Numéro Zéro - Site collaboratif d'informations et de luttes sur Saint-Étienne et sa région
Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Printemps 73, acte II de Mai 68 à Sainté




Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


Tu parles de « mai 68 stéphanois » à propos du printemps 73, pourquoi ?
Parce que 73 est en quelque sorte le prolongement de 68. Saint-Étienne est encore à l’époque une ville industrielle, avec de grosses usines qui bougeaient beaucoup, avec de nombreux quartiers populaires, depuis rasés. Mai 68 avait constitué une mobilisation autonome, hors du contrôle des syndicats, très festive et nouvelle dans une ville contrôlée par la CGT. Sa tentative d’encadrer puis de casser le mouvement avec le gouvernement était restée aussi dans les mémoires, et les 30% d’augmentation « obtenus » par les accords de Grenelle avaient été engloutis par l’inflation en trois mois. Il y avait du coup une grosse méfiance vis-à-vis des syndicats.
En 68 se sont aussi constitués les premiers groupes gauchistes stéphanois : les maoïstes et trotskystes cohabitent plus ou moins facilement avec groupes anarchistes et bandes de jeunes de quartiers aussi turbulentes qu’impliquées dans le mouvement social de l’époque. Les lycées, notamment le Portail rouge, sont extrêmement politisés, la plupart des profs sont encartés PCF. Chaque soir des tracts sont diffusés à la sortie contre la guerre au Vietnam, pour la légalisation de l’avortement, contre l’ouverture d’un centre culturel... La jeunesse locale se croise dans les cafés de la place du peuple, se mobilise à la moindre étincelle.

Quelle va être cette étincelle ?
Cette étincelle, ça va être la réforme Debré qui prévoit d’abroger le sursis pour le service militaire, qui permettait aux étudiants de finir leur cursus avant la conscription. A Saint-Étienne, ce sont d’abord les lycéens, paradoxalement, qui descendent dans la rue. Organisés sous forme d’assemblée générale, adeptes de la démocratie directe, 5 000 lycéens défilent dans les rues de Saint-Étienne le 22 mars, date anniversaire du mouvement de Nanterre qui a lancé 68 en chantant « 5 ans déjà, coucou nous revoilà ». Les gauchistes dirigent le mouvement, les anarchistes et les jeunes s’incrustent en tête de cortège. Le 27 avril, la manifestation prend un tour insurrectionnel avec sit-in puis tentative d’intrusion dans la préfecture réprimée par la police. La loi Debré, qui ne sera qu’aménagée, n’est qu’un déclencheur, dans un contexte de rejet de l’éducation et de l’autorité : quelque temps auparavant, le collège Pailleron avait été cramé par certains de ses élèves.

Les jeunes se mobilisent sur d’autres causes ?
Oui, sans arrêt ! On assiste aux réunions du GLACS, le Groupe pour la liberté de l’avortement et de la contraception stéphanois, qui est créé par Hugette Bouchardeau, à l’époque prof de philo et qui a fondé aussi le Parti socialiste unifié. À l’automne 72 avait démarré un mouvement d’ouvriers tunisiens réclamant leur régularisation. A Saint-Étienne, 51 d’entre eux démarrent le 9 avril une grève de la faim dans l’église Saint-Ennemond, à Beaubrun. « Travailleurs français, immigrés, même patron, même combat » [1]. Les ouvriers reçoivent le soutien des étudiants et lycéens, anarchistes et gauchistes, mais aussi de la CFDT alors autogestionnaire, et du Parti socialiste unitaire. On passait du temps à l’église avec eux ; un pote qui avait glissé un peu de bouffe à l’un des grévistes qui craquait a même failli subir un tribunal populaire par les mao. Lors de la troisième manifestation, particulièrement massive, les flics matraquent et gazent à tour de bras – chose rarissime à Saint-Étienne – et sèment le bordel dans la vogue de la place Albert Thomas. Les ouvriers tunisiens obtiennent au mois de mai des papiers provisoires, puis définitifs.

Et dans les usines ?
La CGT n’aide pas, mais le 4 avril, les ouvriers de Peugeot de Saint-Étienne occupent leur usine. Ils s’appuient sur un cahier de revendications co-construit entre les différents ateliers : diminution des cadences, 40h de travail, généralisation du paiement à l’heure et non à la pièce, des vêtements de travail, meilleure progression dans les classifications... La production cesse, et bloque rapidement celle de toute l’entreprise. Le 7 avril, le tribunal ordonne l’évacuation des locaux. Le préfet ne fait pas intervenir la police. François Cusset, un cadre de la direction générale, vient à Saint-Étienne pour prendre les choses en main. Il recrute une cinquantaine d’ouvriers dévoués à la direction, des hommes de mains amenés par des sociétés d’intérim, ainsi que d’anciens para et membres de l’OAS ; et le 12 avril, à 3h30, ces 70 personnes délogent brutalement les occupants, faisant plusieurs blessés parmi eux [2].

Voyant les traces des combats, les ouvriers Peugeot refuseront de reprendre le travail et le matin même, sans concertation, une immense majorité des ouvriers des usines du bassin stéphanois débraient. Ils affluent toute la journée, ils sont jusqu’à 60 000 convergeant vers l’usine, c’est la dernière révolution prolétarienne ! Des jeunes ouvriers arrivent à rentrer dans l’usine entourée de flics et forcent les dix barbouzes qui étaient restés à l’intérieur à sortir. Ils seront évacués par la police, elle même protégée par les syndicalistes qui « négocient ».

Cette mobilisation initie quelque chose ?
Non, malheureusement. Le mouvement se poursuit jusqu’au 21 mai sans obtenir grand chose de la part de la direction... Si le printemps 1973 est un nouveau 68, il ferme plus une parenthèse qu’il n’en ouvre une. Les bandes de quartiers disparaissent, la drogue s’invite et provoque son lot de morts, les lycées et les universités se dépolitisent progressivement... La « crise », le chômage, les premières délocalisations et le recours de plus en plus fréquent à l’intérim vont provoquer déprime, reflux des mobilisations et des solidarités.

Pour prolonger :

[1Écouter l’émission de Radio Dio/GREMMOS du jeudi 18 avril 2013, « ‘‘Étranges Étrangers !’’ : la grève de la faim des sans-papiers tunisiens ».

[2Lire le récit détaillé ici.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours Couac   MOBILISATIONS - LUTTES

Université, mai 1968 – avril 2019 : d’une occupation à une autre

Il y a huit jours s’achevait la brève occupation, une trentaine d’heures, d’un bâtiment de l’Université Jean Monnet. Celle qui s’était déroulée en mai-juin 1968 avait, elle, duré, une trentaine... de journées. Couac vous propose de vous replonger dans l’épisode de mai-juin 1968 avec un article paru dans sa version papier au printemps 2018.



Dans les mêmes thématiques...

Saint-Étienne et alentours La dérive   FLICAGE - SURVEILLANCE

« Attention on vous surveille le bassin »

Suite à la manifestation du 5 décembre, la Barricade organise la projection du film-documentaire “Sous l’oeil des houillières”, un film de Marion Fontaine, Richard Berthollet à 17h à la Dérive.


Informations globales

Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « Ici on noie les Algériens ! »

Ce jour-là, des dizaines d’Algériens ont été noyés dans la Seine ou massacrés par la police française à Paris. C’est un devoir de justice de ne pas l’oublier.
Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins. Cette manifestation rassemble environ 30 000 personnes.


Saint-Étienne et alentours Couac   GENRE - FEMINISME / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

La rue est à nous ! ... enfin surtout à eux !

Il y a 75 ans, le 19 août 1944, Élise Gervais était retrouvée morte après avoir été torturée par la Gestapo. En hommage, une rue de Saint-Étienne porte son nom depuis fin 1944. Un fait qui mérite d’être souligné tant il demeure rare jusqu’à aujourd’hui que le nom d’un personnage féminin figure sur une plaque de rue stéphanoise.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON

Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


Saint-Étienne et alentours

La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


Saint-Étienne et alentours   URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


Saint-Étienne et alentours   GENRE - FEMINISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Qui sème le vent récolte la tapette

Événement annulé et reporté à l’automne !
Jeudi 13 juin à partir de 19h au 17. Entrée libre.
Présentation du livre Qui sème le vent récolte la tapette, Une histoire des Groupes de libération homosexuels en France de 1974 à 1979, de Mathias Quere aux éditions Tahin Party. En présence de l’auteur et de la maison d’édition.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MEMOIRE

Voter c’est abdiquer

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Débat public sur la réforme des retraites et la grève du 5 décembre

Le projet de retraites par point, c’est quoi ? Pour y répondre, l’intersyndicale invite à un débat public ce jeudi 28 novembre à 18h à la salle Sacco et Vanzetti de la bourse du travail de Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Rassemblement contre la précarité étudiante

Le mercredi 20 novembre 2019 à Tréfilerie (côté Tram), pour protester contre la précarité étudiante et continuer à diffuser le message d’Anas. Assemblée Générale à 13h pour organiser la suite de la lutte.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Rassemblement contre le Revenu Universel d’Activité

Six ateliers sont organisés actuellement dans toute la FRANCE sur le revenu universel d’activité (RUA) comprenant la fusion de tous les minimas sociaux et l’harmonisation vers le bas. Il y aurait comme projet du gouvernement, entre autres, la contrepartie d’un « travail gratuit » contre versement de cette allocation. A cette occasion, le 15 novembre 2019, le Comité CGT des travailleurs et travailleuses privé-e-s d’emploi et précaires de SAINT-ÉTIENNE organise un débat sur le RUA à 13h00 salle Sacco et Vanzetti à la Bourse du travail, puis un rassemblement à 15h45 devant le Centre de Congrès.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Paroles de Gilet : « Le cancer de notre monde, c’est le capitalisme »

Le mouvement des Gilets jaunes fête bientôt son premier anniversaire et il nous a semblé intéressant de relayer les paroles des premier.e.s concerné.e.s. Celles et ceux pour qui la fièvre jaune a été impossible à négocier ! Jean est stéphanois, il commence à s’intéresser au mouvement et tout s’enchaîne : les ronds-points, les manifs mais aussi la violence policière, les contrôles, la répression, l’arrestation, le procès et au bout de la chaîne... la prison. Interview réalisée en juin 2019 à sa sortie de Fresnes et publiée dans le journal L’Envolée.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Les gilets jaunes ont un an : appel pour un acte 53 historique !

Un an, 52 semaines, 365 jours ! Le 16 novembre prochain, cela fera une année que ce mouvement inédit, sorti de (presque) nous aura fait sortir dans les rues tous les samedis. Depuis plusieurs semaines, ça tourne pas mal sur les réseaux sociaux. Les GJ veulent fêter ce premier anniversaires dignement. Des rendez-vous fleurissent aux quatre coins de France pour manifester, bloquer des centres commerciaux voire des villes entières, pour réoccuper les ronds-points. Saint-Étienne n’est pas en reste et des appels à manifester sont lancés pour ce 53e acte.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / MOBILISATIONS - LUTTES

La psychiatrie des hôpitaux stéphanois rembraye pour un mois de grève

Les personnels de psychiatrie de Saint-Étienne poursuivent leur lutte et rembrayent pour un mois de grève, du 6 novembre au 6 décembre 2019.
« Bon eh bien voilà... Ça ne s’arrange pas : les fermetures de lits continuent, le manque de moyens humains reste criant et donc, les soins se précarisent toujours plus, les conditions de travail se dégradent, nos pratiques ne se pensent plus, la violence endurée par les patients comme par les soignants est niée ! »


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   EXPLOITATION ANIMALE / MOBILISATIONS - LUTTES

Manifestation anti-corrida à Rodilhan

La manifestation débute par une déambulation dans cette ville qui semble désertée. Les « Basta Corrida » donnent le rythme. Au bout de quelques mètres, la marche est interrompue sur un pont à quelques pas de l’arène par une barrière anti-émeutes soutenue par un camion blindé. Les esprits s’échauffent, la colère monte. Les manifestant·e·s tapent sur les grilles pour se faire entendre, et essaient d’exercer une pression sur celles-ci. La gendarmerie bien abritée derrière leurs camions n’attend pas et commence à gazer la foule moins de 10 min plus tard. La résistance ne se fit pas attendre et des manifestant·e·s affrontent les forces de l’ordre en renvoyant les palets lacrymogènes ou en jetant des pierres.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Nationale des Gilets Jaunes ! Un air de retrouvailles

Ça faisait un bail qu’on avait pas vu autant de monde dans les rues un samedi à Sainté. Et ça fait plaisir ! Même si, il faut l’avouer, on est loin du nombre des décembre, janvier, février derniers... Au moment fort de la manifestation, plus de 1000 GJ de Sainté et de Navarre ont promené les forces de l’ordre tout l’après-midi et même jusqu’au début de soirée à Monthieu ! Et ce malgré le dispositif énormissime, les grenades lacrymo, les charges agressives, les tirs de LBD et les coups de matraque.


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / DISCRIMINATIONS - RACISME

Apéro et projection en soutien à la caisse de grève de la section nettoyage de Marseille

Pour soutenir la caisse de grève des femmes de chambre de Marseille qui se sont battues pendant 6 mois... Viens prendre l’apéro autour d’un buffet le 1er novembre au 17 à 18h. Trois courts métrages de Primitivi (télévision indépendante de Marseille) relatant leur lutte intersectionnelle seront projetés.


Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Rassemblement contre l’islamophobie

Samedi 26 octobre 2019 - Place Jean Jaurès à St-Étienne - 15h
Redéfinir l’islamophobie : qu’on ne s’y trompe pas, cette islamophobie ambiante ne concerne pas seulement la religion, c’est aussi un glissement du racisme dont sont victimes depuis toujours les descendant·es de l’immigration postcoloniale. Il s’agit de justifier la discrimination sous couvert de critique de la religion.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

L’Ordre des Choses : projection-débat

Accord Italie-Libye sur le « contrôle des flux migratoires » : projection de L’Ordre des Choses suivie d’un débat, vendredi 22 novembre à 17h30 à l’amicale laïque de Tardy.


Saint-Étienne et alentours Couac   DROITS SOCIAUX - SANTE / EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS

Le droit de jouer

Samedi 19 octobre, un rassemblement était organisé pour dénoncer l’absence d’action des pouvoirs publics à Sainté face à la situation de près de 300 personnes contraintes de dormir dans les parcs, les squats ou sous les ponts. Couac s’est penché sur la situation des enfants (environ 60), qu’on semble vouloir empêcher d’accéder aux droits les plus élémentaires : dormir sous un toit, être scolarisé-e, etc.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Rassemblement pour les personnes sans logement

Depuis avril 2019, des personnes se battent à Saint-Étienne pour le simple droit à un logement digne. Depuis avril 2019, les pouvoirs publics à qui incombr cette tâche restent – à une exception près – sans réaction, dans l’indifférence voire dans le mépris total. Depuis avril 2019, un collectif de lutte s’est créé pour tenter de faire face à cette urgence. Le collectif des habitants de la bourse appelle les Stéphanois.es à un rassemblement de solidarité, samedi 19 octobre à 14h, place du Peuple à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rencontre avec Alpha Kaba, survivant de l’enfer libyen

Jeudi 17 octobre à 18h amphi E01 du campus Tréfilerie (Université J.Monnet), l’antenne stéphanoise SOS MEDITERRANEE et le Département d’études politiques et territoriales invitent ALPHA KABA, journaliste guinéen secouru en Méditerranée. Entrée libre.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

MARBAYASSA en soutien à SOS MEDITERRANEE

La compagnie Marbayassa joue « Gibraltar », un spectacle qui fusionne danse et théâtre, mis en scène par Guy Giroud, en soutien à SOS MEDITERRANEE, mardi 8 octobre à 20h au théâtre de la Grille Verte.
Prix libre.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / REPRESSION - PRISON

Alerta alerta anti-CRA !

Depuis plusieurs mois déjà la lutte contre les CRA s’accroît à l’intérieur comme à l’extérieur. Pas plus tard que la semaine dernière débutait une grève de la faim dans les CRA de Palaiseau et de Plaisir. Dans ce contexte et pour mieux comprendre l’abomination que sont les CRA, voici ci-dessous un article (paru en juin dans le Gueuloir n°4) sur le sujet.


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soirée-conférence « L’Albanie : étape pour les exilés, terre d’émigration »

L’Albanie, considérée comme « pays sûr » par la France et l’Union européenne, est aussi le second pays d’origine des demandeurs d’asile en 2018. Soirée-conférence jeudi 26 septembre à l’Amicale laïque du Crêt de Roch organisée par la Cimade avec Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du « Courrier des Balkans ».


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Rencontre « Migration, asile et accueil à Saint-Étienne »

Rencontre sur l’asile et l’accueil des migrants à Saint-Étienne autour de la pièce de théâtre « Guerre, et si ça nous arrivait » et d’interventions de chercheurs et de collectifs militants sur ces questions. À l’Amicale laïque du Crêt de Roch, le vendredi 6 septembre.


Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   LOGEMENT - SQUAT / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Samedi dernier, une centaine de personnes marche pour l’acceuil et la solidarité avec les migrant’es

Ils étaient près d’une centaine le samedi 29 Juin à s’être réuni.e.s pour une marche solidaire devant la statue de la Liberté (à côté de Centre Deux à Saint-Étienne) symbole de liberté qui parle à quiconque à travers le monde.


A la une...

REPRESSION - PRISON
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1986, Malik Oussékine assassiné par deux voltigeurs de la police  

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1986 à Paris, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d’un immeuble parisien où il s’était refugié, par deux policiers « voltigeurs » motocyclistes. Un anniveraire d’autant plus sinistre que les redoutables « voltigeurs », après avoir été interdits à la suite de leur forfait contre Malik Oussekine, ont été officiellement réintroduits en mars 2019. Et ont bien vite renoué avec les pratiques d’alors (lire ici).


MOBILISATIONS - LUTTES
Suivi du mouvement contre la réforme des retraites  

Blocages, piquets de grève, Assemblées générales, actions, manifestations, etc. La journée du 5 décembre qui a réuni plus de 20 000 personnes dans les rues de Saint-Étienne va, semble-t-il, marquer le début d’une période riche en événements. Tentative de centralisation de toutes les informations liées au mouvement contre la réforme des retraites à Saint-Étienne.


MEDIAS
5/12 : Le Gueuloir n°5 est sorti !  

Ça y est, nous y sommes, c’est le 5 décembre… La grève générale, c’est aujourd’hui, et avec un peu de chance et beaucoup de motivation, ce sera aussi demain, et après-demain… Et tous les jours qui suivront. Comme l’année dernière, décembre sera bouillant ! Avec sans doute quelque chose qui aura un air de révolution...


DISCRIMINATIONS - RACISME
Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refuse d’obéir aux injections ségrégationnistes et racistes du conducteur James Blake  

Alors qu’elle rentre d’une longue journée de travail comme couturière, Rosa Parks refuse de céder sa place à un passager "blanc" comme lui oblige la loi ségrégationniste et raciste de l’état de l’Alabama. Arrêtée par la police et condamnée pour « conduite désordonnée », elle ne se résigne pas à être une victime de plus du racisme ordinaire. Démarre alors un vaste mouvement de boycott qu’elle organise avec le jeune pasteur Martin Luther King Jr. et de nombreux.euses militant.es du mouvement des droits civiques.


SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER
C’est quand qu’on arrête ?  

La bloggueuse de bande dessinée féministe (mais pas que) Emma a proposé une synthèse, sous forme de BD, des dossiers militants qui existent sur la retraite pour expliquer le nouveau projet de retraite inventé par Macron et Delevoye.


MOBILISATIONS - LUTTES
1947 : la « révolution » à Saint-Étienne  

À la fin de l’année 1947, les grèves se multiplient, à Saint-Étienne comme ailleurs, préfigurant la grande grève des mineurs de 1948. Elles culminent avec le rassemblement du 29 novembre, aux abords de la Préfecture.


REPRESSION - PRISON
[Grenoble] Retour sur l’opération de fichage et perquisition menée le 26 novembre  

Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n’a été épargné.
Le prétexte officiel est d’enquêter sur les incendies qui se produisent dans le département depuis deux ans. Une fois de plus, ce sont les milieux autonomes, libertaires, féministes ou écologistes qui sont visés.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Mutiler oui, mais local !  

Le maintien de l’ordre, en plus d’être un outil de contrôle et de répression, c’est aussi un business, et dans la Loire les usines qui se battent pour répondre aux appels à mutiler de la police nationale ne manquent pas. Petit retour sur un contrat local et bien juteux.


MOBILISATIONS - LUTTES
Et tout le monde attend le 5 décembre !  

Les appels à la grève reconductible se multiplient dans tous les secteurs d’activités, du public au privé, des chômeur.e.s aux retraités en passant par les lycéen.ne.s et étudiant.e.s... Parce qu’il est nécessaire que cette première date soit massive et déterminée, nous relayons ici un florilège d’appels locaux et nationaux ainsi que des textes de fond publiés sur d’autres sites. Rendez-vous le 5 décembre, à 10h30 devant la Bourse du travail à Saint-Étienne.


MOBILISATIONS - LUTTES
Soutenons Anas et sa famille  

Notre camarade et ami Anas a, avec son acte dramatique, le vendredi 8 novembre 2019, provoqué un véritable électrochoc tant dans la communauté étudiante en situation de précarité que dans la société entière.
Dans son message, il nous demande, à nous ses ami.e.s et camarades, de continuer la lutte.


LOGEMENT - SQUAT
Retour sur la manifestation pour défendre le droit au logement  

À l’occasion du 30e anniversaire de la « Convention des droits de l’enfant » que de nombreux·ses stéphanois·es se sont réuni·e·s à l’appel des associations, afin de réclamer la mise à l’abri des familles et des 25 enfants encore à la rue, alors qu’un rude hiver à déjà commencé.
Plus de 500 personnes ont défilé de la Place du Peuple à la Préfecture en marquant un temps d’arrêt sur les marches de l’Hôtel de Ville où l’on pouvait entendre des slogans tel que « État assassin ! Mairie complice ! ».


LOGEMENT - SQUAT
La mairie de St Etienne dit qu’elle brûle pour éviter d’aider des enfants !  

Dans le parc du Musée de la Mine à Saint-Étienne vivent depuis plusieurs mois 7 familles d’origine roumaine, dont environ 25 enfants. Pour réclamer de l’aide aux pouvoirs publics qui demeurent sourds malgré les températures négatives, elles ont occupé le hall de la Mairie aujourd’hui. La réponse a été tonitruante.


MOBILISATIONS - LUTTES
Anniversaire des Gilets jaunes, Saint-Étienne  

Samedi 16 novembre, comme partout en France, se sont rassemblés à Saint-Étienne de nombreux manifestants. Ils étaient plus de 1000 à s’être retrouvés pour fêter le premier anniversaire des Gilets Jaunes. Un véritable regain de mobilisation, qui d’ailleurs a pu être observé sur la totalité du pays, mais qui n’est pas une surprise : en effet le ras-le-bol est toujours le même !


LOGEMENT - SQUAT
Communiqué du collectif des occupants de la Bourse  

Au printemps dernier, des centaines de personnes et familles se sont retrouvées sans solution d’hébergement et ont été expulsées successivement de différents lieux dans la métropole stéphanoise. Le collectif des occupants de la Bourse s’est alors constitué pour les soutenir. Rédigé près de huit mois plus tard, un communiqué fait le point sur la situation et les revendications.


MOBILISATIONS - LUTTES
Rassemblement pour A. : des larmes, de la rage et... des arrestations  

Suite à l’appel de l’ensemble du milieu militant stéphanois, de OSE CGT et de Solidaires Étudiant-e-s Lyon, un rassemblement a eu lieu en solidarité à Anas.K et pour dénoncer les coupables de cette tragédie. La journée s’est terminée avec une charge de la Police, un gazage en règle et deux étudiants arrêtés, toujours en garde à vue.