Saint-Étienne et alentours Couac   TRAVAIL - PRÉCARITÉ

Grandeur et décadence des coopératives de consommation


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Alors que l’agro-industrie, la production de masse, peuvent nous entraîner à consommer beaucoup trop et mal, il est temps de revisiter l’histoire de ces coopératives qui ont permis, durant un siècle, une autre consommation à partir du besoin réel des gens, particulièrement des prolétaires. La disparition de ces coopératives en seulement deux ans (1985-1986) a constitué une grande perte. Mais cette très longue expérience nous montre qu’il est possible de développer un secteur alternatif ambitieux au capitalisme, porteur, à terme, de transformation sociale.


En 1835, Michel-Marie Derrion crée au 95 montée de la Grande Côte, dans les pentes de la Croix-Rousse, une épicerie sous l’enseigne Au commerce véridique et social, considérée comme l’ancêtre des coopératives. Sa naissance à Lyon, juste après les insurrections des canuts (1831-1834), n’est pas un hasard car c’est à l’époque la ville où la misère ouvrière est la plus visible et où on peut trouver en abondance des sociétés secrètes de réformateurs. C’est aussi un lieu qui inspire les penseurs du socialisme émergeant : Fourier [1], plus tard Proudhon [2], tous deux nés à Besançon mais qui séjourneront à Lyon.
Ce magasin, qui connaît un succès rapide mais bref (trois ans), ne servira cependant pas comme référence car ses principes de fonctionnement sont insuffisamment progressistes [3]. Le véritable démarrage de ces coopératives de consommation intervient donc en 1844 avec la création des Équitables Pionniers de Rochdale, près de Manchester, notamment inspiré par les travaux d’Owen [4]. Quatre règles fondatrices seront systématiquement reprises par la suite : liberté d’adhésion, principe de la prise de décision selon un homme, une voix, répartition des bénéfices entre les consommateurs au prorata de leurs achats, rémunération des capitaux uniquement sous forme d’intérêts.
À l’époque, l’épicier capitaliste est qualifié de « picsou », pratiquant des prix très élevés (dus aussi à la multiplicité des intermédiaires) pour des produits de piètre qualité. Par ailleurs, le crédit systématique place les clients dans une logique de dépendance et d’appauvrissement permanent, la paie suivante ne servant qu’à rembourser les dettes contractées.
La coopérative refuse cela : elle impose le paiement au comptant, veut garantir des prix raisonnables (dus à la suppression de tous les intermédiaires) pour des produits de qualité.

La coopération est révolutionnaire car elle appelle les consommateurs et les producteurs à s’unir sur une base égalitaire pour s’autogérer sans patron ou État interposés.

Dans l’esprit des théoriciens du début du XIXe siècle, les coopératives de consommation sont la première brique (avec les coopératives de production et les mutuelles) d’une société alternative au capitalisme, alors en plein essor. Ils espèrent qu’elles vont devenir rapidement dominantes par dissémination. Mais si ces coopératives ont pu se développer de façon conséquente, elles n’ont jamais atteint une taille leur permettant de s’affranchir totalement des logiques capitalistes. La coopération est révolutionnaire car elle appelle les consommateurs et les producteurs à s’unir sur une base égalitaire pour s’autogérer sans patron ou État interposés. Mais dans les faits, elle est réformiste car elle doit tenir compte de la législation et du système économique dominant.
Dès le milieu du XIXe siècle, des coopératives se créent dans beaucoup de pays européens, mais aussi aux États-Unis, au Japon… À Lyon, la Société des Travailleurs Unis (créée en 1849), possède, après seulement deux ans, un magasin de gros, sept épiceries, une boulangerie, deux boucheries, deux magasins de charbon, un entrepôt de vin, une pâtisserie et une fabrique de chocolat. Les bénéfices réalisés sont en totalité attribués à des œuvres d’éducation et de solidarité : elle finance ainsi deux écoles primaires et une caisse des invalides du travail. Mais dès le coup d’état de Louis-Napoléon (décembre 1851), le nouveau pouvoir ordonne la liquidation de toutes les sociétés ouvrières dites fraternelles, à ses yeux foyers potentiels de républicanisme et de révolution.
Le véritable développement des coopératives de consommation n’interviendra en France que dans les années 1870. Dans la Loire, parmi les dizaines créées à cette époque, les plus significatives sont La Solidarité (Roanne, 1872), l’Union des Travailleurs (Saint-Étienne, 1876), l’Alliance des Travailleurs (Saint-Chamond, 1879), La Renaissance (Firminy, 1881), La Providence (Terrenoire, 1884)… Elles sont créées par les salarié.e.s d’entreprises (Jacob Holtzer pour La Pensée, ou celle des personnels de La Poste créée en 1905, La Coop), de branches d’activité (les mines…), parfois par des syndicats (la SCATS, Société coopérative des travailleurs du sous-sol, à Roche la Molière par des militants de la CGT en 1944).

Le quart de la population française est adhérent des coopératives

Le nombre de membres en France passe de 350 000 en 1873 à plus de 880 000 en 1913. La guerre de 1914-1918 va encore renforcer les coopératives car elles assurent mieux l’approvisionnement des zones urbaines, notamment ouvrières. En 1920, elles sont environ 4 600 pour près de 2 500 000 membres. Les responsables nationaux estiment alors que le quart de la population française est adhérent des coopératives. Dans le même temps, le mouvement se structure dans la Fédération Nationale des Coopératives de Consommation (FNCC, 1913) et l’Alliance Coopérative Internationale (ACI, 1895).
En France ses promoteurs se retrouvent dans l’École de Nîmes, assez vite portée par Charles Gide [5]. Ceux-ci poussent au renforcement de leur coordination (notamment par la mise en place d’une centrale d’achat nationale, la Société générale des coopératives de consommation, SGCC), et au regroupement des coopératives autour d’un territoire. Dès 1930, il n’en reste plus que 1.391, jusqu’à 550 en 1962, alors que, dans le même temps, le nombre de magasins croît à presque 10 000 en 1962, et que le nombre de membres monte à plus de 3,5 millions.
Les disparités régionales sont cependant importantes : entre 1935 et 1955, si La Renaissance (Roannais) progresse de 74 % en nombre d’adhérent.e.s, et l’Union des Travailleurs (bassin stéphanois) de 20 % en augmentant leurs parcs de magasins, la croissance d’Unicoop (Rhône), certes conséquente (53 %), est réalisée en perdant environ un quart de ses magasins. En 1955, la part de la distribution alimentaire prise par les coopératives dans la Loire est alors de 10,5 %, en s’appuyant sur la plus grande densité ouvrière de France (41 % de la population active en 1946). Dans le Rhône, où la population est plus diversifiée et la concurrence plus forte, cette part n’est que de 4,1 %.

Une marque nationale, Coop

En 1969, une marque nationale, Coop, s’impose sur les enseignes de tous les magasins et sur les presque 300 produits issus de leurs quinze usines. C’est aussi le début d’une interrogation qui ne fera qu’enfler dans les années 70 et 80 : celle de développer des super et hypermarchés. Il est vrai qu’alors la bascule vers les grandes surfaces paraît inexorable, tous les groupes capitalistes (à la notable exception du stéphanois Casino) abandonnent les petites succursales, supposées très coûteuses en frais de personnel, en immobilier et en logistique. Mais pour les coopératives, cette fuite en avant, dévoreuse de capitaux et facteur d’éloignement avec les sociétaires, peut être suicidaire. Ainsi, à Saint-Étienne, le seul Rond-Point Coop (hypermarché) sera ouvert à Villars en 1985, puis vendu six mois après (car il n’y a plus d’argent) à Auchan.

Dans les faits, la coopération est réformiste car elle doit tenir compte de la législation et du système économique dominant.

Des coopératives vont disparaître de certaines zones très urbanisées (à Lyon, Unicoop sera dissoute au début des années 70), elles résisteront mieux dans les zones rurales et dans les grands bassins industriels. Mais le mouvement poussera à la fusion des coopératives saines avec celles en difficulté. Ainsi, l’Union des Travailleurs (Saint-Étienne) fusionnera à la fin des années 70 avec celles de Moulins et de Guéret, puis reprendra une partie des magasins de celle de l’Ain en 1981, avec des coûts alourdis.
Par ailleurs, les grands groupes capitalistes jouent sur des prix bas (ou affichés comme tels), en s’appuyant sur des centrales d’achat capables d’imposer leurs conditions aux producteurs (souvent de façon cynique), et sur l’importation de produits à bas coûts, de piètre qualité. Les coopératives, qui avaient su faire de la question du prix un avantage (par des circuits courts et en se dotant d’une centrale d’achat nationale), voient leurs marges bénéficiaires s’effriter d’autant que les productions de qualité de leurs propres usines deviennent « trop chères ».

La catastrophe arrive dans les années 1985-1986

Au début des années 1980, les Coop ne réalisent plus que 2,4 % des ventes nationales au détail. Elles comptent environ 6500 magasins (35 % de moins que le sommet de 1961), dont 395 supermarchés et 49 hypermarchés (chiffres de 1985). La catastrophe arrive dans les années 1985-1986 avec la disparition de nombreuses coopératives locales (dont celle de Saint-Étienne en 1986), de la centrale d’achat, de toutes les usines et du laboratoire coopératif, de la revente de la FNAC (alors leur propriété collective). Les conséquences sociales sont lourdes : les effectifs salariés chutent de 43 000 salariés en 1975 à 14 000 en 1987.
Seules subsistent alors les coopératives de Normandie-Picardie (fusionnées en 1990, restées coopératives mais depuis 2009 aux enseignes « Leader Price » — du groupe Casino — pour les épiceries, et « Système U » — coopérative de commerçants — pour les grandes surfaces), de Saintes (devenue Coop Atlantique, « Système U » depuis 2012), de Champagne (« Leader Price » depuis septembre 2017) et d’Alsace (disparue en 2015). Aujourd’hui, il n’y a plus en France de magasins à l’enseigne Coop, alors qu’ils sont toujours présents au Royaume-Uni, en Suisse, en Italie, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, au Japon, au Canada…
Cet effacement des Coop se fait sans réaction du pouvoir politique socialiste, alors que ses responsables invoquent Jaurès dans leurs discours (lui a soutenu la coopérative Verrerie ouvrière d’Albi en 1896, et a été l’un des instigateurs de la création de la FNCC). Parallèlement, ils privilégient la restructuration très coûteuse des entreprises nationalisées en 1981-1982, au détriment de coopératives qu’ils ne contrôlaient pas directement, ce qui confirme leur vision étatique. À l’époque, un soutien financier relativement peu coûteux (une caution auprès des banques, qui refusaient de prêter aux Coop dont les parts sociales ne sont que le fait de particuliers peu solvables) aurait sans doute permis de passer la crise et d’accompagner une réorganisation du mouvement.
Mais il existe des causes internes qui peuvent expliquer cette chute brutale. Les coopératives, toujours plus grosses suite aux regroupements, ont été entraînées dans une dérive bureaucratique qui a dépossédé leurs sociétaires de tout pouvoir. Dès 1967, l’Alliance Coopérative Internationale alertait pourtant : c’est dans le « retour vers ses sources populaires spontanées plus que dans un économisme néo-capitaliste que le mouvement coopératif doit chercher son adaptation ».

La renaissance de l’esprit coopératif ?

Par ailleurs, vu de notre époque où le recul du grand commerce est manifeste, les grands groupes investissant désormais dans de petites unités, le passage aux grandes surfaces était-il indispensable ? L’exemple du réseau Biocoop, surtout développé à partir des années 1980 (au moment où les Coop s’effondrent), montre la pertinence de supérettes de proximité, vendant des produits de bonne qualité non soumis aux dérives de l’agrobusiness, perceptibles dès cette époque.
Cela aurait pu mettre les Coop en porte à faux vis-à-vis de leurs sociétaires, le plus souvent de milieu populaire, aux faibles revenus et peu sensibles à ces problématiques. C’est là que l’éducation à une maîtrise de leur consommation, le soutien à des structures d’insertion productrices de légumes revendus dans le réseau, la promotion d’un commerce équitable avec les producteurs locaux ou du « sud », la certification y compris autonome des produits vendus, même non bio et donc moins chers (le réseau disposait d’un excellent laboratoire de tests) auraient pu être mobilisés.
Comme Biocoop, les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, qui organisent un lien direct du consommateur avec les producteurs) et les supermarchés coopératifs (dont les membres fournissent un travail bénévole) représentent des alternatives qui s’inscrivent dans la filiation des coopératives de consommation et qui renouvellent ses approches, même si certaines de ces innovations doivent être discutées.

[1Charles Fourier (1772-1837). Il imagine les phalanstères, tout à la fois habitats collectifs et coopératives ouvrières de consommation et de production. Une de ses nombreuses déclinaisons, le familistère de Guise (créé vers 1870 par l’inventeur du poêle Godin) durera un siècle (jusqu’en 1968

[2Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), animateur du courant mutuelliste et l’un des pères de l’anarchisme. Il insiste sur l’organisation interne des coopératives (préfigurant les principes de l’actuelle autogestion) et sur les rapports des coopératives entre elles par la théorie du fédéralisme (convention par laquelle des organisations engagent des relations d’échanges librement consentis dans un rapport égalitaire, rompant avec la logique dominants-dominés propre au capitalisme).

[3Le magasin Au commerce véridique et social, « ne peut être considéré comme la première coopérative car la ristourne n’y constituait qu’un procédé commercial, elle n’excluait pas le profit du commerçant et ne s’insérait pas dans un programme de transformation sociale et économique », Michel David, dans L’évolution des formes d’exploitation, 1950.

[4Robert Owen (1771-1858) : au départ c’est un patron industriel philanthrope qui s’investira dans la création de coopératives. Il restera cependant en retrait de l’action politique et privilégiera un socialisme de transformation sociale.

[5Charles Gide (1847-1932) : pour lui, la coopération doit amener la transformation totale de la société par la multiplication à l’infini de nouvelles associations et ce sera alors « l’émancipation de la classe ouvrière par la transformation du salariat ». Il sera surtout, dans l’entre-deux-guerres, le grand réorganisateur du mouvement des coopératives de consommation (via la FNCC), en poussant au regroupement des coopératives, au développement d’outils nationaux (centrale d’achats, revue d’analyse, élaboration d’un outil statistique…).


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  • Texte très intéressant ! Dans son livre « Utopie et socialisme » (éd. L’échappée), Martin Buber a proposé une autre explication, complémentaire mais plus philosophique, du relatif « échec » de l’utopie coopérative, du moins du point de vue de son projet initial (remplacer en totalité le commerce capitaliste) : cette utopie prenait en compte la production et la consommation comme deux catégories séparées, divisant ainsi ce qui devrait pourtant être réuni dans la vie quotidienne. Les Amap qui proposent aux consommateurs de travailler une partie du temps chez le paysan producteur sont une piste à explorer pour sortir de l’impasse pointée par Buber.


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Saint-Étienne et alentours Couac   FLICAGE - SURVEILLANCE / INFORMATIQUE - SECURITE

Cartographier la surveillance

À Saint-Étienne, difficile de circuler dans le centre ville sans être observé par Big Brother. Et en période de mouvement social, il n’est pas inutile de savoir où se situent ces yeux qui nous épient. Le site internet « Saint-Étienne sous surveillance » recense les caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville (estimées à 329). Entretien paru dans le Couac n°7 avec A., l’une des personnes qui en a été à l’origine, sur le contexte de sa mise en place et sa pertinence aujourd’hui.


A la une...

MEDIAS
Bienvenue au Numéro Zéro nouveau ! 

Le Numéro Zéro déménage !
Attendue depuis longtemps, reportée pour cause de confinement, une nouvelle version de votre site d’informations locales préféré sera mise en ligne très prochainement.
C’est maintenant ici que ça se passe : https://lenumerozero.info !


DROITS SOCIAUX - SANTE
Vivre à Sainté (et alentours) en temps de Corona virus 

Contrairement à ce qu’affirme M. Le Président : non, nous ne sommes pas en guerre ! Nous sommes juste confronté.es à une situation exceptionnelle, face à un État qui lui, nous fait la guerre : réduction drastique des moyens pour la santé, l’éducation, la culture, violences policières systémiques, etc. En attendant de pouvoir toutes et tous se retrouver dans la rue, cet article tente de suivre l’actualité locale en temps de Covid-19.
Contactez-nous à l’adresse suivante : lenumerozero chez riseup.net


DROITS SOCIAUX - SANTE
« On ne peut pas nous rire au nez impunément » 

C’est avec ces mots que Georges Ziegler, président du Département de la Loire, dénonçait en février la « fraude aux prestations sociales » à l’occasion de la présentation en grande pompe d’un accord entre le Département, les parquets de Saint-Étienne et de Roanne, la CAF, la Direction départementale de la sécurité publique et le groupement de Gendarmerie de la Loire pour renforcer la lutte contre cette fraude. Mais à quoi correspond cette fraude à laquelle est consacrée une telle débauche de moyens et de communication ? Décryptage dans le Couac n°9.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Voix d’un isolement n°3 : Askip c’est la faute à pangolin 

Épisode 3 du podcast de l’équipe de Radio Tilleuls envoyé à Couac. Parce que le virus ne se transmet pas par les oreilles, l’équipe de Radio Tilleuls vous raconte ici sa troisième semaine de confinement à travers les traces vocales qu’elle se partage.


MEDIAS
24 heures sur TL7 

Confinement rime, parfois ou souvent, avec désœuvrement. Auquel on essaie d’échapper comme on peut. La télé est l’un de ces moyens. Couac avait expérimenté avant l’heure ce que donne une journée passée face au bocal. En local, devant TL7.


CAPITALISME - GLOBALISATION
CoronaVirtuel 

Jamais la matraque policière ne se croit si géniale qu’en présence d’un désastre ; ce début de vingt-et-unième siècle est son royaume des cieux.
Le désastre est là, qui n’est pas le résultat d’un virus, fût-il un covid-19, mais d’un monde : l’économie impérialo-marchande, et l’étouffant décor qu’elle impose.


FLICAGE - SURVEILLANCE
L’urgence c’est la santé, la solidarité, pas la 5G, ni de nous pister 

Dans le cadre de l’état d’urgence « sanitaire », le gouvernement a établi une ordonnance qui permet, pendant toute sa durée, l’installation d’antennes 5G sans aucune autorisation (de l’ANFR, des mairies, des régies ou syndic d’immeubles !). Il veut aussi promouvoir des dispositifs de traçage numérique qui pourraient survivre à l’urgence...


DROITS SOCIAUX - SANTE
Appel aux dons de Cabiria 

Cabiria a repris ses tournées dans la région lyonnaise. La situation des TdS (Travailleureuses du Sexe) est catastrophique. Vous trouverez dans cet article l’appel aux dons de l’association Cabiria. L’argent récolté sera distribué aux personnes qui n’ont accès à aucune aide sociale, en raison de leur situation administrative ou des mesures de confinement.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Le confinement, la « guerre » et nos vies 

Un nouveau texte dans la boîte aux lettres de Couac. En forme de coup de gueule et d’interrogation sur nos vies parfois étriquées en période de confinement... voire en temps normal.

« Lundi 16 mars 2020, monsieur Macron, président de la République, a annoncé que nous sommes en guerre. Six fois. On a bien compris. Et maintenant, on fait quoi ? »


DROITS SOCIAUX - SANTE
L’Eldorado de la méduse 

Que penser de ceci ?
Ces derniers jours, nous apprenons via l’ORTF de la bouche du préfet de Seine et Marne que celui-ci débauchera très prochainement les « réfugiés » de sa région pour les envoyer travailler auprès des maraîchers de cette même région, le tout encadré par des contrats « en bonne et due forme » c’est-à-dire au smic. Là commence l’écœurement.


MEDIAS
« On est en galère ici » - Témoignages des détenus du CRA de Vincennes 

La situation dans les Centres de Rétention Administratice (CRA) est critique : grèves de la faim, mutineries.
Les détenus réclament la libération de tous et toutes les détenu.es.
On squatte les ondes de « Radio d’ici » et de son émission « Place Publique ». Dans cette émission, les détenus du CRA de Vincennes témoignent de leur situation en début de confinement.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Voix d’un isolement n°2 : Askip on est ensemble 

Nouvel épisode du podcast envoyé à Couac par l’équipe de Radio Tilleuls. Parce que le virus ne se transmet pas par les oreilles, l’équipe de Radio Tilleuls vous raconte ici sa deuxième semaine de confinement à travers les traces vocales qu’elle se partage.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Confinement : comment contester une amende ? Quels sont nos droits en cas de fouille ? 

Alors que les contrôles de police, les amendes, voire les condamnations pénales commencent à pleuvoir en ces temps d’état d’urgence sanitaro-sécuritaire, il n’est pas inintéressant de savoir comment y faire face (sur le plan juridique, a minima). Nous relayons un document qui permet de contester une amende forfaitaire infligée pour non-respect des mesures de confinement ainsi qu’un rappel juridique sur les conditions de fouille de vos sacs par la Police.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Virus corporation - Chapitre 2 

Chapitre 2 : « je n’avais jamais senti ce soleil... » - Un corps combat le virus et découvre autour de lui un monde nouveau...

« Sur une échelle de 1 à 10, où situeriez-vous votre douleur ? »


DROITS SOCIAUX - SANTE
Coronavirus and Cops 

Deux brèves de l’actualité internationale qui nous rappellent que les flics, bras armé des politiques d’état, sont en roue libre en cette période de confinement.


MOBILISATIONS - LUTTES
Appel international à la grève des loyers ! 

ANNULATION DES HYPOTHÈQUES, ANNULATION DES LOYERS
Le constat est clair : le 1er avril, nous serons nombreux·ses à ne pas pouvoir payer nos loyers.
Affichez un drap blanc devant votre logement pour signaler aux autres votre solidarité !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Communiqué carnavalesque des Bombes Atomiques 

Si la semaine antinucléaire prévue en avril à Bure, dans la Meuse, est reportée à fin juin, en février avait eu lieu une autre semaine, féministe et antinucléaire. À l’endroit même où l’ANDRA est en train d’avancer ses pions pour la création d’un projet d’enfouissement de déchets nucléaires. Retour sur cette semaine à travers un communiqué carnavalesque.


LOGEMENT - SQUAT
Les municipales reportées, les partis rejoignent la grève des loyers ! 

Il y a deux semaines, le dimanche 15 mars, le confinement venait d’être annoncé, mais the show démocratique must go on et le premier tour des élections municipales était maintenu. Seulement le second tour a depuis été reporté sine die et les partis se retrouvent avec leurs locaux de campagne sur les bras. Selon les informations recueillies par Couac, ils auraient donc décidé de ne pas payer leurs loyers !


DROITS SOCIAUX - SANTE
Lettre ouverte au Directeur Régional d’Elior Services Propreté et Santé  

« Les salariés vont au travail la peur au ventre, c’est inadmissible ! »
Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT - FO - CNT Solidarité Ouvrière des travailleur.se.s d’Elior Service Propreté et Santé sur leurs conditions de travail et leurs revendications en temps de Corona virus.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Sur un rebord de fenêtre en période de confinement... 

Couac a reçu un nouveau texte en lien avec cette période de confinement. N’hésitez pas à coucher sur une feuille vos colères, vos résistances ou autres et à nous les envoyer ! Et peut-être qu’un jour, on en fera un recueil, un herbier...


CAPITALISME - GLOBALISATION
Vive Macron ! 

A propos du désastre en cours et de Macron.
« On l’aura toutefois compris, nous sommes du côté de celles et ceux qui s’y opposent, mais que Macron soit bel et bien une ordure nocive ne doit pas nous faire perdre de vue qu’il n’est qu’un symptôme parmi d’autres, non le capitalisme lui-même. »


DROITS SOCIAUX - SANTE
Épidémie de corona virus : contacts et infos utiles pour les personnes en situation de précarité 

Un récapitulatif de ressources utiles pour les personnes en situation de précarité : l’attestation de déplacement en français facile et expliquée en différentes langues, les adresses des structures assurant une aide alimentaire à St-Étienne, des conseils et infos pour l’accès aux droits (Français et étrangers).


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Voix d’un isolement n°1 : askip c’est la guerre 

Le Couac a reçu de l’équipe de Radio Tilleuls un podcast racontant sa première semaine de confinement à St-Étienne. Entre récits du quotidien et réflexions sur ce que cette situation fait à chacun-e et dit de notre monde.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Au vert à Saint-Victor ? 

En ces temps de confinement, on rêve un peu de faire un tour au vert, par exemple dans les Gorges de la Loire, à Saint-Victor. Pour y faire trempette ? Pas forcément. Et peut-être pas davantage, voire moins, en été car alors prolifèrent les algues vertes – ou bleues. Reportage sur ces cyanobactéries dont le développement a beaucoup à voir avec la pollution de l’eau par les activités de la ville de Saint-Étienne (paru dans le Couac, n°8).


DROITS SOCIAUX - SANTE
« Je suis irresponsable ! » : lettre aux bon·ne·s citoyen·ne·s si soudainement altruistes 

J’ai écrit cet article comme un geste d’autodéfense intellectuelle. Une petite musique s’était doucement installée dans ma tête, me convaincant de mon propre héroïsme à rester cloîtré chez moi comme si le virus allait se répandre au moindre pas que je poserais à l’extérieur. Il y a un fond de doctrine néolibérale qui doucement se répand et qui vient nous persuader de notre responsabilité individuelle dans la crise.


REPRESSION - PRISON
Face au corona virus, une ouverture en trompe-l’œil des prisons 

En trois jours, le nombre de détenus positifs au covid-19 a été multiplié par trois et celui des détenus placés en confinement a augmenté de 50%. Face à cela, l’annonce par le gouvernement de la libération de 5000 détenu.e.s est largement un trompe-l’œil.