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De quoi les gilets jaunes sont-ils le « non » ?




À Saint-Étienne comme dans toute la France, des milliers de « gilets jaunes » ont défilé, bloqué des axes stratégiques, routes, autoroutes, ronds-points, etc. Un mélange hétéroclite de gens s’est réuni autour cette étrange revendication - qualifiée ça et là de « poujadiste » - sur la baisse du prix de carburant. Voici un petit florilège de textes d’opinion et témoignages, à lire sur divers sites.


Pourquoi j’irais samedi à la manif des gilets jaunes ?

Pour ne pas rester dans la position de l’observateur qui s’apparente trop souvent à un mépris de classe.

Samedi j’en suis

Nous avons entendu beaucoup de choses à propos du mouvement des gilets jaunes tout au long de la semaine.

Dans les milieux militants ou intellectuels de gauche, les discours sont partagés. D’une part : un rejet franc et net du mouvement se refusant de voir ici autre chose que l’expression d’une partie de la population raciste, sexiste, non consciente des enjeux de classe ou de l’urgence écologique, soit une lutte profondément réactionnaire autant dans ses énoncés que dans sa composition.
De l’autre, une sorte de curiosité voir d’enthousiasme, à l’égard d’un phénomène qu’on admet volontiers complexe à délimiter et qui peut donc apparaître comme une « rupture de la temporalité pacifiée » (toujours bonne à prendre), avec l’émergence d’un nouveau sujet dans nos schémas de représentations, celui du « beauf vénèr », du pauvre en colère, autant de signifiants à la rescousse du vide qu’a laissé derrière le concept de « peuple » heureusement disparu de la théorie radicale.
Un événement qu’il convient donc de « regarder de près » voire de côtoyer pour ensuite, « revenir dessus » quand tout cela se sera tassé. Vivement que tout cela se termine donc, qu’on puisse enfin prendre le temps de réfléchir.

On l’aura donc compris, d’un côté comme de l’autre il s’agit de maintenir une position extérieure à tout cela, par peur de trop se mouiller, de nager dans l’inconnu ou carrément par dogmatisme.

Voilà la première de nos contradictions que nous renvoie à la figure ce phénomène nouveau : sommes-nous des militants et penseurs révolutionnaires ou bien des militants progressistes refusant le risque du dangereux plongeon dans l’inconnu que représente une ’’massification de la lutte’’ (ce qui peut se défendre, si c’est assumé) et des intellectuels qui pensent sur la révolution.

Au fond voulons-nous vraiment que ça change ?

Si nous sommes prêts à assumer la première option, alors nul doute sur le fait que nous devons en être, et en être pleinement. Seulement cela ne signifie absolument pas se compromettre avec des valeurs qui ne sont pas les nôtres, bien au contraire, en être signifie prendre parti, exister dans le champ politique, d’abord du côté de tous ceux qui refusent la domination de l’État et du capital, et puis sur le terrain, contre ceux qui articulent cette logique de la révolte à des énoncés réactionnaires ou discriminants et auprès de tous ceux dont la colère s’exprime pour l’instant de manière rudimentaire, non formulée ’’j’en ai marre’’. Bref comme ils le disent eux-mêmes « non-politique » pour insister sur le fait qu’il n’est pas de colère ’’a-politique’’.

Faire cela c’est se refuser de rester dans la pire position qui soit, celle de l’indifférence, celle de l’observateur qui s’apparente trop souvent à un mépris de classe, position qui mène à ne rien gagner mais qui peut tout perdre. Nous devons participer au phénomène de polarisation qui aura nécessairement lieu si le mouvement perdure, quels énoncés émergeront et prendront le pas. Dans un premier temps, il s’agit de tout faire pour qu’existe un ’’pôle d’énoncés’’ qui continuera à se focaliser sur le gouvernement, les riches et donc pas sur les arabes, les immigrés, les ’’pd’’.

Après tout, la fragmentation même irréconciliable des forces contestataires est un élément courant des épisodes révolutionnaires, dans bien des villes qui on connu de vraies révoltes populaires, on pouvait voir là un rond-point tenu par des royalistes, un autre par des anarchistes, un autre encore par des communistes. C’est dans ces moments d’ouverture des possibles que se jouent les batailles décisives, « au corps à corps » dirait-on, loin des engueulades de commentaires facebook ou de colloques universitaires.

Ceux qui sont clairement contre le ralliement ont en fait déjà tranché la question : la composante du mouvement est essentiellement réactionnaire, le combat est déjà perdu..

Lire la suite de cet article sur paris-lutte.infos : https://paris-luttes.info/sur-la-ma...

On a le même maillot mais a-t-on la même passion ?

Depuis samedi, le mouvement des gilets jaunes ne cesse de soulever une quantité de questionnements qu’il est bien difficile de démêler et qui rendent compliquée la manière de s’y rapporter.

Au cinquième jour d’une mobilisation d’une forme totalement nouvelle (largement commentée, je n’y reviendrai pas) et qui a fait la démonstration de sa capacité d’organisation matérielle, l’heure n’est plus à se demander s’il faut ou non s’intéresser à ce qui se passe sur les blocages mais plutôt comment s’y rapporter, quel rôle y a-t-il à y jouer. Force est de constater que dans cette situation, nous n’évoluons pas sur notre terrain de jeu habituel et c’est précisément ce qui fait de ce mouvement quelque chose de déroutant. Les lignes de clivage usuelles que nous rencontrons dans les mouvements syndicaux n’ont plus cours dans cet ensemble protéiforme, prétendument apolitique et soudé par la colère, dont les moyens d’expression sont parfois totalement opposés et contradictoires.

Attention à ne pas remplacer le mépris de classe par un fantasme de classe.

Dans ce contexte d’inconnue, il est important de ne pas se laisser aller à une défiance trop facile vis-à-vis d’une partie de la population que nous connaissons finalement peu, et certaines craintes entendues avant ou au début du mouvement sont déjà caduques. Le qualificatif de poujadiste tombe aussi vite qu’il a refleuri (voir à ce sujet l’article éclairant de dijoncter.info), l’extrême droite n’est pas aux manettes des opérations, et la beauferie n’est pas en soi un motif d’inimitié politique.

A l’inverse, à invoquer le mépris de classe, attention à ne pas le transformer en fantasme de classe. Nous ressentons tous une forme d’excitation à voir se réaliser spontanément des blocages massifs que nous appelons depuis des années, et à voir se déployer une certaine ingéniosité logistique. Si nous pouvons ressentir une proximité avec ’’ce que font les gilets jaunes’’, il n’en demeure pas moins que certaines facettes du mouvement nous restent en travers de la gorge et que leur répétition en différentes occasions et différents endroits ne peuvent pas nous voiler la face : oui les affects racistes ou homophobes sont bien présents au sein du mouvement (à différentes échelles selon les points de blocage) et ils ne peuvent pas être réduits à des sentiments isolés exprimés par quelques abrutis vite réduits au silence par leurs camarades de lutte.

Le mouvement a certes prouvé que les affects racistes et homophobes n’étaient pas le moteur de sa colère mais il ne s’est pas non plus franchement saisi de la question.
Nous ne pouvons pas nous contenter d’opposer aux accusations de racisme que des gens se sont interposés pour empêcher telle ou telle agression. Avant-hier au rond-point des vaches, un automobiliste d’origine maghrébine a été menacé par un gilet jaune armé d’un taser. Oui, d’autres sont intervenus pour empêcher l’agression mais ça n’en fait pas une preuve que la question du racisme est posée au sein du mouvement, d’autant que la scène s’est déroulée sous un flot d’insultes tenus par d’autres bloqueurs. On peut très bien ne pas vouloir lyncher des descendants d’immigrés et tenir un discours raciste.

Pour le moment, à travers des revendications assez floues, le mouvement des gilets jaunes tient à l’écart plusieurs sujets qui sont pourtant brûlants et qui mettent directement en cause la politique de Macron. Il semble globalement partagé au sein des gilets jaunes que ce qui est chouette dans ce qui se joue en ce moment, c’est de lutter sans se soucier de savoir qui est avec qui et de se sentir solidaire au-delà des clivages sociaux. Le tout soutenu par un ras-le-bol de voir ses conditions d’existence se détériorer (qui par la hausse du prix du gasoil, qui par la hausse de la CSG…).

Lire la site de cet article sur a-louest.info : https://a-louest.info/On-a-le-meme-...

Témoignage d’un gilet jaune publié sur le site de lundi matin :

’’ Depuis samedi, nous nous sentons un peu moins seuls et un peu plus heureux ’’

Que pensent les gilets jaunes

Bonjour,
J’ai 57 ans et je suis employé dans une PME en Seine-Maritime. Je ne suis pas un de vos lecteurs mais il s’avère que mes enfants vous lisent régulièrement et qu’après de longues heures de discussion (et d’engueulades) ce dimanche, ils m’ont convaincu de rédiger et de vous envoyer ces quelques réflexions sur le mouvement des gilets jaunes auquel je suis heureux et fier d’appartenir.

Pour commencer, je tiens à dire que ce qui suit n’est que mon avis et mon regard sur le mouvement. Il est influencé par ce que j’ai vu et ce dont j’ai discuté tant avec des amis qu’avec mes enfants donc. Contrairement à tous les médias qui tentent de nous ausculter depuis deux jours, je ne prétends pas dire la vérité sur ce mouvement qui est composé de nombreuses personnes très différentes avec des idées différentes, des objectifs différents et probablement des rêves très différents. Ce que nous avons en commun, c’est notre ras-le-bol et notre action. C’est à la fois beaucoup et très peu mais il s’avère que désormais, on existe.

Avant même que nous agissions, la plupart des médias et de nombreux politiciens nous on décrit comme des gros balourds anti-écologiques qui voulaient préserver le droit à polluer tranquille. Sur quelle planète pensent-ils que nous vivons. Contrairement à eux, nous avons les pieds sur terre. Non, nous ne réclamons pas le droit à polluer chaque jour un peu plus une planète déjà bien mal en point. Ce que nous refusons c’est ce chantage dégueulasse qui consiste à faire peser sur nos épaules la responsabilité du carnage écologique et son coût. Si la planète est dans cet état, si on n’est même pas certains que nos petits enfants y survivront, c’est pas parce que nous utilisons notre voiture pour aller au boulot mais parce que des entreprises, des dirigeants et des hommes politiques ont jugé pendant des années qu’il fallait mieux faire tourner l’économie à toute blinde plutôt que de se préoccuper des animaux qui disparaissent, de notre santé, de notre avenir. C’est d’ailleurs ce qu’ils continuent de faire en nous faisant les poches pour financer une pseudo transition écologique pas du tout à la hauteur des enjeux. Ces gens se sont décrédibilisés dans à peu près tous les domaines mais quand il est question de l’écologie et de la survie de l’humanité, là, il faudrait leur faire confiance. À d’autres.

Certains disent que nous bloquons tout pour pouvoir mieux redémarrer le lendemain. C’est pas vrai. En tous cas, ce n’est pas mon cas. Ce que nous bloquons, c’est notre vie quotidienne. Les départementales, les nationales, les zones commerciales. Nous bloquons le train-train de notre propre vie. A Paris, les gilets jaunes ont voulu bloquer Disneyland aujourd’hui, la police les en a empêché et ils ont donc décidé de seulement rendre le parking gratuit. Quand tu vas à Disneyland et que tu apprends en arrivant que tu vas devoir payer 20€ juste pour pouvoir te garer, tu penses quoi. Les gilets jaunes ils ont pensé que c’était du racket et l’ont rendu gratuit pour tout le monde. Que tu sois pour ou contre Disneyland, t’es pour que le parking de Disneyland soit gratuit.

Sur les blocages, il y avait des syndicalistes plutôt sympas mais qui passaient leur temps à dire à qui voulait les entendre qu’il fallait s’en prendre aux patrons, s’organiser sur nos lieux de travail, etc. Ils ont certainement raison mais le problème c’est que nous ne travaillons pas tous dans de grandes usines ou de grosses entreprises dans lesquelles le rapport de force nous permet de faire pression pour que nos salaires augmentent. Beaucoup d’entre nous sont simples employés, auto-entrepeneurs, chômeurs, etc. Le patron que nous avons par contre tous en commun, c’est Macron, c’est donc lui qu’on veut faire plier.

Après, oui c’est vrai que bloquer le pays ce n’est pas forcément révolutionnaire et pour tout dire, je ne suis pas bien certain de savoir ce que ça pourrait vouloir dire aujourd’hui de faire la révolution. D’un côté, il y a tellement de choses qui nous étouffent, nous asservissent, nous abêtissent et nous rendent globalement malheureux mais de l’autre il y a un mode de vie qui nous tient et auquel on tient. La famille, les barbecues avec les amis, les collègues de travail, ça peut paraître futile mais désolé, non, on ne passe pas nos soirées à regarder Arte et nos week-ends à aller au musée.
D’ailleurs, je suis pas un spécialiste de l’Histoire mais je crois pas qu’en 1789 ou en 1968, les manifestants savaient précisément ce qu’ils voulaient et la direction qu’ils voulaient prendre avant que les événements commencent. Je suis peut-être trop optimiste mais je pense qu’il faut que nous nous fassions confiance.

Après, je comprends que ce flou, cet inconnu, fasse peur à certains. Beaucoup de gens dans mon entourage n’ont pas voulu rejoindre les gilets jaunes car ils disaient que c’était un truc de facho manipulé par le Front National. Sauf que ce n’est pas le cas, ils sont nombreux les politiciens qui voudraient récupérer le mouvement, le FN en première ligne (et Mélenchon pas loin derrière) mais pour l’instant aucun n’y arrive. Entendons-nous bien, je ne dis pas qu’ils n’y arriveront pas mais si cela arrive ce sera le cancer qui tuera le mouvement. Et oui, j’ai vu à la télévision qu’il y avait eu des actes et des insultes intolérables contre des homosexuels et des personnes d’origine étrangère, ça me révulse comme tout le monde mais c’est dégueulasse d’en faire ses choux gras pour amalgamer tout le monde et sous-entendre que lorsqu’on est ’’populaire’’ on est forcément bêtes et méchants. J’ajoute qu’aux deux blocages auxquels j’ai participé, le rond-point d’accès à toute une zone industrielle et toutes les entrées de la plus grande zone commerciale de la région, il n’y a pas eu d’incidents si ce n’est quelques prises de bec parfois un peu violentes verbalement avec quelques automobilistes qui en avaient marre d’attendre et faisaient franchement la gueule. Oui il y a bien des racistes et des abrutis sur les blocages mais c’est à nous qu’il revient de mettre les points sur le i avec eux, pas aux éditorialistes bien au chaud sous les projecteurs de leurs plateaux télés. Leur petit avis sur tout, on s’en fout.

Lire la suite ici : https://lundi.am/Depuis-samedi-nous...

Texte trouvé sur la page FB du collectif "le gueuloir" de Saint-Étienne :

« LE MOUVEMENT DU 17 : TOURNANT OU SORTIE DE ROUTE ?

Aller ou ne pas aller au mouvement du 17 ? Telle est la question du moment.

Il faut dire que celle-ci est complexe. Ce mouvement a émergé dans des conditions tout à faire spécial : pour une fois il ne s’agit pas d’un appel parti des organisations syndicales, mais d’un raz-le-bol qui a fleuri sur les réseaux sociaux avant de se concrétiser sous la forme de gilets jaunes.

Qui est derrière tout ça ? C’est la deuxième question qui revient le plus et pour laquelle il est difficile d’apporter une réponse, car depuis que cet appel a été passé différentes structures et institutions politiques s’en sont emparé, si bien qu’on trouve à la fois : des fachos, des black bloc, des Insoumis, des socialo, des motards en colère, etc.

Ce qui est sûr, c’est que ce sujet en apparence trivial réuni une flopée de gens aux idées et aux motivations divergentes, voire opposées, et qu’il rencontre à l’inverse des opposants aux idées et aux motivations tout aussi différentes.

Plusieurs points de ce mouvement suscitent, en effet, la méfiance voire la réticence. Déjà il y a, comme on l’a déjà dit, le fait que des fachos et des flics, habituels opposant des manifestants, risquent exceptionnellement du même côté de la barricade au cours de cette mobilisation.

Ensuite, il y a aussi l’objet de la mobilisation qui est source de dissension, celui-ci a le don d’énerver les plus écolos des militants qui préféreraient manifester contre l’industrie du pétrole et pour des transports moins polluants (et ça se comprend).

Cette mobilisation est aussi critiquée à cause du côté assez léger de ses revendications. En effet, pourquoi militer contre la hausse du prix du carburant alors que le gouvernement est en train de nous enfoncer avec des tas d’autres réformes beaucoup plus catastrophiques ? (cf : loi travail, casse des services publics, réformes de l’éducation, hausse de la CSG, etc).

Mais si l’objet de la mobilisation semble assez trivial, ce qu’il se cache derrière l’est beaucoup moins. En effet, la hausse du prix de l’essence peut faire sourire les militants les plus investis, mais il existe beaucoup de personnes pour lesquelles la voiture est un élément nécessaire et essentiel du quotidien.

À cette époque du travail mobile et casualisé, marqué par les boulots à temps partiel, les horaires atypiques et la multiplication des déplacements, la voiture est devenue un outil essentiel. De nos jours, on ne peut quasiment plus trouver de job si on n’a pas le permis. Pour ces trajets, tout comme pour les trajets quotidiens, les campagnards sont moins bien lotis que les citadins, car ils doivent faire des trajets très long qui leur coûtent souvent un bras (d’autant qu’ils doivent payer les péages).

Ainsi la question du prix de l’essence n’est-elle pas si anodine, car elle renvoie à d’autres réalités qui y sont rattachées : l’injonction à la mobilité au sein du travail, les dépenses de plus en plus chère à tous les niveaux et la mauvaise foi du gouvernement qui incite les gens à être plus écolos alors qu’ils n’en n’ont pas les moyens et cela tout en permettant à l’industrie du pétrole et à celle du nucléaire de prospérer.

Voir cet article de Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/fr...

Ce mouvement de protestation pourrait dépasser la seule critique consumériste du pouvoir d’achat pour s’atteler à des questions plus larges, car derrière ce cri de colère se cache un sentiment aigu d’injustice d’un écart de plus en plus croissant entre les milieux les plus précaires et ceux les plus aisés...

Alors ce mouvement est-il le coup de fronde qui va conduire à une révolution comme certains semblent l’espérer ? Il est vrai qu’il serait plaisant d’y croire, tant ce mouvement fait penser aux bonnets rouges et au printemps arabe. Sauf que contrairement eux il n’est né que d’internet. Celui-ci peut-il vraiment se concrétiser ? Difficile d’y croire lorsqu’on voit comme il est difficile de rameuter des gens dans la rue avec de simples événements facebook. Si cela arrive, il s’agirait d’une première !

Néanmoins, à l’heure actuelle, il est impossible de savoir si ce mouvement va prendre ou non, ni la forme il va adopter. Certains motivés souhaitent bloquer au-delà du 17, espérant le renfort des ambulanciers, des routiers et de certains commerçants décidés à fermer boutique le samedi. Mais vont-ils vraiment avoir ce soutien ? En tout cas ce qui est sûr c’est que la plupart des mouvances syndicales ont décidé de se tenir à l’écart de ce mouvement, mais peut-être changeront-elles d’avis si le mouvement prend de l’ampleur...

En bref, on ne sait pas ce que ce mouvement va donner.

Voir ce post de Nantes Révoltée : https://www.facebook.com/Nantes.Rev...

En fin de compte, on ne peut spéculer et parier sur l’avenir, car tout va dépendre nombre et des gens qui seront présents, de tout ça dépendra le genre d’actions qui seront menées et cela risque d’être très différent d’une ville à l’autre. À chacun de faire son choix en acte et conscience.

Alors ce mouvement a-t-il se solder par une simple journée de mobilisation ou déboucher sur une grève générale et illimitée ? Réponse le 17. »

Gilets jaunes et écolos, pas le même maillot, mais la même récupération


Les Lyonnais.es étaient 15 000 à manifester pour le climat le 8 septembre, et ce samedi 17 novembre, peut être que 15 000 autres Lyonnais.es manifesteront pour défendre leur pouvoir d’achat. Et pendant que les premiers traitent les seconds de beauf, et les seconds traitent les premiers de bobo, Macron se frottera les mains. Car il ne faut pas se voiler la face, en 2022, face à des Français.es à bout qui se tournent vers les’’extrêmes’’, Macron se fera réélire sur un programme de ’’défense de la démocratie’’. Et au final, le climat sera toujours dans la merde et la paupérisation générale toujours en marche.

Pendant ce temps, les cheminot.es étaient 500 à manifester le 9 novembre pour un vrai service public du rail. Pour la relance des lignes rurales fermées durant ces 30 dernières années, forçant les ruraux à utiliser leurs voitures, non par choix, mais par non-choix. Pour la non privatisation de la SNCF et le maintien d’un service public accessible à tou.tes, ou du moins plus accessible qu’aujourd’hui. Pour le développement, ou du moins le non-enterrement, du ferroutage pour que le transport de marchandise ne se fasse plus par camion avec tous les dégâts environnementaux que cela implique. En somme pour un service public du transport qui soit écologique et social ... bizarrement on était qu’une pauvre cinquantaine à être venu manifester avec eux.

Et pourtant, ne serait-ce pas la solution la plus simple, la plus bénéfique, et la plus écologique pour tout le monde qu’on arrête de lutter de manière divisée, soit pour des voitures polluantes qui sont vouées à disparaître à court ou moyen terme, soit à cause de leurs ravages écologiques, soit à cause de la disparition de la matière première, soit de manifester pour ’’la nature’’, le ’’climat’’ comme concept éthéré qui n’engage au final les gouvernants qu’à faire de belles phrases sans n’avoir à agir concrètement pour rien. Ou alors, plus cynique, mais tellement plus malin de leur part, d’utiliser les manifestant.es pour le climat pour justifier une nouvelle hausse d’impôt qui n’a pour but que de combler le déficit de l’État que le gouvernement Macron a creusé à force d’exonérer d’impôts les plus riches, en transformant l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (-3,2 milliards d’euros pour l’État), en supprimant la taxe d’habitation (qui touchait plus fortement les détenteurs de capitaux immobiliers), et en réduisant l’impôt sur les sociétés.

Mais surtout la politique macronienne est basée sur un concept simple. Depuis la mort du Parti Socialiste et l’affaiblissement des Républicains, le ’’centre’’ est dans les choux et il est le seul représentant auto-proclamé d’une voix ’’raisonnable’’ et ’’démocratique’’ face à la montée des ’’extrêmes’’. Pour s’assurer une réélection dans un système politique où les élections les plus importantes sont à deux tours (présidentielles, régionales, législatives ...), Macron n’a pas besoin d’être soutenu par la majorité de la population, mais uniquement par un très léger tiers des électeurs (qui ne représentent pas eux même la moitié de la population). Car il sait que le report des voix entre l’extrême droite et l’extrême gauche est très faible et que tout duel électoral avec un ’’extrême’’ jouera toujours en la faveur du ’’centre’’. Selon une conception du ’’centre’’ et des ’’extrêmes’’ totalement flou et propre à une analyse politique d’un plateau télé entre un épisode de télé-réalité et un événement sportif. Car soyons clair, Macron n’est en rien un modéré, mais mène une politique violente (extrémiste) contre les pauvres, les immigrés, etc .... Ce n’est pas pour rien que médias dominants et politiciens en marche crient aujourd’hui au poujadisme face à une exaspération légitime de la population d’être ponctionnée toujours plus pendant que le gouvernement exonère les plus riches réformes après réformes.

On pourrait aussi débattre sur le tapage médiatique de ce mouvement du 17 novembre. Si la cause écologique, et la lutte contre le réchauffement climatique, sont récupérées par Macron pour ces magouilles politico-financières, cette journée d’action est une grande foire à la récupération maladroite. Entre le Rance Nationaliste qui récupère en bloc et donne raison à tous ceux qui souhaitent réduire cette colère à une crise poujadiste, et la France ’’c’est moi’’ qui hésite entre ne pas froisser ces électeurs urbains, donc forcément écolos-bobos anti-voitures, et soutenir ses électeurs ruraux, et qui donc patauge dans l’entre-deux intenable, cette journée d’action risque de se résumer à un jeu politico-médiatique de qui réussira à récupérer les bulletins de vote pour les élections européennes de mai 2019. Cette récupération est d’autant plus facile que les appels à manifester et bloquer le 17 novembre sont flous, issus de réseaux sociaux désorganisés et ne proposent au final rien d’autre qu’un statu-quo sur le prix du gazole. Une aubaine pour celui ou celle qui gueulera le plus fortement et qui pourra récupérer une colère légitime.

Lire la suite sur le site de rebellyon.info : https://rebellyon.info/L-ecologie-e...

Chantage vert, colère noire, gilets jaunes

Récit et analyse subjective de la manifestation dijonnaise des ’’gilets jaunes’’.

On était plusieurs amis à scruter le mouvement des gilets jaunes qui s’annonçait depuis un petit moment. Attentifs parce que, mine de rien, le mouvement est relativement spontané, et part d’une colère légitime : une nouvelle taxe qui vient toucher des populations déjà bien précarisées, notamment les campagnes et leurs laissé·es-pour-comptes. Sceptiques aussi, puisqu’évidemment les tentatives de récupération de la classe politique, et en particulier de l’extrême-droite (de Wauquiez à Le Pen) ne nous ont pas échappé. On est donc allé sur place pour voir ce qu’il en était vraiment.

L’évidence selon laquelle Macron est un nuisible semble largement partagée. En se dirigeant vers le lieu du rassemblement - à Dijon c’était le parking du Zénith, aux abords de la rocade - les premiers groupes de gilets jaunes apparaissent plusieurs centaines de mètres avant le point de rendez-vous. On s’y attendait et cela nous le confirme : la foule va être massive. Comme on espère toujours la voir dans les luttes sociales, mais aussi comme on a pu la voir dans les douteuses marches ’’Je suis Charlie’’. On ne va pas s’avancer à annoncer des chiffres : cette manif était bien trop massive et foisonnante pour permettre un décompte. On se contentera de dire que la manif dépassait largement les 5000 à 6000 personnes, chiffres annoncés par la Préfecture.

Lire la suite sur le site de dijoncter.info : https://dijoncter.info/?chantage-ve...

À lire sur le mouvement du 17 novembre :

- Gilet jaune : en voiture !

- Le 17 novembre sera-t-il apolitique ?

- Blocage contre l’augmentation des prix et son monde

- C’est jaune, c’est moche et ça peut vous pourrir la vie…

- 17 novembre : qui sont les « gilets jaunes » ?

- Pouvoir d’achat : des mesures dérisoires



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A Lire ailleurs   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

[Valence] A bas l’atome citoyen : manif anti-nucléaire le mardi 4 juin

Le coming out de la nucléocratie ne lésine pas sur le jargon participatif à la mode : « gouvernance » du risque, entrée dans la « transparence », implication « citoyenne ». L’énormité de l’arnaque ne devrait soulever en temps normal que le mépris et indignation, et ne trouver face à elle qu’une salle vide. Elle va pourtant trouver, à Valence, des admirateurs et des complices un peu bruyants. Rendez-vous ce mardi 4 juin à partir de 17h à la DIRECCT (70 avenue de la Marne 26000 Valence).


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Manifestation pour sauver le climat et le droit d’asile

Samedi 25 mai - Mobilisation européenne #STOP DUBLIN*
RDV à partir de 10h à la Bourse du travail.
Marche pour le droit d’asile et pour le climat.
À midi : partage de pique-nique et prises de paroles au parc du Puits Couriot.
Et aussi, de 13h à 17h après-midi partage place de l’hôtel de ville : lectures et goûter sont prévus (n’hésitez pas à amener des textes qui vous semblent cohérents).


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Grève pour le climat Saint-Étienne - #2

Nous avons été très nombreux à Saint-Étienne pour le premier acte de ce mouvement mondial, il est temps de remettre ça ! Rendez-vous le 24 mai, 12 h place de l’Hôtel de Ville, départ 13 h.
« Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux. »


Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME / MEMOIRE

Qui sème le vent récolte la tapette

Événement annulé et reporté à l’automne !
Jeudi 13 juin à partir de 19h au 17. Entrée libre.
Présentation du livre Qui sème le vent récolte la tapette, Une histoire des Groupes de libération homosexuels en France de 1974 à 1979, de Mathias Quere aux éditions Tahin Party. En présence de l’auteur et de la maison d’édition.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MOBILISATIONS - LUTTES

Actions en soutien aux expulsé-e-s de la Bourse du Travail

De nombreuses actions depuis le début du mois dont des performances / lectures ce vendredi 25 mai 2019 à 13h place de l’Hôtel de Ville.
La mobilisation de ces différents moyens d’intervention dans l’espace public nous rappelle notre devoir citoyen et incite à des gestes engagés en vue d’une solution de logement durable. Assurons un accueil en dignité !


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Grève et journée d’action le jeudi 9 mai

Appel à la grève et journée de mobilisation jeudi 9 mai contre la casse du service public, les réformes Blanquer, la politique du gouvernement. l’Intersyndicale appelle à une manifestation à 10h au départ de la Bourse du travail.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MOBILISATIONS - LUTTES

Déambulation festive contre SERENICITY & Cie

Associons-nous pour contrer les dérives sécuritaires, et refusons le dogme de la ville connectée et déshumanisée. Nos quartiers ne sont pas des laboratoires !
Déambulation festive le samedi 11 mai.
RDV à 13 heures sur la passerelle du puits COURIOT.
Venez nombreux.ses avec percussions et casseroles.


A la une...

MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Ouverture de l’antenne bénévole SOS MÉDITERRANÉE à Saint-Étienne  

Les bénévoles de l’antenne de Saint-Étienne vous invitent à la soirée de lancement. SOS MÉDITERRANÉE est une association de citoyens européens décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger les rescapés et sensibiliser l’opinion publique.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
[Oulx] Appel à la solidarité contre les répressions à la frontière franco-italienne  

Située à dix km de la frontière italienne, Oulx est un carrefour obligé sur la route vers la France. Depuis décembre, la Casa Cantoniera Occupata est un lieu autogéré pour toutes celleux qui veulent s’organiser contre le dispositif frontalier, pour celleux qui veulent le franchir ou le détruire. La Casa a besoin d’aide et lance un appel à toutes celleux qui ont envie d’agir, dès maintenant et pour tout l’été.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Rassemblement contre la réforme de l’assurance chômage  

Mercredi 26 juin à 10h30 devant la maison de l’emploi. Ripostons à l’attaque sans précédent du gouvernement contre les chômeuses et les chômeurs !


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
« Cœur d’Histoire » : beaucoup de bruit pour...  

Jeudi 20 Juin 2019 à 18h dans une salle de la Bourse du Travail avait lieu une réunion durant laquelle le maire de Saint-Étienne et son adjoint à la politique du logement Monsieur Jean-Pierre Berger, remettaient une synthèse des quatre ateliers thématiques qui se sont déroulés ces derniers mois, dans le cadre du projet « Cœur d’Histoire », des ateliers auxquels ont participé tout au plus 300 habitant.es., qui, aux dires des Stéphanois.es interviewé.es pour cet article, n’étaient pas très représentatifs de la population dans son ensemble.


FLICAGE - SURVEILLANCE
GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire  

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les ouvriers de Colas en grève  

Les ouvriers de colas se sont mis en grève pour demander l’annulation du licenciement de leur collègue.


AIDE A LA REDACTION
Topo Numéro Zéro 2019  

Le Numéro Zéro existe depuis 2003. Rapide retour en archives sur son histoire et son fonctionnement.


MEDIAS
Fête du Numéro Zéro  

Samedi 29 juin, Numéro Zéro fête ses 16 ans, 2 mois et 4 jours à Ursa Minor !
Stands, rencontres, concerts et cotillons !
Ouverture des portes à 17h et à 18h : rencontre autour des squats, des luttes pour le logement et des sans-papiers, avec le collectif l’amphi Z de Lyon et les personnes en lutte à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Qui est Magali Tabareau, la juge attaquée chez elle au LBD ?  

Lundi 17 juin 2019 vers 9h30, deux personnes munies de casques de moto ont sonné à la porte de la présidente de la cour d’assises de Versailles, Magali Tabareau, à Nézel. Lorsqu’elle a ouvert sa fenêtre, elle a reçu un tir de Lanceur de Balle de Défense en plein visage, sous l’œil. Elle a été hospitalisée dans la foulée, victimes de multiples fractures. Article publié sur Desarmons-les !


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Soutien aux mobilisations en Algérie : quinzième rassemblement à St-Étienne  

Alors qu’en Algérie la contestation ne faiblit pas pour réclamer la fin du système que symbolisait l’ancien chef de l’État Bouteflika, la solidarité continue à s’exercer à l’étranger. Dimanche 16 juin se tenait à Saint-Étienne le quinzième rassemblement en soutien au peuple algérien.


MEMOIRE
La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans  

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize  

Le collectif SERENICITY lance une pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize. Signez ! Diffusez ! Cette pétition et les signatures collectées seront ensuite envoyées à la Commission nationale informatique et libertés avec un courrier d’explication.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
[Radio] Joie, rage et courage - Qu’est-ce qui se trame ?  

Alors qu’une troisième ligne de tramway va arriver à Saint-Étienne, retour sur les choix de construction des lignes de tramway et les projets de restructuration urbaine avec la gentrification en toile de fond. Petit exemple de lutte contre les transports payants avec les mutuelles des fraudeur-euses et les actions des R.Z. en Allemagne à la fin des années 70.


LOGEMENT - SQUAT
Logement : pas de repos sur Les Lauriers  

Si le rejet par le tribunal de l’expulsion de la Poste à Solaure a donné un peu de répit à ces personnes à qui l’on refuse l’accès à un logement, il n’en demeure pas moins qu’elles sont contraintes, ici comme ailleurs, de vivre dans un squatt. Rencontre avec un de ceux qui slaloment entre les squats, la rue et l’hébergement d’urgence (article paru initialement dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019).


MEMOIRE
Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles  

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Quartier Saint-Roch : nouveau théâtre de rénovation urbaine  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.
La transformation du quartier Saint-Roch vise à redynamiser un quartier qualifié de « précaire », « peu attractif », « peu sécuritaire ». L’aspect participatif du projet est revendiqué par les aménageurs. Nous avons donc mené l’enquête et nous sommes interrogés sur le lien entre l’EPASE (Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) et les associations du territoire.


REPRESSION - PRISON
Ambert : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)  

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.


LOGEMENT - SQUAT
Une expulsion rejetée comme une lettre à la poste  

Le 14 mai, dans la boîte aux lettres de l’ancienne poste de Solaure est arrivé un courrier, plus précisément une requête cachetée du sceau de la commune de Saint-Étienne. La présente convoquait l’occupant officiel des lieux à une audience au tribunal administratif de Lyon le 24 mai 2019. Récit du procès.


LOGEMENT - SQUAT
Pas d’expulsion à Solaure ! Conférence de presse et rassemblement  

Ce mardi 4 juin, appel à rassemblement place Jean-Jaurès à 17h30 pour une conférence de presse à propos du droit au logement pour tou.te.s et de la situation des personnes en demande d’asile à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le Couac n°7 est sorti !  

L’équipe du Couac vous présente un nouveau numéro de son pigeon dépenaillé. Avec une formule qui ne change pas : des brèves, des articles d’actu et d’investigation sur différents thèmes ainsi qu’un dossier. Un dossier cette fois consacré aux différentes formes de contrôle sur la ville et ses habitant.e.s. On vous propose ici l’édito du numéro.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Luttes en Grèce - Rencontre avec des membres de Rouvikonas  

A l’occasion d’une tournée en France et en Belgique, des militants de Rouvikonas viendront à Saint-Étienne, au lieu autogéré La Dérive (91 rue Antoine Durafour) le mercredi 5 juin à 19h.
Comment résister face au durcissement des régimes politiques en Europe ? Comment sortir du capitalisme et de la société autoritaire ? Sur quelles bases créer des convergences de luttes ? Que propose Rouvikonas ?


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et la Safe City  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019. Un « atelier numérique Google » va s’installer à Saint-Étienne, sans doute à l’angle de la place Jean Moulin et de l’avenue de la Libération (ex Royal). Au-delà du barnum organisé autour de cette arrivée par G. Perdriau et J.M. Mis, député LREM, que peut bien signifier cette installation, ainsi que l’annonce de Serenicity, dispositif d’écoute sonore de l’espace public ?


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La jeunesse, mobilisée pour le climat et réprimée  

Retour sur la seconde mobilisation à Saint-Étienne le 24 mai suite à l’appel international Youth For Climate : une belle mobilisation mais une répression policière inattendue et scandaleuse !


FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)