Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / MOBILISATIONS - LUTTES

La mobilisation s’intensifie au CHU de Saint-Étienne




Alors que les urgentistes du CHU de Saint-Étienne poursuivent leur lutte, les urgences psychiatriques rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.


Communiqué du collectif La Psy Cause

Ça chauffe de partout !

Toujours pas de solutions concrètes et surtout dignes, que ce soit pour les patients ou les soignants.

Cela conduit à plus d’attente et d’anxiété pour les usagers. Devraient-ils souffrir en silence ???

Le manque de moyens humains est criant !
Personnels non remplacés, faire plus avec moins !

Dans ce contexte, les urgences psy rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.

Ensemble on est plus fort !

POUR DES SOINS HUMANISTES !!!

Communiqué à lire sur la page FB de La Psy Cause

Lire également ce texte écrit par des urgentistes en lutte au CHU de Saint-Étienne

Depuis le 3 juin 2019, les urgences du CHU de St Etienne sont en grève. A travers ce discours, nous allons vous exposer nos difficultés en nous inspirant d’une journée type de notre quotidien aux urgences.

Nous sommes 6 infirmiers et 3 aides-soignants, il est 6h30 et il y a 60 patients sur des brancards. Nous prenons la relève de nos collègues de nuit, la journée s’annonce d’emblée difficile : l’ensemble des box sont occupés et nous sommes en effectif minimum. Je suis aux urgences graves, moi et mes deux collègues avons chacun une dizaine de patients. Ils nécessitent une surveillance accrue, des soins lourds, d’autant plus que la moyenne d’âge est élevée. Certains sont dans notre service depuis plusieurs jours.

Nos collègues des urgences fonctionnelles ne sont pas en reste, ils ont eu une quinzaine de patient chacun sous leur responsabilité. Ici aussi les patients sont âgés : la plupart attendent une place en gériatrie depuis des jours, le maintien à domicile devenant trop compliqué. Aujourd’hui encore, la salle plan blanc, qui devrait être ouverte de manière exceptionnelle c’est-à-dire seulement en cas d’évènement indésirable potentiellement grave avec un nombre de victimes accru, est remplie : les personnes âgées y sont alignées avec un côté pour les femmes, un côté pour les hommes. Vaine tentative pour respecter leur intimité... Nos collègues auront aussi des patients venant pour des décompensations psychiatriques, ivresse, tout cela mélangé avec toutes autres pathologies communes. Pour les prendre en charge, ils seront deux infirmiers et une aide-soignante, l’autre aide-soignante sera bloquée plusieurs heures en salle de plâtre ou de chirurgie pour s’occuper de la traumatologie.
Un de nos collègues prend l’accueil, il prend place dans son bureau. Ce poste, il n’a pas eu le choix de le prendre, faute de personnel formé il est le seul à y être habilité. Il sait que sa matinée sera dure : les agressions verbales y deviennent presque quotidiennes…

Après la relève nous attaquons notre poste. Nous allons voir successivement chacun de nos patients : distribution de médicaments, vérification des différentes voies d’abords, évaluation de leur état global, toilette complète, réfection de lits… Nos différents soins sont entrecoupés des premières entrées de la matinée avec le casse-tête pour trouver un box pour les installés. Il est 9h, un déchoquage arrive : ce patient est en détresse respiratoire, son pronostic vital est engagé. Avec un collègue infirmier nous l’installons rapidement : il faut aller vite. Nous restons à ces côtés pendant plus d’une demie heure le temps de le stabiliser. Les patients de la nuit n’ont pas été encore tous vus, on le sentait bien, la matinée va être encore une fois difficile.

Nos collègues des urgences fonctionnelles sont confrontés aux mécontentements des patients. La nuit fut mouvementée – les cris, souvent des insultes, n’ont pas cessé. Une jeune fille de 17 ans venant pour des douleurs abdominales est terrorisée et souhaite partir rapidement. En milieu de matinée un patient en soin psychiatrique sous contrainte s’agace de ne pas voir le psychiatre arrivé, devenant de plus en plus agressif. Il sera contenu à son brancard après évaluation de la dangerosité de la situation et prescription médicale : l’ensemble de l’équipe des urgences sera réquisitionnée.

La matinée se déroule, les entrées s’enchaînent, la nouvelle tombe : très peu de lits seront disponibles pour hospitaliser nos patients dans les services. Nous ne sommes même plus surpris. Désabusés nous regardons nos patients que l’on retrouvera demain encore. Leur état cognitif s’affaiblira encore, les familles apprendront cette nouvelle avec désarroi et colère.

Nous voyons nos collègues du soir arriver, nous sommes épuisés et soulagés de passer le relais. Ils seront eux aussi 6, répartis de la même façon pour essayer de faire face au pic d’affluence de la journée. Le nombre de brancards vides s’amenuise. Notre collègue de l’accueil passe son téléphone à l’infirmière du soir qui prend sa place. Soulagé il n’a pas été agressé ce matin, celle du soir n’aura pas cette chance : elle sera frappée au visage et tiré violemment par les cheveux dans la soirée. Elle aura 3 jours d’ITT.

Cette journée, c’est devenu notre quotidien et nous sommes arrivés à un point de non-retour : nous sommes fatigués tant moralement que physiquement mais nous sommes tous désireux de faire changer les choses pour nos patients, notre hôpital et notre profession.

C’est pourquoi nous avons rejoint le mouvement inter-urgence qui prend de l’ampleur dans la France entière : nous souhaitons faire reconnaitre nos compétences propres à notre exercice au sein des urgences avec la création d’une formation diplômante allant de pair avec une augmentation de salaire.

A travers ce récit de notre quotidien nous voyons des dysfonctionnements importants : nous manquons de personnel qualifié. Depuis 2002 aucun poste IDE de jour n’a été créé malgré l’augmentation constante d’affluence. Nous voulons donc des créations de poste supplémentaires.
Nous voulons que les soignants contractuels les plus anciens de notre service soient rapidement stagiairisés afin de les garder dans notre unité. Avoir du personnel qualifié est un gage de qualité de prise en charge pour les patients.
Nous souhaitons également une prime de risque, compte tenu du nombre d’agressions tant verbales que physiques que nous subissons, il nous semble tout-à-fait justifié de l’obtenir.

Mais avant tout notre combat, c’est aussi le vôtre. Si nous sommes en grève aujourd’hui c’est pour ne plus avoir à prendre en charge les patients dans ces conditions.

Pour le bien-être des patients, ils nous semble nécessaire de stopper la suppression des lits d’aval et de réajuster leur répartition pour une meilleure offre de soin.

Nous ne sommes plus capables d’accueillir décemment les patients. Le contexte de soins actuel ne nous permet plus d’exercer notre métier avec nos valeurs qui nous sont propres.

C’est pourquoi nous vous demandons de l’aide et du soutien pour faire entendre notre voix.

Communiqué publié sur la page FB de Sainté s’ins-URG


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Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


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Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


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