Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT / MEDIAS / MEMOIRE

Une ville d’armes et d’histoire




Les dossiers Couac

Saint-Étienne a une sacrée histoire, une histoire multiple, des histoires rouges, noires, jaunes, vertes... Mais ici, on va surtout s’intéresser à celle de l’armement, thématique oblige.


Tout commence, on ne sait trop quand, cela diffère selon les sources. Les plus optimistes parlent de traces de forges à l’époque de Jules César, d’autres, peut-être plus sérieux (le Musée d’Art et d’Industrie), annoncent le XIVe siècle pour les premières traces d’armuriers à Saint-Étienne. L’affaire fait son bonhomme de chemin et en 1535 François Ier envoie un émissaire, George Virgile, organiser la production d’armes pour ses guerres italiennes. Voilà le destin de Saint-Étienne pour les siècles futurs : fabriquer les armes du pouvoir. En 1669, on compte dans le recensement de Saint-Étienne 600 armuriers et 50 canonniers pour 28 000 habitants. L’armurerie s’installe, et s’installe même vraiment, car un siècle plus tard (en 1764), Louis XV veut uniformiser et augmenter la production d’armes militaires (quel homme moderne !) et crée alors la Manufacture Royale qui a le monopole des armes de guerre avec celle de Charleville. L’ingénieur Griboval, un type qui n’aurait pas détonné de nos jours, met en place un tas de mesures pour rationaliser la production. Division des tâches entre les ateliers, mécanisation, uniformisation, l’objectif est que toutes les armes soient interchangeables entre elles. Ce qui n’est pas sans faire râler les armuriers, qui perdent de leur indépendance. Un banc d’essai est aussi créé au sein de la Manufacture pour tester les armes. La production augmente, et pendant la Révolution, l’État décide de passer en régie directe de la Manufacture, il n’y a plus d’entrepreneurs en intermédiaire. En période trouble, mieux vaut avoir la main ferme sur l’armement !

La ville est tellement célèbre pour sa production qu’elle s’appellera entre 1793 et 1795 Armeville, ce nom douteux sera heureusement vite oublié… Il faut dire qu’à cette époque, l’ambiance n’est pas très pacifique, et que la Manufacture marche à plein régime ! Le début du XIXe siècle voit la naissance d’affaires encore vivantes telles que Verney-Carron (le Flash-ball), ou Rivollier (qui ne fabrique plus vraiment, mais fournit les habits de la police municipale de Saint-Étienne par exemple). Sous le Second Empire, là aussi on produit beaucoup de fusils. Il faut dire que Napoléon III s’en donne à cœur joie. Après être allé d’abord en Crimée en découdre avec les Russes (1854-1856), il va ensuite en Italie, il agrandit ou crée nombre de colonies (Sénégal, Madagascar, Comores, Djibouti, Cochinchine…), va mettre à sac le Palais d’été de Pékin, et va mettre son grain de sel au Mexique… Je dis « il », mais comme toujours c’est « Leurs guerres, nos morts », lui reste au chaud à Paris, les soldats se battent et les ouvriers stéphanois fabriquent tout le nécessaire pour l’impérialisme français. Et pour cela, en 1864, sont construits place du Treuil les nouveaux bâtiments de la Manufacture, elle quitte alors la place Chavanelle et le quartier des armuriers pour ses nouveaux quartiers (aujourd’hui, Cité du design et tout ce qui l’entoure). La chute de l’Empire est donc un coup dur pour l’armurerie stéphanoise, il faut attendre la Loi Farcy de 1885 libéralisant la production et la vente d’armes, et la production d’un nouveau fusil (le fusil Lebel) un an plus tard pour relancer l’économie stéphanoise.

Un autre monument stéphanois se crée à la même époque : Manufrance. Créée en 1885, elle perdurera durant pile un siècle. Cette entreprise modèle croit bien vite sous le patronage de ses fondateurs Étienne Mimard et Pierre Blachon. Ce dernier meurt au bout de quelque temps, et voilà que Mimard est seul aux commandes. Des bâtiments gigantesques sortent de terre Cours Fauriel, ultramodernes, novateurs, où tout est parfaitement hiérarchisé, chronométré, contrôlé… On dit que Mimard pouvait voir tous « ses » employés depuis son bureau ! Le rêve panoptique ! Arrive la Première Guerre mondiale, et forcément, si les obus explosent, la production d’arme explose, c’est alors plus de 10 000 personnes qui travaillent à la M.A.S. [1]. Et puis voilà 1936 et ses grandes grèves (ou plutôt 1937, on est en retard à Saint-Étienne). La plus célèbre sera celle des cent jours de Manufrance pour obtenir de meilleurs salaires. Étienne Mimard, n’étant pas très doué pour le dialogue et trouvant que sa femme fait déjà un sacré boulot en matière de bonnes œuvres, ne comprend pas pourquoi il devrait augmenter ses ouvriers. La mairie Front Populaire soutient le mouvement, Mimard enrage, des syndicalistes sont licenciés. Finalement, un arbitre nommé par l’État imposera un compromis, que Mimard ne respectera pas (sur la réintégration des syndicalistes licenciés notamment).

Deux ans plus tard, voilà une nouvelle guerre, la M.A.S. est réquisitionnée par l’armée allemande en novembre 1942 pour lui produire des armes. À nouveau, c’est plus de 10 000 personnes qui y travaillent, il s’organise en interne des réseaux de résistance qui sabotent la production. On parle de 99 % de rebut sur certains lots, et de nombreuses machines endommagées. À tel point qu’un agent secret de Londres notera dans son rapport qu’un employé sur deux est un contrôleur qui vérifie que les machines n’ont pas été déréglées, cassées, et que les pièces sont utilisables !
Après la Seconde Guerre mondiale, voilà que la production d’armes de guerre diminue, mais l’armement de chasse lui se porte à merveille. Il faut racheter tous les fusils confisqués par l’armée allemande ! On compte encore 5500 salariés à la M.A.S. en 1947, dont 4700 CGTistes et 750 encartés au PCF ! Mais jusqu’en mai 68, il n’y a pas de mouvement majeur et cette année-là, face aux revendications des ouvriers de la Manu, la direction est plutôt conciliante. L’armement c’est stratégique, donc les revendications ouvrières sont vite satisfaites pour éviter un arrêt trop long de la production et surtout par peur que ceux-ci prennent la production ! Mais avec les années 70 arrive la fameuse crise, Manufrance décline, se fera racheté en 1980 par un certain Bernard Tapie qui signe là un de ses premiers coups fumeux, puis à la fin de cette même année une SCOPD [2] est créée par les derniers employés. Mais en 1985 c’est officiel, Manufrance c’est fini. Pendant ce temps, la M.A.S. ne se porte pas si mal puisqu’elle produit des FAMAS [3] en nombre et qu’elle s’est diversifiée dans divers éléments des chars. En 1989-90, la M.A.S. passe sous le giron de GIAT Industries [4], une entreprise à capitaux d’État, première pierre posée vers sa privatisation. Dix ans plus tard, le site est fermé et vendu aux enchères… Pour devenir la Cité du design. De la guerre au design, il n’y a qu’un pas…

Alors qu’est-ce qu’il reste de toute cette histoire ? Quelques bribes du passé armurier et militaire de Saint-Étienne. Optsys, filiale de Nexter (ex-GIAT) qui fabrique des outils optiques pour mieux tirer sur les méchants depuis les chars est le seul survivant sur le site de la M.A.S. Le banc d’essai teste les armes et fait des tests de résistance sur divers matériaux. EDIACA, imprimerie de l’armée, s’occupe notamment de l’impression des bulletins de salaire des soldats. À Saint-Chamond, on trouve une filiale de Nexter spécialisée dans l’armement et la protection des risques nucléaires, biologiques et chimiques. Voilà pour l’aspect militaire, on a fait le tour. Un ancien CGTiste de la M.A.S. me disait : « si on fait la guerre, au moins qu’on n’engraisse pas les capitalistes vendeurs d’engins de mort. Il faut une production gérée par l’État et qu’on n’en vende pas aux autres ». Mais des armes étatiques, démocratiques, communistes ou libertaires, ça reste des armes, non ?

A la mi-octobre, un nouveau journal pour décrypter l’actualité politique à Saint Étienne et sa région a vu le jour. Un gros dossier sur l’armement dans la région compose le cœur de ce premier numéro. Il y aussi un retour sur l’euro 2016, des brèves sur les personnages de notre région, de beaux dessins, des mots-croisés et autre divertissements...
Vous pouvez trouvez le reste des articles, dans la version papier dans tous les lieux chouettes de Sainté.

[1Manufacture d’Armes de Saint-Étienne est le nouveau nom républicain de la Manufacture Royale

[2Société Coopérative de Production et de Distribution

[3Fusil d’Assaut de la M.A.S.

[4Groupement Industriel des Armements Terrestres


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Rencontre avec Victor Collet autour du livre « Nanterre, du bidonville à la cité » (éditions Agone)

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De l’entrée des premiers militants chrétiens dans les bidonvilles jusqu’à la naissance des mouvements menés par les immigrés eux-mêmes, en passant par l’engagement des gauchistes de la faculté toute proche, ce livre est une histoire de rencontres et de luttes.


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Deux poids, deux mesures : une semaine d’évènements autour du spectacle « Les Tondues »

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Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Université, mai 1968 – avril 2019 : d’une occupation à une autre

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Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Projection du film « Enfermés mais Vivants ». Rencontre sur l’Univers Carcéral

Au Remue-Méninges, mercredi 17 avril à 20h.
Il reste les murs et les souvenirs, tout le reste a changé. Pendant longtemps, Annette et Louis se sont aimés malgré la prison qui les séparait. Tour à tour ils racontent ces longues années et tracent librement des sentiers dans ces lieux où, avant, on décidait pour eux.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

Projections « Mémoires de mines »

L’association algérienne d’éducation à l’image, Ciné+ (à Timezrit) et le Cinéma Le France (à Saint-Étienne) se sont associés pour développer un projet cinématographique sur le patrimoine minier. Des adolescents algériens et stéphanois se font passeurs de mémoires pour comprendre les histoires industrielles, coloniales et aussi humaines communes à ces deux villes.


Saint-Étienne et alentours   MEMOIRE

La Commune de Saint-Étienne, du 24 au 28 mars 1871

La Commune de Saint-Étienne eut lieu entre le 24 et le 28 mars 1871, après plusieurs jours d’agitation. Le 24 mars une centaine de manifestant.e.s, rejoints par la Garde Nationale et la foule, investissent l’Hôtel de ville et hissent sous la coupole le drapeau rouge.


A Lire ailleurs   MEMOIRE

Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise

Le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer la Garde nationale et les parisiens en prenant le contrôle des canons de la butte Montmartre. L’événement qui aurait pu être anecdotique se transforme en une révolution qui durera deux mois et marquera l’Histoire.


A Lire ailleurs   MEMOIRE / REPRESSION - PRISON

Violence, émeute et conflits sociaux : élements d’instruction pour un député En Marche

Alors que trois députés LREM de la Loire sur quatre ont voté en faveur de la loi anti-casseurs (Borowczyk, Mis, Faure-Muntian) - allant même jusqu’à affirmer pour l’un d’entre eux (M. Borowczyk) que « cette loi n’est pas liberticide » - il nous semble intéressant de publier cet article du site tourangeau La Rotative pour qui les député.es font preuve d’une « ignorance crasse de l’histoire des conflits sociaux en France ».


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEMOIRE

Quand le polar se mêle d’Histoire : rencontre...

Quand le polar se mêle d’Histoire : rencontre avec Hervé Le Corre vendredi 15 février à partir de 19h pour une soirée autour de la Commune de Paris.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MEMOIRE

Projection-débat « Sous l’œil des houillères »

Cinémathèque de Saint-Étienne - Le vendredi 1er février 2019 - Séances à 14h30 et 20h
Résumé : « De 1949 à 1992, un système policier privé a régné au cœur des Houillères du Bassin du Nord-Pas-de-Calais. Son nom de code : le SSB (Service de Surveillance du Bassin). L’œil - et les oreilles - des Houillères, c’était lui et ses trois cents hommes qui savaient tout. »


A la une...

FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Manifestation pour sauver le climat et le droit d’asile  

Samedi 25 mai - Mobilisation européenne #STOP DUBLIN*
RDV à partir de 10h à la Bourse du travail.
Marche pour le droit d’asile et pour le climat.
À midi : partage de pique-nique et prises de paroles au parc du Puits Couriot.
Et aussi, de 13h à 17h après-midi partage place de l’hôtel de ville : lectures et goûter sont prévus (n’hésitez pas à amener des textes qui vous semblent cohérents).


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Grève pour le climat Saint-Étienne - #2  

Nous avons été très nombreux à Saint-Étienne pour le premier acte de ce mouvement mondial, il est temps de remettre ça ! Rendez-vous le 24 mai, 12 h place de l’Hôtel de Ville, départ 13 h.
« Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux. »


MEMOIRE
Voter c’est abdiquer  

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


ANTIFASCISME
L’extrême droite italienne fixe un prix à la mort  

Alors que pas moins de 2 260 migrants ont péri l’an passé en tentant de traverser la Méditerranée, le gouvernement italien à l’initiative de Salvini ne trouve rien de mieux qu’annoncer un projet de loi toujours plus hostile à l’immigration. Si la loi n’est pas encore mise en place, il est important de lutter dès maintenant contre ce projet et toute autre dérive fasciste !


MEMOIRE
Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier  

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


MEMOIRE
Des Vermiraux à Saint-Genest-Lerpt  

Voici un tract distribué à Saint-Genest-Lerpt avant la représentation d’un spectacle de théâtre qui avait comme point de départ la révolte des Vermiraux.

« Aujourd’hui et ici on parle d’une révolte de gamins aux Vermiraux. Là bas, aux Vermiraux, il y avait une colonie, un lieu d’enfermement »


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


LOGEMENT - SQUAT
Campagne collective : on s’affiche pour le droit au logement !  

Depuis plus d’un mois maintenant vous avez pu voir fleurir sur les murs sales de notre bonne ville une campagne d’affiches de soutien aux personnes qui se font régulièrement expulsées de leurs abris. Parce que tout le monde à le droit à un toît et que nous manquons toujours de bras, à vos pinceaux, prêt’es ? Collez !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Déambulation festive contre Serenicity, retour en image  

Samedi 10 mai, une grosse centaine de personne a défilé dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun en musique et en costumes pour contester le projet d’écoute de l’espace public.


MEDIAS
Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !  

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


FLICAGE - SURVEILLANCE
L’installation des micros-mouchards dans le quartier Tarentaise-Beaubrun est repoussée  

Suite à la vive polémique suscitée par la publication des documents de la maire sur le projet de « Safe City » par la quadrature du net, la CNIL demande à la ville « des informations supplémentaires sur ce dispositif ». Pour autant la bataille continue et il ne faut pas baisser la garde.


LOGEMENT - SQUAT
Actions en soutien aux expulsé-e-s de la Bourse du Travail  

De nombreuses actions depuis le début du mois dont des performances / lectures ce vendredi 25 mai 2019 à 13h place de l’Hôtel de Ville.
La mobilisation de ces différents moyens d’intervention dans l’espace public nous rappelle notre devoir citoyen et incite à des gestes engagés en vue d’une solution de logement durable. Assurons un accueil en dignité !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Projection-débat pour l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour  

Le 15 mai 2019, le Dix-sept accueille l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour, un infotour parti de Bure pour questionner notre rapport au nucléaire, mieux cerner les enjeux localement et susciter des actions.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Suite de la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers  

Suite à la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers le 26 avril, la maire a déposé plainte hier matin et la gendarmerie est venue remettre une convocation concernant Vincent Bony à son domicile dans l’après midi pour « vol en réunion ». L’audience aura lieu à la brigade de gendarmerie de Sorbiers (Loire), rue de l’entente, mardi 7 mai à 15h... Le communiqué d’Alternatiba est reproduit ici.


MEMOIRE
[Radio] Du trafic dans le tiroir #7 : Mohamed Saïl  

Émission « Du trafic dans le tiroir » sur Radio Dio - Épisode 7.
Nous sommes heureux d’accueillir dans cette émission, Alawa, habitant de Saint-Étienne qui nous aidera à nous orienter dans l’histoire, du début du siècle, entre la France et l’Algérie. Car nous convoquons ici le dit Mohamed Saïl, né en octobre 1894 à Taourirt village de la commune de Souk Oufella en Kabylie, mort en 1953 à Bobigny, militant communiste libertaire dont nous suivrons la trace et le parcours entre l’Algérie de sa naissance, la France et l’Espagne où il s’engagea un temps auprès des antifranquistes. Retour sur un kabyle anarchiste voguant entre Kropotkine, Bobigny ou encore la Kabylie...


MOBILISATIONS - LUTTES
Manifestation du 1er mai à Saint-Étienne : récit en image  

Mercredi 1er mai, 10h00, le cours Victor Hugo commence à se remplir. Pour cette traditionnelle mobilisation de la fête du travail répondent présent.e.s de nombreu.ses.x manifestant.e.s : de la CGT, de Solidaire, de la CNT, des Gilets Jaunes, de la FSU, de la France Insoumise, des JC, du Pink Block, de la RAP…


LOGEMENT - SQUAT
Être à la rue tue : un an après le décès de Jean-Claude  

Être à la rue tue. Il y a un an, le 1er mai 2018, est décédé Jean-Claude dit « Le Cow-Boy », qui vivait dans les rues stéphanoises.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Appel à soutien : réquisition citoyenne solidaire  

Appel à venir soutenir l’occupation de l’ancienne poste de Solaure pour y loger les personnes qui se trouvaient auparavant à la Bourse du Travail, et tou.te.s celleux qui en ont besoin.