Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles




Alawa Bakha a été directeur d’un centre social à Terrenoire. Aujourd’hui retraité, il est aussi intervenant à l’Université sur la vie associative en anthropologie et développement local et fait partie des administrateurs du Crefad Loire.


Est-ce que tu peux nous raconter un peu d’histoire des centres sociaux à Saint-Étienne ? D’où ils viennent, à quoi ils servent, et comment ils ont évolué à travers le temps ?
Je suis resté 34 ans sur un centre social. En gros, les centres sociaux font partie du paysage stéphanois depuis une soixantaine d’années. Ils appartiennent à un courant, plutôt marqué par le catholicisme social. La fédération des centres sociaux est née dans les années 20 et a toujours côtoyé d’autres courants associatifs, comme le mouvement des amicales, plutôt marquées par leur appartenance et leur affiliation au Parti communiste – un communisme qui a toujours été fortement ancré au niveau local d’ailleurs. On peut aussi parler des maisons de quartier, qui étaient plutôt à l’initiative de la mairie.
Les objectifs des centres sociaux, c’est large, mais on pourrait d’abord dire participer au développement local d’un quartier – ça, faudrait préciser ce qu’on entend par développement – et, surtout, je dirais, accroître le pouvoir d’agir des habitants. On peut dire qu’un virage a été pris au début des années 80, à l’arrivée de Mitterrand au pouvoir.
Car à partir de ce moment-là des dispositifs nouveaux se mettent en place : en 81 il y a eu par exemple les stages d’insertion pour les jeunes, et ça passait par nous, donc d’un seul coup on a vu s’accroître nos budgets. Globalement, ce sont des années où il y a eu pas mal de création de postes, des rénovations. Un nouveau groupe de professionnels voit donc le jour, qui deviennent aussi les interlocuteurs principaux des élus. Et, à force d’être instrumentalisés, en tout cas d’être soutenus et quand même orientés, ces équipements sociaux, comme les centres sociaux, ont perdu leur part de politique. On devenait de plus en plus des obligés, on a progressivement dû faire de la gestion. La dimension d’employeur d’un côté et de service de l’autre va prendre le pas. Et les bénévoles se sont progressivement désengagés.

Quelles étaient les activités concrètes des centres sociaux à tes débuts, quand ils étaient particulièrement investis par des jeunes militant.es comme tu disais ?
Le souci premier en fait c’était qu’il existe un lieu où il fait bon vivre dans le quartier. Ça correspond aussi aux moments, en tout cas à partir des années 50, des barres HLM, des grands ensembles. Mais y’avait rien dans ces nouveaux quartiers. Et la loi obligeait à cette époque à offrir au milieu associatif des m² sociaux, c’était dans les plans : on construit 200 logements, on fait une école, et il y avait des m² sociaux, et c’était aux habitants de s’organiser pour occuper ces espaces-là ; dans d’autres quartiers c’est venu après.

Dans ces m² associatifs, il n’y avait pas d’attentes précises, concernant ce qui devait se faire, ou ne devait pas se faire, surtout concernant les manières de faire des choses avec les habitant.es ?
Il n’y avait aucune injonction. La mairie avait peu d’emprise sur ces espaces-là, du moins au début. Et c’est les gens qui ont créé les associations et qui y ont fait ce qu’ils voulaient bien en faire. Là-dessus la forme centre social se mariait bien avec leurs envies en général, donc ça se faisait comme ça. Donc oui, les activités, pour certains il y avait pas mal d’activités pour les enfants : crèche, ateliers divers, tous ces besoins-là. Pour les adultes, ça pouvait être de faciliter les échanges culturels entre les gens, les communautés arrivant dans les quartiers, ça pouvait être, accueillir des artistes, organiser un carnaval, le don du sang, mais aussi des choses qui s’imposaient à nous : faire de la prévention des addictions par exemple, en tout cas en parler, savoir vers qui se tourner. À certains endroits il y avait un engagement militant revendiqué contre l’office HLM par exemple, quand les conditions d’attributions étaient discriminatoires. C’était des associations de locataires qui prenaient appui sur un centre social pour s’organiser, pour contrecarrer les politiques d’attribution de logements, pour revendiquer ou discuter la gestion de certains espaces communs. Il y a eu des grèves de loyers aussi, des trucs comme ça. Il y a eu des occupations de l’inspection académique pour protester contre des fermetures de classes. C’était du militantisme local centré autour de préoccupations locales.
De 77 à 83, c’était une municipalité de gauche, donc on a eu des subventions de fonctionnement – mais c’était une subvention globale, il n’y avait pas de mot d’ordre, pas d’évaluation, pas d’injonction à l’utiliser dans tel ou tel sens. Le maître mot dans les centres sociaux, c’était l’animation globale, personne n’était spécialisé sur cette tranche d’âge ou celle-ci, on ne recevait pas d’argent pour ce type de projet précis, on faisait à partir de ce qu’il y avait, des besoins et des envies les plus simples, quotidiennes, on partait de là. Au fil du temps, cette notion d’animation globale a été remise en cause, c’est-à-dire qu’on a commencé à nous reprocher qu’on ne savait pas ce qu’on faisait ; en tout cas la mairie trouvait ça trop flou.

Donc c’est ça que vous allez commencer à entendre ? On va vous demander de clarifier ce que vous faites, de rendre des comptes à la municipalité ? Est ce que de gens vont voir venir le truc, en se disant que ça allait mettre un coup au quotidien des centres sociaux ?
Ben oui, nous on n’a jamais cessé de le dire, quand ces discours-là sont arrivés. La fonction des centres sociaux, c’est de s’appuyer sur ce qui émerge du terrain, c’est de faire émerger la parole des habitants. Et ça, on peut pas l’anticiper, on ne doit même pas le deviner, donc on n’a pas a priori à décider de ce qu’on va faire dans ces lieux-là. Et donc là oui, il y a des logiques et des vocabulaires différents qui voient le jour. Et résister contre ça, c’était d’abord, pour nous, se battre pour que, dans les conditions d’agrémentation d’un centre social, soit maintenue ce qu’on appelait l’animation globale, et pas de l’animation spécifique.
Se retrouver face aux changements de vocabulaire, incivilité, parentalité, adolescence, projet, comment des nouveaux mots s’imposent, avec leur financement, les professionnel.les qui vont avec et puis d’un coup ça devient un problème public qu’il faut savoir gérer…
Et oui, il y a eu toute une segmentation, bien précise, de ce qui existait avant. Surtout, le mouvement, c’était celui de transformer de la qualité en quantité, il a fallu mesurer et évaluer tout ça. Tu vois, un animateur ou un éducateur qui travaillait auprès de huit jeunes tout au long de l’année (parce que y’en avait huit qui venaient), on lui a dit, « ben c’est pas suffisant, d’abord, faut fournir la liste de jeunes, puis identifier ton public, identifier leurs besoins, de façon à cibler les financements » – c’est l’époque des missions locales aussi. Et puis, sur la jeunesse par exemple, on nous a demandé d’être le relais des préoccupations politiques sur l’emploi. Le caractère éducatif devait s’orienter vers l’emploi. On nous a demandé de faire en sorte que les jeunes soient employables, mais c’était pas notre truc, et les jeunes venaient pas pour ça à la base.
Tout ça, c’est des dispositifs : identification des publics, ciblage des politiques publiques, des acteurs pour mener à termes ces politiques, donc c’est ça qui va changer les centres sociaux.

Tu dirais que la charge politique, le fond et l’héritage politique de ces lieux-là se désagrègent à ce moment ?
Oui. Nous on a toujours tenté de préserver cette dimension politique, mais ça été compliqué, et puis complexe par rapport aux subventions desquelles on dépendait fortement. En même temps c’était pas notre truc non plus, on était là pour les gens. Nous, notre point de départ c’était : « on fait émerger la parole des habitants, on est soucieux de ce qui se passe dans le quartier, et forcément ça peut devenir politique ».
Début 80, pendant des émeutes à Lyon, y’a un centre social à Vaulx-en-Velin qui avait été brûlé. Donc gros questionnement quand même, « comment se fait-il que ? ». Et effectivement, pour toute une génération, les équipements de proximité c’était plus des lieux engagés, avec des interlocuteurs sur qui on peut compter, mais ça devient des relais des pouvoirs publics qui ont pour seules préoccupations de pacifier le quartier.
Le discours aussi, dans les quartiers les plus misérables, c’était « il faut prouver sa citoyenneté, on est pas citoyen de fait, il faut participer pour ça ».

Là, il y a les ateliers du quartier « cœur d’histoire », la nouvelle dénomination du quartier qui va de la Charité à la médiathèque de Tarentaize. Il y a eu une réunion publique d’information, où les gens présents, c’étaient des blancs, plutôt aisés, en tout cas ça ne reflétait pas du tout un quartier, plutôt pauvre, avec une population plutôt maghrébine. Donc il y a des dispositifs comme ça, que la mairie appelle de la démocratie participative, mais les habitant.es dans leur ensemble, n’y vont pas tous. Toi, tu as vu ça arriver ?
Oui, nous le bilan qu’on avait fait, de tous ces conseils de quartier dit participatifs, c’était en gros que ... enfin on résumait ça de manière très triviale, c’était accessible à l’homme blanc de plus de cinquante ans. Il y avait très peu de femmes, très peu de jeunes, peu de personnes issues de l’immigration. En fait c’était surtout des propriétaires qui venaient, alors c’est sûr que les enjeux n’étaient plus les mêmes. Ils avaient d’autres préoccupations : celui-là voulait des trottoirs plus larges, lui voulait circuler en voiture ici, donc nous on a remarqué que, concernant la politique de la ville, ce sont les aménagements urbains et ce genre de questions qui ont pris le pas. Au début, en gros, on avait connu une enveloppe de la ville, de la région, du conseil général (un pot commun qu’on appelait « politique de la ville ») qui se partageait entre 50% pour le social, donc ça c’était nous, les centres sociaux, et autres bien sûr, et 50% d’aménagement – ça jusque dans les années 90. Et au fil du temps c’est devenu plutôt 80% pour les aménagements urbains. C’est ça qui est devenu le signe d’une ville qui se porte bien. Ils ont aussi voulu démolir les grandes tours, nettoyer un peu la ville, et ça coûtait très cher, donc les municipalités, les régions se sont progressivement désengagées des politiques sociales concrètes. Alors, pour beaucoup de travailleurs sociaux, l’idée a été de trouver un juste milieu, à la fois continuer d’être le relais des politiques publiques pour survivre, et renouer avec les habitants du quartier. Mais un tas de choses se sont perdues en route, les gens ont pris l’habitude de s’adresser à un équipement de quartier comme ils s’adresseraient à une crèche municipale, comme un service, l’appropriation de ces lieux-là ne s’est plus du tout faite spontanément, les gens se sont de moins en moins engagés. Et puis, il y a eu des labellisations des équipements, et le fonctionnement sur appel à projet (par contraste avec les subventions globales du départ) a fait émerger une sorte de mise en concurrence des équipements les uns avec les autres.

Dernière question, concernant les équipements qu’on voit apparaître aujourd’hui, notamment sur les quartiers réhabilités par l’EPASE mais aussi en lien avec les activités de la Cité du Design, dans la rue de la Ville, autour de la Cartonnerie, ou dans le quartier Saint-Roch actuellement... Pour le coup le signifiant « d’éducation populaire » est pas mal utilisé. Illes ont l’air de vouloir jouer un rôle assez similaire à tout ce que tu viens de raconter, mais dans les faits, les référents culturels qu’illes implantent apparaissent un peu hors-sol, par rapport au quartier. On a plutôt l’impression qu’on les fait venir ici avec des idées, a priori assez précises (en gros, refaire la façade du quartier en investissant les rez-de-chaussée, mais pour y installer des commerces). Qu’est ce que tu en penses ?
Bon alors, ces initiatives-là d’abord, il faut dire que ce sont des trucs assez précaires, enfin je crois. Le nombre de contrats aidés, de services civiques qu’il y a là-dedans est très important, donc ça témoigne déjà du retrait de la ville, de l’état d’un certain engagement, de son soutien pour des équipements importants, et surtout pérennes. Ensuite, c’est sûr qu’à la tête de ces initiatives-là, on retrouve des gens qui ont un certain niveau d’étude, qui ont un master, etc. Un certain capital quoi, pour se présenter devant des élus, monter un dossier ; c’est des professionnels. Après, de plus en plus, l’ancrage territorial ne se fait plus à partir des habitants mais à partir d’un réseau où on trouve quelques militants, des artistes, des gens qui ont un projet. Sociologiquement on se retrouve dans cette tranche de population qu’on appellerait les bobos, la petite bourgeoisie intellectuelle mais sans que ce soit péjoratif – d’ailleurs moi je le suis devenu en quelque sorte – mais on a plus tout à fait la même vision du quartier, ça c’est sûr. Et c’est eux plutôt qui s’y retrouvent dans ces associations. Autre chose. Je pense, par rapport à la manière dont ces associations ou initiatives agissent, c’est qu’elles arrivent avec un impératif de visibilité. Elles doivent prouver leur utilité et donc c’est quand même ça qui préside à leur activité. Et, ce qu’on peut leur reprocher peut-être, qu’elles le veuillent ou non, elles sont le relais des politiques publiques. Et des trucs comme le Mixeur tout ça, bon là c’est une mode, ça fait jeun’s, décalé, innovant, ça correspond bien à l’image que le maire veut donner de la ville de Saint-Étienne. Mais je pense qu’il s’y passe des choses qui les dépassent, qui se font malgré elles, des rencontres, des échanges...


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Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / LOGEMENT - SQUAT

Rencontre avec Victor Collet autour du livre « Nanterre, du bidonville à la cité » (éditions Agone)

Vendredi 17 mai 2019 à 19h à l’Amicale Laïque du Crêt de Roch (16 rue Royet).
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A Lire ailleurs   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

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Voici un tract distribué à Saint-Genest-Lerpt avant la représentation d’un spectacle de théâtre qui avait comme point de départ la révolte des Vermiraux.

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Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / GENRE - FEMINISME

Deux poids, deux mesures : une semaine d’évènements autour du spectacle « Les Tondues »

Une semaine - et même un peu plus - d’évènements proposés dans toute la ville pour prolonger les questions abordées dans le spectacle intime et historique « Les tondues » : les femmes tondues en 1944, la mémoire collective, les tabous de l’Histoire, la domination masculine, les inégalités homme/femme...


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE

[Radio] Du trafic dans le tiroir #7 : Mohamed Saïl

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61 ans. La durée qui sépare la brève occupation (une trentaine d’heures) d’un bâtiment de l’université Jean Monnet qui s’est achevée il y a huit jours et l’occupation de la fac qui s’était déroulée en mai-juin 1968 (une trentaine... de journées). Couac vous propose de vous replonger dans l’épisode de mai-juin 1968 avec un article paru dans sa version papier au printemps 2018.


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Projection du film « Enfermés mais Vivants ». Rencontre sur l’Univers Carcéral

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DISCRIMINATIONS - RACISME
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VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES
Rencontre avec des membres actifs de l’amicale du Crêt de Roch  

Dimanche 14 juillet a lieu le Bal populaire du Crêt de Roch, organisé par l’association d’éducation populaire Les cris du quartier, en lien avec l’Amicale Laïque du Crêt de Roch. Entretien avec deux membres actifs de ces deux collectifs, publié dans le journal du carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.


CAPITALISME - GLOBALISATION
G7 BLOKATU : Bloquons le G7 et son monde !  

Un appel du collectif G7 BLOKATU en cinq langues (français, basque, anglais, espagnol, allemand) à bloquer le sommet du G7 du 24 au 26 août prochains à Biarritz.
"Dès aujourd’hui, nous invitions celles et ceux que l’espoir d’un monde meilleur anime à nous rejoindre. Ensemble, imaginons et organisons des actions qui empêcheront les puissants de ce monde de se pavaner en toute impunité. Barrons-leur la route pour dégager d’autres chemins.
Peuples d’ici et d’ailleurs, vous, nous, soyons des milliers à les encercler, les isoler, les empêcher !
La violence est de leur côté, la justice du nôtre."


MEMOIRE
Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


DROITS SOCIAUX - SANTE
La mobilisation s’intensifie au CHU de Saint-Étienne  

Alors que les urgentistes du CHU de Saint-Étienne poursuivent leur lutte, les urgences psychiatriques rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après  

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.


INFORMATIQUE - SECURITE
Dégooglisons Sainté !  

Vendredi 5 juillet, à 11h, Google inaugure son « Atelier numérique », 11 place Jean Moulin. Des invité-e-s en tenue d’apparat, des petites mains chargées de tenir stands et ombrelles, une poignée de badauds... et des militant-e-s pour faire entendre et voir notre détermination à dégoogliser Saint-Étienne !


MOBILISATIONS - LUTTES
Assemblée de Montceau-les-Mines : les Gilets jaunes veulent s’inscrire dans la durée  

Le week-end du 29 et 30 juin, la troisième assemblée des assemblées des Gilets jaunes se tenait à Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire. Alors qu’il est en perte de vitesse dans la rue, le sort d’une partie du mouvement reposait sur les épaules des 700 Gilets jaunes mandatés pour cette assemblée. On est allé prendre la température…


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Baccalauréat : un jury sous la menace du ministre  

Jeudi 04 juillet au matin, un centre d’examen du baccalauréat de l’agglomération stéphanoise. Par opposition aux réformes du baccalauréat et du lycée en général, des correcteurs ont décidé de ne pas transmettre leurs notes. Mais le ministre de l’Éducation a prévu le recours à la contrainte et à l’arbitraire pour faire plier les opposant-e-s et faire croire que tout est dans l’ordre.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Le bras de fer du bac  

Mercredi 3 juillet a 19h30, c’était au tour de Jean Michel Blanquer, ministre de l’éducation, de passer sur le plateau du 19h Ruth Elkrief sur la chaine du pouvoir BFMTV.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
2048  

Courte nouvelle d’anticipation parue dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


INFORMATIQUE - SECURITE
L’atelier numérique et nous, un cauchemar exotique  

Google inaugure son atelier numérique 11 place Jean Moulin le 6 juillet.
Un triporteur équipé d’une ombrelle bariolée propose des sodas gratuits sur la place Chapelon. En s’approchant un peu, on remarque le logo de Google sur les maillots couleur future des deux personnes qui accostent les badauds. Les évangélistes distribuent des papelards élogieux sur l’atelier numérique de Saint-Étienne.


LOGEMENT - SQUAT
Samedi dernier, une centaine de personnes marche pour l’acceuil et la solidarité avec les migrant’es  

Ils étaient près d’une centaine le samedi 29 Juin à s’être réuni.e.s pour une marche solidaire devant la statue de la Liberté (à côté de Centre Deux à Saint-Étienne) symbole de liberté qui parle à quiconque à travers le monde.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Assurance chômage : ce qui va changer  

Ce matin devant la maison de l’emploi de Saint-Étienne, en réponse à l’appel national de la CGT, ce sont plusieurs dizaines de personnes privées d’emploi qui sont venues contester les décrets annoncés par le gouvernement le 18 juin.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Ouverture de l’antenne bénévole SOS MÉDITERRANÉE à Saint-Étienne  

Les bénévoles de l’antenne de Saint-Étienne vous invitent à la soirée de lancement. SOS MÉDITERRANÉE est une association de citoyens européens décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger les rescapés et sensibiliser l’opinion publique.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
[Oulx] Appel à la solidarité contre les répressions à la frontière franco-italienne  

Située à dix km de la frontière italienne, Oulx est un carrefour obligé sur la route vers la France. Depuis décembre, la Casa Cantoniera Occupata est un lieu autogéré pour toutes celleux qui veulent s’organiser contre le dispositif frontalier, pour celleux qui veulent le franchir ou le détruire. La Casa a besoin d’aide et lance un appel à toutes celleux qui ont envie d’agir, dès maintenant et pour tout l’été.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
« Cœur d’Histoire » : beaucoup de bruit pour...  

Jeudi 20 Juin 2019 à 18h dans une salle de la Bourse du Travail avait lieu une réunion durant laquelle le maire de Saint-Étienne et son adjoint à la politique du logement Monsieur Jean-Pierre Berger, remettaient une synthèse des quatre ateliers thématiques qui se sont déroulés ces derniers mois, dans le cadre du projet « Cœur d’Histoire », des ateliers auxquels ont participé tout au plus 300 habitant.es., qui, aux dires des Stéphanois.es interviewé.es pour cet article, n’étaient pas très représentatifs de la population dans son ensemble.


FLICAGE - SURVEILLANCE
GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire  

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les ouvriers de Colas en grève  

Les ouvriers de colas se sont mis en grève pour demander l’annulation du licenciement de leur collègue.


AIDE A LA REDACTION
Topo Numéro Zéro 2019  

Le Numéro Zéro existe depuis 2003. Rapide retour en archives sur son histoire et son fonctionnement.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Qui est Magali Tabareau, la juge attaquée chez elle au LBD ?  

Lundi 17 juin 2019 vers 9h30, deux personnes munies de casques de moto ont sonné à la porte de la présidente de la cour d’assises de Versailles, Magali Tabareau, à Nézel. Lorsqu’elle a ouvert sa fenêtre, elle a reçu un tir de Lanceur de Balle de Défense en plein visage, sous l’œil. Elle a été hospitalisée dans la foulée, victimes de multiples fractures. Article publié sur Desarmons-les !


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Soutien aux mobilisations en Algérie : quinzième rassemblement à St-Étienne  

Alors qu’en Algérie la contestation ne faiblit pas pour réclamer la fin du système que symbolisait l’ancien chef de l’État Bouteflika, la solidarité continue à s’exercer à l’étranger. Dimanche 16 juin se tenait à Saint-Étienne le quinzième rassemblement en soutien au peuple algérien.


MEMOIRE
La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans  

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize  

Le collectif SERENICITY lance une pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize. Signez ! Diffusez ! Cette pétition et les signatures collectées seront ensuite envoyées à la Commission nationale informatique et libertés avec un courrier d’explication.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
[Radio] Joie, rage et courage - Qu’est-ce qui se trame ?  

Alors qu’une troisième ligne de tramway va arriver à Saint-Étienne, retour sur les choix de construction des lignes de tramway et les projets de restructuration urbaine avec la gentrification en toile de fond. Petit exemple de lutte contre les transports payants avec les mutuelles des fraudeur-euses et les actions des R.Z. en Allemagne à la fin des années 70.


LOGEMENT - SQUAT
Logement : pas de repos sur Les Lauriers  

Si le rejet par le tribunal de l’expulsion de la Poste à Solaure a donné un peu de répit à ces personnes à qui l’on refuse l’accès à un logement, il n’en demeure pas moins qu’elles sont contraintes, ici comme ailleurs, de vivre dans un squatt. Rencontre avec un de ceux qui slaloment entre les squats, la rue et l’hébergement d’urgence (article paru initialement dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019).