National   DROITS SOCIAUX - SANTE

Travailleurs du social et précaires : vers où pointe la boussole ?

Alors à l’état de projet, la loi sur la prévention de la délinquance a suscité un phénomène plutôt rare : une mobilisation collective de travailleurs des secteurs sociaux, sanitaires et psy, avec un collectif national unitaire de résistance à la délation... La promulgation de la loi n’a pas éteint la mobilisation, qui se poursuit par un appel à la résistance reproduit plus bas... Mais est-ce bien suffisant, du point de vue de ceux qui sont déjà passés par le bureau d’une assistante sociale ou d’un psychologue ?


Secret professionnel partagé et diffusion d’informations

La loi de prévention de la délinquance, et celle sur la protection de l’enfance proposent d’instaurer un "secret professionnel partagé" entre les acteurs du champ social (travailleurs sociaux, éducateurs, psychologues mais aussi l’école ou les acteurs de la formation et de l’insertion) et les maires. Evidemment, cela concerne tous ceux, et particulièrement les familles et les enfants, qui vivent dans la précarité, qui ont ce qu’on appelle des "difficultés sociales" (ce qui est assez vague).

Il faut dire tout de suite que ce partage des informations, souvent données par les précaires lors d’entretiens, existe déjà à de nombreux niveaux. Le dossier scolaire d’un enfant le suivra toute sa scolarité, même s’il change d’établissement. Si cet enfant "pose problème" (quels problèmes ? à qui les pose-t-il et pourquoi ?), il pourra être suivi par un service psychologique ou par un éducateur, il passera éventuellement devant un juge. Des réunions pourront être organisées entre les enseignants, les services sociaux, les psychologues et/ou éducateurs... Que diront les uns et les autres de ce qu’ils ont appris ?

De même, les informations circulent sur un Rmiste, entre le service insertion du département, une éventuelle association qui le suivrait, l’ANPE s’il y est inscrit, la CAF, Adecco ou Manpower si on l’y envoie pour une prestation d’insertion professionnelle… Les mairies sont informés à chaque fois qu’un habitant de la commune fait une demande de RMI (ce sont d’ailleurs souvent les CCAS qui sont chargés d’instruire la demande). Des informations sont échangées à chaque fois que le dossier d’un précaire est transmis à une commission, qu’il s’agisse d’une demande d’aide financière ou de l’attribution d’un logement social.

Cela pose un problème concret aux précaires : non seulement on a intérêt à avoir bonne mémoire, se souvenir de ce qu’on a dit aux uns et autres, et à ne pas (trop) se contredire, mais surtout mieux vaut être en bons termes avec le travailleur social qui nous suit, car sa manière de présenter un dossier, un parcours, d’appuyer ou non une demande, peut faire pencher la balance, même s’il ne décide pas tout, tout seul. Difficile aussi de faire des demandes auprès de différents services (par exemple les services sociaux du conseil général et ceux de la mairie).

Travailleurs sociaux : et s’il n’y avait pas la loi de prévention de la délinquance ?

On comprend donc mal pourquoi, alors que les occasions de diffusion des informations sont d’ores et déjà nombreuses, que des politiques de contrainte et de contrôle s’appliquent depuis des années ou quelques mois, la mobilisation des acteurs du champ social s’est focalisée à ce point uniquement sur ce qui était à l’époque un projet de loi, grave certes, mais amené par d’autres évolutions des politiques sociales.
- Quand les bailleurs sociaux engagent des procédures d’expulsion pour quelques centaines d’euros de dettes, suite à un accord avec la CAF qui leur permet de continuer à percevoir les APL, alors que l’accès au Fonds de Solidarité Logement (FSL) est restrictif quand on a des dettes
- quand un Conseil Général met la pression sur les Rmistes pour l’insertion professionnelle, subventionne des boîtes d’intérim ou d’autres structures privées pour le suivi et le retour à l’emploi, met en œuvre les contrats aidés du plan Borloo, et que les travailleurs sociaux appliquent cette politique, alors que dans le même temps, il n’y a pas grand chose pour l’accès au logement ou les aides financières (voir l’exemple des Yvelines)
http://www.yvelines-en-luttes.info/...
- quand des responsables d’hébergement ou des directeurs d’établissement scolaires livrent à la police la liste des étrangers hébergés ou scolarisés
- quand des établissements pénitentaires pour mineurs se construisent (ouverture prochaine pour celui de Porcheville dans le 78),
http://www.yvelines-en-luttes.info/...
- quand le boulot des conseillers d’orientation-psychologue se résumera bientôt, grâce à la décentralisation, à faire de l’adaptation emploi-formation (dans la région, les employeurs du bâtiment ont besoin de main d’œuvre, envoyez-donc les jeunes en apprentissage dans ce secteur) ou à faire passer des tests psychologiques et de QI à la chaîne
- quand l’accompagnement social, voire le système de bail glissant se développe comme condition d’accès au logement social, pour les rares précaires qui ont la chance de se voir proposer un HLM, avec obligation de tout déballer sur ses conditions de vie, sa famille, d’accepter des visites à domicile...
- Quand les services sociaux participent déjà aux équipes de réussite éducative là où elles existent.
http://yvelines-en-luttes.info/spip...
... il y a de quoi se mettre en lutte. Et pas que pour les précaires qui subissent ces politiques, mais aussi pour ceux qu’on charge de les appliquer.

Que proposent les collectifs anti-délation ?

Sans doute les participants à ces collectifs conviendront que la mobilisation est loin d’être suffisante. Ils seront peut-être moins d’accord si on dit que c’est en partie dû aux manques de luttes sur les politiques qui existent déjà, à la pression qu’ils ont laissé s’installer sur eux-mêmes pour "faire baisser les chiffres", faire des économies, sur des tensions grandissantes entre "usagers" et salariés des administrations et structures du champ sociale, et pas seulement à cause de la colère des usagers, mais aussi des frustrations des salariés et d’une vision pas toujours bienveillante des chômeurs, des pauvres, des étrangers.

Quasi inexistante avant le vote de la loi de prévention de la délinquance, la nécessité d’informer les personnes reçue est seulement évoquée. Eh oui, pas facile de se placer du même côté que des précaires auxquels un travailleur social ou un éducateur cherche plutôt à ne pas s’identifier, quand il ne reprend pas à son compte les clichés du "fraudeur-profiteur" et des parents qui n’ont pas d’autorité et ne savent pas élever leurs gamins. Pas facile de s’impliquer personnellement quand des inquiétudes bien légitimes poussent plutôt à faire l’autruche, pas facile de remettre en cause ses pratiques et le vernis de bonne conscience qu’on appliquait à son boulot. C’est tellement mieux de se dire que ce serait mille fois pire si on était sans papier ou SDF, mais que heureusement, ce n’est pas le cas.

Les participants aux collectifs anti-délation semblent avoir besoin de se rassurer sur leur éventuelle résistance : ils ne risquent pas de sanctions pénales en cas de refus de transmettre des informations, le texte de loi mentionnant la possibilité (et non l’obligation) pour les travailleurs sociaux de transmettre des infos aux maires. Mais beaucoup soulignent le besoin d’être protégés par un texte du genre charte déontologique.

Alors que les précaires qui fréquentent les divers services sociaux risquent l’expulsion, le placement des gamins, la suspension de RMI, la radiation ANPE ou l’emploi forcé, sans compter le fait d’être montré du doigt, par la presse, certains discours politiques, mais aussi des travailleurs de la CAF, des services sociaux ou des structures d’insertion...

Pressions précaires

Ceux qui ont déjà eu ne serait-ce qu’un rendez-vous chez un travailleur social reconnaîtront que bien souvent les rapports sont difficiles.

Ne serait-ce que parce que le travailleur social, même quand ce n’est pas lui ou pas lui seul qui prend les décisions, a un certain pouvoir : accorder un rendez-vous en urgence ou non, faire le dossier pour une aide financière ou pas, se servir d’informations qui ont été données (vous avez dit que votre grand-mère vous donnait un peu d’argent tous les mois ou que vous bossiez de temps en temps au noir ? on pourrait vous le ressortir dans un contrôle CAF ou une commission de suspension RMI...), prendre le partie de l’institution plutôt que le nôtre (oui vous êtes capable de payer votre loyer, mais quand même ce serait mieux d’avoir un suivi spécifique avant une attribution de HLM) ou ne pas prendre partie (ah bon on vous a refusé une aide pour payer votre facture parce que vous n’avez pas choisi la mensualisation ? Ecrivez au responsable), mentionner ou non certaines aides ou possibilités...

Ce n’est pas très différent s’il s’agit d’un formateur dans une association qui travaille pour le Conseil Général ou l’ANPE, d’un éducateur pour les enfants ou d’un psychologue...

Alors du coup, ça fait longtemps que des précaires, seuls, à quelques uns ou en collectif, s’organisent pour défendre leurs droits, faire respecter leurs projets. La pression des précaires, c’est d’ailleurs un élément à prendre en compte dans les mobilisations de travailleurs sociaux. Quand ils en ont assez de répéter qu’ils ne peuvent rien faire sur tel ou tel problème, ou de se faire prendre la tête par des "usagers", ils ont un peu plus tendance à se mobiliser face à leur direction. A moins qu’ils ne portent plus facilement plainte...

Encore faut-il que leurs revendications soient adaptés à la réalité des premiers concernés : ainsi face à la pression des mal-logés, des travailleurs sociaux du 93 ont créé il y a quelques années un collectif pour demander... plus de places d’hébergement. Pourquoi pas de vrais logements, surtout dans un département où le Conseil Général est à la tête d’un ODHLM ?

Quelles perspectives pour les travailleurs du secteur social ?

Certains ont déjà fait leur choix, d’autres aimeraient bien ne pas avoir à en faire.

Beaucoup de psychologues, de formateurs, de conseillers d’orientations, d’assistantes sociales, d’agents ANPE se posent des questions sur leur boulot. Sans forcément voir qu’il se passe très exactement la même chose dans le métier d’à côté, sans savoir comment traduire en actes leur malaise. Combien d’arrêt maladie parce qu’on n’en peut plus ? Combien de démissions parce qu’il n’y a pas eu (assez) de solidarité collective et de résistance ?

Quelles différences reste-t-il entre les précaires usagers et les travailleurs du champ social ? Combien d’emplois des secteurs social/emploi/prévention sont aujourd’hui occupés par des Rmistes ou des chômeurs de longue durée, avec des contrats précaires, mal payés et sans formation ? Combien de contrats d’avenir à l’accueil des ANPE ? Combien de personnes en chèque emploi service pour s’occuper de personnes âgées ?
http://www.yvelines-en-luttes.info/...
Combien d’emplois précaires à l’Education Nationale, dans des associations d’insertion ou des structures d’hébergement ? Les uns et les autres subissent, peut-être pas avec la même intensité ni les mêmes effets, la décentralisation, la logique de rentabilité et la privatisation de ces secteurs ?

Ne pas agir, c’est, d’une autre manière, vivre la même chose que ce qu’on fait ou fera subir aux précaires : un choix de plus en plus restreint dans son boulot et un contrôle de plus en plus serré sur ses actes, le risque d’être mal vu ou sanctionné si on n’en fait pas assez, un boulot qui correspond de moins en moins à ce qu’on a envie, individuellement ou pour la société, la division et l’isolement...
- Précaires fréquentant l’ANPE, les référents RMI, l’Assedic ou les services de retour à l’emploi,
- travailleurs sociaux, éducateurs, psychologues, etc...,
- nous attendons vos témoignages, vos réactions, vos analyses
http://www.yvelines-en-luttes.info/...


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la même thématique...

Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Projection : "Derrière les Fronts" à Montbrison

Projection d’un documentaire lundi 15 Mai à 20h au Cinéma Rex de Montbrison, coorganisée par l’AFPS Saint Etienne et BDS, sur les conséquences invisibles de la colonisation




Saint-Étienne et alentours   CONSOMMATION - GLOBALISATION / DROITS SOCIAUX - SANTE

le compteur gazpar prend de vitesse linky

Depuis quelques jours les habitants des quartiers Beaubrun, Tarentaize et Tardy ont reçu des courriers annonçant que les nouveaux compteurs gazpar allaient être installés prochainement. Ces compteurs sont prétendus "intelligents" car ils communiquent les données de consommation plusieurs fois par jour aux fournisseurs de gaz. Le tout en utilisant les ondes électro magnétiques. L’arrivée de gazpar sur Saint-Étienne précède le déploiement à partir de juin prochain du compteurs linky (pour l’électricité).
Ici ou là, la résistance pour des raisons économiques, de santé et contre la surveillance s’organise pour refuser ces installations.




Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

[Projection/Débat] La sociale

La projection gratuite du film, ce lundi 03 avril 2017 (17h30) à l’EN3S sera suivie d’un débat avec la participation de son réalisateur Gilles PERRET.




Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   DROITS SOCIAUX - SANTE

Projection "L’aluminium, les vaccins et les 2 lapins..."

Dimanche 29 janvier 2017 à La Gueule Noire
L’aluminium contenu dans les vaccins est toxique. Il provoque des maladies graves. Le film "L’aluminium, les vaccins et les 2 lapins...", réalisé par Marie-Ange Poyet, donne pour la première fois la parole aux victimes, à des scientifiques, des journalistes, des politiques et une historienne.




National   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

Les Camille’s et le Collectif du 1er Mai

Suite à l’appel d’un rassemblement libertaire à St Pourçains sur sioule (03)
Cet article ainsi que le montage sert, tout d’abord, à rendre compte de notre action politique du 1er mai et l’enthousiasme des participants…
Il a pour but aussi de faire en sorte que ces initiatives ne se limitent pas au 1er Mai et donc, voici un petit résumé.




A Lire ailleurs   DROITS SOCIAUX - SANTE / MOBILISATIONS - LUTTES

[CNT 38] Travailleurs et travailleuses du social jusqu’où irons-nous ?

En cette période de fin de trêve hivernale, les questions sur le sens de notre boulot s’imposent à nous, travailleurs et travailleuses sociales : comment se fait-il que nous soyons capables de remettre à la rue des personnes en situation de grande précarité, des migrant.e.s de tous pays ? Serions-nous seulement les valets d’une politique anti pauvres, raciste, xénophobe portée par les gouvernements successifs ?




National   DROITS SOCIAUX - SANTE / PROSTITUTION - TRAVAIL DU SEXE

[ACT UP - Paris] Newsletter novembre 2013

Journée mondiale de lutte contre le sida : pas d’entraves à l’accès au soins !
Besoin de bénévoles (couture, préparation d’actions, collages) à l’occasion du 1er décembre. Joignez ou rejoignez Act Up-Paris ! Envoyez un mail sur benevoles[at]actupparis.org.




National   DROITS SOCIAUX - SANTE / GENRES - FEMINISME

Non, la France n’a pas dépsychiatrisé la transidentité !

Petite mise au point autour de l’effet d’annonce de "la dépsychiatrisation de la transidentité" par la France fin 2009 et début 2010 : pourquoi ce décret ne va pas dans le sens d’un dépsychiatrisation de la transidentité ? Parce que dans les faits, rien ne change : les trans’ restent considéré-e-s comme des personnes malades. Malades, donc à soigner, pas responsables ni capables d’effectuer des choix...




Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE

Rencontre et Discussion avec des Travailleurs et des Travailleuses de l’Hôpital

Parce que nous sommes tou-te-s des usagers de l’Hôpital…
Qu’est-ce que le plan "hôpital 2009" ? Quels dangers ? Quelles mobilisations ? …
Et les franchises médicales, qu’est-ce que c’est ?
Comment on se mobilise, au quotidien comme pendant les mouvements sociaux ?
Et la grève ?…
Quelles solidarités concrètes entre les différents secteurs et les différentes luttes ? entre les employés et les usagers ?




National   DROITS SOCIAUX - SANTE

Lettre ouverte au peuple de france

Analyse et alertes sur la situation en Sarkozie vu par un américain (US)




0 | 10

A la une...

EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Faîtes du libre  

Des concerts, des ateliers pour apprendre et bricoler ensemble, du codage à la portée de chacune, des médias qui racontent des trucs qu’on n’entendra pas ailleurs, des échanges sur l’autonomie, des lieux et des collectifs qui se rencontrent...
Du 5 au 9 juillet à Sainté
Tout le programme est prix libre


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Palestine - AFPS  

PALESTINE, Enfances volées
Un documentaire réalisé par Danièle Laurier (40 mn)
Six enfants de Beit Umar, de Halhul, de Bil’in, de Jenin et de la Vallée du Jourdain ressemblent à nos enfants : ils rient, pleurent, jouent, mais, chaque jour ils affrontent ce déséquilibre, cette tension intense, une douleur diffuse face à l’occupation israélienne.
Mercredi 28 juin à 19H , au Centre Social du Babet


MOBILISATIONS - LUTTES
Marchons contre l’A45 !  

Pour nous rendre compte de ce que serait cette future autoroute à notre porte. Pour voir de nos propres yeux l’ampleur des destructions qu’elle provoquerait : terres agricoles, bâtiments, activités de subsistance, espaces naturels, faune et flore...
Du 27 juin au 4 juillet, Marchons contre l’A45 de Saint-Étienne à Lyon !


REPRESSION - PRISON
Emission Papillon du jeudi 15 juin 2017  

- Présentation du livre Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coup, 26 lettres contre la prison par Hafed Benotman (édition du Bout de la Ville), co-fondateur de l’Envolée, disparut en 2015.
- Présentation de l’Envolée n°46
- Compte rendu du procès en appel de Romain, pour la mutinerie de Valence


REPRESSION - PRISON
Emission Papillon du jeudi 1er juin 2017 + dernières émissions  

Au sommaire :
. Nouvelles de Fabrice Boromée, prisonnier guadeloupéen incarcéré pour une très longue peine et à qui l’Administration Pénitentiaire refuse le transfert auprès de ses proches, en Guadeloupe.
. Interview de Chloé Medhi, auteur de romans noirs. Dans ses romans Chloé évoque des histoires de prisons, de crimes policiers, de vengeance...
. Annonce du procès de Romain Leroy à Grenoble le 14 juin.


REPRESSION - PRISON
Comment se renforcer face à la police et à la justice ?  

Suite à un premier rendez vous en mai, voici un deuxième moment de discussion et d’échanges. Lors de mouvements de contestations, au cours de luttes auxquelles nous pouvons participer, ou dans notre vie de tous les jours, nous pouvons être confronté-es aux flics, et à la justice.
Mardi 20 juin 2017 de 19h00 à 21h30
Rdv sur le quai de la gare du clapier


CONSOMMATION - GLOBALISATION
Banalités de base n°1  

Une première série de 100 aphorismes dialoguant avec des images afin d’établir une critique de l’Empire-marchand et un certain rapport au monde


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Tournée sur la situation au Vénézuela, en soutien au portail Contrapoder, La Libertaria et Indymedia Venezuela.  

Une tournée en France, de juin à septembre, pour présenter des vidéos et débats sur l’Arco Minero del Orinoco du Vénézuela (plan de minerie gouvernemental), et collecter des fonds pour acheter un serveur et un vieux ciné dans les Andes Vénézuelienne pour créer l’ Ateneo Museo Autonomo “La Libertaria”.
En recherche de dates


GENRES - FEMINISME
Soutenons le Festival afroféministe NYANSAPO !  

Soutenons la tenue du festival NYANSAPO, festival afroféministe militant à l’échelle européenne, du 28 au 30 juillet 2017 à Paris. C’est le collectif Mwasi qui organise et accueille cette première édition. C’est sans compter sur les tentatives de sabotage du festival, taxé de "communautariste" puisque proposant des espaces non-mixtes.


REPRESSION - PRISON
Ils sont en train de tuer Fabrice Boromée  

L’administration pénitentiaire veut éliminer Fabrice Boromée alors qu’il ne fait que demander un transfert en Guadeloupe pour être rapproché des siens.
Comme plus de 500 prisonniers originaires des DOM-TOM, Fabrice Boromée purge une peine en métropole, loin de ses proches. Il réclame son transfert en Guadeloupe depuis 2011.


MOBILISATIONS - LUTTES
Goûter interminable à Bure !!!  

On sent bien maintenant que le sens de nos vies se cherche dans des lieux communs et autonomes : dans les salles autogérées de fac, dans les cantines urbaines, dans les zones à défendre… A Bure, la recherche d’autonomie politique prend place à la fois dans des maisons collectives achetées et dans le bois Lejuc. Après un pique nique interminable pour empêcher les premiers travaux de CIGEO, il y a un an, nous y avons fait notre nid. Du 19 au 26 juin 2017, on veut fêter ça par un goûter d’anniversaire interminable au coeur du bois !


MOBILISATIONS - LUTTES
Interdit(e)s de manif, unissons-nous !  

Ici nous voudrions attirer l’attention sur les interdictions de manifester, et comment y résister. Apparues dans ce mouvement à la mi-mai (à Paris pour onze personnes, à Nantes pour huit personnes et à Rennes pour une personne) les interdictions de manif sont, en réalité, des interdictions de séjour sur une zone donnée pendant une période donnée. En clair, on interdit de se rendre sur le parcours d’une manif le jour où elle a lieu.


REPRESSION - PRISON
Quelques infos et remarques au sujet du projet de construction de la nouvelle prison dans la Loire  

"On n’humanise pas un cimetière" Top El Hadj, lors de son procès pour évasion de la Centrale de Moulins.
La maison d’arrêt de la Loire se trouve à la Talaudière, commune qui touche Saint Étienne.
Il y a 328 places "officielles" dans cette vieille taule pourrie construite en 1968, un quartier hommes, un quartier femmes, et un centre de semi-liberté (construit plus récemment). L’été dernier, un article de plus évoquait la "surpopulation", avec plus de 480 enfermé-es.