Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT / MEDIAS / MEMOIRE

Une ville d’armes et d’histoire

Les dossiers Couac

Saint-Étienne a une sacrée histoire, une histoire multiple, des histoires rouges, noires, jaunes, vertes... Mais ici, on va surtout s’intéresser à celle de l’armement, thématique oblige.


Tout commence, on ne sait trop quand, cela diffère selon les sources. Les plus optimistes parlent de traces de forges à l’époque de Jules César, d’autres, peut-être plus sérieux (le Musée d’Art et d’Industrie), annoncent le XIVe siècle pour les premières traces d’armuriers à Saint-Étienne. L’affaire fait son bonhomme de chemin et en 1535 François Ier envoie un émissaire, George Virgile, organiser la production d’armes pour ses guerres italiennes. Voilà le destin de Saint-Étienne pour les siècles futurs : fabriquer les armes du pouvoir. En 1669, on compte dans le recensement de Saint-Étienne 600 armuriers et 50 canonniers pour 28 000 habitants. L’armurerie s’installe, et s’installe même vraiment, car un siècle plus tard (en 1764), Louis XV veut uniformiser et augmenter la production d’armes militaires (quel homme moderne !) et crée alors la Manufacture Royale qui a le monopole des armes de guerre avec celle de Charleville. L’ingénieur Griboval, un type qui n’aurait pas détonné de nos jours, met en place un tas de mesures pour rationaliser la production. Division des tâches entre les ateliers, mécanisation, uniformisation, l’objectif est que toutes les armes soient interchangeables entre elles. Ce qui n’est pas sans faire râler les armuriers, qui perdent de leur indépendance. Un banc d’essai est aussi créé au sein de la Manufacture pour tester les armes. La production augmente, et pendant la Révolution, l’État décide de passer en régie directe de la Manufacture, il n’y a plus d’entrepreneurs en intermédiaire. En période trouble, mieux vaut avoir la main ferme sur l’armement !

La ville est tellement célèbre pour sa production qu’elle s’appellera entre 1793 et 1795 Armeville, ce nom douteux sera heureusement vite oublié… Il faut dire qu’à cette époque, l’ambiance n’est pas très pacifique, et que la Manufacture marche à plein régime ! Le début du XIXe siècle voit la naissance d’affaires encore vivantes telles que Verney-Carron (le Flash-ball), ou Rivollier (qui ne fabrique plus vraiment, mais fournit les habits de la police municipale de Saint-Étienne par exemple). Sous le Second Empire, là aussi on produit beaucoup de fusils. Il faut dire que Napoléon III s’en donne à cœur joie. Après être allé d’abord en Crimée en découdre avec les Russes (1854-1856), il va ensuite en Italie, il agrandit ou crée nombre de colonies (Sénégal, Madagascar, Comores, Djibouti, Cochinchine…), va mettre à sac le Palais d’été de Pékin, et va mettre son grain de sel au Mexique… Je dis « il », mais comme toujours c’est « Leurs guerres, nos morts », lui reste au chaud à Paris, les soldats se battent et les ouvriers stéphanois fabriquent tout le nécessaire pour l’impérialisme français. Et pour cela, en 1864, sont construits place du Treuil les nouveaux bâtiments de la Manufacture, elle quitte alors la place Chavanelle et le quartier des armuriers pour ses nouveaux quartiers (aujourd’hui, Cité du design et tout ce qui l’entoure). La chute de l’Empire est donc un coup dur pour l’armurerie stéphanoise, il faut attendre la Loi Farcy de 1885 libéralisant la production et la vente d’armes, et la production d’un nouveau fusil (le fusil Lebel) un an plus tard pour relancer l’économie stéphanoise.

Un autre monument stéphanois se crée à la même époque : Manufrance. Créée en 1885, elle perdurera durant pile un siècle. Cette entreprise modèle croit bien vite sous le patronage de ses fondateurs Étienne Mimard et Pierre Blachon. Ce dernier meurt au bout de quelque temps, et voilà que Mimard est seul aux commandes. Des bâtiments gigantesques sortent de terre Cours Fauriel, ultramodernes, novateurs, où tout est parfaitement hiérarchisé, chronométré, contrôlé… On dit que Mimard pouvait voir tous « ses » employés depuis son bureau ! Le rêve panoptique ! Arrive la Première Guerre mondiale, et forcément, si les obus explosent, la production d’arme explose, c’est alors plus de 10 000 personnes qui travaillent à la M.A.S. [1]. Et puis voilà 1936 et ses grandes grèves (ou plutôt 1937, on est en retard à Saint-Étienne). La plus célèbre sera celle des cent jours de Manufrance pour obtenir de meilleurs salaires. Étienne Mimard, n’étant pas très doué pour le dialogue et trouvant que sa femme fait déjà un sacré boulot en matière de bonnes œuvres, ne comprend pas pourquoi il devrait augmenter ses ouvriers. La mairie Front Populaire soutient le mouvement, Mimard enrage, des syndicalistes sont licenciés. Finalement, un arbitre nommé par l’État imposera un compromis, que Mimard ne respectera pas (sur la réintégration des syndicalistes licenciés notamment).

Deux ans plus tard, voilà une nouvelle guerre, la M.A.S. est réquisitionnée par l’armée allemande en novembre 1942 pour lui produire des armes. À nouveau, c’est plus de 10 000 personnes qui y travaillent, il s’organise en interne des réseaux de résistance qui sabotent la production. On parle de 99 % de rebut sur certains lots, et de nombreuses machines endommagées. À tel point qu’un agent secret de Londres notera dans son rapport qu’un employé sur deux est un contrôleur qui vérifie que les machines n’ont pas été déréglées, cassées, et que les pièces sont utilisables !
Après la Seconde Guerre mondiale, voilà que la production d’armes de guerre diminue, mais l’armement de chasse lui se porte à merveille. Il faut racheter tous les fusils confisqués par l’armée allemande ! On compte encore 5500 salariés à la M.A.S. en 1947, dont 4700 CGTistes et 750 encartés au PCF ! Mais jusqu’en mai 68, il n’y a pas de mouvement majeur et cette année-là, face aux revendications des ouvriers de la Manu, la direction est plutôt conciliante. L’armement c’est stratégique, donc les revendications ouvrières sont vite satisfaites pour éviter un arrêt trop long de la production et surtout par peur que ceux-ci prennent la production ! Mais avec les années 70 arrive la fameuse crise, Manufrance décline, se fera racheté en 1980 par un certain Bernard Tapie qui signe là un de ses premiers coups fumeux, puis à la fin de cette même année une SCOPD [2] est créée par les derniers employés. Mais en 1985 c’est officiel, Manufrance c’est fini. Pendant ce temps, la M.A.S. ne se porte pas si mal puisqu’elle produit des FAMAS [3] en nombre et qu’elle s’est diversifiée dans divers éléments des chars. En 1989-90, la M.A.S. passe sous le giron de GIAT Industries [4], une entreprise à capitaux d’État, première pierre posée vers sa privatisation. Dix ans plus tard, le site est fermé et vendu aux enchères… Pour devenir la Cité du design. De la guerre au design, il n’y a qu’un pas…

Alors qu’est-ce qu’il reste de toute cette histoire ? Quelques bribes du passé armurier et militaire de Saint-Étienne. Optsys, filiale de Nexter (ex-GIAT) qui fabrique des outils optiques pour mieux tirer sur les méchants depuis les chars est le seul survivant sur le site de la M.A.S. Le banc d’essai teste les armes et fait des tests de résistance sur divers matériaux. EDIACA, imprimerie de l’armée, s’occupe notamment de l’impression des bulletins de salaire des soldats. À Saint-Chamond, on trouve une filiale de Nexter spécialisée dans l’armement et la protection des risques nucléaires, biologiques et chimiques. Voilà pour l’aspect militaire, on a fait le tour. Un ancien CGTiste de la M.A.S. me disait : « si on fait la guerre, au moins qu’on n’engraisse pas les capitalistes vendeurs d’engins de mort. Il faut une production gérée par l’État et qu’on n’en vende pas aux autres ». Mais des armes étatiques, démocratiques, communistes ou libertaires, ça reste des armes, non ?

A la mi-octobre, un nouveau journal pour décrypter l’actualité politique à Saint Étienne et sa région a vu le jour. Un gros dossier sur l’armement dans la région compose le cœur de ce premier numéro. Il y aussi un retour sur l’euro 2016, des brèves sur les personnages de notre région, de beaux dessins, des mots-croisés et autre divertissements...
Vous pouvez trouvez le reste des articles, dans la version papier dans tous les lieux chouettes de Sainté.

[1Manufacture d’Armes de Saint-Étienne est le nouveau nom républicain de la Manufacture Royale

[2Société Coopérative de Production et de Distribution

[3Fusil d’Assaut de la M.A.S.

[4Groupement Industriel des Armements Terrestres


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Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

Retour sur le forum pour le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits

Ce n’est pas un hasard, si ce week-end, se sont rassemblés aussi bien des individus que des collectifs : collectifs de blessés par les armes de la police, des collectifs de soutien aux victimes de violences et meurtres policiers, des militants des mouvements sociaux (syndiqués ou non), des sociologues, des associations soutenant la cause palestinienne, des membres de l’observatoire de l’industrie ,de la défense et de l’armement international…




Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

FAMAS’tival : une parade colorée sous pression

Le "Forum pour le désarmement de la police et la démilitarisation des conflits" appelait, samedi 22 octobre 2016 à un FAMAS’tival. Une déambulation carnavalesque pour dénoncer la politique guerrière coloniale de la France et la répression des « indésirables » par les forces du maintien de l’ordre.




Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

Communiqué suite à l’interdiction par la préfecture du FAMAS’tival

Forum pour le désarmement des polices et la démilitarisation des conflits.
Depuis plusieurs mois, nous préparons un week end de rencontres autour de l’armement.
Des collectifs, des organisations politiques, des individu’es, se coordonnent pour que les 22 et 23 octobre se déroulent à Saint Etienne ces rencontres.




Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

FAMAS’tival : manifestation interdite par la préfécture et campagne de diffamation

Les organisateurs et les organisatrices du "Forum pour le désarmement de la Police et la démilitarisation des conflits" sont la cible d’une campagne de provocation à la violence depuis plusieurs jours et se sont vus interdire la manifestation prévue cette après-midi.
Un appel à rassemblement est maintenu.




Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT

On n’a plus faim

Les dossiers Couac
Voilà déjà trois mois que les réjouissances de la coupe d’Europe de l’UEFA 2016 sont passées, pourtant le banquet pèse toujours sur l’estomac.
Parmi les aigreurs et relents fétides, on compte le dispositif sécuritaire mis en place pour encadrer la fan zone et divers événements rythmés par les matchs, qui peinent à se transformer en selles. Mais aussi une gaillardise d’un autre genre : l’exposition Sainté Créativity (sic) qui a eu lieu du 11 juin au 10 juillet Place de l‘Hôtel de Ville.




Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT / MEDIAS

Verney-Carron, artisan de notre sécurité

Les dossier Couac
À Saint-Étienne, ancien bastion de l’industrie de l’armement, l’entreprise Verney-Carron est une des seules survivantes de la longue tradition armurière de la ville. Petit tour d’horizon du passé et du présent de cette boite aux visées humanistes et bienfaisantes…




Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

FAMAS’tival

Dans le cadre du forum pour désarmer la police
Les 22 et 23 octobre prochain se tiendra à Saint Etienne un "Forum pour le désarmement des polices et démilitarisation des conflits". Deux jours d’ateliers, de discussions, de concert et... de carnaval !




Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT / MOBILISATIONS - LUTTES

Désarmons la police, démilitarisons les conflits !

Les 22 et 23 octobre 2016
Rassemblons-nous contre les violences et les armes de la police !
Parade de rue, discussions, ateliers, concerts...




Opinions   ARMEMENT / GENRES - FEMINISME

De l’indécence de la "solidarité nationale" sur Facebook

Texte d’une Féministe Antifa
C’est l’État Français qui fabrique et vend les armes que les terroristes finissent par pointer sur les populations civiles...




National   ARMEMENT / CONSOMMATION - GLOBALISATION

Objection de ConScience : les cobayes prennent la parole, du 23 au 29 octobre 2004 à Grenoble

Face aux Etats Généraux de la Recherche-Armée-Industrie
C’est à Grenoble, mère de toutes les technopoles, qu’ont lieu les "Etats Généraux de la Recherche" les 28 et 29 octobre 2004. Véritable célébration de la liaison recherche-armée-industrie avec la bénédiction conjointe de l’Etat et des entreprises. Contre cette "recherche & développement" à but lucratif et à effets mortifères éclatent de multiples révoltes d’opinion (Tchernobyl, amiante, OGM, "vache folle", sang contaminé, pesticides, AZF, etc), qui remontent rarement à la racine des catastrophes. Quelle société produit cette science-là ? Quel monde ces techno-sciences produisent-elles ? Sans avoir toutes les réponses, nous présentons quelques objections au cours d’une semaine de débats, projections, visites, expositions, etc.




Saint-Étienne et alentours Couac   MEDIAS / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Couac : réunion publique pour l’élaboration du prochain numéro

Couac, journal local sur Sainté et sa région, a sorti son numéro 3. Et déjà se profile un futur numéro, pour continuer l’aventure de ce canard : enquêter et informer de manière critique sur les événements et faits locaux, sur ce qu’on ne lira pas ailleurs, le tout avec dérision... Une réunion publique est proposée pour contribuer à l’écriture du journal le mercredi 3 mai 2017 à 19h30 au bar l’Entrepots.




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Soirée Sortie Hors-ligne et Couac

Soirée spéciale en présence des équipes de deux journaux stéphanois 100% papier : Couac et Hors-Ligne, qui viendra tout juste de sortir son 3ème numéro le 28 avril 2017 au Remue Méninge.
L’information, oui, mais pas n’importe laquelle !




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Soirée de présentation du n°3 du Couac

Présentation du n°3 du Couac et repas à prix libre
Le numéro 3 de Couac (journal local d’enquête critique) sort des presses cette semaine ! Nous vous proposons de se rencontrer ce vendredi 31 mars 2017 à partir de 19h au bar Le richelieu (74 rue Michelet). L’occasion de découvrir ce nouveau numéro, de partager des envies d’écriture… et un repas à prix libre.




Saint-Étienne et alentours Couac   MEDIAS

Les Wauquiezeries (Couac, n°2)

À lire dans Couac n°2...

Partout, toujours. Laurent Wauquiez, l’homme aux multiples vestes rouges, à la tête de la région Auvergne–Rhône-Alpes, mais aussi vice-président des Républicains et député de Haute-Loire, ne se ménage pas. Depuis la sortie de notre numéro 1, l’homme fort de la Région se frotte à de multiples thématiques à tendance électoralistes.




National   DISCRIMINATIONS - RACISME / GENRES - FEMINISME

2ème numéro de la revue Assiégées

Revue décoloniale, nous poursuivons notre ambition de mettre au centre de la revue les racisé·e·s sous le joug du patriarcat, tout en nous inscrivant dans la lutte contre le capitalisme. Après un premier numéro autour de l’étau, la question qui traverse ce second numéro est celle de la lutte.




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Local Barré : enregistrement public de "Question de choix"

Pour le lancement du local du magazine Barré, le vendredi 3 mars 2017, l’émission "Question de choix" sera enregistrée en direct et en public entre 19h et 20h, avant sa diffusion sur Radio Dio le mercredi suivant. Celle-ci portera sur le thème des médias indépendants et verra, en plus de Dio et de Barré, la présence du journal Couac, ainsi que de Bruno Clémentin (cofondateur de "la Décroissance").




Saint-Étienne et alentours Couac   MEDIAS

[audio] Le 8 février, la "Boîte à surprises" sur Radio Dio invitait Couac

Mercredi 8 février 2017, la "Boîte à surprises" en direct sur Radio Dio, invitait quelques voix de Couac en studio. Pour une présentation du journal, un retour et approfondissement sur le numéro deux du canard local qui pince, et un petit coup de projecteur sur des luttes locales...




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Ces prochains jours en ondes, sur Radio DIO...

Radio Dio, 35 ans, toutes ses dents, et tout son mordant !
Bref programme des émissions spéciales, mensuelles ou surprises des prochaines journées.




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

[Bédothèque de Luxe] Goûter de l’édition BD et politique

La bibliothèque BD des Arts du Forez invite des éditeurs et auteurs pour un rendez-vous convivial le vendredi 17 février 2017 à partir de 17h, aux Arts du Forez (4 bd Robert Maurice - Maison des Associations, 1er étage).




Saint-Étienne et alentours Couac   MEDIAS / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Un canard qui pince à Saint-Étienne et sa région : le n°2 de Couac est disponible !

... Ainsi que les solutions tant attendues des mots croisés.
Le numéro 2 de Couac (journal local d’enquête critique) est disponible depuis fin décembre 2016. Où peut-on le trouver ?




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A Lire ailleurs   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

La bande noire : propagande par le fait dans le bassin minier (1878 - 1885)

Rencontre et débat avec Yves Meunier autour de son dernier ouvrage qui vient de paraître aux éditions l’Échappée le vendredi 5 mai 2017 à 19h à la librairie Lune et l’Autre (samedi 29 avril 2017 à la librairie libertaire La Gryffe à Lyon).




Saint-Étienne et alentours La dérive   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

1336 jours, des hauts, débats, mais debout

L’équipe Bibliothèque de la Dérive vous invite à une soirée "Projection / Discussion" ce vendredi 3 février 2017 à 19h avec "1336 JOURS, DES HAUTS, DÉBATS, MAIS DEBOUT", un film de Claude Hirsch (2015 - 74’)




Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MEMOIRE

Grand Ensemble propose "Mémoires Vives"

Dans le cadre du dispositif "Mémoires Vives", Grand Ensemble, atelier de cinéma populaire, en collaboration avec LE BABET, vous propose une rencontre sur le thème des mémoires de la guerre d’indépendance algérienne le vendredi 3 février 2017 à 18h, au lycée Etienne Mimard (amphithéâtre)




Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

De Firminy à Saint Étienne : la grande route de l’émeute (1910-1911)

A LIRE AILLEURS
Le Temps des révoltes, chronique publiée dans la version papier d’A11, se veut coup de projecteur sur des conflits passés et oubliés : coups de colère ouvrière, longues grèves et révoltes individuelles d’avant 1914. Pour ce premier volet, retour sur la lutte des ouvriers de Chambon-Feugerolles, dans le département de la Loire.
Cet article de Anne STEINER a été publié dans le numéro 11 de la version papier d’Article11




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

Regarde... Single Track - 1985

Kronchtadt Tapes 1982/1988 St Étienne
Les petits fafs de nos campagnes
N’ont rien des skins de Grande Bretagne
Pourtant ils existent eux aussi
Autours de toi dans ton pays
Les CRS et les milices
Sont pleins des mêmes gens qui sévissent
Sous prétexte d’ordre et de paix
Dans les pays du monde entier




Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

4es Rencontres d’histoire ouvrière, par le GREMMOS

20 et 21 janvier 2017 - Bourse du Travail de Saint-Étienne
"Travail et monde ouvrier au temps de la Grande Guerre : le bassin stéphanois de 1910 à 1925"
Depuis trois ans se déroulent les commémorations du centenaire de la Grande Guerre. Les 4es Rencontres d’histoire ouvrière étudieront la place que le bassin stéphanois a joué dans ce conflit, non seulement sur le plan industriel déjà abordé par une exposition du Musée d’Art et d’Industrie mais aussi sur celui des relations sociales et de leur évolution.




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

Rencontre avec l’historienne Michelle Zancarini-Fournel

La librairie Lune et l’Autre a l’immense plaisir de recevoir Michelle Zancarini-Fournel vendredi 2 décembre 2016 à partir de 19h pour une présentation et une discussion autour de son prochain ouvrage "Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours". Le livre paraissant le 1er décembre aux éditions Zones/La Découverte, ce sera une des toutes premières présentations de l’ouvrage en librairie.




National   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

"Rosa Luxemburg et le colonialisme, une approche par essence marxiste et révolutionnaire"

Mort à la guerre ! Mort au capitalisme !
avec Dominique Villays-Poirré et Sabrina Lorre

Pour décrypter les analyses de Rosa Luxemburg Table Rase invite Dominique Villays-Poirré, animatrice du blog de réflexion et d’information, "Comprendre avec Rosa Luxemburg". Elle participe également au collectif de traduction des oeuvres de Rosa Luxemburg en français par Les éditions Agone et le Collectif Smolny. Elle sera accompagnée de Sabrina Lorre, comédienne et metteuse en scène de la compagnie "Ensemble Romana", qui a été notamment à l’initiative de la Quinzaine Rosa Luxemburg (à Saint-Etienne).




Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

Tchernobyl : 30 ans, et après ?

Un programme concernant notre passé et notre futur énergétique
A découvrir cette semaine à Saint Etienne : une exposition photo, une création théâtrale, une projection, des rencontres et des débats




Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MEMOIRE

Izmir, une maison pas comme les autres

Un film sur l’histoire de ce squat stéphanois mythique
Le 26 juillet 2006 à 6h du matin, les CRS venaient défoncer la porte du squat Izmir à St Étienne pour en expulser les occupants. Pour beaucoup de gens, c’est la fin d’un projet riche, intense (parfois), qui a pu créer plein de rencontres, de moments de joie, de colère aussi, de débats enrichissants ou stériles, qui était une source d’informations peu disponibles ailleurs, et qui participait au maintien d’une "culture alternative" sur st-étienne.




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A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
[Brochure - Zine] À l’intersection avec l’A45 #1  

Sortie il y a quelques jours, et diffusé notamment durant la marche voici intersection n°1, cette brochure compile plusieurs textes contre l’A45 :
- 1001 raisons de marcher pour que ça ne marche pas
- Le soleil à l’ombre de l’A45
- Contre l’A45 et la nouvelle prison, refusons les projets d’un monde plein de barreaux !
- Contre l’extension de la carrière de St Julien, mais pas seulement
- A45 qui fait quoi ?


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Rock against police, feuilleton radiophonique sur le 89.5  

Chaque lundi, à 12h et 19h, retrouve les six docus "Rock Against Police" sur le 89.5 : des lascars s’organisent ! : à la fin des années 70, dans un contexte de crise économique et de chômage, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue, qu’ils soient commis par des flics ou des beaufs, se multiplient. Un réseau informel se constitue pour réagir en organisant une série de concerts Rock Against Police au beau milieu des cités. De 1980 à 1983, l’initiative fait tâche d’huile. Plusieurs concerts sont organisés en région parisienne, puis dans le reste de la France.


MOBILISATIONS - LUTTES
Marche contre l’A45 : le récit jour par jour  

Du 27 juin au 4 juillet, nous avons marché contre l’A45 de Saint-Étienne à Lyon. Avec lenteur et détermination, à la rencontre des habitant-es concerné-es par le tracé, en croisant les vécus, les ressentis et les avis sur ce projet. En passant par le grand rassemblement des opposant-es à St Maurice sur Dargoire, qui fut un succès. Nous avons marché aussi pour apporter notre voix, une des voix qui s’élèvent contre cette autoroute et son monde. Cette marche porte en germes notre résistance commune, qui fleurira à l’avenir. On ne lâchera rien !


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Faîtes du libre  

Des concerts, des ateliers pour apprendre et bricoler ensemble, du codage à la portée de chacune, des médias qui racontent des trucs qu’on n’entendra pas ailleurs, des échanges sur l’autonomie, des lieux et des collectifs qui se rencontrent...
Du 5 au 9 juillet à Sainté
Tout le programme est prix libre


REPRESSION - PRISON
Emission Papillon du jeudi 15 juin 2017  

- Présentation du livre Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coup, 26 lettres contre la prison par Hafed Benotman (édition du Bout de la Ville), co-fondateur de l’Envolée, disparut en 2015.
- Présentation de l’Envolée n°46
- Compte rendu du procès en appel de Romain, pour la mutinerie de Valence


REPRESSION - PRISON
Comment se renforcer face à la police et à la justice ?  

Suite à un premier rendez vous en mai, voici un deuxième moment de discussion et d’échanges. Lors de mouvements de contestations, au cours de luttes auxquelles nous pouvons participer, ou dans notre vie de tous les jours, nous pouvons être confronté-es aux flics, et à la justice.
Mardi 20 juin 2017 de 19h00 à 21h30
Rdv sur le quai de la gare du clapier


CONSOMMATION - GLOBALISATION
Banalités de base n°1  

Une première série de 100 aphorismes dialoguant avec des images afin d’établir une critique de l’Empire-marchand et un certain rapport au monde


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Tournée sur la situation au Vénézuela, en soutien au portail Contrapoder, La Libertaria et Indymedia Venezuela.  

Une tournée en France, de juin à septembre, pour présenter des vidéos et débats sur l’Arco Minero del Orinoco du Vénézuela (plan de minerie gouvernemental), et collecter des fonds pour acheter un serveur et un vieux ciné dans les Andes Vénézuelienne pour créer l’ Ateneo Museo Autonomo “La Libertaria”.
En recherche de dates


GENRES - FEMINISME
Soutenons le Festival afroféministe NYANSAPO !  

Soutenons la tenue du festival NYANSAPO, festival afroféministe militant à l’échelle européenne, du 28 au 30 juillet 2017 à Paris. C’est le collectif Mwasi qui organise et accueille cette première édition. C’est sans compter sur les tentatives de sabotage du festival, taxé de "communautariste" puisque proposant des espaces non-mixtes.


REPRESSION - PRISON
Ils sont en train de tuer Fabrice Boromée  

L’administration pénitentiaire veut éliminer Fabrice Boromée alors qu’il ne fait que demander un transfert en Guadeloupe pour être rapproché des siens.
Comme plus de 500 prisonniers originaires des DOM-TOM, Fabrice Boromée purge une peine en métropole, loin de ses proches. Il réclame son transfert en Guadeloupe depuis 2011.


MOBILISATIONS - LUTTES
Interdit(e)s de manif, unissons-nous !  

Ici nous voudrions attirer l’attention sur les interdictions de manifester, et comment y résister. Apparues dans ce mouvement à la mi-mai (à Paris pour onze personnes, à Nantes pour huit personnes et à Rennes pour une personne) les interdictions de manif sont, en réalité, des interdictions de séjour sur une zone donnée pendant une période donnée. En clair, on interdit de se rendre sur le parcours d’une manif le jour où elle a lieu.