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Le 25 octobre 2008, par dial
24 Ottobre 2008
Appello Nazionale
Aux facultés mobilisées, aux étudiantEs, aux doctorants, aux précaires de la recherche

“Nous ne payerons pas la crise” est le slogan avec lequel la mobilisation a commencé au sein de l’Université de la Sapienza (Rome). Un slogan simple, dans cette crise globale qui est la crise du capitale lui-même, de la spéculation financière et immobilière, d’un système sans règle ni droit, d’une gestion sans scrupule de la société. La résolution de cette crise ne peut se faire au détriment de l’éducation, de l’École à l’Université, de la santé et du contribuable en général. Ce slogan est devenu célèbre de ville en ville par le bouche à oreille. Des étudiants aux précaires, du monde du travail à celui de la recherche, personne ne veut payer la crise, personne ne veut mutualiser les pertes alors que les bénéfices sont privatisés. C’est la raison de la contagion qui s’est disséminée cette semaine.

La multiplication des mobilisations dans les écoles, les universités et les villes. Voilà qui suscite la peur, le chien va t’il mordre ? La réaction du président du conseil Silvio Berlusconi ne s’est pas fait attendre : “la police pour les université et les écoles occupées”, “nous allons éteindre la violence du pays”. Hier, Berlusconi a déclaré vouloir augmenter le soutien financier de l’état aux banques et faire de l’état et des dépenses publiques le garant des emprunts aux entreprises. En d’autres termes, réduire le budget de l’éducation, diminuer les ressources pour les étudiants, réduire le budget de la santé mais donner plus d’argent aux entreprises, aux banques et au secteur privé. Nous demandons alors où se trouve la violence : dans les occupations ou dans la loi 133 et dans le décret Gelmini qui n’ont pas été discuté au parlement ? Dans notre désaccord ou dans son étouffement avec l’aide de la police ? Est-il violent de se mobiliser pour défendre notre université et l’école publique ou de les démanteler pour favoriser les intérêt économique de quelques-uns ? La violence est du côté du gouvernement Berlusconi.

De l’autre côté, celui de la faculté et de l’école occupées, c’est la joie et l’indignation de ceux qui luttent pour leur propre futur, de ceux qui n’acceptent pas d’être réduit au silence, qui veulent rester libre. L’état dit que nous savons seulement dire non, que nous n’avons rien à proposer. Rien de plus faux : au cours des occupations et des assemblées de ces derniers jours, nous construisons une nouvelle université, une université sociale, une université de connaissance, une université de conscience. Étudier est pour nous fondamentale. Ce que nous retiendrons de cette protestation : occuper pour faire vivre l’Université publique, protester pour continuer à étudier ou faire de la recherche. Bien des choses dans l’Université et dans l’École vont changés, mais une chose est certaine, ce changement ne passera pas par sa “définanciarisation”. Changer l’Université signifie augmenter les ressources, soutenir la recherche, valoriser le processus de formation, garantir la mobilité (des études à la recherche). En revanche, la “définanciarisation” a un seul but : transformer les universités en fondations privées et décréter la fin de l’Université publique. L’objectif et les moyens sont clairs : la loi 133 a été approuvé au mois d’août et face au désaccord de milliers d’étudiants ils invoquent l’intervention de la police. Ce gouvernement veut détruire la démocratie à travers la peur et la terreur. Mais aujourd’hui, depuis la Sapienza en lutte et depuis les facultés occupées nous déclarons ne pas avoir peur et nous ne ferons pas demi tour. Notre intention est plus que jamais de faire reculer le gouvernement : nous ne mettrons un terme à la lutte que quand le loi 133 et le décret Gelmini seront retirés ! Cette fois-ci nous irons jusqu’au bout, nous ne voulons pas perdre, nous ne voulons pas baisser la tête devant tant d’arrogance. À cette intention nous invitons toutes les facultés mobilisées du pays a en faire de même : continuons la lutte et les occupations et que des milliers d’autres écoles et facultés soient occupées. De plus, suite à l’extraordinaire succès de la grève et de la manifestation du 17 octobre, en accord avec les syndicats, nous croyons qu’il est temps d’élaborer une réponse unitaire et coordonnée. Nous proposons de donner vie à un second appel nationale :

  • Une journée de mobilisation le Vendredi 7 novembre avec des manifestations locales dans toutes les villes ;
  • Une grande manifestation nationale du monde de l’éducation, de l’Université à l’École à Rome le vendredi 14 novembre, journée au cours de laquelle l’intersyndicale a décrété jour de grève à l’Université, une journée pour rassembler les étudiants, les chercheurs et les doctorants en luttes.
D’autre part, nous considérons comme utile et nous sommes solidaire de la grève générale de l’école promis par l’intersyndicale le Jeudi 30 octobre.

Ce qui se passe ces jours-ci est une mobilisation extraordinaire et ébordante, une nouvelle vague, une vague que nous n’avons pas l’intention d’étouffer mais plutôt voir vaincre. Faisons croître cette vague, faisons croître la volonté de lutter. Ils nous préfère idiots et résignés, mais nous sommes intelligent et en mouvement. Notre vague ira loin !

Depuis la faculté occupée de la Sapienza à Rome.

http://133.anche.no/


Manifestation Iazza Cavalieri, Pisa

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