Saint-Étienne et alentours   RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES

Pourquoi s’intéresser à la Palestine aujourd’hui ?




Cela fait désormais plus d’un siècle que la colonisation a commencé en Palestine, au mépris des intérêts des populations palestiniennes autochtones. Avec elle, les injustices n’ont fait que s’accumuler. En 2017, paraît le rapport des universitaires étasuniens Falk et Tilley, pour l’ONU, qui met en évidence la situation d’apartheid de l’État d’Israël au regard du droit international. Une telle accusation relève du crime contre l’humanité et est sensé contraindre les agents étatiques, entreprises privées ou publiques et individus à adopter toutes les mesures de nature à faire cesser cette situation. C’est déjà en soi une excellente raison de se mobiliser en faveur du rétablissement des droits des Palestiniens. Pour autant, alors que de nombreuses régions du monde sont touchées par le malheur, l’engagement en faveur de la Palestine reste entaché de suspicions. Israël est éloigné, en quoi ce qu’il s’y passe concerne les Occidentaux ? Le conflit israélo-palestinien dure depuis tellement longtemps et ça continuera toujours, pourquoi s’y intéresser si fermement ? Ne peut-on pas y voir la source d’un antisémitisme qui avancerait masqué ? Militer pour la Palestine expose à ces questionnements ou à des insinuations plus ou moins concrètes qui s’y rapprochent, et il est important d’expliquer pourquoi aujourd’hui il est plus essentiel que jamais de militer pour les droits des Palestiniens.


Une responsabilité occidentale historique

D’un point de vue historique, la responsabilité de l’occident est importante sinon totale dans la situation présente des Palestiniens. Pour rappel, le sionisme, qui a toujours plus ou moins existé de façon marginale en Europe, et sous forme d’un rêve messianique dans la population juive, se concrétise fin 19ème siècle, avec la montée de l’antisémitisme racial en Europe et suite aux pogroms perpétrés en Russie. Les premières populations juives s’installent en Palestine vers 1880 avec la première aliyah, et vont permettre le passage du discours sioniste théorique émergent à une réalité concrète. À partir de 1897, et jusqu’en 1945, les congrès sionistes auront lieu en Europe et seront organisés par des Européens. Le premier congrès, en 1897 donc, décidera d’une implantation en Palestine. Par le biais d’un intense lobbying, les sionistes obtiendront des Britanniques, la promesse de l’établissement d’un foyer juif en Palestine mandataire. C’est la déclaration de Balfour, nous ne sommes alors qu’en 1917. Le rachat des terres par le fond national juif a commencé depuis presque 15 ans, l’implantation juive continue, et des branches dures du sionisme révisionniste apparaissent, notamment avec Jabotinsky.

Mais c’est la Seconde Guerre mondiale qui va précipiter les choses. La mise au jour des camps de concentration et d’extermination en Allemagne nazie va ébranler l’opinion publique occidentale. Elle va donner du poids à l’argumentation sioniste sur la nécessaire création d’un État Juif. En Palestine, la situation est tendue. Les sionistes sont de plus en plus nombreux et luttent contre la domination britannique, parfois avec le terrorisme comme lors du célèbre attentat sur l’hôtel King David en 1946. Perdant le contrôle de la situation, les Britanniques remettent leur mandat à l’ONU. Sous influence occidentale, et particulièrement sous l’influence des États-Unis, l’ONU votera alors le partage de la Palestine lors de la résolution 181. Les Palestiniens rejettent cette décision qu’ils estiment contraire à leurs intérêts. S’ensuivra la première guerre contre le jeune État d’Israël, l’épuration ethnique de la Nakba en 1948, puis d’autres guerres qui seront systématiquement perdues par les voisins arabes et qui verront le territoire palestinien progressivement se réduire comme peau de chagrin.

Occasionnellement, les occidentaux ne manqueront pas de venir soutenir Israël contre les puissances arabes aux alentours. C’est le cas en 1956 quand l’Égypte décide de bloquer et de nationaliser le canal de Suez. France, Grande Bretagne et Israël s’unissent pour occuper la zone du canal, une tentative qui sera contrée par l’Union soviétique et les États-Unis. En 1973, l’Égypte décide d’attaquer Israël pour récupérer le Sinaï alors sous occupation israélienne. Les États-Unis interviendront pour repousser cette attaque qui permettra néanmoins à l’Égypte de récupérer son territoire. De 1948 à nos jours, et en dépit des multiples condamnations de l’ONU, Israël bénéficiera d’un soutien sans faille de la part des États-Unis et d’objections mineures, pour la forme, de la part des autres pays occidentaux. Un comportement d’exception qui en dit long sur le parti-pris des occidentaux en faveur d’Israël, alors que ces derniers sont particulièrement prompts à intervenir dans les affaires des pays arabo-musulmans et des anciennes colonies. Ce parti-pris pro-israélien est déjà une importation du conflit que les politiciens dénoncent par ailleurs.

Comme on peut le constater dans cette histoire retracée dans ses grandes lignes, les acteurs et le contexte d’émergence du sionisme sont européens. De plus l’Europe et les Etats-Unis se sont montrés de fervents soutiens de l’État hébreu. De fait, la responsabilité occidentale est évidente dans la situation des Palestiniens aujourd’hui et il est donc aussi de notre responsabilité de faire en sorte que le calvaire qu’ils endurent prenne fin et qu’ils puissent enfin bénéficier à nouveau de l’ensemble de leurs droits sur ce qui constituait leur territoire.

Une responsabilité occidentale dans la lutte contre les nationalismes et colonialismes

Le 19ème siècle, bien qu’il ne soit pas aussi meurtrier que le 20ème siècle est une période cruciale de l’histoire européenne. Il marque la transition entre l’époque des royautés et l’époque des nations. Ce siècle est le précurseur de la montée des nationalismes européens. Dans le même temps, cette période marque le début de la seconde vague coloniale qui verra jusqu’à plus de 80 % de la surface terrestre sous emprise européenne. Cette période voit aussi l’émergence de la haine raciale du juif : l’antisémitisme religieux mute en antisémitisme racial qualifié comme tel vers 1850. Coté colonial, des théories scientifiques racistes émergent pour justifier la domination des colons sur les indigènes. Quand le sionisme apparaît, l’époque est propice aux nationalismes, aux idées coloniales, au racisme et à la haine de l’autre. Le sionisme bien qu’initialement promu par des socialistes et des communistes conscients des menaces qui pèsent sur les juifs de l’époque, n’échappera pas à ces idées. Il y aura construction de la notion de peuple juif, puis d’un projet colonial qui se matérialisera vers la fin du 19ème siècle. Beaucoup plus problématique, ce projet à visée humaniste est ethno-centré et dans la droite ligne des idéologies coloniales : l’avis des populations autochtones est ignoré et leurs intérêts ne sont pas considérés.

La ville de Jaffa en 1900
Bien réelle, bien peuplée, en forme de démenti de la propagande sioniste parlant de terre sans peuple pour un peuple sans terre.

Nul besoin de rappeler longuement où ont mené les montées des nationalismes européens pendant le 20ème siècle. Deux guerres mondiales, des millions de morts, des exactions d’une ampleur inégalée avec des camps de concentration et d’extermination : un aveuglement et une pure folie meurtrière. Devant l’ampleur de ces désastres, l’Europe aura pris un peu conscience des périls associés aux nationalismes. Malheureusement pour les pays qui ont subi la colonisation, le travail de déconstruction associé aux idées coloniales n’aura jamais atteint la même ampleur. Le colonialisme européen aura pourtant incroyablement déstructuré les peuples qui l’ont subi. Entre aliénation, déculturation, massacres, tortures, amplifications des rivalités ethniques et tribales, promotion d’idées racistes, subordination des économies aux métropoles et aux capitaux étrangers... Les méfaits du colonialisme européen ont été nombreux et se font encore sentir aujourd’hui, notamment par des politiques néo-coloniales via la corruption des élites post-coloniales, la Françafrique, des politiques interventionnistes impérialistes, ou par la continuation d’un racisme d’État vis-à-vis des descendants des populations d’immigrés.

Pour bien comprendre les problèmes posés par les entreprises coloniales, et à l’instar de Edward Saïd, on peut citer le narrateur de The Heart of Darkness de Joseph Conrad.
La conquête de la terre, qui avant tout suppose de l’arracher à ceux qui ont une constitution différente ou le nez légèrement plus aplati que le nôtre, n’est pas une chose agréable si on l’étudie avec attention. Seule l’idée la rachète. L’idée qui lui est sous-jacente ; non pas une prétention sentimentale mais une idée : et la croyance désintéressée en cette idée : quelque chose face à quoi se prosterner et pour laquelle se sacrifier.
Edward Saïd précise que toutes les nations ont développé des thèses pour magnifier leurs entreprises coloniales (entreprise civilisationnelle, de civilisation par la christianisation..), et ainsi justifier, les logiques de domination, la répression des conflits et les morts qui ne manquent pas de survenir dans ces contextes. En même temps que l’idée coloniale est valorisée, l’indigène, lui, est rabaissé. Non seulement s’accaparer des valeurs civilisationnelles implique mécaniquement que les peuples colonisés en sont dépourvues, ou que leurs propres valeurs civilisationnelles sont négligeables, mais de plus, les indigènes subiront l’émergence de théories scientifiques racistes justifiant leurs traits de caractères jugés inférieurs (voir le primitivisme du Pr Porot, les théories racistes du Dc Carothers..).

Parmi les entreprises coloniales européennes, la colonisation sioniste est unique. Il s’agit de reconstituer une société complète (et pas seulement une classe dominante) et sans assujettissement à une quelconque métropole. Bien que spécifique, il a tout de même fallu organiser la domination ethnico-religieuse de la zone géographique, ce qui s’est fait au moyen d’un remplacement ethnique. Par la colonisation de peuplement et les aliyahs, bien sûr, mais aussi par l’éviction des populations autochtones. L’épisode le plus marquant de ce remplacement ethnique est celui de la Nakba, qui a vu le départ de plus de 700000 Palestiniens et la destruction de plus de 500 villes et villages palestiniens. Ce remplacement continue encore aujourd’hui par un système de lois discriminantes favorisant l’accès à la propriété des juifs sur les non-juifs. Pour justifier cette entreprise coloniale, le sionisme dispose de sa propre thèse qui consiste en « l’émancipation du peuple opprimé ». Il s’agit d’une thèse qui est violemment ethno-centrée parce qu’elle méprise complètement la position et les intérêts des autochtones.

Pour avoir contribué d’une manière intense aux nationalismes et aux colonialismes, les Eeuropéens n’ont pas seulement le devoir de comprendre et de contenir les risques associés aux idéologies nationalistes, ils doivent aussi comprendre et contenir les risques associés aux idéologies coloniales. Prendre ses responsabilités sur ces sujets c’est montrer que l’on a compris les leçons de l’Histoire et c’est faire preuve d’intelligence vis-à-vis de tous les peuples qui ont subi la colonisation européenne. Ces considérations conduisent logiquement à prendre parti et à s’opposer aux dimensions nationalistes et coloniales du sionisme et à soutenir fermement les droits des Palestiniens.

S’opposer à un durcissement des rapports inter-ethniques

Comme vu précédemment, les entreprises coloniales ne viennent pas sans un rapport de hiérarchisation avec les autochtones. Le projet sioniste a tenté d’occulter leur présence, via la propagande par exemple et le célèbre et infondé un peuple sans terre pour une terre sans peuple. Ces représentants les plus célèbres ont verbalisé la nécessité de déplacer les indigènes, à l’instar du très vénéré Herzl :
Nous devrons essayer de faire disparaître la population sans le sou de l’autre côté de la frontière en lui procurant de l’emploi dans les pays de transit, tout en lui refusant tout emploi dans notre propre pays.
Dans un registre archaïque, ce dernier a également fait mention du caractère nuisible de cette population :
Nous formerions là-bas un élément d’un mur contre l’Asie, ainsi que l’avant-poste de la civilisation contre la barbarie.
Dès sa création, l’État d’Israël entreprendra le remplacement de la population arabe et continue à faire aujourd’hui. Quant à l’idéal socialiste tant vanté du sionisme des débuts, il n’a jamais été qu’un outil au service de la construction nationale, comme l’a démontré Zeev Sternhell.

National, colonial, base raciale… Faut-il donc être véritablement étonné que quelques décennies après l’émergence du sionisme les forces de gauche qui ont œuvré à son édification soient aujourd’hui balayées ? Au jeu du colonisateur et du nationaliste, il n’est pas surprenant de trouver des représentants plus redoutables à droite, voire à droite de la droite sur l’échiquier politique. Il serait intéressant de réfléchir à ce qui paraît être une systémique qui aurait pu être anticipée à l’avance. Quoiqu’il en soit, les forces nationalistes sont au pouvoir en Israël depuis plusieurs décennies. Le sionisme est devenue l’idéologie officielle d’État et il n’est pas envisagé de procéder à un désarmement idéologique : la colonisation continue, en Cisjordanie notammen t ; l’ethnicisation aussi, avec le vote de la loi sur l’État-Nation du peuple juif en 2018 qui entérine à un niveau quasi-constitutionnel la situation d’apartheid qui existait déjà de fait. Mais ce n’est pas la seule menace : le gouvernement actuel s’attache à saper les pouvoirs de la Cour suprême de justice et à mettre au pas les médias qui ont longtemps joué un rôle de garde-fous aux dérives du pouvoir.

Cette dérive suprémaciste s’accompagne d’une intense propagande qui maintient la cohésion nationale en interne et justifie toutes les actions d’Israël à l’étranger en se servant de la diaspora. Par le biais d’un programme dénommé « Brand Israël », des millions de dollars sont utilisés afin de promouvoir l’image d’Israël. Des éléments de langage sont fournis ainsi que des techniques de communications pour des « media warrior » sensés défendre Israël sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’on trouve toujours et systématiquement d’ardents défenseurs d’Israël dans tous les espaces libres de communication : forums, groupes, zones de commentaires d’articles. Ils valident systématiquement les répressions israéliennes, relaient systématiquement la communication gouvernementale assimilant les Palestiniens à des terroristes, ils utilisent régulièrement l’insulte en dénonçant l’inculture présumée de leurs interlocuteurs et diffament les opposants en ligne en assimilant les critiques d’Israël et/ou du sionisme à de l’antisémitisme. Une autre technique régulièrement utilisée consiste à digresser : détourner le sujet d’Israël, en particulier pour cibler diverses situations dans le monde arabo-musulman, au sens très large.

Commentaire typique d’un propagandiste sioniste
Dénigrement, digression, anachronisme, racisme, accusation d’antisémitisme complètement diffamatoire. Il est vraisemblable que chaque jour des milliers de commentaires analogues soient déversés dans le monde.

Ce dernier point mérite d’être discuté plus longuement. Cibler est d’ailleurs un euphémisme puisqu’il s’agit plutôt d’une entreprise de salissage et de dénigrement en règle du monde arabo-musulman, profitant ça et là des instabilités régionales et des attaques terroristes. Ces propagandistes méprisent toute subtilité géopolitique et font l’impasse sur les contextes historiques. Il ne s’agit pas de faire dans la nuance mais d’amalgamer ces instabilités à une nature intrinsèque des peuples arabes ou de l’Islam. Cette technique est sensée justifier l’existence et les actes d’Israël... Elle fait écho aux idéologies coloniales développées au 19ème siècle et au racisme structurel et à l’islamophobie rampante des sociétés occidentales, sujet de prédilection des extrêmes droites. Dans ce cadre, rien de surprenant à ce que l’on observe une certaine connivence entre les extrêmes droites et les sionistes, que ce soit sur les réseaux sociaux ou au niveau politique d’ailleurs (Orbán, etc). Difficile de ne pas avoir l’impression d’avoir affaire à une version caricaturale de la thèse du « choc des civilisations » de Huntington, déjà qualifié de mythe par Edward Saïd.

Un rapide rappel de faits historiques devrait pourtant pondérer la glorieuse civilisation occidentale : guerres incessantes au Moyen Age, deux guerres mondiales, des camps de concentration et d’extermination, génocides de peuples, traite négrière, esclavage, colonisation, condamnation de l’homosexualité, guerres par procuration pendant la guerre froide, guerres impérialistes, etc. Coté sionisme, en un siècle on trouve : colonisation, massacres, occupation, annexions illégales de territoires, épuration ethnique, emprisonnement d’enfants et emprisonnement administratifs, mur de séparation, blocus d’une zone géographique, crimes de guerre, exécutions extra-judiciaires, apartheid... L’occident et le sionisme ne sont vertueux qu’au travers d’un prisme fortement ethno-centré. Il ne s’agit pas ici de faire le bilan civilisationnel de chacun mais de mettre en évidence qu’en termes civilisationnels, il y a toujours à redire et que salir le monde arabo-musulman pour tenter de justifier ses errances est une stratégie détestable et de nature raciste.

Pourtant, cette propagande israélienne opère 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans la plupart des pays du monde. Non seulement la qualité des débats est profondément dégradée par les biais idéologiques propres aux propagandismes, mais cela produit aussi un durcissement des rapports humains en ligne de par les techniques de dénigrement d’autrui qui sont utilisées, et un durcissement des rapports inter-ethniques avec des arguments géopolitiques aussi simplistes qu’insultants. Cette propagande est un réel fléau dont il est encore difficile d’envisager les effets à long terme, mais qui tendent à éloigner les peuples et à polariser dangereusement les positions. Cette situation est préoccupante et il est important de la dénoncer.

Conclusion

Au delà des raisons de justice élémentaire, on peut donc dégager au moins trois excellentes raisons particulières de s’engager dans la cause palestinienne.

  1. Comprendre l’implication européenne dans la construction de l’idéologie sioniste, et par extension prendre ses responsabilités dans la situation des Palestiniens aujourd’hui.
  2. Lutter contre une idéologie nationaliste et coloniale, d’essence raciste et animée d’un désir de domination ethnico-religieux qui opprime les Palestiniens. S’y opposer c’est prendre ses responsabilités vis-à-vis de l’histoire nationaliste et coloniale européenne.
  3. Lutter contre une propagande qui distille une atmosphère délétère, tant au niveau des interactions individuelles qu’au niveau des peuples, avec l’implication d’idées simplistes d’extrême-droite.
    C’est en appréhendant ces différents éléments que l’on pourra procéder au désarmement idéologique du sionisme et ramener la justice et la paix dans cette région du monde.

Mais œuvrer en faveur du rétablissement des droits des Palestiniens ne peut se faire sans une ligne claire pour un futur possible dans cette zone géographique, et pour les Israéliens et pour les Palestiniens. Pour ce faire, c’est encore la promotion des droits humains fondamentaux qui est l’outil le plus adéquat : tous doivent pouvoir vivre égaux et en paix sur cette terre, indépendamment de leur origine ethnique et de leur pratique religieuse. C’est aussi l’orientation choisie par la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) à l’encontre d’Israël. Il s’agit d’un ensemble de mesures non-violentes destinées à pousser Israël à mettre un terme à son apartheid, à concéder au droit au retour des réfugiés palestiniens et à mettre fin à la colonisation et à l’occupation des territoires palestiniens. Mettre au pas la dérive nationaliste qui a lieu en Israël, dont les conséquences géopolitiques et à long terme sont mal connues ne peut se faire sans l’aide de toutes les bonnes volontés et sans sanctions par la communauté internationale.

Sources


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FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et la Safe City  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019. Un « atelier numérique Google » va s’installer à Saint-Étienne, sans doute à l’angle de la place Jean Moulin et de l’avenue de la Libération (ex Royal). Au-delà du barnum organisé autour de cette arrivée par G. Perdriau et J.M. Mis, député LREM, que peut bien signifier cette installation, ainsi que l’annonce de Serenicity, dispositif d’écoute sonore de l’espace public ?


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La jeunesse, mobilisée pour le climat et réprimée  

Retour sur la seconde mobilisation à Saint-Étienne le 24 mai suite à l’appel international Youth For Climate : une belle mobilisation mais une répression policière inattendue et scandaleuse !


FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)