Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

Le réseau Mutu : renaissance des médias radicaux




Le mois dernier [N.D.L.R : en mai 2018], deux d’entre nous (du groupe libcom) avons été invités à donner une conférence sur notre projet à l’une des réunions semestrielles du Réseau Mutu.


Créé en 2013, Mutu regroupe quinze sites d’informations radicaux à travers la France et la Suisse, dont certains sont très anciens et très bien établis comme RebelLyon.info, créé en 2005, et Paris Luttes, créé en 2013, tandis que d’autres sont plus récents comme les collectifs de villes comme Rouen, Grenoble, Dijon et Nancy qui ont tous été créés au cours de la dernière année. La conférence a duré trois jours et a vu des membres tout le réseau se réunir pour rendre compte de leurs activités, partager diverses compétences techniques et savoir-faire en matière d’infrastructure et discuter de la manière de faire avancer le réseau.

Bien qu’il existe des différences politiques entre (et au sein des) collectifs, ills sont tous unis par quelques principes communs :

1. La publication participative : toute personne ou collectif local concerné par les objectifs du site est invité à proposer ses articles ; la rédaction d’articles n’est pas réservée aux personnes du collectif.
2. L’aide à la publication : le collectif peut aider à la mise en forme des articles, à la rédaction, à travers une interface de modération qui permet les échanges avec les différents contributeurs du site.
3. L’ouverture : le site n’est pas la propriété d’un groupe ou collectif, il reflète la diversité des idées et des pratiques qui traversent localement les luttes.
4. Les idées politiques anti-autoritaires : dans une perspective émancipatrice, anticapitaliste et de lutte contre toutes les dominations.
5. La volonté de diffuser le plus massivement possible les articles publiés.
6. L’ancrage dans le contexte local, dans la mise en forme comme dans son fonctionnement.
7. l’entraide entre les sites similaires.

Médias radicaux, du local à l’(inter)national.

Comme indiqué dans ses principes communs, les sites Web du réseaux Mutu sont mis en place pour refléter la diversité des pratiques qui existent localement, ce qui signifie que les sites hébergeront des articles sur un éventail de sujets allant des divers mouvements sociaux dans leurs villes : des conflits ouvriers aux actions écologistes, des luttes pour le logement aux protestations contre la violence policière, avec un contenu généré (autant que possible) par les utilisateurs et utilisatrices du site eux-mêmes en rédigeant des articles directement à partir du terrain de la lutte en question.

Cela reflète en partie les origines de nombreux sites Web locaux de Mutu, qui sont nés de la disparition d’Indymedia et de la nécessité pour les militant-e-s locaux de disposer d’un outil de communication pour faire connaître les luttes et les activités politiques locales. Cependant, contrairement au modèle Indymedia, avoir un contrôle éditorial sur le site web et soutenir les personnes qui veulent publier des articles constituent des parties importantes du projet. Ainsi, alors que les sites Web de Mutu ont conservé le modèle de « publication ouverte » d’Indymedia, permettant à quiconque de soumettre des articles, à la différence d’Indymedia, ils rejettent les articles qui ne conviennent pas et soutiennent les contributeurs et contributrices dans le processus d’édition. Ce qui rend le modèle de publication de Mutu si intéressant, c’est que tout le processus d’édition est totalement transparent. Tout utilisateur et utilisatrice enregistré peut se connecter à la page d’accueil du site et voir quels articles sont discutés, approuvées et rejetées, quelles modifications ont été suggérées, etc.

En combinant la publication ouverte avec un processus éditorial transparent, cela a aidé Mutu à surmonter les problèmes qu’Indymedia a connu là où leurs sites se sont fait inonder de spam et de conspirations antisémites ; par le travail de modération du collectif du site en question, les gens voulant publier des spams ou des articles trolls sont découragés à le faire.

Au cours de la rencontre du réseau, nous avons entendu les rapports des membres d’une douzaine de collectifs. Certains, comme Paris Luttes, publient une dizaine d’articles par jour avec un lectorat oscillant entre dix et vingt-cinq mille personnes par jour ; d’autres sites sont plus petits, reflétant souvent des populations ou des mouvements locaux plus petits.

Cependant, tous les sites sont fermement enracinés dans des mouvements sociaux locaux avec un lectorat local important. Beaucoup de sites de Mutu sont fréquemment cités comme sources par les journaux locaux tandis que le collectif de suisse romande a même dit voir des graffitis autour de Genève promouvant leur site, bien qu’illes n’aient aucune idée de qui les font ! Pour témoigner du degré d’implantation de certains de ces sites d’information militants dans la vie locale, un membre du collectif RebelLyon nous a dit :

Quand je parle à d’autres parents à l’école de mon enfant, je suppose qu’ils connaissent déjà notre site Web. Si ce n’est pas le cas, je leur explique ce que c’est, mais en général, ils le connaissent déjà.

Les membres du Réseau Mutu ont mentionné un aspect négatif de cette orientation locale, à savoir qu’ils ne sont pas en mesure de couvrir les événements internationaux aussi bien qu’ils le souhaiteraient parce qu’il n’y a pas toujours une raison locale pour en parler. [1]. Par exemple, une manifestation de solidarité locale avec la Palestine peut fournir l’occasion de rapporter les événements récents dans la région, mais il est moins probable que ce soit le cas pour la récente vague de grève dans le secteur de l’éducation aux États-Unis ou les protestations contre le régime en Iran.

Toutefois, comme les sites Web ayant de fortes racines locales se sont répandus dans tout le pays, le réseau s’efforce maintenant de créer un site Web national regroupant le contenu de tous les sites membres. Les camarades de Mutu espèrent que cela leur permettra également de développer leur couverture des luttes internationales. Il est intéressant de noter à cet endroit que Barrikade, le collectif suisse-allemand de Mutu, est actuellement en discussion avec des groupes en Allemagne et en Autriche au sujet de la possibilité de créer un réseau de site d’informations anti-autoritaire de langue allemande qui coexisterait avec le réseau francophone de Mutu. Cela contribuera sans aucun doute à la couverture des luttes internationales et même à la possibilité (un jour) d’un réseau européen de sites d’informations anti-autoritaires locaux.

Médias sociaux vs. médias du mouvement social

L’une des questions soulevées tout au long de la conférence a été l’effet négatif des médias sociaux sur la communication militante. Les collectifs déplorant la dépendance excessive de Facebook et Twitter pour la communication par les mouvements étudiants ou les branches syndicales locales. Un camarade du collectif La Rotative à Tours, a décrit une situation où des mouvements étudiants « créent des comptes Facebook et Twitter et considèrent que leur travail de communication avec le monde extérieur est terminé ».

Nous risquons également de perdre des siècles de tradition de publication anarchiste collective parce que les gens préfèrent simplement afficher des choses sur leur compte Twitter personnel sans aucune contribution d’une autre personne.

D’autres problèmes mentionnés au sujet de la dépendance excessive à l’égard des médias sociaux sont des choses comme l’incapacité de créer des archives ou d’avoir une vue d’ensemble sur une lutte, les infos étant souvent isolées les unes des autres dans des tweets ou des messages Facebook séparés.

Ainsi, par exemple, des luttes comme celles que mènent actuellement les étudiant-e-s et les cheminot-e-s en France, ou encore les grèves des postes sont difficile de suivre car il faudrait suivre tous les comptes Twitter et les groupes Facebook qui en parlent. Sans parler de la profondeur et de l’expertise nécessaires pour être en mesure de rassembler des informations à partir de messages de médias sociaux disparates afin d’obtenir une image globale de mouvements sociaux souvent complexes, il y a aussi le fait que nombre de personnes n’utilisent pas les réseaux sociaux.

A cela s’ajoutent les problèmes de sécurité sur les sites Web de médias sociaux et le fait que si la multinationale qui gère le site en question décide de passer à la censure pour quellle raison que ce soit (comme « inciter à la mauvaise forme d’action »), tous les articles et informations qui auront été produits au fil des ans disparaîtront avec le compte.

Le fait de trop s’appuyer sur des monopoles d’entreprises aussi centralisés, non seulement pour diffuser un contenu militant, mais aussi pour l’héberger et l’archiver, met en danger tout le contenu que nous créons. La question de savoir si de tels monopoles nous permettraient d’utiliser leurs plates-formes si nos mouvements commençaient à poser un sérieux défi politique aux pouvoirs en place est une toute autre question. Nous n’avons qu’à penser aux façons arbitraires dont certaines personnes ont été suspendues de Twitter ou à la facilité avec laquelle Facebook a bloqué les vidéos du roi thaïlandais pour avoir un aperçu d’à quel point il peut être dommageable de se rendre dépendant de telles plates-formes.

Réflexion sur les médias radicaux au Royaume-Uni

Contrairement à la situation en France, la situation britannique est beaucoup plus ambiguë. De nombreuses publications ont disparu ces dernières années. Des journaux ayant des dizaines d’années d’histoire comme Black Flag, Do or Die et Direct Action ont cessé de paraître, tandis que de nombreux journaux et bulletins locaux comme Schnews (Brighton), Hackney Independent (East London) et Now or Never (Norwich) ont connu le même sort.

De plus, la disparition d’Indymedia UK a fait en sorte qu’il n’existe plus de plate-forme centrale pour publier des nouvelles, des événements et du contenu anti-autoritaires, qui restent maintenant disséminés sur une multitude de blogs et de sites Web individuels. En même temps, les problèmes avec les médias sociaux mentionnés par les camarades français valent également pour le Royaume-Uni, beaucoup préférant l’immédiateté de comptes perso sur Facebook ou Twitter à la publication sur des sites d’information radicaux.

Cela dit, assez de pessimisme. Freedom, depuis qu’il est devenu un site d’information en ligne, a prospéré, publiant avec une régularité croissante et publiant une édition papier deux fois par an. Après avoir lancé un appel à contributions, nous avons également connu une augmentation du nombre de reportages ainsi que de nouveaux blogueurs et bloggeuses.

Il y a aussi d’excellentes nouvelles publications miliantes, la première d’entre elles étant Base Publication, qui produisent une superbe analyse de l’actualité. D’autres bulletins, comme Rebel City à Londres, et une foule de bulletins spécialisés sur un contexte précis comme Rebel Roo de Plan C (pour les courriers de Deliveroo), et le réseau IWW Courier Network Cymru (également pour Deliveroo et d’autres services de livraison d’aliments au Pays de Galles), ont vu le jour récemment et font un excellent travail.

Quand nous avons commencé [libcom.org>libcom.org], notre objectif était que notre couverture de l’actualité ressemble à celle du réseau Mutu (en plus du projet de maintenir une bibliothèque de textes historiques et théoriques, des introductions à des tendances politiques dont nous nous sentions proches ou des concepts que nous pensions utiles pour les gens nouveaux dans notre politique). Peut-être nous sommes nous trop dispersés ! Mais plutôt que de commencer par la mise en réseau de sites locaux dans une structure nationale/internationale plus grande (comme Mutu l’a fait), nous avons pensé que nous pourrions créer la structure avec notre collectif soudé et que les groupes locaux combleraient les lacunes. Cela ne s’est pas encore produit et ne se produira peut-être jamais.

il ne fait aucun doute que quelque chose comme le réseau Mutu serait un énorme coup de pouce pour la diffusion d’idées anti-autoritaires au Royaume-Uni.

Pourtant, il ne fait aucun doute que quelque chose comme le réseau Mutu serait un énorme coup de pouce pour la diffusion d’idées anti-autoritaires au Royaume-Uni : des sites web locaux où les gens peuvent partager des informations et des réçits sur les différentes luttes et mouvements qui se déroulent dans leur région, enracinés dans les contextes locaux, et qui pourraient, comme Mutu, créer progressivement un réseau du bas vers le haut qui couvrirait ensuite les parties importantes du pays. Ça semble loin et inaccessible, mais peut-être qu’illes se sont dits la même chose en France il y a cinq ans...

Initialement publié sur le site communiste libertaire anglophone Libcom, traduction française par Renversé.

[1D’autres problèmes mentionnés étaient le manque de connaissances locales et le besoin d’un plus grand nombre de traductions vers d’autres langues


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Dans la thématique "MEDIAS "

Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Préparation de l’évènement autour de Lorraine Coeur d’Acier

AVATARIA, LA LAVERIE et RADIO DIO vous proposent de vous associer à l’évènement qu’elles vont organiser début avril 2020 autour de l’histoire de Lorraine Cœur d’Acier (LCA). Une réunion publique est organisée ce jeudi 10 octobre 2019 à 18h30 à la Guiguette de la vieille Mule à Sainté.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Grosse soirée de soutien à Rebellyon pour une rentrée Post-Apocalyptique le samedi 21 septembre 2019

Soirée de soutien à Rebellyon.info le samedi 21 septembre à partir de 18h, et jusqu’à minuit, au Grrrnd Zero (Lyon) ! Au programme : tables de presse et autres propagandes politiques locales, repas végé, de quoi t’hydrater et des concerts pour t’ambiancer.
Soirée à prix libre en soutien au plus rebel des sites mutu.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MEDIAS

Le Gueuloir n°4 est sorti !

Cela fait déjà plus d’un an que nous vous écrivons à travers les lignes du Gueuloir ! Prenant vie suite à l’occupation de l’amphi E01 durant les mobilisations contre la loi Vidal, notre papelard a dorénavant bien évolué avec à son compte 4 numéros, 1 hors-série, une page Facebook et une rubrique sur le Numéro Zéro ! A la fois outil d’expression et d’information libres et indépendantes, le Gueuloir nous aura aussi permis de faire de nombreuses rencontres enrichissantes, que ce soit en manif, en interview, sur le net… Alors un grand merci à tous nos lec-teurs-trices, aboné.e.s, ami.e.s et compagnon.ne.s pour votre soutien !


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

16 ans, 2 mois et 4 jours et pas une ride : le numéro zéro vous dit bravo !

Samedi dernier votre site internet préféré fêtait un bel anniversaire. Après plus de 16 ans, le site est toujours bien dynamique et cette soirée de soutien permet de rêver encore de beaux projets pour porter toujours plus haut les paroles de luttes et de contre-culture sur Sainté et sa région !


Saint-Étienne et alentours   AIDE A LA REDACTION / MEDIAS

Topo Numéro Zéro 2019

Le Numéro Zéro existe depuis 2003. Rapide retour en archives sur son histoire et son fonctionnement.


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

Fête du Numéro Zéro

Samedi 29 juin, Numéro Zéro fête ses 16 ans, 2 mois et 4 jours à Ursa Minor !
Stands, rencontres, concerts et cotillons !
Ouverture des portes à 17h et à 18h : rencontre autour des squats, des luttes pour le logement et des sans-papiers, avec le collectif l’amphi Z de Lyon et les personnes en lutte à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MEDIAS

Langue de bois, novlangue, « serenicity » : gros mensonges

Serenicity serait une super pompier qui va sauver les citoyen.nes perdu.e.s du web, Serenicity une start-up pour écouter les oiseaux avec l’aval de CNIL ? Et le Progrès serait un journal d’information ?
Sur la question des micros à Beaubrun, on nous dit n’importe quoi. Petit décryptage.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MEDIAS

La forêt avance : panorama des usages forestiers

Rencontre avec la revue Nunatak, dimanche 28 avril à Mézères (43) à partir de 16h.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

Sortie du Journal du carnaval 2019 : design-on l’ennemi !

Ce journal, sorti à l’occasion du carnaval de 2019, gratte pour voir ce qui se cache derrière la marque de Saint-Étienne comme capitale du design.


A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
Gilets Jaunes - Acte 50 : Appel à manifestation nationale à Saint-Étienne  

Depuis plusieurs semaines, l’appel circule sur les différentes plate-forme GJ de la Loire et d’ailleurs. Pour cet acte 50, les GJ de Saint-Étienne appellent à converger sur la ville aux sept collines pour un retour aux sources ! On reprend les bonnes habitudes : rendez-vous samedi 26 octobre à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple. Tou.te.s ensemble ! On lâche rien !


MEMOIRE
Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « Ici on noie les Algériens ! »  

Ce jour-là, des dizaines d’Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C’est un devoir de justice de ne pas l’oublier.
Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins. Cette manifestation rassemble environ 30 000 personnes.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Rassemblement pour les personnes sans logement  

Depuis avril 2019, des personnes se battent à Saint-Étienne pour le simple droit à un logement digne. Depuis avril 2019, les pouvoirs publics à qui devrait incomber cette tâche restent - à une exception près - sans réaction, dans l’indifférence voire dans le mépris total. Depuis avril 2019, un collectif de lutte s’est créé pour tenter de faire face à cette urgence. Le collectif des habitants de la bourse appelle les Stéphanois.es à un rassemblement de solidarité, samedi 19 octobre à 14h, place du Peuple à Saint-Étienne.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Détruire le capital : un combat vital  

L’heure n’est pas à une écologie de comptoir où on culpabiliserait ceux qui ne font pas le tri, l’heure est à une écologie radicale. On ne peut pas continuer dans un monde capitaliste, il faut s’attaquer aux racines du problème et arrêter de se contenter des guirlandes aux arbres. Continuer avec la surproduction, l’exploitation animale, à vivre dans la société du pétrole, c’est ne pas s’attaquer à la base du problème.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Taclons Puma - 2e round  

Journée d’Action Internationale contre le sponsoring de Puma organisée par le collectif stéphanois de soutien au peuple Palestinien‎.
BDS42 reprend du service mercredi prochain. Ce 16 octobre à partir de 16h30, place du peuple, nous organisons un rassemblement pour la seconde action internationale contre Puma et dans le but de dénoncer leur sponsoring de la fédération israélienne de football.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Appel à témoin suite à l’agression policière raciste du 28 septembre  

Appel à témoins concernant l’agression policière raciste ayant eu lieu rue Rouget de Lisle dans la nuit du 28 septembre.
Comme le racontait un texte publié il y a peu sur Numéro zéro, deux personnes noires ont été agressées par des policiers stéphanois dans la nuit du 28 au 29 septembre. Les forces de l’ordre les ont violemment frappées, humiliées, et ont eu à leur égard des propos et comportements extrêmement racistes et choquants.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Déclaration de la Commune Internationaliste du Rojava  

Alors que Donald Trump a annoncé le retrait rapide des soldats présents dans la région, le président de la Turquie Erdogan en a profité pour menacer d’une opération militaire. Opération lancée hier ; quatre villes subissent des bombardements aériens de l’armée turque. Le but pour Erdogan : éradiquer les forces kurdes et leurs alliéEs en place dans la région du Rojava et éradiquer toute velléité d’émancipation des peuples. Le peuple kurde du Rojava lance un appel à la mobilisation.


ANTIFASCISME
Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos  

Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique.


REPRESSION - PRISON
[Courrier Parloir Hélicoptère] Partage d’experiences et d’outils sur le soutien aux personnes incarcérées  

Lancement de la plateforme Courrier Parloir Hélicoptère pour référencer et partager des expériences et des outils de soutien aux personnes incarcérées.
Nous sommes un petit groupe de personnes qui avons et avons eu des proches incarcéré-es et on a rencontré des difficultés à communiquer avec elleux – ce qui nous a amenés à nous poser des questions sur les outils à mettre en place pour lutter contre l’isolement des personnes incarcérées.


GENRE - FEMINISME
[CNT Femmes Libres Sainté] Présentation et Brochure d’octobre 2019  

« CNT Femmes Libres » est un outil non-mixte de lutte contre les violences patriarcales sur les lieux de travail, dans les pratiques syndicales, dans l’espace privé ou public.


REPRESSION - PRISON
IanB, membre de Désarmons-les ! revient sur son arrestation à Montpellier le 28 septembre 2019  

Samedi 28 septembre, aux alentours de 16h, lors de l’acte 46 des gilets jaunes, IanB, membre du collectif Désarmons-les !, s’est fait violemment interpeller. On nous relate plusieurs faits de violences au même endroit : des coups de matraque qui visaient une observatrice LDH et des personnes qui, dans le passé, ont déjà été mutilées ou blessées par la Police. On nous relate un contexte très violent, anxiogène et paniquant. Dans cette lettre IanB revient sur son interpellation et sur le sentiment d’injustice et de colère qui l’a envahi à sa sortie de garde à vue et sur cette brutalité d’État qui se banalise.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Agression raciste de la part de la police stéphanoise  

Un habitant de la ville a envoyé son témoignage dans lequel il dénonce une agression raciste de la part de la police stéphanoise. Ces faits se sont produits ce week-end et il est primordial de les faire connaître. En effet, ce genre d’agressions de la part des forces de l’ordre n’est pas rare et il faut les dénoncer par tous les moyens !