasseurs et les (…) associations de protection de la nature ». « Les formateurs ont établi et signé des certificats portant des indications erronées (…). » « L’insuffisante diversification des partenariats de l’établissement dans ses activités d’observation, d’études et de recherche nuisent à l’indépendance et à la reconnaissance de certains travaux de l’ONCFS concernant les espèces chassables ». (6) S’appuyant exclusivement sur les observations effectuées par l’ONCFS (dont l’indépendance est remise en cause par la Cour des Comptes) et par « la fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie », la copie du groupe d’experts ne serait-elle pas entièrement à revoir ? (3)

L’abattage massif, un très mauvais choix

La solution choisie, l’abattage éclair des bouquetins de plus de 5 ans (soit environ 70% de la population) nuit à l’étude de la dynamique de la maladie : « Il est (…) essentiel de collecter le maximum d’informations sur ce foyer afin que l’expérience ainsi acquise puisse servir à une maîtrise appropriée d’éventuels nouveaux foyers. » « L’abattage ciblé des individus âgés ne permettrait pas (…) de récupérer des données sur l’évolution de la situation sanitaire et populationnelle des bouquetins. » (3)
Il est établi que les bouquetins du Bargy ne se déplacent pas (ou très peu) vers les autres massifs. Les bouquetins des massifs voisins ne sont d’ailleurs pas atteints de brucellose. Les experts estiment qu’un abattage massif peut engendrer une fuite de bouquetins infectés et l’extension du foyer vers d’autres massifs. « Il n’est pas possible de prévoir la réaction d’une population de bouquetins soumise à une telle pression de chasse. (…) Il faut envisager l’hypothèse qu’ils cherchent à fuir vers d’autres massifs (…) par des voies non identifiées. » (3) En somme, au lieu d’enrayer l’infection, l’important abattage du 1 et 2 octobre pourrait l’étendre vers d’autres massifs !
La solution choisie aura des conséquences importantes sur le reste de la faune sauvage. L’utilisation de balles de plomb est problématique. « Le Gypaète barbu est un oiseau nécrophage protégé dont le statut en France est très fragile. (…) Mettre à disposition de cet oiseau des cadavres de bouquetins contenant des fragments de plomb serait très risqué pour la conservation de cette espèce. » (3)

La majorité des bouquetins tués n’était sans doute pas malade

L’analyse des « intervalles de confiance à 95% » révèle qu’il est possible que les jeunes mâles soient (jusqu’à quatre fois) plus touchés par la maladie que les plus âgés ! (3, p°36) Bien que précaires (surtout pour les mâles), les statistiques sérologiques (issues des travaux de l’ONCFS) tendraient soi disant à montrer que la prévalence de la maladie serait moins importante chez les jeunes bouquetins, d’où la (contestable) décision d’avoir recours à un abattage massif en tuant tous les individus de plus de 5 ans (d’après le GNB, les bouquetins peuvent vivre jusqu’à 25 ans). Malheureusement, de jeunes bouquetins ont sans doute été tués par erreur, car « la distinction des classes d’âges (…) est plus incertaine chez les femelles à distance de tir » que chez les mâles. (3) Tuer des femelles condamne des cabris à devoir survivre sans leur mère. Lors de l’abattage, de jeunes mâles ont pu être confondus avec des femelles.
Le type d’abattage choisi élimine des individus sains : la majorité des bouquetins du Bargy n’est pas atteinte de brucellose (62% d’après l’ONCFS). D’après le rapport, il n’est pas exclu de l’intervalle de confiance à 95% que 89% des mâles tués soient séronégatifs ! (3) Quitte à persévérer dans la voie de l’abattage, il aurait été plus logique de n’éliminer que des bouquetins malades (abattage sanitaire), comme le rapport d’experts le préconisait en septembre. « Un abattage ciblé sur la séropositivité présenterait l’avantage d’écrêter la population de façon plus harmonieuse et moins brutale (…). Il est raisonnable de penser que la dynamique des populations ne serait pas brutalement altérée. » « L’abattage sanitaire présenterait l’avantage de continuer le suivi sanitaire et populationnel (…), ce qui permettrait un recueil d’informations amenant à une meilleure compréhension du foyer et permettrait d’être mieux armé en cas de nouvelle émergence. » « Concernant le risque de fuite de bouquetins brucelliques [vers les autres massifs], les experts considèrent qu’il serait encore plus faible que lors d’un abattage massif. » « Si l’abattage sanitaire permet d’abaisser suffisamment la prévalence de l’infection, il est possible que la brucellose ne puisse pas se maintenir dans la population. » Beaucoup moins brutal que l’opération choisie, l’abattage sanitaire (des animaux malades, exclusivement) était envisagé dans le rapport des experts, mais « nécessit[ait] la mise en œuvre de moyens humains et financiers importants. » Des moyens financiers importants qui mériteraient toutefois d’être mis en balance avec l’impact de l’abattage drastique sur le tourisme, principal source de revenu du Bargy, qui était jusqu’à lors favorisé par la présence du bouquetin. (3)

Il y avait d’autres solutions !

Laisser faire la Nature ! Il y a déjà eu un précédent. Un foyer de brucellose a été identifié dans une population de bouquetins du Grand Paradis (Italie). Ce foyer s’est éteint de lui-même sans qu’aucune mesure de maîtrise n’ait été entreprise. (3)
Des mesures sanitaires rudimentaires. Quoi qu’il en soit, le risque de transmission de la brucellose du bouquetin à la vache étant déjà exceptionnel, la simple pasteurisation du lait aurait éliminé le risque de transmission de la vache à l’homme. A défaut, la surveillance bactériologique mensuelle du lait de mélange « est tout à fait adapté pour (…) maîtriser le risque pour la santé publique. » (9) En outre, une rudimentaire surveillance spatiale des troupeaux domestiques permet de réduire le risque de transmission. (3)
La vaccination. Il existe un vaccin bovin (7), et la vaccination de toutes les vaches aurait éliminé le risque de transmission du bouquetin à la vache ! Les bouquetins sont des caprins, et un vaccin pour les caprins existe. (7) Vacciner les bouquetins aurait enrayé la progression de la maladie, et aurait pu permettre de n’abattre aucun animal, car si la transmission est bloquée, la progression de la maladie (qui peut être asymptomatique ou peu morbide chez le bouquetin) l’est également ; d’où l’inutilité, dans ce cas, de tout abattage. Faute de temps, cette solution n’a pas été sérieusement étudiée : « Les experts disposent de trop peu de temps pour évaluer l’intérêt de la vaccination dans le cas présent mais soulignent le fait que la vaccination pourrait représenter une alternative ». « La vaccination sera traitée de façon plus approfondie dans une autre saisine : les contraintes de temps n’ont pas permis aux experts de traiter cette question d’une façon satisfaisante. » (3) Pas le temps de réfléchir, feu !

Il n’y avait pas, pour les experts, d’urgence à agir dès 2013, il fallait recueillir de nouvelles données et formuler de nouvelles réflexions avant de prendre une décision ; l’Etat ne les a pas écoutés, a fusillé 197 bouquetins en 2 jours, et pourrait décider d’éradiquer les survivants dès le printemps prochain (1) ; et ce, alors que cette espèce emblématique des Alpes est protégée et interdite de chasse.

Il est possible de protester contre l’abattage des bouquetins en signant cette pétition :
https://secure.avaaz.org/fr/petitio...

Plus de précisions : http://lebruitduvent.overblog.com/b...

Sources :

(1) http://alpes.france3.fr/2013/10/03/...
(2) http://www.ledauphine.com/haute-sav...
(3) http://www.anses.fr/sites/default/f...
(4) http://www7.inra.fr/internet/Direct...
(5) http://groupe-national-bouquetins.f...
(6) http://www.aspas-nature.org/wp-cont...
(7) http://www7.inra.fr/internet/Direct...
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Brucellose
(9) http://www.anses.fr/sites/default/f...


Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?


Dans la thématique "EXPLOITATION ANIMALE "

Saint-Étienne et alentours   EXPLOITATION ANIMALE

Mobilisation anti foie gras

Peut-être avez-vous entendu les publicités de promotion du foie gras diffusées en ce moment sur les radios. La filière du foie gras a décrété que saint Martin était le saint patron du foie gras. Il paraît qu’ils auraient les valeurs de partage en commun... L214 organise une grande opération le 11 novembre prochain sur le parvis de Notre Dame à Paris pour dénoncer cette fumisterie. Nous avons besoin du plus grand nombre de personnes possible entre 11h et 16h. A 11h30 et 14h30, moments forts avec un happening pour symboliser l’ignominie du gavage. Nous comptons sur vous ! Faites passer le message. Merci !


National   EXPLOITATION ANIMALE

Paris - 20 octobre 2010 - Protestation contre l’élevage intensif des lapins

Intervention dans un supermarché & marche vers le ministère de l’Agriculture
Mercredi 20 octobre, une délégation de lapins géants manifestera dans les rues de Paris de 10h à midi.


Opinions   EXPLOITATION ANIMALE

Les ânes martyrs

Parmi les « traditions » espagnoles il y en a une qui s’appelle : le Pero Palo !
Cette tradition consiste à choisir un vieil âne pour les fêtes de mardi Gras. Ensuite le villageois le plus gros et le plus grand monte sur le dos de l’âne pour traverser le village. La foule hystérique frappe sur ce malheureux à coups de bâton pour qu’il tombe à terre. Puis, les gens mettent des pétards dans les oreilles de l’âne et continuent de le bastonner jusqu’à la mort. Cette pratique doit CESSER !


National   EXPLOITATION ANIMALE

Savon Eli, le geste propreté pour défendre les animaux !

Du 06 au 11 Septembre 2010, les cosmétiques LUSH et l’association Code Animal s’unissent dans une grande campagne « Cirques sans animaux ». Dans toutes les boutiques LUSH de France, Luxembourg et Belgique, vous pourrez envoyer une carte postale au cirque PINDER pour donner votre vision de ce que serait un cirque sans animaux et acheter un savon nommé ELI en forme d’éléphant dont l’intégralité des sommes sera reversée pour financer les opérations de Code Animal.


Opinions   EXPLOITATION ANIMALE

Quand le cirque Pinder se pose en victime « Je t’admire, oppresseur, criant, oppression ! »

Depuis sa condamnation le 29 janvier 2010 par le Tribunal de Grande Instance de Valence pour « exploitation irrégulière d’établissement détenant des animaux non domestiques », le cirque Pinder est entré dans l’ère de la victimisation, allant jusqu’à comparer sa condamnation à « un Outreau du cirque traditionnel rappellant quelques peu le »Je t’admire, oppresseur, criant, oppression ! " de Victor Hugo à l’égard des personnes détenant des animaux en cage..


National   EXPLOITATION ANIMALE

Veggie Pride à Lyon le samedi 15 mai, Place des Terreaux

La Veggie Pride française, marche de solidarité avec les animaux victimes des élevages, de la chasse et de la pêche, aura lieu à Lyon le samedi 15 mai 2010. Il s’agit d’une manifestation annuelle regroupant des végétariens exprimant publiquement leur choix de ne pas tuer les animaux.


National   EXPLOITATION ANIMALE

Nouvelle infiltration de L214 dans des élevages professionnels de lapins

L’association L214 (qui s’est précédemment infiltrée dans un abattoir Charal) révèle aujourd’hui une nouvelle enquête menée dans plusieurs élevages intensifs de lapins en France[[Enquête réalisée courant 2009 dans 4 élevages différents.


Opinions   EXPLOITATION ANIMALE

Honte à l’Autriche, Abolition de la viande et expérimentation animale

Un mouvement de répression sans précédent s’est abattu sur le mouvement animaliste autrichien depuis mai 2008. Le 2 mars 2010 s’est ouvert un procès contre 13 militants animalistes. Ils risquent jusqu’à 5 ans de prison. Face à cette volonté de réduire la protection animale au silence, face à l’atteinte aux droits humains, la solidarité internationale s’organise. Le site international « Shame on Austria », traduit en 22 langues a été ouvert le 6 avril. Des manifestations de protestation auront lieu dans de nombreux pays.


National   EXPLOITATION ANIMALE

17 et 18 avril 2010 : Week-end Mondial pour l’Abolition de la Viande

Des actions très diverses ont eu lieu dans plus de 50 villes dans les pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Belgique, Bolivie, Brésil, Etats-Unis d’Amérique, France, Inde, Irlande, Italie, Portugal, Suisse ! Un grand merci à tous les individus et tous les groupes qui ont uni leur voix pour les animaux opprimés et qui ont exprimé l’idée que nos sociétés doivent abolir le meurtre des animaux pour leur chair ! C’était un grand moment que de savoir que le même jour, des gens de toutes les parties du monde agissaient dans un même but politique pour arrêter la tuerie.


National   EXPLOITATION ANIMALE

Action pour les lapins à Paris

Nous vous informons qu’une deuxième action sur le thème lapins est prévue ce samedi 3 avril entre 11h et 13h (attention l’horaire est plus tôt qu’à l’accoutumée).


A la une...

CAPITALISME - GLOBALISATION
G7-EZ – C’est parti !!  

En direct-live du contre-sommet à Hendaye, des reporters des sites MUTU proposent chaque jour quelques nouvelles en photos et/ou récits du contre-sommet.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Diophonie #7 le 25 août !  

La 7e Diophonie se tiendra le dimanche 25 août 2019, à partir de midi jusqu’au soir, aux Guinguettes de Couriot !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Code du policier de l’espace à Saint-Étienne  

Article 1.
Comme partout ailleurs, les policiers de l’espace – autrement dit aménageurs, urbanistes, architectes et designers – travailleront main dans la main avec les autres services de police et de renseignement. Ceci afin de limiter au maximum l’utilisation de l’espace public, en particulier par les plus pauvres. En tant que capitale du design, Saint-Étienne se doit d’être un modèle de Smart City. Le numérique dans tous les aspects de la ville devra permettre la sécurisation totale.


GENRE - FEMINISME
La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !  

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.


CAPITALISME - GLOBALISATION
G7 à Biarritz : programme du contre-sommet et des mobilisations  

Le sommet du G7, qui réunit les chefs des sept États parmi les plus riches de la planète, se tient à Biarritz du 24 au 26 août, sous la présidence de la France. Plusieurs évènements sont organisés contre cette réunion : des manifestations et rassemblements les 24 et 25 août ainsi qu’un contre-sommet et un village des alternatives du 21 au 23 août.


MEMOIRE
Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté  

Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Les EPHAD à Sainté : pris pour des CPOM  

Face à des conditions de travail très dégradées et une impossibilité de s’occuper décemment des résident.e.s, des personnels des Établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) stéphanois tentent d’alerter les habitant.e.s et la municipalité. Celle-ci, non contente de rester sourde à leurs appels, les empêche d’exercer leur droit de grève. Laisser crever et faire crever. Un article du Couac paru au printemps 2018.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Ville, métropole et design : qui S.E.M le vent...  

« Il convient de maîtriser l’image de la cité, de la même manière qu’on joue sur celle d’une entreprise pour influer sur sa cotation en bourse. »
Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019 sur notre métropole stéphanoise et le recours au design comme instrument de transformation de la ville.


DROITS SOCIAUX - SANTE
HP : contention et contentieux  

Début juin, le service des urgences du CHU de Saint-Étienne entame une grève pour dénoncer les conditions de travail et, par voie de conséquence, de traitement des patient.e.s. La situation ne s’est depuis pas améliorée : mardi 30 juillet, un patient de 72 ans quittait le service après après 120 heures passées sur un brancard. Début juillet, les urgences psychiatriques ont à leur tour rejoint la grève. Le service a déjà effectué quelque temps plus tôt une grève de cinq mois. Retour sur les origines des difficultés rencontrées dans ce service avec un article du Couac paru au printemps 2018 et sur la mobilisation de l’automne-hiver dernier.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Gentrifier Sainté ?  

La gentrification est un mot barbare et parfois fourre-tout. Une célèbre encyclopédie en ligne la présente ainsi : « La gentrification (du mot anglais gentry, « petite noblesse »), ou embourgeoisement en français, ou boboïsation dans la presse, est un phénomène urbain par lequel des personnes plus aisées s’approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d’une couche sociale supérieure. »
Mais qu’en est-il à Sainté ? La question est posée ici avec quelques éléments de réponse...


DROITS SOCIAUX - SANTE
L’Université fait sa pub : que mettre derrière des slogans creux ?  

Ce dernières semaines, l’Université Jean Monnet faisait sa promotion sur les panneaux d’affichage public et les réseaux sociaux à l’aide de slogans fleurant bon le marketing le plus creux. On aurait volontiers proposé une autre série d’affiches, plus emblématiques de l’action de la présidence de l’UJM…


DISCRIMINATIONS - RACISME
Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


REPRESSION - PRISON
[Lyon] Après la victoire de l’Algérie à la CAN le 19 juillet, la préfecture et les flics font la fête à leur manière  

Alors qu’à Sainté la place Jean Jaurès s’est retrouvée sous les gaz et que la Police concocte tranquillement quelques 400 procès verbaux pour des "infractions au code de la route", à Lyon une fois de plus, les festivités qui suivirent la victoire de l’équipe nationale d’Algérie dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont été réprimées avec violence par les forces de « l’ordre ». Comme le dimanche 7, le jeudi 11 et le dimanche 14 juillet, la détermination policière à restaurer l’ordre républicain et post-colonial a transformé une fête en vaste foire aux gazs lacrymogènes, aux coups de matraque, aux tirs de LBD et même au tir de canon à eau.


REPRESSION - PRISON
Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne  

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Bure : Le bois Lejuc est réoccupé !  

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.


LOGEMENT - SQUAT
Nouvelle édition du « squat de A à Z »  

La fameuse brochure écrite en 1999 et régulièrement mise à jour est LE texte de référence pour qui veut participer à l’ouverture de squats en France. Il vient d’être mis à jour pour intégrer notamment les nouveaux textes de loi français.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES
Rencontre avec des membres actifs de l’amicale du Crêt de Roch  

Dimanche 14 juillet a lieu le Bal populaire du Crêt de Roch, organisé par l’association d’éducation populaire Les cris du quartier, en lien avec l’Amicale Laïque du Crêt de Roch. Entretien avec deux membres actifs de ces deux collectifs, publié dans le journal du carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.


MEMOIRE
Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


DROITS SOCIAUX - SANTE
La mobilisation s’intensifie au CHU de Saint-Étienne  

Alors que les urgentistes du CHU de Saint-Étienne poursuivent leur lutte, les urgences psychiatriques rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après  

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.