Informations globales   ANTIFASCISME / REPRESSION - PRISON

Sur les Gilets Jaunes, l’État et le fascisme – lettre d’Antonin Bernanos




Antonin Bernanos est un militant antifasciste autonome. Incarcéré durant près de deux ans suite à l’affaire de la voiture de police brûlée Quai de Valmy dans le contexte du mouvement contre la Loi Travail en 2016, il est de nouveau en détention – provisoire – depuis six mois suite à la plainte d’un hooligan d’extrême-droite dont le groupe a été mis en déroute lors d’une confrontation de rue avec des antifascistes. Le dossier étant vide en dehors de ce seul témoignage, il est clair que si Antonin se retrouve une nouvelle fois en prison, c’est en raison de son engagement politique, et singulièrement en raison du travail militant mené, avec bien d’autres de ses camarades, au cours du mouvement des Gilets Jaunes.
Dans cette lettre, Antonin revient sur l’infiltration des groupes d’extrême-droite durant la phase initiale du soulèvement, et sur la manière dont celle-ci s’articule étroitement avec la stratégie répressive de l’État – qu’il s’agisse de répression policière ou de propagande médiatique. Il rappelle également les conditions politiques de l’intervention des militants antifascistes qui ont permis de chasser l’extrême-droite des cortèges, en s’appuyant sur la construction de liens de confiance avec des groupes de gilets jaunes locaux. De cette analyse, il ressort que si l’État assume un tournant autoritaire (qui se manifeste en particulier par la radicalisation et l’autonomisation de sa police), il revient aux différents foyers de lutte d’approfondir leurs alliances, de faire front afin de se donner les moyens d’une victoire possible.


Je vous écris depuis la maison d’arrêt de la Santé, où je suis incarcéré dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte le 18 avril dernier à l’encontre de plusieurs personnes et militants antifascistes, suite à une confrontation ayant opposé des antifascistes à des militants d’extrême droite. Cela fait près de six mois que je suis enfermé, six mois au cours desquels j’ai subi différents types de pressions de la part de l’institution judiciaire et de l’administration pénitentiaire. J’ai dans un premier temps été écroué à la maison d’arrêt de Fresnes, où la direction m’a placé sous le régime de l’isolement médiatique en raison de mon appartenance à des « mouvances radicales et violentes d’extrême gauche ». J’ai été ensuite transféré du jour au lendemain à la Santé, en transit pour un transfert dans un établissement sécurisé en dehors de l’Île-de-France — puisque je bénéficierais, selon la direction interrégionale des services pénitentiaires de Paris, de « soutiens extérieurs pouvant nuire à la sécurité des établissements franciliens ». Par ailleurs, il y a deux mois, la juge des libertés et de la détention en charge de mon dossier a ordonné la fin de ma détention provisoire et ma remise en liberté, décision aussitôt annulée par une cour d’appel aux ordres du parquet de Paris, qui a mobilisé son attirail judiciaire pour empêcher ma libération. Cet acharnement, assez typique de la justice et de l’administration pénitentiaire, est exercé à mon encontre alors que toutes les autres personnes incriminées ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire, et qu’il n’existe aucun élément dans le dossier permettant de m’associer d’une quelconque façon à l’affrontement. Aucun élément, sauf la déclaration d’un militant identitaire, Antoine Oziol de Pignol, hooligan du Kop of Boulogne, au sein du groupe de la Milice Paris, militant actif de Génération identitaire, et proche du groupuscule nationaliste des Zouaves Paris, avec qui il était au moment de l’affrontement. Ce dernier a donc porté plainte et s’est constitué partie civile, affirmant reconnaître des militants antifascistes parmi les auteurs des violences dont il aurait été victime, et déclarant que je faisais partie du groupe qui a mis en déroute ses camarades et lui-même le soir des faits.

Au premier abord, le fait que des militants d’extrême droite appartenant à des groupes violents, et auteurs de nombreuses exactions au cours des derniers mois (agressions contre des femmes voilées ou des migrants pour Génération identitaire, attaquent des jeunes du Lycée autogéré de Paris ou, dernièrement, du cortège du Nouveau Parti anticapitaliste lors de l’Acte 11 du mouvement des Gilets jaunes pour les Zouaves Paris) puissent collaborer de manière aussi décomplexée avec la police et les instances répressives est de nature à surprendre. Mais il convient de replacer ce phénomène dans un cadre plus large, dans le contexte de révolte sociale et de répression généralisée que l’on observe depuis le début du mouvement social contre la loi Travail en 2016 jusqu’au mouvement des Gilets jaunes.

En effet, si les liens entre la police et l’extrême droite ne sont plus à démontrer [1], il est nécessaire de se pencher plus précisément sur la coagulation spécifique qui existe entre la police et les groupes d’extrême droite impliqués dans cette affaire. Ainsi le groupe Génération identitaire s’est toujours positionné en tant que supplétif de l’État et de sa police : occupation de mosquées dans un contexte d’explosion des politiques islamophobes [2], campagne « DEFEND EUROPE » pour bloquer les migrants en Méditerranée ou dans les Alpes au moment où les politiques migratoires européennes se radicalisent et où des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants perdent la vie au cours de leur voyage, ou plus récemment, occupation de la CAF de Bobigny dans un contexte de répression inédite à l’encontre du plus grand mouvement de lutte contre la précarité en France depuis des décennies. En ce qui concerne les Zouaves Paris, on peut rappeler, entre autres, leurs multiples agressions à l’encontre d’étudiants et de militants lors des blocages et des occupations d’université au cours du mouvement de 2018 contre la loi ORE. C’est également eux qui, lors du 1er mai 2018, tentaient de ratonner des manifestants en périphérie de la place de la Contrescarpe, au moment où Alexandre Benalla et sa milice de barbouzes tabassaient ceux qui n’arrivaient pas à quitter la place, après une journée caractérisée par un déchaînement de violences policières contre la manifestation internationale des travailleurs. Si cet événement était assez emblématique de la convergence et de l’articulation entre violence policière, violence de groupes armés travaillant au service de l’État en parallèle de l’institution policière, et violence des groupes d’extrême droite, c’est au cours du mouvement des Gilets jaunes que l’on a vu cette stratégie commune se déployer et se consolider à l’encontre du mouvement social.

Si les groupes et militants d’extrême droite ont finalement été chassés du mouvement et des manifestations à l’échelle nationale, il faut rappeler qu’au cours des premières semaines, leur présence était bien réelle au sein des mobilisations. On se souvient notamment du discours rabâché par les médias de masse selon lequel les violences à l’encontre des forces de l’ordre étaient commises par des groupes nationalistes « infiltrés » dans le mouvement. S’il est vrai que certains groupes d’extrême droite, dont les Zouaves et leur chapelle du Bastion social, ont participé au début aux affrontements avec les forces de l’ordre, il faut lire ces faits, et leur médiatisation, dans le cadre d’une stratégie plus large au bénéfice de l’État. Il s’agissait d’élaborer une répression morale (qui procédait en rendant possible la répression policière féroce que l’on a connue par la suite) stigmatisant le mouvement des Gilets jaunes comme un mouvement d’extrême droite violent. La présence des groupes d’extrême droite était donc entretenue, mise en scène et instrumentalisée afin de légitimer aux yeux de l’opinion publique les arrestations massives, les condamnations à l’encontre des Gilets jaunes au cours de comparutions immédiates expéditives, la prison, la violence, les mutilations…

Entretenir la présence de l’extrême droite et sa publicité était le moyen pour l’État de rendre illégitime un mouvement soutenu par une large majorité de la population. Une énième tentative de manipulation de l’opinion publique, qui s’est déployée à son paroxysme au moment de la polémique autour de « l’agression » de Finkielkraut et de « l’antisémitisme des gilets jaunes ». Soyons clairs : il ne s’agit pas de nier que des formes d’antisémitisme et de complotisme ont pu s’exprimer et se diffuser au sein du mouvement. Il s’agit d’exhiber les outils de répression morale de l’État, et de comprendre que le fascisme et ses idées en sont l’un des plus importants. Ledit antisémitisme, dont l’État se targuait d’être le plus vif opposant, doit également se comprendre comme un outil, une réalité entretenue sciemment au sein du mouvement. Si les thèses antisémites notoires, comme celles d’Alain Soral, ont pu se diffuser au sein du mouvement, par l’intermédiaire d’auxiliaires ou de militant fascistes, c’est parce que celles-ci ont été largement exacerbées et relayées par les médias de masse et le gouvernement. Et si tel a été le cas, c’est parce que ces thèses prétendument « antisystème » sont en réalité au service de celui-ci, et sont mobilisées en son sens. De l’extérieur, l’État s’en sert pour délégitimer le mouvement aux yeux de l’opinion publique. De l’intérieur, les thèses sur la « finance juive », articulées notamment autour de la banque Rotschild, permettent aux vrais ennemis, tels que la finance au sens large et le capitalisme en tant que système de domination et d’exploitation, d’être écartés, segmentés, pour cibler une soi-disant partie du problème plutôt que le problème en lui-même. Une fois de plus, stratégie répressive et stratégie fasciste font corps à l’encontre du mouvement social.

Reprenons le fil de notre propos. La présence des groupes d’extrême droite (comme les Zouaves Paris) au sein des Gilets jaunes, ne s’est pas limité à un rôle d’épouvantail du pouvoir. Ces derniers étaient avant tout présents pour tenter de chasser les militants antifascistes, autonomes et révolutionnaires. Il s’agissait de s’en prendre à ceux qui étaient également la cible des forces de police, en raison de leur soutien logistique et stratégique dans le mouvement, au cours de blocages économiques, ou dans les manifestations, en tant que force active dans l’autodéfense des cortèges face aux attaques de la police, auprès des Gilets jaunes.

À cette stratégie militaire s’ajoute la tentative d’infiltration des services d’ordre, mise en lumière par la présence d’un militant identitaire notoire, Victor Lenta [3] devenu membre autoproclamé d’un service d’ordre au sein duquel on a pu retrouver nos fameux zouaves de service [4]. Une fois de plus la stratégie fasciste faisait pleinement écho à la stratégie de maintien de l’ordre. Il s’agissait pour l’extrême droite d’intégrer des instances du mouvement pour mieux pouvoir s’en prendre aux groupes antifascistes, mais surtout, pour tenter d’imposer un cadre autoritaire aux manifestations, afin d’empêcher toute forme de débordement, et museler ainsi les nouvelles formes de luttes offensives, propres au surgissement des Gilets jaunes au sein du champ politique traditionnel. Ce fut la dernière tentative d’organisation réelle des forces fascistes. En effet, c’est en assumant un antifascisme de terrain que les antifas et les Gilets jaunes antiracistes ont chassé les militants d’extrême droite à Paris, à Lyon et ailleurs, faisant des manifestations des espaces où leur présence n’était pas admise et non négociable. C’est en devenant acteur du mouvement, et en ignorant les injonctions à boycotter celui-ci (provenant souvent de « militants » de notre propre camp, qui s’étaient laissés berner par l’association d’État « Gilets jaunes – extrême droite ») que nos combats quotidiens ont finalement payé. Ce travail de lutte, qui s’est mis en place chaque samedi pendant plusieurs semaines, n’a pu se faire qu’en étroite collaboration avec les groupes de Gilets jaunes à l’échelle locale et nationale et ne s’est pas réduit aux affrontements de rue avec les militants fascistes. Autonomes et antifascistes se sont placés au service du mouvement, tant sur le plan logistique que stratégique, acceptant de faire avec les nombreuses contradictions qui le traversaient, transformant celui-ci tout en acceptant d’être transformé à son tour, en se détachant des schémas sclérosés de la politique contestataire. Il a fallu pour cela mobiliser et mettre en place des stratégies et des formes de luttes nouvelles, affronter physiquement les groupes d’extrême droite, organiser la protection de leurs cibles, mettre en place des cortèges festifs et antiracistes, participer aux assemblées générales locales, s’investir sur les ronds-points, dans les blocages, mobiliser nos pratiques et notre savoir des luttes pour organiser des groupes de désarrestations face aux interpellations policières, ou encore protéger les cortèges contre la violence des forces de l’ordre. Tout cela n’a été rendu possible que grâce à la collaboration entre camarades d’horizons parfois très différents, mais avant tout grâce à la solidarité issue de nos alliances avec des Gilets jaunes à l’échelle locale, en particulier les Gilets jaunes de Rungis, sans qui la réussite du mouvement dans la métropole parisienne n’aurait pas été possible. Et c’est précisément ces alliances, ces rencontres, ce travail politique qui sont ciblés dans le cadre de l’affaire qui m’a conduit aujourd’hui à être de nouveau incarcéré et qui place une fois de plus l’antifascisme autonome sur le banc des accusés. Car il s’agit bien ici d’une stratégie commune de l’extrême droite et des institutions répressives qui tentent par la voie légale, pénale et carcérale de s’en prendre au mouvement et à ses différents protagonistes.

Ce que j’ai décrit précédemment n’est pas quelque chose de nouveau. Depuis des décennies, l’État français et l’extrême droite sont intimement liés dans la défense d’un capitalisme néocolonial — depuis la guerre d’Algérie et l’instauration du premier état d’urgence qui sera à nouveau mobilisé pour tenter de mater les révoltes des quartiers populaires en 2005, puis à l’encontre des musulmans au prétexte de la lutte antiterroriste, avant de s’abattre contre le mouvement social traditionnel et de s’étendre à la société dans son ensemble par la constitutionnalisation de ses prérogatives. Si la rencontre entre Gilets jaunes et quartiers populaires n’est restée pour l’instant qu’à l’état embryonnaire, il est nécessaire de rappeler que la violence d’État quant à elle fait depuis longtemps le lien entre les habitants des banlieues et les franges des classes populaires qui se sont organisées au sein des dernières mobilisations, en faisant des cibles privilégiées. La violence qui s’est abattue sur le mouvement des Gilets jaunes vient de loin. Cette nouvelle doctrine du maintien de l’ordre s’élabore depuis la répression des peuples en lutte pour leur liberté dans les anciennes colonies françaises. Les DAR et les BRAV ne sont que l’évolution des BAC, elles-mêmes créées pour réprimer les colonisés de l’intérieur après la guerre d’Algérie. Le flash-ball et les grenades qui ont mutilé tant de gilets jaunes sont des instruments perfectionnés depuis des années dans les banlieues des grandes métropoles. Et derrière toute cette violence, le fascisme veille au grain, toujours prêt à être mobilisé comme instrument de cette même violence. Depuis l’OAS, organisation d’extrême droite recrutant policiers et militaires pour commettre des attentats contre les Algériens. Depuis les années 1980, où les groupes fascistes ratonnaient les étrangers, avant de passer le relais aux forces de l’ordre, qui ont depuis retrouvé le monopole de la violence raciste, à travers son vecteur principal : les violences policières quotidiennes qui continuent à humilier, mutiler et tuer les habitants des quartiers populaires, parce qu’ils sont pauvres, Noirs, Arabes ou musulmans. Depuis longtemps, la police d’État et les groupes fascistes se partagent la violence raciste. Et c’est aujourd’hui cette même violence, construite dans la collaboration entre l’extrême droite et les forces de l’ordre, qui a été mobilisée contre le mouvement des Gilets jaunes et ses différents acteurs. La police et l’extrême droite collaborent à une cause commune : mater les révoltes populaires et défendre le système capitaliste.

Les dernières semaines ont offert un concentré spectaculaire de ce processus qui ne cesse de s’approfondir. La police, prise dans une radicalisation ininterrompue, se comporte toujours plus comme une force autonome : que l’on songe au meurtre de Steve à Nantes lors de la fête de la musique, que l’on songe à la manifestation illégale devant le siège de la France insoumise appelée par le syndicat d’extrême droite Alliance, ou tout récemment à la plainte déposée contre Assa Traoré (ultime étape d’un acharnement sans limites). À chaque pas en avant, les policiers reçoivent le soutien indéfectible du gouvernement, à chaque nouveau crime, ils savent pouvoir compter sur sa couverture systématique. Pendant ce temps-là, Marion Maréchal-Le Pen [5] et Éric Zemmour rivalisent de rhétorique haineuse et appellent sans complexe à des pogroms contre les musulmans en direct sur la chaîne de télévision d’un milliardaire français. Quant à Macron, qui a beau jeu de se poser en rempart face à l’extrême droite, il ne se contente pas d’appuyer aveuglément sa police déchaînée, mais décide de lancer une campagne sur l’immigration en reprenant littéralement les mots de l’extrême droite. La question n’est pas, comme le pense une social-démocratie aussi passive qu’apeurée, d’y voir les symptômes d’un sombre futur, les prémices du fascisme qui vient – possibilité dont on ne saurait se prémunir qu’en faisant confiance aux « progressistes » autoproclamés et autres défenseurs du « front républicain ». C’est tout le contraire que nous montre la situation actuelle : le fascisme n’est pas un horizon, c’est une tendance matérielle qui se développe au présent, au sein même des institutions – et que le macronisme, loin de constituer un rempart, accélère. C’est à cette mutation autoritaire de l’État que les mouvements sociaux naissants, dans leurs tentatives d’alliances et de renforcement réciproque, auront à se confronter.

Il ne s’agit donc pas seulement ici de réclamer ma libération et l’abandon des charges à l’encontre des antifascistes inculpés.

Même si c’est là l’un des enjeux de la lutte qui s’ouvre à nous, il serait stérile et sectaire de rester centrés sur nous-mêmes, assurant la défense de nos forces à un moment où la répression s’abat sur des franges de plus en plus larges des classes populaires. Si l’une des grandes forces de l’État est bien l’art du mensonge, de la déconstruction de la vérité, de la manipulation des faits et de leur réécriture médiatique, notre rôle à nous, en tant qu’antifascistes, est de réaffirmer le lien réel et fondamental qui unit les luttes actuelles, de l’antiracisme aux luttes contre la précarité. Nous ne devons pas oublier que des milliers d’êtres humains périssent aux portes de l’Europe. Nous ne devons pas oublier les jeunes de Mantes-La-Jolie, et les victimes des crimes policiers, depuis Malik Oussekine jusqu’à Adama Traoré et Zineb Redouane. Nous ne devons pas oublier les victimes des crimes fascistes, depuis Brahim Bouharam jusqu’à Clément Méric, mort sous les coups de nervis d’extrême droite il y a quelques années. Il est ma force au quotidien et mon phare dans la pénombre du monde carcéral. Nous ne devons pas oublier tous les Gilets jaunes blessés ou enfermés dans les geôles de l’État français. J’ai croisé la route de beaucoup d’entre eux derrière les barreaux, souvent isolés, oubliés et démunis de tout soutien politique extérieur. Plus largement, nous ne devons pas oublier toutes celles et tous ceux qui peuplent les prisons françaises, enfermé·e·s avant tout pour ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent. Toute lutte révolutionnaire ne peut être qu’anticarcérale.

Nous ne devons pas oublier que toutes ces choses sont liées au sein d’un projet que nous devons combattre, mais aussi, et surtout, n’oublions pas que tous les mots, tous les textes, toutes les postures de principe ne valent rien s’ils ne se concluent pas par des actes. La séquence de luttes qui s’ouvre doit être celle des alliances qui se tissent depuis des années et des fronts communs, celle de l’autodéfense populaire et de toutes les révoltes.

Antonin Bernanos
Prison de la Santé,
Le 3 octobre 2019.

Lettre publiée sur le site ACTA.



modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Paroles de Gilet : {« Le cancer de notre monde, c’est le capitalisme »}

Le mouvement des Gilets jaunes fête bientôt son premier anniversaire et il nous a semblé intéressant de relayer les paroles des premier.e.s concerné.e.s. Celles et ceux pour qui la fièvre jaune a été impossible à négocier ! Jean est stéphanois, il commence à s’intéresser au mouvement et tout s’enchaîne : les ronds-points, les manifs mais aussi la violence policière, les contrôles, la répression, l’arrestation, le procès et au bout de la chaîne... la prison. Interview réalisée en juin 2019 à sa sortie de Fresnes et publiée dans le journal L’Envolée.



Dans la thématique "MOUVEMENT GILETS JAUNES"

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Appel des GJ à converger : retour sur la manifestation du 1er février

Samedi 1er février, les Gilets jaunes de Saint-Étienne ont lancé un appel à l’ensemble des secteurs en lutte à rejoindre le traditionnel cortège du samedi après-midi. Cela a été l’occasion de faire le tour des permanences électorales des candidates aux municipales. Avec ou sans gilet jaune les manifs du samedi reprennent de plus belle !
Article publié sur Résistance verte


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Appel à rejoindre les GJ samedi 1er février !

RDV samedi 1er février 2020 à 14h Place du Peuple.
Pour maintenir la pression et notre présence dans la rue.


Saint-Étienne et alentours Couac   REPRESSION - PRISON

Justice et répression des manifestants : quand {Facebook} sert de mouchard

La répression judiciaire qui a suivi le mouvement social dit des « gilets jaunes » a été l’occasion de constater que l’ancien monde, en robe noire, se servait désormais des outils de surveillance que met à sa disposition le nouveau monde. Ainsi, un manifestant a été condamné à Saint-Étienne pour des propos tenus sur Facebook. C’est un pas de plus qui est franchi dans l’atteinte à nos libertés.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MOBILISATIONS - LUTTES

Anniversaire des Gilets jaunes, Saint-Étienne

Samedi 16 novembre, comme partout en France, se sont rassemblés à Saint-Étienne de nombreux manifestants. Ils étaient plus de 1000 à s’être retrouvés pour fêter le premier anniversaire des Gilets Jaunes. Un véritable regain de mobilisation, qui d’ailleurs a pu être observé sur la totalité du pays, mais qui n’est pas une surprise : en effet le ras-le-bol est toujours le même !


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Les gilets jaunes ont un an : appel pour un acte 53 historique !

Un an, 52 semaines, 365 jours ! Le 16 novembre prochain, cela fera une année que ce mouvement inédit, sorti de (presque) nous aura fait sortir dans les rues tous les samedis. Depuis plusieurs semaines, ça tourne pas mal sur les réseaux sociaux. Les GJ veulent fêter ce premier anniversaires dignement. Des rendez-vous fleurissent aux quatre coins de France pour manifester, bloquer des centres commerciaux voire des villes entières, pour réoccuper les ronds-points. Saint-Étienne n’est pas en reste et des appels à manifester sont lancés pour ce 53e acte.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Nationale des Gilets Jaunes ! Un air de retrouvailles

Ça faisait un bail qu’on avait pas vu autant de monde dans les rues un samedi à Sainté. Et ça fait plaisir ! Même si, il faut l’avouer, on est loin du nombre des décembre, janvier, février derniers... Au moment fort de la manifestation, plus de 1000 GJ de Sainté et de Navarre ont promené les forces de l’ordre tout l’après-midi et même jusqu’au début de soirée à Monthieu ! Et ce malgré le dispositif énormissime, les grenades lacrymo, les charges agressives, les tirs de LBD et les coups de matraque.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets Jaunes - Acte 50 : Appel à manifestation nationale à Saint-Étienne

Depuis plusieurs semaines, l’appel circule sur les différentes plate-forme GJ de la Loire et d’ailleurs. Pour cet acte 50, les GJ de Saint-Étienne appellent à converger sur la ville aux sept collines pour un retour aux sources ! On reprend les bonnes habitudes : rendez-vous samedi 26 octobre à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple. Tou.te.s ensemble ! On lâche rien !


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MOBILISATIONS - LUTTES

Retour sur l’acte 44 à Lyon : Sur-présence policière et répression

Samedi dernier (le 14/09/2019) avait lieu l’acte 44 des Gilets Jaunes à Lyon. RDV 13h sur Place Bellecour. Retour sur cette manifestation par Le Gueuloir...


Informations globales   REPRESSION - PRISON

Le CRS responsable de la mort de Zineb Redouane à Marseille est de Saint-Étienne

La rumeur circulait depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux affiliés aux Gilets Jaunes - La France en colère, La Loire en colère, etc. Elle a été ensuite confirmée par un article de « La Provence » datant du 3 juillet. C’est donc bien un policier de la brigade CRS 50 de Saint-Étienne qui avait dans les mains le lanceur Cougar responsable de la mort de Zineb Redouane.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes acte XXXV - Maillot jaune et gilets jaunes

Samedi 13 juillet le tour de France passe par Saint-Étienne et les GJ ne lâchent rien ! Toute la région en soutien. Rendez-vous à 14h place du peuple !


Dans la thématique "REPRESSION - PRISON"

Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

[Lyon] Projections du film « À nos corps défendants » en soutien au Collectif Justice et vérité pour Wissam

En soutien au « Collectif Justice et vérité pour Wissam » , le « Comité Justice et Vérité pour Mehdi » vous invite, le 21 Mars, à 17 h, à la projection du film « À nos corps défendants », de IanB du collectif Désarmons-les ainsi qu’à un repas à prix libre.

L’Entrée est à prix conseillé de 3€ (soutiens comme tu peux !) et la recette sera reversée en soutien au « Collectif Justice et vérité pour Wissam El Yamni ».


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / REPRESSION - PRISON

Concert de soutien aux prisonniers

Concert samedi 25 février 2020 à partir de 19h avec AMES OAK (flamenco) + EZEIKIEL (Rap) + MACH STEM EFFECT (metal death grind) + CAPTAIN PATO (Rap) + THE REVENGERS (punk)
Entrée et adhésion prix libre au lieu


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

La jeunesse stéphanoise violemment réprimée

Cela fait quelques jours, qu’à St-Étienne, les forces de l’ordre répriment dans la violence toute tentative de grève des jeunes lycéens. Le préfet aurait-il peur des jeunes, pour les empêcher, à n’importe quel prix, de rejoindre le mouvement ?


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (2)

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés, quatre Stéphanois sont jugés pour avoir diffusé des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Deuxième partie d’un texte en trois épisodes : Enquête et arrestations, automne 1882.


Saint-Étienne et alentours   EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS / REPRESSION - PRISON

Réunion publique d’accès au droit en cas d’interpellation et de poursuite judiciaire

Dans la continuité du mouvement de lutte contre la réforme des retraites, les organisations syndicales de salarié.e.s en lien avec le Syndicat des Avocats de France vous invitent le mercredi 15 janvier (16h30) à une réunion publique d’accès au droit pénal à la Bourse du Travail.


Saint-Étienne et alentours Couac   REPRESSION - PRISON

Les stades de foot, laboratoire où s’expérimentent les techniques de répression

Il y a quelques jours, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a rendu son verdict : deux matchs à huis clos (dont un avec sursis) pour les quelques centaines de fumis et le feu d’artifice en tribune lors du match contre le PSG. Pour lutter contre les « Ultras », l’État s’est doté depuis plusieurs années d’outils de répression fort sophistiqués. À Saint-Étienne, quelques irréductibles résistent encore et toujours au progrès et à la modernité, au nom de concepts éculés comme la liberté et les valeurs populaires du football. Discussion avec l’un des membres des Green Angels, un des principaux groupes de supporters stéphanois.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (1)

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés quatre stéphanois sont jugés pour avoir diffuser des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Première partie d’un texte en trois épisodes : 1.Grèves, révoltes ouvrières, effervescences libertaires et répression autour de Lyon et Saint-Étienne en 1882.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MOBILISATIONS - LUTTES / REPRESSION - PRISON

Blocus au lycée Honoré d’Urfé : charges, gazage et une arrestation

Depuis le 5 décembre, une série de blocages est initiée par les lycéen·ne·s stéphanois·e·s dans leurs établissements. Après deux journées entières de blocage au lycée Fauriel, la direction menace les élèves de passer en conseil de discipline s’iels s’avisent de recommencer. Jeudi 9 décembre au lycée Honoré d’Urfé, c’est cette fois la Police qui s’est chargée de lever le blocus à coup de bombes lacrymos.


Saint-Étienne et alentours   INFORMATIQUE - SECURITE / REPRESSION - PRISON

Bad citizen : une nouvelle appli anti-répression

Une nouvelle application d’informations juridiques pour apprendre à se défendre face aux institutions policières et judiciaires. L’application Bad Citizen vient d’être créée et mise à disposition pour smartphones. C’est un guide qui résume l’essentiel de ce qu’on doit savoir quand on se retrouve aux mains de la police et de la justice ou quand il faut aider un-e proche.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MOBILISATIONS - LUTTES

[Lyon] Journée et soirée contre les violences et crimes policiers

Vénissieux, le 11 décembre 2016. Mehdi, 28 ans, venait de fêter la naissance de sa fille et rentrait en scooter à Vaulx-en-Velin avec deux amis. La police veut le contrôler, il meurt ! « Le Comité Vérité et Justice pour Mehdi » vous invite à une journée/soirée contre les violences et crimes policiers le samedi 18 janvier à Grrrnd Zéro (Vaulx-en-Velin).


Dans la thématique "ANTIFASCISME"

Saint-Étienne et alentours   ANTIFASCISME

Manifestation Antifasciste et Anticapitaliste

Le Comité Antifasciste de Saint-Étienne organise une manifestation antifasciste et anticapitaliste le samedi 07 mars 2020 à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours   ANTIFASCISME

A Saint-Etienne, l’extrême-droite compte s’installer ‘pépouze’ en face de la Bourse du Travail !

Sophie Robert, la bourgeoise cheffe départementale du Rassemblement national, accompagnée d’une dizaine de militants environ, a été surprise ces derniers jours dans un local du quartier Albert Thomas en train de passer la serpillière.


Saint-Étienne et alentours   ANTIFASCISME

Le Rassemblement National 42 surpris avec l’Action Française

À Saint-Étienne, la section départementale du Rassemblement National a été surprise, vendredi 1er novembre, à accueillir en ses locaux une réunion/conférence du groupuscule royaliste d’extrême droite, déjà connue pour ses méthodes violentes et fascistes : l’Action Française !


Saint-Étienne et alentours   ANTIFASCISME / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Saint-Étienne ANTIFA Festival 2019 en soutien aux migrant.e.s

Vendredi 15 et samedi 16 novembre 2019 à Ursa Minor en soutien au Collectif de Solaure en collaboration avec Les Créations du Crâne, Le Comité Antifa Stéphanois, Univers Soul, Le Collectif de Solaure, La Cantine et d’autres…


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   ANTIFASCISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

L’extrême droite italienne fixe un prix à la mort

Alors que pas moins de 2 260 migrants ont péri l’an passé en tentant de traverser la Méditerranée, le gouvernement italien à l’initiative de Salvini ne trouve rien de mieux qu’annoncer un projet de loi toujours plus hostile à l’immigration. Si la loi n’est pas encore mise en place, il est important de lutter dès maintenant contre ce projet et toute autre dérive fasciste !


Saint-Étienne et alentours   ANTIFASCISME

Le Rassemblement National de la Loire veut des flics-videurs devant les Églises et demande la dissolution de la JC de la Loire

C’est avec un certain sourire aux lèvres (en dépit du côté tragique de leur prose) que nous avons pris connaissance du communiqué du RN de la Loire dans lequel celui-ci demande expressément au préfet de dissoudre la JC de la Loire.


Informations globales   ANTIFASCISME / GENRE - FEMINISME

Droites comme des clous qui brillent dans une nuit magnifique...

L’antifascisme ne devrait s’accommoder d’aucune oppression. Piqûre de rappel des Féministes de Parme, à travers le récit du viol collectif qui a eu lieu au siège de la RAF (Réseau Antifasciste de Parme), et des suites données (ou non) à cet évènement.


Informations globales   ANTIFASCISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Héroïsme et my(s)thification

Un texte qui revient sur les ralliements et hésitations des militant.e.s de gauche et anarchistes à propos des gilets jaunes. Il part de l’histoire du boxeur et de l’imagerie insurrectionniste. C’est essentiel de questionner cette adhésion aux images (et aux gestes) qui emporte très vite tout un chacun, en particulier les militant.e.s. Puis il ouvre quelques pistes de luttes émancipatrices.
Merci sauvageries.blog !


Informations globales   ANTIFASCISME

[Lyon] Vandalisme contre le local du PCF

Lyon. La liste est longue depuis une vingtaine d’année des agressions physiques et des attaques. Fin 2012, on a vu une recrudescence des agressions racistes et attaques ciblées de militantEs de gauche. La dernière en date était la dégradation, en mars 2018, du local de la CNT 69, après celui de la CGA (coordination des groupes anarchistes), du PCF du 1er arrondissement (dégradé cinq fois en cinq ans), de Radio Canut et de la Maison des passages, avant une conférence publique contre le racisme et les violences policières.


Informations globales   ANTIFASCISME / REPRESSION - PRISON

[Lyon] Répression du mouvement antifasciste : perquisition et garde-à-vue, six lyonnais.e.s interpellé.e.s

Mardi 13 novembre, à 6h du matin, six militant.e.s antifascistes ont vu leurs portes défoncées par des policiers cagoulés. Après plus de 24 de garde-à-vue, elles et ils sont accusé.e.s d’avoir, une nuit d’avril dernier, muré le local fasciste « Bastion Social » et sont poursuivis pour dégradation, outrage et même « association de malfaiteur ».


A la une...

ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Au vert à Saint-Victor ? 

En ces temps de confinement, on rêve un peu de faire un tour au vert, par exemple dans les Gorges de la Loire, à Saint-Victor. Pour y faire trempette ? Pas forcément. Et peut-être pas davantage, voire moins, en été car alors prolifèrent les algues vertes – ou bleues. Reportage sur ces cyanobactéries dont le développement a beaucoup à voir avec la pollution de l’eau par les activités de la ville de Saint-Étienne (paru dans le Couac, n°8).


DROITS SOCIAUX - SANTE
« Je suis irresponsable ! » : lettre aux bon·ne·s citoyen·ne·s si soudainement altruistes 

J’ai écrit cet article comme un geste d’autodéfense intellectuelle. Une petite musique s’était doucement installée dans ma tête, me convaincant de mon propre héroïsme à rester cloîtré chez moi comme si le virus allait se répandre au moindre pas que je poserais à l’extérieur. Il y a un fond de doctrine néolibérale qui doucement se répand et qui vient nous persuader de notre responsabilité individuelle dans la crise.


REPRESSION - PRISON
Face au corona virus, une ouverture en trompe-l’œil des prisons 

En trois jours, le nombre de détenus positifs au covid-19 a été multiplié par trois et celui des détenus placés en confinement a augmenté de 50%. Face à cela, l’annonce par le gouvernement de la libération de 5000 détenu.e.s est largement un trompe-l’œil.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Virus Corporation 

En exclusivité, une déclaration exclusive du Covid 19, entre macro-biologie et micro-économie...
"Me voici.
Vous ne m’attendiez pas, pourtant mon existence était inévitable.
Vous m’avez créé ; en rasant défrichant exterminant les espaces non-soumis à votre expansion. Vous avez fait cohabiter mes hôtes des bois avec votre nourriture, votre cheptel démesuré."


DROITS SOCIAUX - SANTE
En temps de Corona virus : enquête auprès des caissières  

Un article sur les caissières des magasins alimentaires certes tiré du journal Le Monde mais qui a le mérite d’enfin parler de celles qui sont aussi en première ligne et invisibilisées.


DROITS SOCIAUX - SANTE
« Ça bouge à l’hôpital ! » Sons d’archives contre les réformes de l’hôpital public 

Pour mémoire, un reportage diffusé en 2009 dans l’émission radio du Numéro Zéro, sur les réformes successives des hôpitaux publics et les mobilisations de personnels soignants.


REPRESSION - PRISON
« Il faut qu’on bloque en promenade ! » : messages de prisonniers de France en réaction au confinement des prisons 

Voici des extraits de deux articles publiés sur le site lenvolee.net, media contre toutes les prisons. L’Envolée essaie de relayer la parole des prisonniers qui sont actuellement laissés à leur sort... dans le confinement des confinements. Toujours mal soignés, mais brutalement réprimés dès qu’ils essaient de prendre la parole. Dans leurs messages, les prisonniers appellent à un blocage massif des promenades, dans toutes les prisons de France à partir du 19 mars.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Le Riot Mag [2004-2010], le fanzine émeutier ! 

Le Riot Mag était un fanzine qui a sévi de 2004 à 2010 et qui pronait l’insurrection et la révolte. Cinq exemplaires sont sortis au grès des envies des auteurs.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !  

Près de 230 médecins, infirmier.e.s., psychologues, réanimateurs, enseignant.e.s, comédien.ne.s, paysan.ne.s, artistes, chercheuses, scientifiques, musicien.ne.s, syndicalistes, éditeurs, libraires et autres personnalités appellent à s’auto-organiser face à la pandémie de Covid-19 et à rejoindre le réseau de solidarité COVID-ENTRAIDE FRANCE.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Contagion sociale : Guerre de classe microbiologique en Chine 

Traduction du texte de la revue Chuang par le blog Des nouvelles du front, qui présente un article aussi long qu’intéressant sur l’histoire des liens entre épidémies et production, sur la réponse actuelle de l’État chinois et sur le coronavirus comme symptôme des logiques contemporaines d’accumulation du capital. Faut s’accrocher, ça se lit en plusieurs fois mais ça vaut vraiment le coup.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Vivre en temps de Corona Virus (# Première quatorzaine) : florilège de textes et appel à temoigner 

Contrairement à ce qu’affirme M. Le Président : non, nous ne sommes pas en guerre ! Nous sommes juste confronté.es à une situation exceptionnelle, face à un État qui lui, nous fait la guerre : réduction drastique des moyens pour la santé, l’éducation, la culture, violences policières systémiques, etc. Pour mieux comprendre l’époque, nous vous proposons une compilation d’articles glanés ça et là ainsi que des initiatives locales, nationales et internationales de solidarité et d’entraide pour faire face à la situation. Nous vous invitons à témoigner afin de visibiliser et relayer les initiatives d’auto-organisation permettant de rompre l’isolement. Que ce soit à l’échelle de l’immeuble, du quartier ou de la ville.
Contactez-nous à l’adresse suivante : lenumerozero chez lautre.net



Le 18 mars 1871 : Le peuple et la Garde nationale fraternisent contre la République bourgeoise 

Le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer la Garde nationale et les parisiens prennent le contrôle des canons de la butte Montmartre. L’événement qui aurait pu être anecdotique se transforme en une révolution qui durera deux mois et marquera l’Histoire.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Italie - Épidémie et guerre sociale 

Face à l’épidémie de coronavirus, le gouvernement italien a décrété l’état d’urgence dans le pays et imposé de sévères restrictions de déplacements à l’intérieur du pays. Chacun ne vit pas pour autant le confinement de la même façon et la guerre sociale se prolonge dans l’épidémie. Traduction d’un texte du collectif Quarticciolo Ribelle, qui occupe un bâtiment au cœur du quartier Quarticciolo en banlieue romaine, et s’implique dans l’auto-organisation populaire face à l’épidémie. Article publié sur le site acta.zone.


ANTIFASCISME
La permanence électorale des fachos récolte des pavés  

Dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars, la permanence électorale de la politicienne RN a été attaquée à Saint-Étienne (Loire) : des pierres ont été jetées contre les vitres du local de Sophie Robert situé rue Victor Hugo. « Des impacts de projectile et des débris de verre ont été relevés par la police ». Article publié sur le site Sans attendre demain.


MEDIAS
Municipales : les vrais chiffres des élections à Sainté 

C’est qu’il faisait franc le faramelan le Perdriau, hier soir à la sortie des urnes avec ses 46 % ! Sophie Robert et Patrick Revelli par contre, avaient plutôt le babaud - ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Mais en pleine épidémie de Corona Virus, force est de constater que le grand vainqueur des élections de dimanche, c’est l’abstention avec un taux record de 68 %. Petite rectification des chiffres pour une réelle analyse du scrutin du premier tour des municipales.


ANTIFASCISME
Une candidate de la liste RN de Sophie Robert impliquée dans l’assassinat de Clément Méric 

Une des colistières de Sophie Robert, candidate du Rassemblement national (RN) pour les élections municipales à Saint-Étienne, avait été entendue au procès des meurtriers de Clément Méric en 2017. Il s’agit de Lydia Da Fonseca, en 17e position sur la liste RN. Article publié sur le blog Sainté 2020.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Panique boursière en temps de coronavirus - Jacques Fradin 

Toujours et encore « l’économie d’abord ».
Les demi-mesures du gouvernement des macrons (toujours et encore des Thénardier) n’ont qu’un seul objectif « centriste » : temporiser.
Essayer, autant que faire se peut, de ne pas toucher à l’économie ; ou le moins possible ; ou à reculons, comme le dos au mur, avec toute la mauvaise volonté imaginable.


REPRESSION - PRISON
Action de soutien aux prisonnier.es italien.nes 

Cette semaine, plusieurs militant.e.s stéphanoi.se.s ont suspendu une banderole au-dessus de l’autoroute pour afficher leur soutien aux prisonnier.e.s italien.ne.s en révolte, et pour informer la population des crimes abjects de la police italienne !


CAPITALISME - GLOBALISATION
L’épidémie n’a pas de vertus 

Si l’on en croit la multiplication des analyses médiatiques allant dans ce sens dernièrement, l’épidémie de COVID-19 serait bonne pour la planète. Mais il y a assurément une grande différence entre considérer que l’épidémie de coronavirus est en elle-même écologiquement positive et tirer (ou plutôt confirmer) des enseignements écologistes à partir des effets économiques de celle-ci.


ANTIFASCISME
Retour sur la manifestation antifasciste du samedi 7 mars 

Samedi 7 mars a eu lieu une manifestation antifasciste à Saint-Étienne. À l’approche des municipales, il semblait bon de dénoncer le fascisme ambiant, qu’il soit frontal ou diffus, qu’il vienne de l’ex-FN ou de LAREM... Plus de 200 personnes se sont réunies en un beau cortège déterminé à partir de 14h sur la Place du Peuple. Retour en images sur la manifestation.


GENRE - FEMINISME
Journée Internationale de Lutte pour Les Droits des Femmes à Saint-Étienne : retour en images 

À Saint-Étienne plus de 200 personnes se sont réunis pour cette traditionnelle journée de lutte féministe le 8 mars 2020. Retour en images sur cette journée de mobilisation.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Facs et labos en lutte : programme à l’UJM 

Dans le cadre de la mobilisation des facs et labos en lutte, un ensemble d’activités de sensibilisation et d’informations est proposé à l’Université Jean Monnet pour le mardi 10 mars.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Il n’y a pas que le Coronavirus : en France, on peut mourir de l’incendie d’une petite boîte jaune 

Les incendies de compteurs Linky sont chose courante depuis des mois. De nombreuses photos, vidéos, des témoignages en attestent sur les réseaux sociaux.
Mais la société qui diffuse ces compteurs partout en France, plutôt que de se préoccuper enfin du problème, ne cesse d’en nier les preuves, au besoin en faisant pression sur les médias ou sur ceux qui pourraient contribuer à l’établissement de la vérité.
Cette fois-ci, il y a deux morts.


MOBILISATIONS - LUTTES
Retour sur les jours de protestations contre le 49.3 à Saint-Étienne 

C’était prévu et annoncé par l’intersyndicale depuis quelques jours en cas d’adoption de la réforme des retraites par le 49-3 : rassemblements de partout de suite après l’annonce ! Retour sur deux jours de protestation contre le 49.3 à Saint-Étienne les 2 et 3 mars derniers par les camarades du Gueuloir.


REPRESSION - PRISON
Étranglement d’un manifestant à Saint-Étienne : appel à témoignage 

La photo de l’étranglement d’un manifestant lors de l’acte 68 à Saint-Étienne est devenue virale sur les réseaux sociaux. Même le journal « 20 minutes » y a consacré un article. N’hésitez pas à contacter le Cassis (Collectif d’Autodéfense et de Solidarité en Soutien aux Inculpé.e.s Stéphanois.e.s) si vous avez quelqu’un qui possède un quelconque témoignage ou informations à ce sujet.


EDUCATION - PARTAGE DES SAVOIRS
Appel à une « université morte » pour que l’université vive 

En réaction à la situation de l’université déjà touchée par la précarité et menacée tout autant par la réforme des retraites que par la nouvelle loi de réorganisation de la recherche, la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), le monde universitaire a décidé de faire du 5 mars le début d’un mouvement nommé « L’université et la recherche s’arrêtent ». Pour cause de congés, l’université de Saint-Étienne emboîtera le pas le mardi 10 mars. Rapide décryptage et point sur les mobilisations en cours à Saint-Étienne.


DISCRIMINATIONS - RACISME
Annulé : Marche contre le racisme et l’islamophobie 

Pour la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le collectif stéphanois contre l’islamophobie et pour l’égalité organise une marche contre le racisme et l’islamophobie, samedi 21 mars à 14h30 Place du Peuple Saint-Étienne.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
24 H pour fêter les 1(2)0 ans des ardufs 

Pour fêter les 1(2)0 ans de la Société des Arts du Forez, nous vous invitons à l’Amicale laïque de Tardy les 20-21 mars pour :
... créer une gigantesque bd collective
... participer et écouter une radio en direct live et des concerts au casque
... boire et manger sur place


ANTIFASCISME
Sophie Robert à la cour des royalistes ? 

Comme l’ont révélé il y a quelque temps les camarades du Gueuloir, la candidate RN à la mairie de Saint-Étienne, Sophie Robert, joue un jeu plutôt trouble avec les royalisto-fascistes de l’Action Française. Voici un petit complément d’information salutaire en cette période pré-électorale.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Gare au retour de Serenicity 

Les espoirs que la Commission européenne mettraient le holà aux expérimentations de reconnaissance faciale et autres ont été douchés la semaine dernière. Il est donc plus qu’important de rester vigilant.e.s sur les projets de reconnaissance faciale et autres dispositifs de surveillance dans l’espace public. Le projet Serenicity que détaillait Couac à l’automne 2019 en fait partie.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
24 heures à l’ombre de la centrale – 1er épisode 

Le 11 novembre 2019, un tremblement de terre forçait EDF à [mettre à l’arrêt la centrale de Cruas (Ardèche) pour vérifications. Plus près de nous, juste de l’autre côté du Pilat, se cache une autre centrale nucléaire. Tout le monde s’en fout. Le Couac non. Reportage à thème.