Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Une Mine autogérée à Saint-Étienne... en 1891 !




Inaugurée en 1891, la Mine aux mineurs de Monthieu dura jusqu’en 1908. Elle ne fut pourtant ni la mine autogérée qui dura le plus longtemps en France, ni même la seule Mine aux mineurs dans le bassin minier de la Loire, qui en compta deux autres à Rive-de-Gier dans les mêmes années.
Elle eut une vie agitée, secouée par de nombreux procès, et même une grève ! Et pourtant elle réussit à faire vivre, pendant plus de dix ans, entre 70 et 100 mineurs, là où la compagnie précédente avait échoué, et cela alors qu’elle manquait de capitaux. Son histoire mouvementée et contrastée prouve bien que, selon un proverbe célèbre, « l’autogestion, c’est pas de la tarte ! ». Mais, justement, ses difficultés et ses contradictions constituent une expérience précieuse, utile à toutes celles et tous ceux qui veulent construire l’autogestion ou, de manière plus limitée, qui souhaitent plus de démocratie dans les entreprises. Aujourd’hui encore, cette expérience peut être utile, comme elle le fut à la fin du XIXe siècle.


L’autogestion vient de très loin

La Mine aux mineurs de Monthieu ne fut pas la première dans la Loire. Deux autres avaient été fondées avant elle : la mine aux mineurs du Ban, près de Rive-de-Gier [1], et surtout la Mine aux mineurs du Gier [2]. La mine de fer de Rancié, en Ariège, dont la propriété collective était attestée depuis le XIIIe siècle, était sans doute plus ancienne encore et dura jusqu’au Xxe.
Elle prend place parmi les très nombreuses formes d’autogestion ouvrières ou populaires qui existaient au XIXe siècle : coopératives plus ou moins formelles d’ouvriers à domicile, tailleurs ou cordonniers, sociétés de secours mutuels fondées par des ouvriers, coopératives ouvrières de production, coopératives ouvrières de consommation, très nombreuses à la fin du XIXe siècle et au début du Xxe.
Elle bénéficia, lors de sa création en 1891, de nombreux soutiens. La compagnie Stern, qui exploitait jusque là la concession de Monthieu, venait de faire faillite. Elle laissait sur le carreau 500 ouvriers. La Chambre syndicale des mineurs de la Loire demanda à reprendre la concession. Elle ouvrit une souscription et réunit alors de très nombreux dons [3].
Deux grandes raisons expliquent cette popularité et ces soutiens : d’une part, les coopératives intéressaient de très nombreux courants politiques ou philosophiques ; d’autre part, Saint-Étienne et l’opinion française toute entière étaient secouées par la série des grandes catastrophes minières stéphanoises et les grèves des mineurs.
Une terrible série de grandes explosions minières frappait alors Saint-Étienne. La première explosion du puits Jabin, en novembre 1871, avait tué 72 mineurs, c’est-à-dire sensiblement plus que les plus grands accidents connus jusque là dans le bassin. La deuxième dans le même puits, en février 1876, en avait tué 186. Et ça continuait [4] ! Ces grandes catastrophes avaient très fortement ému l’opinion publique, et les dons étaient arrivés de la France entière pour secourir les blessés et les familles des morts [5].
Les grèves et émeutes de mineurs, elles aussi, avaient ébranlé l’opinion publique dans les années précédentes. En 1882, la bande noire de Blanzy avait contesté un directeur et propriétaire très autoritaire. En 1884 avait eu lieu la grande grève des mineurs d’Anzin, suivie en 1886 par celle de Decazeville, qui dura plus de trois mois, et où fut tué l’ingénieur Watrin, le sous-directeur de la mine. Les mineurs de la Loire, eux aussi, s’agitaient : une grande grève infructueuse et marquée par des affrontements avait eu lieu en octobre 1888 ; plusieurs autres avaient eu lieu en 1890, à Saint-Étienne, Rive-de-Gier et Villars, puis à Firminy et Roche-la-Molière.
Après la Commune [6] et la reconstitution du mouvement ouvrier, la Fédération des mineurs de France dirigée par Michel Rondet, et plusieurs courants politiques socialistes ou radicaux contestèrent le système des concessions minières. Tout comme la terre devait revenir au paysan, les mines devaient être possédées par les mineurs. De 1884 à 1891, plusieurs propositions de loi demandèrent que les mines soient exploitées par l’État ou bien par des associations de mineurs.
Après la faillite de la compagnie Stern, la Chambre syndicale des mineurs de Saint-Étienne se porta volontaire pour reprendre la concession. Après négociation, elle racheta pour un prix assez faible les bâtiments, matériels et droits d’exploitation.
Dès 1892, des désaccords opposèrent les administrateurs de la Mine aux mineurs à la Chambre syndicale des mineurs de la Loire, dont ils étaient pourtant issus. Moins de quatre mois après l’inauguration, une partie des mineurs fit grève contre les administrateurs. Ceux-ci démissionnèrent en juin et une autre équipe fut élue.
À ses débuts, la Mine aux mineurs n’avait pu employer qu’environ 90 sociétaires, qui possédaient chacun une action. Son activité augmentant, elle embaucha des ouvriers auxiliaires, donc sans actions et sans plus de droits que dans une autre compagnie. Assez vite, et très logiquement, ces auxiliaires demandèrent à devenir eux aussi sociétaires.

Au plus fort de son activité, la Mine aux mineurs employa environ 120 mineurs

Une assemblée générale leur refusa ce droit en mai 1894. Ils envahirent l’assemblée suivante. La direction les renvoya le lendemain, puis réembaucha début septembre ceux qui acceptaient d’être « simplement occupés suivant les règles admises entre patrons et ouvriers ». Dix auxiliaires refusèrent et intentèrent un procès, qu’ils gagnèrent en janvier 1895. Ces 31 auxiliaires devinrent donc eux aussi sociétaires.
Cependant, la Mine aux mineurs embaucha à nouveau d’autres auxiliaires. Ceux-ci, soutenus par la Chambre syndicale, intentèrent à leur tour un procès en février 1901, procès qu’ils perdirent en juin. Quinze nouveaux sociétaires furent cependant admis en 1902.

Au plus fort de son activité, la Mine aux mineurs employa environ 120 mineurs. Elle laissait donc sans emploi beaucoup des mineurs de la compagnie Stern. Elle connut des difficultés financières dès 1894 [7]. En juin 1895, elle se trouvait au bord de la faillite, mais elle se redressa à partir du mois de septembre, en partie aidée par une hausse des prix du charbon. En 1899, elle avait entièrement résorbé ses pertes, tout en menant d’importants travaux de recherche, en particulier le fonçage d’un nouveau puits.
Ses comptes se dégradèrent à nouveau à partir de 1903. Elle fut mise sous séquestre en 1908, et déposa son bilan en mars 1909.

Quel bilan ?

Comme on l’a vu, l’emploi ne fut qu’assez partiellement sauvegardé : alors que la compagnie Stern employait 500 mineurs, la Mine aux mineurs n’en employa que 120 environ dans ses meilleurs jours. Mais, là où la compagnie privée avait fait faillite, la coopérative maintint une centaine d’emplois pendant plus de dix ans, malgré un capital de départ très faible.
Le bilan démocratique est plus positif mais doit lui aussi être nuancé, notamment par le refus répété d’accepter les auxiliaires comme sociétaires. Avec cette limite, la vie démocratique de la Mine aux mineurs était très réelle et assez active. Les administrateurs de la mine étaient des mineurs élus par les assemblées générales, devant lesquelles ils rendaient des comptes. La Mine aux mineurs tenait une à deux assemblées générales par an, dans lesquelles tous les sociétaires pouvaient intervenir à leur gré, et qui donnèrent souvent lieu à des discussions animées. Les ingénieurs de la mine n’étaient que des salariés de la Mine aux mineurs : s’ils avaient des pouvoirs importants en matière de direction du travail au quotidien, ils n’avaient ni pouvoir de sanction, ni pouvoir sur les embauches. De ce point de vue, les sociétaires étaient beaucoup plus libres que les mineurs des compagnies voisines et disposaient d’un vrai pouvoir sur les orientations de la coopérative.
Gros avantage, la Mine aux mineurs fut l’une des toutes premières entreprises françaises à appliquer les huit heures de travail, comme elles étaient conçues à l’époque dans les mines, et bien avant que la loi les rende obligatoires. Du point de vue des salaires, elle paya ses ouvriers, sociétaires ou auxiliaires, un peu plus que les autres mines du bassin. Le vrai point noir est celui des retraites : comme beaucoup de compagnies minières, la Mine aux mineurs n’avait pas constitué de caisse séparée, malgré l’obligation que la loi de 1894 lui en fit. Quand elle fit faillite, elle ne put donc pas servir de retraites à ses anciens salariés.

En fait, la Mine aux mineurs de Monthieu n’a été ni l’aberration contre-productive décrite par les commentateurs proches des compagnies minières ni le morceau d’utopie que voudraient y voir des descriptions trop idéalisées.

Elle fut, du début à la fin, réellement aidée par l’État, qui ne perçut pas la redevance minière qu’il demandait aux autres compagnies. Par contre, elle commença avec des fonds propres très insuffisants, dans une branche qui demandait de gros investissements. Malgré ce gros handicap, et des rendements inférieurs aux moyennes du bassin, elle dura jusqu’en 1908 : de fait, la gestion ouvrière s’était montrée aussi efficace que celle des compagnies capitalistes.
En fait, la Mine aux mineurs de Monthieu n’a été ni l’aberration contre-productive décrite par les commentateurs proches des compagnies minières, qui croyaient souvent à un modèle de l’ingénieur omniscient et tout-puissant, ni le morceau d’utopie que voudraient y voir des descriptions trop idéalisées. Dans l’ensemble, elle a eu de vrais mérites car elle a à la fois sauvegardé une partie des emplois et également été géré de manière à être plus avantageuse et plus avisée que celles d’autres compagnies minières.
Avec ses avancées et ses limites, elle a constitué, tout simplement, une expérience : une des rares expériences autogestionnaires françaises dans un domaine qui s’y prête particulièrement mal, celui des industries lourdes. Une parmi d’autres qui fait réfléchir, par exemple, à l’intégration des nouveaux embauchés parmi les sociétaires. Une expérience irremplaçable, comme toutes les expériences autogestionnaires, pour qui souhaite une société plus juste, plus humaine et plus égalitaire, et ce dans tous les domaines de la vie [8]. Elle a eu des limites. Pas plus que les autres, elle ne constitue un modèle qu’il suffirait de reproduire ou d’étendre pour aboutir à une société idéale. Mais avec les autres expériences alternatives, elle participe à la transformation immédiate des pratiques sociales et à une confrontation immédiate aux difficultés de la pratique sans quoi tous les rêves d’une société meilleure ne peuvent que rester lettre morte.

[1Fondée en 1868 par dix ouvriers dont un ancien chercheur d’or.

[2Fondée en 1886 par le syndicat des mineurs de Rive-de-Gier, qui en employa environ soixante et dura jusqu’en 1899.

[3Le conseil municipal de Paris donna 50.000 francs, Hippolyte Marinoni, le directeur du grand quotidien populaire Le Petit journal en donna autant. La ville de Saint-Étienne, la Chambre des députés, de très nombreux particuliers de toutes opinions souscrivirent ou attribuèrent des subventions.

[4Au puits Chatelus en mars 1887 : 79 morts... Au puits Verpilleux en juillet 1889 : plus de 210. Au puits Pélissier, un an plus tard : encore 118 morts.

[5La série n’était pas finie : la dernière des grandes explosions stéphanoises du XIXe siècle survint le 6 décembre 1891, au puits de la Manufacture, le surlendemain de la Sainte-Barbe et le lendemain de l’inauguration de la Mine aux mineurs. Elle fit 70 victimes, plus les blessés...

[6La commune (soulèvements de 1871 à Paris), ou plutôt les Communes. car il y en eut aussi à Lyon, au Creusot, à Marseille, à Narbonne... et à Saint-Étienne.

[7Le préfet Lépine prit prétexte de la grève de 1892 pour distribuer les 60.000 francs de subventions attribués par la Chambre des députés et la Ville de Paris aux anciens mineurs de la Compagnie Stern et au bureau de bienfaisance de Saint-Étienne, et non à la Mine aux mineurs.

[8Il ne suffit pas de modifier la propriété d’une entreprise, par exemple en la nationalisant, pour transformer son fonctionnement interne.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans les mêmes thématiques...

Saint-Étienne et alentours Couac   GENRE - FEMINISME / MEMOIRE

La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.


Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté

Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MEMOIRE

Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE

La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME / MEMOIRE

Qui sème le vent récolte la tapette

Événement annulé et reporté à l’automne !
Jeudi 13 juin à partir de 19h au 17. Entrée libre.
Présentation du livre Qui sème le vent récolte la tapette, Une histoire des Groupes de libération homosexuels en France de 1974 à 1979, de Mathias Quere aux éditions Tahin Party. En présence de l’auteur et de la maison d’édition.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MEMOIRE

Voter c’est abdiquer

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / LOGEMENT - SQUAT

Rencontre avec Victor Collet autour du livre « Nanterre, du bidonville à la cité » (éditions Agone)

Vendredi 17 mai 2019 à 19h à l’Amicale Laïque du Crêt de Roch (16 rue Royet).
De l’entrée des premiers militants chrétiens dans les bidonvilles jusqu’à la naissance des mouvements menés par les immigrés eux-mêmes, en passant par l’engagement des gauchistes de la faculté toute proche, ce livre est une histoire de rencontres et de luttes.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Préparation de l’évènement autour de Lorraine Coeur d’Acier

AVATARIA, LA LAVERIE et RADIO DIO vous proposent de vous associer à l’évènement qu’elles vont organiser début avril 2020 autour de l’histoire de Lorraine Cœur d’Acier (LCA). Une réunion publique est organisée ce jeudi 10 octobre 2019 à 18h30 à la Guiguette de la vieille Mule à Sainté.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   GENRE - FEMINISME / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Soirée de soutien à CNT Femmes Libres Saint-Étienne le samedi 6 juillet à la Gueule Noire

Soirée de soutien à la CNT Femmes Libres de Saint-Étienne, avec la présentation du groupe, la projection d’un documentaire et des grignotages à prix libres.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Les ouvriers de Colas en grève

Les ouvriers de colas se sont mis en grève pour demander l’annulation du licenciement de leur collègue.


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Grève et journée d’action le jeudi 9 mai

Appel à la grève et journée de mobilisation jeudi 9 mai contre la casse du service public, les réformes Blanquer, la politique du gouvernement. l’Intersyndicale appelle à une manifestation à 10h au départ de la Bourse du travail.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Meeting contre l’anéantissement des services publics !

Les syndicats notamment de la fonction publique appellent à discuter et se mobiliser pour défendre les services publics. Meeting-débat ce mercredi 10 avril, de 18h à 20h à la Bourse du travail. Le contenu de leur appel est repris dans cet article.


Saint-Étienne et alentours   SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Loire Offset Titoulet, c’est fini. 133 travailleur.ses sur le carreau

Comme on pouvait s’y attendre, le tribunal de commerce a annoncé la liquidation de l’entreprise. Le personnel continue la lutte et occupe toujours leur usine, négligée pendant des années par les patrons. Voici le communiqué de l’intersyndicale suite à la décision du Tribunal de commerce de valider la cessation d’activité. Vous pouvez venir leur témoigner de votre soutien sur leur piquet de grève au 82 rue de la Talaudière à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Appel à soutenir les travailleur.ses de Loire Offset Titoulet

Les 133 travailleur.ses de Loire Offset Titoulet vont se retrouver sur le carreau à cause de la gestion patronale. Encore un bel exemple de violence sociale. Mercredi 20 mars, les travailleur.ses lancent un appel pour les soutenir devant le tribunal de commerce de Saint-Étienne, à partir de 13h.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

[Brève] Grève reconductible et occupation à l’imprimerie Loire offset Titoulet

Encore un « plan social » bien dégueulasse. Des employé’es qui ont plus de 20 ans de travail, jeté’es dehors à cause d’une mauvaise gestion de ses patrons avec les primes minimales et c’est tout. Illes occupent leur usine.


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Football militant

La Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) vient de publier un communiqué de solidarité à l’égard des migrant.e.s et des militant.e.s du Briançonnais et de mettre à jour sa présentation très sociale du sport et des loisirs.
Retour sur cette association très active dans la Loire, et zoom sur le foot à 7, ou foot autogéré !


A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
Vague mondiale de colère !  

Le ciel de la capitale chilienne est rouge : des bâtiments et des métros ont brulé toute la nuit. À Hong Kong, les barricades n’en finissent pas de barrer les rues de la métropole. À Barcelone, la police perd le contrôle. À Quito, le président de l’Équateur doit reculer, après avoir été chassé de la capitale par l’insurrection. Nous ne voyons quasiment que ça depuis plusieurs jours, de nos fils d’actualités jusqu’aux médias dominants. Les vidéos des différentes révoltes à travers le monde. Partout autour du globe, les populations se soulèvent contre leurs dirigeants, contre la corruption et l’injustice.


MOBILISATIONS - LUTTES
Gilets Jaunes - Acte 50 : Appel à manifestation nationale à Saint-Étienne  

Depuis plusieurs semaines, l’appel circule sur les différentes plate-forme GJ de la Loire et d’ailleurs. Pour cet acte 50, les GJ de Saint-Étienne appellent à converger sur la ville aux sept collines pour un retour aux sources ! On reprend les bonnes habitudes : rendez-vous samedi 26 octobre à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple. Tou.te.s ensemble ! On lâche rien !


MEMOIRE
Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « Ici on noie les Algériens ! »  

Ce jour-là, des dizaines d’Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C’est un devoir de justice de ne pas l’oublier.
Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins. Cette manifestation rassemble environ 30 000 personnes.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Rassemblement pour les personnes sans logement  

Depuis avril 2019, des personnes se battent à Saint-Étienne pour le simple droit à un logement digne. Depuis avril 2019, les pouvoirs publics à qui devrait incomber cette tâche restent - à une exception près - sans réaction, dans l’indifférence voire dans le mépris total. Depuis avril 2019, un collectif de lutte s’est créé pour tenter de faire face à cette urgence. Le collectif des habitants de la bourse appelle les Stéphanois.es à un rassemblement de solidarité, samedi 19 octobre à 14h, place du Peuple à Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Détruire le capital : un combat vital  

L’heure n’est pas à une écologie de comptoir où on culpabiliserait ceux qui ne font pas le tri, l’heure est à une écologie radicale. On ne peut pas continuer dans un monde capitaliste, il faut s’attaquer aux racines du problème et arrêter de se contenter des guirlandes aux arbres. Continuer avec la surproduction, l’exploitation animale, à vivre dans la société du pétrole, c’est ne pas s’attaquer à la base du problème.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Taclons Puma - 2e round  

Journée d’Action Internationale contre le sponsoring de Puma organisée par le collectif stéphanois de soutien au peuple Palestinien‎.
BDS42 reprend du service mercredi prochain. Ce 16 octobre à partir de 16h30, place du peuple, nous organisons un rassemblement pour la seconde action internationale contre Puma et dans le but de dénoncer leur sponsoring de la fédération israélienne de football.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Appel à témoin suite à l’agression policière raciste du 28 septembre  

Appel à témoins concernant l’agression policière raciste ayant eu lieu rue Rouget de Lisle dans la nuit du 28 septembre.
Comme le racontait un texte publié il y a peu sur Numéro zéro, deux personnes noires ont été agressées par des policiers stéphanois dans la nuit du 28 au 29 septembre. Les forces de l’ordre les ont violemment frappées, humiliées, et ont eu à leur égard des propos et comportements extrêmement racistes et choquants.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Déclaration de la Commune Internationaliste du Rojava  

Alors que Donald Trump a annoncé le retrait rapide des soldats présents dans la région, le président de la Turquie Erdogan en a profité pour menacer d’une opération militaire. Opération lancée hier ; quatre villes subissent des bombardements aériens de l’armée turque. Le but pour Erdogan : éradiquer les forces kurdes et leurs alliéEs en place dans la région du Rojava et éradiquer toute velléité d’émancipation des peuples. Le peuple kurde du Rojava lance un appel à la mobilisation.


ANTIFASCISME
Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos  

Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique.


REPRESSION - PRISON
[Courrier Parloir Hélicoptère] Partage d’experiences et d’outils sur le soutien aux personnes incarcérées  

Lancement de la plateforme Courrier Parloir Hélicoptère pour référencer et partager des expériences et des outils de soutien aux personnes incarcérées.
Nous sommes un petit groupe de personnes qui avons et avons eu des proches incarcéré-es et on a rencontré des difficultés à communiquer avec elleux – ce qui nous a amenés à nous poser des questions sur les outils à mettre en place pour lutter contre l’isolement des personnes incarcérées.


GENRE - FEMINISME
[CNT Femmes Libres Sainté] Présentation et Brochure d’octobre 2019  

« CNT Femmes Libres » est un outil non-mixte de lutte contre les violences patriarcales sur les lieux de travail, dans les pratiques syndicales, dans l’espace privé ou public.


REPRESSION - PRISON
IanB, membre de Désarmons-les ! revient sur son arrestation à Montpellier le 28 septembre 2019  

Samedi 28 septembre, aux alentours de 16h, lors de l’acte 46 des gilets jaunes, IanB, membre du collectif Désarmons-les !, s’est fait violemment interpeller. On nous relate plusieurs faits de violences au même endroit : des coups de matraque qui visaient une observatrice LDH et des personnes qui, dans le passé, ont déjà été mutilées ou blessées par la Police. On nous relate un contexte très violent, anxiogène et paniquant. Dans cette lettre IanB revient sur son interpellation et sur le sentiment d’injustice et de colère qui l’a envahi à sa sortie de garde à vue et sur cette brutalité d’État qui se banalise.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Agression raciste de la part de la police stéphanoise  

Un habitant de la ville a envoyé son témoignage dans lequel il dénonce une agression raciste de la part de la police stéphanoise. Ces faits se sont produits ce week-end et il est primordial de les faire connaître. En effet, ce genre d’agressions de la part des forces de l’ordre n’est pas rare et il faut les dénoncer par tous les moyens !