Saint-Étienne et alentours   DROITS SOCIAUX - SANTE / LOGEMENT - SQUAT

Récapitulatif d’une semaine d’occupation à la Bourse du Travail




Depuis quelques mois, depuis quelques années, ou depuis toujours, des citoyens et des citoyennes ressentent le besoin d’accueillir l’étranger. A Saint-Étienne, un groupe s’est formé il y a quelques mois de façon affinitaire autour de la question du logement des personnes en exil ou en galère. Étudiantes en design, retraités militants dans des associations, anarchistes radicaux, parents d’élèves impactées, etc. se sont, petit à petit, agglomérés en un collectif, car chacun de son côté avait croisé le destin malheureux de familles en détresse. On s’organisait, hébergeait des gens dans nos chambres d’amis, on les accompagnait à Lyon pour leurs démarches administratives, on dégottait des soutiens alimentaires à droite à gauche ou on les accompagnait chez des médecins solidaires, on essayait tant bien que mal d’aider ces exilé·es à subvenir à leurs besoins primaires.


  • RDV entre la prefecture et la Cimade

    Contrairement à ce qu’il est dit dans ce texte, la préfecture a finalement daigné recevoir les dossiers de personnes hébérgées à la Bourse que la Cimade avait constitué. Un rendez-vous été fixé ce matin pour discuter de solutions envisageables. Plus d’info à venir.

Mais, depuis le jeudi 21 mars, les choses se sont accélérées. L’expulsion révoltante du squat dit « la maison bleue », suivi de la fermeture du foyer « Les Lauriers » qui hébergeait 90 personnes cet hiver le lundi 1er avril, ont fait débordé le vase de l’exaspération. Une grande majorité des personnes qui avaient trouvé refuge dans ces locaux sont des demandeurs d’asile et l’état français a le devoir de les loger, d’autres sont extrêmement malades ou faibles (bébés en très bas age, personnes handicapées, etc.). Nous ne pouvions plus panser les défaillances de l’état par la seule solidarité individuelle et, lundi 1er avril à l’issue d’une réunion sans solution valable, nous avons décidé de rester dans les locaux de la Bourse du travail avec les personnes sans abri, sans demander l’accord préalable aux syndicats qui avaient accepté d’héberger notre réunion.

Cela fait donc une semaine que la Bourse du travail est occupée par des personnes sans-abri, chaque jour plus nombreus·es car envoyé·es par les services sociaux et les hôpitaux qui manquent de moyens. D’une petite quarantaine hébergée lundi, nous estimons à environ 110 le nombre de personnes qui y dorment tous les soirs (déjà 41 ont déposé des dossiers à la préfecture). Nous sommes bien conscient·es que la situation est explosive et qu’elle ne peut pas durer, mais c’est à l’état et à la municipalité de trouver des solutions à des problèmes qu’ils ont eux même créés. Nous ne ferons pas de propositions.

En fermant les logements d’urgence hivernale sans aucune solution d’hébergement derrière, en acceptant des procédures d’expulsions sur des maisons inutilisées qui appartiennent à des sociétés off-shore, en rendant les conditions d’asile de plus en plus inhumaines, ce sont bien les pouvoirs publics, et non pas les citoye·nes solidaires qui créent la situation actuelle. En refusant tout dialogue avec les occupant·es et en portant plainte contre l’occupation plutôt que de prendre leurs responsabilités, c’est bien le maire Gaël Perdriau et le préfet de la Loire, Richard Evens, qui cristallisent la situation. Il faut rappeler que la grande majorité des hébergé·es sont connu·es des pouvoirs publics et auraient donc dû être logé·es. D’autre part les organisations syndicales et les associations ont demandé à plusieurs reprises à être reçues par le préfet et le maire – aucune réponse ne leur a été faite à ce jour. M Ziegler a, de son côté, affirmé que le conseil départemental prend en charge les femmes enceintes et les jeunes enfants, ils sont pourtant nombreux à la bourse du travail à ne pas être pris en charge.
Pourtant, nous savons que des solutions existent.

L’ouverture annuelle du foyer des Lauriers, un moratoire sur les expulsions de squats dans les bâtiments inoccupés, la mise à disposition de locaux municipaux pour l’hébergement des personnes en exil, etc. Les pouvoirs publics pourraient avoir le courage d’un accueil digne et humain. Quand on sait que l’immigration ne représente en France que 0,3 % de la population et que Saint Etienne, forte de ces 13 000 logements vacants, pourrait accueillir 17 % de ménages en plus et toujours avoir la place de loger tout le monde, on comprend que le refus de la Mairie de répondre au problème est purement politique. La métropole, qui dans le même temps fait des pieds et des mains pour attirer de nouveaux habitants fortunés dans son agglomération, se refuse au minimum de défense dans l’accueil des personnes qui en ont besoin.


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Au printemps 2018, un article de Couac revenait sur Mai 1968 à Saint-Étienne. Mais la fin de Mai-Juin 68 ne signe pas le retour au calme, elle marque au contraire le début d’une période d’effervescence tous azimuts. Entretien sur la période qui suit Mai-Juin 68 et plus particulièrement sur le printemps 73, alors que convergent les contestations, avec Gilbert, qui participe alors aux mobilisations.


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Les EPHAD à Sainté : pris pour des CPOM  

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DROITS SOCIAUX - SANTE
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URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
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La gentrification est un mot barbare et parfois fourre-tout. Une célèbre encyclopédie en ligne la présente ainsi : « La gentrification (du mot anglais gentry, « petite noblesse »), ou embourgeoisement en français, ou boboïsation dans la presse, est un phénomène urbain par lequel des personnes plus aisées s’approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d’une couche sociale supérieure. »
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DROITS SOCIAUX - SANTE
L’Université fait sa pub : que mettre derrière des slogans creux ?  

Ce dernières semaines, l’Université Jean Monnet faisait sa promotion sur les panneaux d’affichage public et les réseaux sociaux à l’aide de slogans fleurant bon le marketing le plus creux. On aurait volontiers proposé une autre série d’affiches, plus emblématiques de l’action de la présidence de l’UJM…


DISCRIMINATIONS - RACISME
Dix ans après les révoltes de Firminy – 3/3 : Pistes de réflexion et d’action pour aujourd’hui  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


REPRESSION - PRISON
[Lyon] Après la victoire de l’Algérie à la CAN le 19 juillet, la préfecture et les flics font la fête à leur manière  

Alors qu’à Sainté la place Jean Jaurès s’est retrouvée sous les gaz et que la Police concocte tranquillement quelques 400 procès verbaux pour des "infractions au code de la route", à Lyon une fois de plus, les festivités qui suivirent la victoire de l’équipe nationale d’Algérie dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont été réprimées avec violence par les forces de « l’ordre ». Comme le dimanche 7, le jeudi 11 et le dimanche 14 juillet, la détermination policière à restaurer l’ordre républicain et post-colonial a transformé une fête en vaste foire aux gazs lacrymogènes, aux coups de matraque, aux tirs de LBD et même au tir de canon à eau.


REPRESSION - PRISON
Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne  

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Bure : Le bois Lejuc est réoccupé !  

Près de Bure, le bois Lejuc est réoccupé depuis le 18 juillet à 14h. De nombreuses personnes ont réinvesti ce lieu au sol comme dans les arbres pour réaffirmer leur opposition au projet de centre d’enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, au nucléaire et à son monde, industriel, colonial, militaire. Les forces policières qui occupaient jusque là ce lieu stratégique et protégeaient les intérêts de l’Andra ont été contraintes de quitter les lieux. Nous appelons dès maintenant à converger dans le bois Lejuc ainsi que dans les villages de Bure et Mandres-en-Barrois, situés à deux kilomètres de la forêt.


LOGEMENT - SQUAT
Nouvelle édition du « squat de A à Z »  

La fameuse brochure écrite en 1999 et régulièrement mise à jour est LE texte de référence pour qui veut participer à l’ouverture de squats en France. Il vient d’être mis à jour pour intégrer notamment les nouveaux textes de loi français.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Dix ans après les révoltes de Firminy – 2/3 : Entretien avec un habitant  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES
Rencontre avec des membres actifs de l’amicale du Crêt de Roch  

Dimanche 14 juillet a lieu le Bal populaire du Crêt de Roch, organisé par l’association d’éducation populaire Les cris du quartier, en lien avec l’Amicale Laïque du Crêt de Roch. Entretien avec deux membres actifs de ces deux collectifs, publié dans le journal du carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.


MEMOIRE
Dix ans après les révoltes de Firminy – 1/3 : Ce qui s’est passé à Firminy-Vert en juillet 2009  

Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet 2009, des « émeutes » éclatent dans le quartier de Firminy-Vert à Firminy. Elles vont durer trois nuits durant lesquelles des confrontations violentes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, et vont toucher aussi les communes voisines de la vallée de l’Ondaine. Dix ans après, le Numéro Zéro revient à travers trois articles sur ces événements. Que s’est-il alors passé à Firminy ? (1/3) Comment ces événements ont-ils été vécus et analysés par les premiers concernés à l’époque ? (2/3) En quoi raisonnent-ils avec des épisodes plus récents dans les « quartiers populaires » ou des « mouvements sociaux » ? (3/3)


DROITS SOCIAUX - SANTE
La mobilisation s’intensifie au CHU de Saint-Étienne  

Alors que les urgentistes du CHU de Saint-Étienne poursuivent leur lutte, les urgences psychiatriques rejoignent elles aussi officiellement la grève qui contamine le CHU.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Avant l’été, communiqué du collectif des occupant’es de la Bourse et après  

Trois mois après le début de la mobilisation pour venir en soutien aux migrant’es sans logement, le collectif fait le point sur la situation en ce début d’été.