Saint-Étienne et alentours Couac   MOBILISATIONS - LUTTES / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Tout brûle déjà. La culture, la jeunesse et les flammes


|

Lundi 16 octobre 2017, la sinistre Françoise Nyssen venait célébrer LA culture stéphanoise : inauguration officielle de la nouvelle Comédie… et visite de la Maison de la Culture - Nouveau Théâtre de Beaulieu (MJC - NTB). On se souvient que celle-ci avait été incendiée le 17 juin de la même année à une heure du matin. Comme d’habitude dans ce genre de situations, les condamnations sont fermes, le front républicain s’oppose à la « tragédie ». Le débat sur l’avenir du lieu, initié bien avant l’incendie, fait rage. Par contre, très peu de discussions sur le fond. Quelle est la responsabilité des institutions dans une telle situation ? Comment une structure censée représenter la diversité des pratiques sociales peut-elle être prise pour cible ? Que peut-on comprendre de cet acte de destruction ?


Pourquoi brûle-t-on une MJC ?

Née en 1968, la MJC devenue NTB représente les évolutions des structures d’éducation populaire (centres sociaux, amicales laïques, MJC et autres fédérations) : leur professionnalisation, leurs contradictions et leurs rapports complexes aux pouvoirs publics. Équipements dédiés aux jeunes, réunissant professionnel-les de l’animation et militant-es de l’éducation populaire, leurs actions sont diverses et dépendent de multiples facteurs (mobilisation des jeunes, initiatives individuelles, directives municipales...). Difficile donc d’analyser en profondeur les actions au-delà des intentions pédagogiques et politiques affichées. Ce n’est donc pas l’objet de cet article. En tous cas, localement ce qui intéresse la mairie de Saint-Étienne, c’est le festival des Arts Burlesques organisé par le NTB. 13 000 spectateurs en février 2017, des intervenant-es célèbres, une renommée nationale. D’où dès 2016, la ferme volonté municipale de bien séparer les actions liées au festival et les activités d’éducation populaire de la MJC.
Contexte tendu donc entre le lieu et ses financeurs, sans parler des difficultés récentes du réseau des MJC et de leur fédération disparue avec pertes et fracas [1].

Loin de ces considérations, la presse, suivie de près par les élu-es et cravaté-es (combo fatal pour la fabrique de l’opinion publique...) identifie l’incendie comme un acte de délinquance et « la conséquence de plusieurs affaires judiciaires menées contre différents trafics (téléphone, armes, drogues, cigarettes…) dans le quartier » [2]. L’enquête est en cours. Rien ne transparaît officiellement sur d’éventuels conflits entre une partie des habitant-es et le lieu. On sait pourtant que c’est souvent le cas, tant les associations doivent se plier aux exigences municipales via des appels à projets. Ceux-là mêmes qui proposent les sujets à la mode font de la rédaction de demandes de subventions un métier à part entière, avec ses mots et ses codes. La MJC avait ainsi fermé en 2001 suite « à une prise de pouvoir de jeunes sur l’équipe en place » [3]. Mystérieuse explication. Un peu comme si la prise de pouvoir du peuple posait problème à la démocratie...

L’incendie de la MJC n’est d’ailleurs pas un fait isolé, il fait suite à plusieurs départs de feu sur des écoles du quartier, ainsi que sur la Maison des Projets. À Montreynaud aussi, il y a des étincelles. Des caves et une école sont récemment ciblées. Si une MJC est attaquée, ne serait-ce pas parce qu’elle représente l’institution au même titre que des écoles ou des bibliothèques, et non pas un lieu de ressources et d’accompagnement des initiatives, au moins pour une partie de la population ? Les lieux d’éducation populaire sont pleins de bonnes intentions et de personnes engagées. Mais force est de constater que les actions des pouvoirs publics et des associations qui en sont proches sont aujourd’hui plus à destination des classes moyennes que des classes populaires.

“Vraiment ce qui nous repousse, au-delà du tarif, c’est le public que ça touche. C’est quand même chelou de voir les mêmes te-té dans une maison pour tous”. Virus, dans Asocial Club : « Ce soir, je brûlerai… » (Toute entrée est définitive, 2014).

Les rapports conflictuels entre équipements de quartiers et certains groupes ne sont pas nouveaux. Déjà dans les années 60, la stabilité des MJC « tenait à la personnalité d’un directeur, d’un animateur, parfois aussi d’un groupe de jeunes. Un départ, un incident suffisait à remettre en cause un système fragile » [4] tant les objectifs des structures pouvaient être contradictoires entre eux.

Sauver la culture ! Et la jeunesse ?

Le feu met tout le monde d’accord. Au moins dans un premier temps. Les médias relaient l’émotion collective et l’embarras de nos dirigeant-es. L’incendie est un acte barbare, brutal, imbécile. En parlant de « violence » on sort les faits de leur contexte (local, social, politique) et on rend l’action inintelligible. Les auteurs de l’incendie ont un problème. Pour l’opinion publique, ils sont le problème. La deuxième réaction, moins unanime puisqu’elle demande des moyens, s’inscrit dans la suite logique : il faut reconstruire. Seule la culture peut sauver la jeunesse populaire. Dans la lignée des actions culturelles contre leur « radicalisation » et autres projets de promotion des « valeurs de la république ». Grandes ambitions pour petits budgets.

“Comme si on pouvait effacer les traces de la violence par la reconstruction. Comme si on pouvait ne rien avoir vu derrière les flammes, ne rien avoir entendu du bruit des vitres cassées.” Denis Merklen, Pourquoi brûle-t-on des bibliothèques ?, 2013

Ce qui compte par-dessus tout c’est de sauver la Culture. Et les réactions à l’incendie illustrent les intérêts que représente la culture pour les pouvoirs publics. La délinquance est prise pour cible (« ceux qui ont fait ça ne veulent pas comme nous du lien social ») [5], quand ce n’est pas la jeunesse dans son ensemble, et mise en opposition à d’autres tranches de la population (« ils pénalisent d’abord les familles et les enfants qui ne demandent qu’à vivre paisiblement ») [6]. La ministre parle même d’un « assassinat de la culture », et l’ancien maire Thiollière souhaite « que ce ne soit pas qu’une maison des jeunes » et que LA culture soit mise au centre des actions. C’est pourtant bien le tournant qu’ont pris les MJC et les autres structures d’éducation populaire depuis les années 1980. Faute de public et donc d’initiatives ascendantes, on multiplie les actions culturelles dans le cadre des appels à projets liés aux « quartiers prioritaires » ou à des « publics cibles ». Mais cette focalisation sur les activités culturelles « accompagnait aussi l’éviction ou plutôt l’auto-exclusion des jeunes d’origine populaire qui acceptaient mal le cadre des activités […] d’autant plus que les équipements alors construits comportaient souvent une annexe culturelle : salle polyvalente, plus rarement théâtre. » [7]

Sauver la culture ! Quelle culture ?

La convocation de LA culture pose une autre question : de quelle culture parle-t-on ? Des cultures ouvrières, de culture de tomates, ou d’une culture artistique dominante à inculquer à tou-tes ? Même Jack Lang a exprimé son soutien à la MJC-NTB. Il défend « un vrai idéal de culture » par l’association de deux éléments « l’exigence artistique et la culture populaire ». Deux qualificatifs qu’il considère donc éloignés ? Thiollière exprime lui clairement les intérêts municipaux à promouvoir la culture : « redonner de la vie à ce théâtre c’est aussi redonner de la vie à ce quartier, et bien au-delà à la ville de Saint-Étienne […] bref, le théâtre de Beaulieu c’est le cœur de la rénovation du quartier ». Urbanisme et culture s’associent donc pour transformer les quartiers plus que pour offrir des ressources aux pratiques sociales. On comprend ainsi aisément les incitations de la mairie à rapprocher associations d’éducation populaire et design. Durant la biennale du design 2017, de grands panneaux jaunes ont ainsi été conçus avec l’aide des habitants du quartier, puis installés à côté du Théâtre. De grands panneaux sur lesquels on peut voir des dessins porteurs de messages républicains pacifistes, devant le bâtiment aujourd’hui calciné. Fumée : 1. Design : 0.

Qu’est ce qu’il reste à sauver de l’éducation populaire ?

Après avoir cherché à contrôler la jeunesse par la culture, les financeurs se sont rendu compte de la dangerosité de donner quelques moyens à des équipes militantes. Un article des années 1970 dont nous n’avons pu identifier l’origine décrivait : « l’accueil des mouvements sociaux (mouvements antiracistes, antinucléaires, féministes) classe définitivement ces lieux dans la catégorie gauchiste et affole certains parents conservateurs qui les décrivent comme “d’authentiques foyers bolchéviques” ». Les équipes sont donc progressivement contrôlées par la professionnalisation, la formation, la baisse des subventions et la mise en concurrence des associations. La dépolitisation générale et le changement de discours modifient en profondeur les intentions éducatives. Finis donc les concerts de rock en plein air, les débats politiques et le soutien aux mouvements sociaux. On parle maintenant de la « laïcité », de la « participation » et du « vivre ensemble », on met en avant les valeurs républicaines et l’intégration. D’autant plus si l’on souhaite prétendre à des financements publics. Mélange subtil entre incitation et acceptation de la langue de bois et des concepts creux. La logique de projets permet aux financeurs de juger l’utilité d’une action a priori et de réduire la liberté d’action des structures.
On peut s’indigner de l’incendie d’un équipement de quartier, souhaiter sa reconstruction mais il serait temps de s’interroger sur la dérive citoyenniste de l’éducation populaire, sur le manque de moyens et de liberté accordés aux associations. Questionner les mécanismes qui créent les inégalités de richesse et de la précarité à la pelle dans certains quartiers n’est peut-être pas suffisant et nécessiterait de remettre en cause de façon plus appuyée l’organisation sociale dans son ensemble.
En octobre dernier, les professionnel-les associatifs (centres sociaux, amicales laïques, MJC...) se réunissaient — pour une fois — à Sainté, contre la suppression des contrats aidés, malgré la précarité que ceux-ci supposent. Il était un temps où nous luttions pour défendre des valeurs et gagner des droits, nous luttons maintenant pour sauver des miettes…

[1La Fédération des MJC de Rhône-Alpes a été liquidée fin 2016. Seule une partie des postes supprimés a été conservée par les MJC locales, dans des conditions moins avantageuses pour les salarié-e-s.

[2Le Progrès, 17 juin 2017

[3Document de communication de la MJC – NTB, 2017

[4Laurent Besse, Les MJC. De l’été des blousons noirs à l’été des Minguettes, 2008

[5Farid Bouabdellah, directeur de la MJC – NTB, France Bleu Loire, 17 juin 2017

[6Gaël Perdriau, Le Monde, 18 juin 2017

[7Laurent Besse, op. cit.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

1 réaction

  • Bonjour,
    Il y a plus de dix ans, la même réflexion : « Pourquoi brûle-t-on une MJC ? », m’a conduite, de fil en aiguille, à faire une petite enquête de sociologie à Montreynaud. J’ai travaillé pour une sorte de MJC-Centre social de Montreynaud qui souhaitait connaître la satisfaction des habitants du quartier vis-à-vis de ce qu’il proposait...
    J’ai arpenté le quartier et questionné une centaine de personnes, tous âges confondus... Très sympathique et instructif. Il en ressortait surtout un problème avec « les jeunes » (13-20ans) qui ne se sentaient pas pris en compte, pas écoutés, voire rejetés... (de mon opinion personnelle, cela ne m’étonne pas vu comment certains professionnels du centre parlaient d’eux)

    Lorsque j’ai rendu les conclusions de cette enquête au directeur, il les a lues puis les a directement archivées dans un tiroir. En me disant que cette enquête avait pour but de renouveller leur agrément CAF, et que par conséquent, je devais bien comprendre qu’il ne pouvait rien faire de mes résultats et préférait les mettre au rebut.

    Voilà, peut-être caricaturale, mais j’avais une réponse à ma question de départ ;-)

    Je vous livre ça brut de souvenir donc sans détails pour pas diffamer... Mais je reste dispo pour partager plus en détails et plus sérieusement les conclusions instructives de cette modeste enquête.

    Sachant que dans tous les cas, on apprend toujours mieux de la parole directe des premiers concernés.


Dans les mêmes thématiques...

Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MOBILISATIONS - LUTTES

P’tit resto pour « Let’s boum Clap ! »

C’est samedi le p’tit resto de la Gueule Noire. Et ce mois-ci, c’est en soutien à Let’s Boum Clap, le groupe de percussion qui fera boumer nos manifs !


National   MIGRATIONS - SANS-PAPIERS / MOBILISATIONS - LUTTES

Appel à manifester contre les frontières, à Montgenèvre et dans toutes les villes

A la frontière comme ailleurs, luttons contre les politiques migratoires.
Organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XXI

Samedi 6 avril à 13h au départ de Monthieu et à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MOBILISATIONS - LUTTES

Pour un logement digne pour toutes et tous : rassemblement !

Avec le printemps revient la vague des expulsions, qui vient, cette année encore, de mettre à la rue violemment une centaine de personnes. Un collectif d’associations et de personnes solidaires se mobilise depuis quelques semaines pour aider ces personnes et rappeler aux pouvoirs publics leur devoir de mise à l’abri.
Mercredi 3 avril à 15h30 place de l’hôtel de ville, soyons nombreureuses et motivé’es pour affirmer publiquement ce qui nous rendrait « fièr·es d’être stéphanois·es » : acceuil et solidarité !


Saint-Étienne et alentours   LOGEMENT - SQUAT / MOBILISATIONS - LUTTES

Occupation de la Bourse du travail par des personnes sans hébergement et leurs soutiens

Suite à la fin de fin de la trêve hivernale et l’expulsion violente de squats de migrant·es, de nombreuses personnes (dont des personnes malades et des enfants en bas âge) sont aujourd’hui sans aucune solution de relogement. Face à cette situation insupportable, une poignée d’associatifs et de citoyen·nes mobilisé·es ont décidé d’occuper la Bourse du travail de Saint-Étienne ce lundi 1er avril.
Retrouver dans cet article tous les textes qui ont été publié sur notre site

Mise à jour :


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Carnaval de l’acte XX : nous partîmes 2000...

Ce samedi, dans une ambiance de black-out (au moins une dizaine de personnes arrêté’es de façon préventive, tous les magasins du centre fermés et sur-protégés, Verney-Carron « barricadé » dans son usine de mort, etc), le carnaval de l’inutile rejoint l’appel régional des gilets jaunes. Malgré les préventions de la préfecture, ce sont près de 7000 personnes qui défilent dans les rues de Saint Etienne, dans le centre, dans les quartiers populaires, sur le boulevard urbain.
Applaudissements, musiques et gaz lacrymogène, récit à quelques mains d’une journée bigarrée et radicale.

Mise à jour :


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Régionale des Gilets Jaunes : Acte XX

Samedi 30 mars, départ commun à 13h depuis Monthieu.
Gilets Jaunes, Carnaval de l’inutile & appel national du collectif « désarmons les ».


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Appel à soutenir les travailleur.ses de Loire Offset Titoulet

Les 133 travailleur.ses de Loire Offset Titoulet vont se retrouver sur le carreau à cause de la gestion patronale. Encore un bel exemple de violence sociale. Mercredi 20 mars, les travailleur.ses lancent un appel pour les soutenir devant le tribunal de commerce de Saint-Étienne, à partir de 13h.


Saint-Étienne et alentours   MOBILISATIONS - LUTTES

Gilets jaunes Acte XIX

Rendez-vous samedi 23 mars à 13h au rond-point de Monthieu et à 14h place du Peuple.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / MOBILISATIONS - LUTTES

Retour sur la journée stéphanoise de mobilisation « Youth For Climate »

Vendredi dernier, le 15 mars, à l’appel à la mobilisation internationale Youth For Climate les jeunes de Saint-Étienne (et des alentours) ont largement répondu présents ! Une mobilisation massive avec environ 2000 lycéens, étudiants et même collégiens.


National   MOBILISATIONS - LUTTES / URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT

[Marseille] Manif de masse(s). Bal masqué contre le Mur de la Plaine le samedi 24 novembre

Appel aux masses contre le Mur de la Honte et le chantier de la Plaine.
Déambulation festive offensive et masquée au départ de la sinistre Mairie de Marseille, Vieux Port, samedi 24 novembre, 16h.


Saint-Étienne et alentours   REPRESSION - PRISON / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

[Brève] Firminy : blocage et affrontement devant le lycée

Depuis hier (lundi 19 novembre), les lycéen.ne.s du lycée Jacob Holtzer bloquent leur lycée. Vers 10h, ils ont commencé à bloquer les entrées avec des barrières et quelques heures plus tard, les forces de l’ordre sont arrivées et ont riposté à coup de lacrymos et tirs de flashball, non sans ramasser quelques projectiles.


Saint-Étienne et alentours La Gueule Noire   EXPLOITATION ANIMALE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

P’tit resto de la Gueule Noire

Samedi 17 Novembre 2018 - 12h00
L’espace autogéré la Gueule noire vous convie à son « ptit resto » tous les troisièmes samedi de chaque mois. Une bonne occasion pour tchatcher, se rencontrer, manger ensemble... Le repas est vegan & bio (aucun animal n’est exploité ou tué pour le repas) et à prix libre (on donne ce qu’on peut/veut)


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Cabarets du grand soir / Réveil Tard’yf / Surprises prohibées

Un week-end sur le thème des prohibitions.
Plus de 20 artistes pour un cabaret interdit et un concert sulfureux le samedi 24 en soirée.
Un évènement familial le dimanche 24 en journée autour d’un brunch, d’une scène ouverte et d’un spectacle de mentalisme.


Saint-Étienne et alentours   VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

[Brève] Retour de bâton : un policier de la Bac agressé sur un terrain de foot

Ce lundi, Le Progrès publie un titre à sensation sur sa une : « Saint-Étienne : un policier en civil agressé lors d’un match de foot »

Mise à jour :


A Lire ailleurs   URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

[Marseille] Suivi de la lutte à la Plaine

Après une semaine éprouvante, entre l’abattage des arbres mardi, et la répression à outrance de la résistance au travaux, ce fut un beau week end sur la Plaine. Des milliers de personnes ont défilé samedi en un joyeux cortège jusqu’à la place, où a été installé le gourbi n°8, don de la ZAD de Notre Dame des Landes. La « réhabilitation » de la place a continué dans la soirée et dimanche, au programme moins de caméras, et plein de constructions : bacs à fleurs, balançoires, tables, toilettes sèches, coin barbecue... Tout cela dans un esprit convivial.


Saint-Étienne et alentours   ECOLOGIE - NUCLEAIRE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

La Grande Fête des Possibles

Dans le cadre de l’évènement national « La fête des possibles », le collectif Fleurir le quartier avec la participation de Compostons Collectifs, Déchets Non Nous, Zéro déchet, Incroyables Comestibles, Verdissons Nos Villes, le CPIE et CTC 42 vous proposent une belle rencontres samedi 15 septembre de 10h à 22h sur le thème de l’alimentation, des communs et du vivre ensemble.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Inauguration de la Cale à l’amicale du Crêt de Roc

L’Amicale du Crêt de Roc a le plaisir de vous convier à l’inauguration de sa « cale », espace du rez-de-chaussée réhabilité, le vendredi 7 septembre à partir de 18h.


Saint-Étienne et alentours Ça Roule   VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Atelier Coiffure

atelier de coiffure collective


Saint-Étienne et alentours Couac   MEMOIRE / VIE DES QUARTIERS - INITIATIVES

Un portrait de Synthé fait par une de ses marges

Si la municipalité et les autorités publiques imaginent une ville qui a souvent peu à voir avec la vie réelle de ses habitant’es, ce sont avant tout les activités et engagements de celleux-ci qui font de Saint-Étienne la Synthé qu’on connaît et dans laquelle on a envie d’habiter. Agnès, Jeannette et S., qui arpentent et font vivre les rues de Saint-Étienne depuis bien des années, nous livrent un aperçu du milieu associatif, informel et punk stéphanois et une analyse de l’évolution de la ville.


A la une...

MEMOIRE
La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans  

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize  

Le collectif SERENICITY lance une pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize. Signez ! Diffusez ! Cette pétition et les signatures collectées seront ensuite envoyées à la Commission nationale informatique et libertés avec un courrier d’explication.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
[Radio] Joie, rage et courage - Qu’est-ce qui se trame ?  

Alors qu’une troisième ligne de tramway va arriver à Saint-Étienne, retour sur les choix de construction des lignes de tramway et les projets de restructuration urbaine avec la gentrification en toile de fond. Petit exemple de lutte contre les transports payants avec les mutuelles des fraudeur-euses et les actions des R.Z. en Allemagne à la fin des années 70.


LOGEMENT - SQUAT
Logement : pas de repos sur Les Lauriers  

Si le rejet par le tribunal de l’expulsion de la Poste à Solaure a donné un peu de répit à ces personnes à qui l’on refuse l’accès à un logement, il n’en demeure pas moins qu’elles sont contraintes, ici comme ailleurs, de vivre dans un squatt. Rencontre avec un de ceux qui slaloment entre les squats, la rue et l’hébergement d’urgence (article paru initialement dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019).


MEMOIRE
Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles  

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Quartier Saint-Roch : nouveau théâtre de rénovation urbaine  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.
La transformation du quartier Saint-Roch vise à redynamiser un quartier qualifié de « précaire », « peu attractif », « peu sécuritaire ». L’aspect participatif du projet est revendiqué par les aménageurs. Nous avons donc mené l’enquête et nous sommes interrogés sur le lien entre l’EPASE (Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) et les associations du territoire.


REPRESSION - PRISON
Ambert : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)  

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.


LOGEMENT - SQUAT
Une expulsion rejetée comme une lettre à la poste  

Le 14 mai, dans la boîte aux lettres de l’ancienne poste de Solaure est arrivé un courrier, plus précisément une requête cachetée du sceau de la commune de Saint-Étienne. La présente convoquait l’occupant officiel des lieux à une audience au tribunal administratif de Lyon le 24 mai 2019. Récit du procès.


LOGEMENT - SQUAT
Pas d’expulsion à Solaure ! Conférence de presse et rassemblement  

Ce mardi 4 juin, appel à rassemblement place Jean-Jaurès à 17h30 pour une conférence de presse à propos du droit au logement pour tou.te.s et de la situation des personnes en demande d’asile à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le Couac n°7 est sorti !  

L’équipe du Couac vous présente un nouveau numéro de son pigeon dépenaillé. Avec une formule qui ne change pas : des brèves, des articles d’actu et d’investigation sur différents thèmes ainsi qu’un dossier. Un dossier cette fois consacré aux différentes formes de contrôle sur la ville et ses habitant.e.s. On vous propose ici l’édito du numéro.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Luttes en Grèce - Rencontre avec des membres de Rouvikonas  

A l’occasion d’une tournée en France et en Belgique, des militants de Rouvikonas viendront à Saint-Étienne, au lieu autogéré La Dérive (91 rue Antoine Durafour) le mercredi 5 juin à 19h.
Comment résister face au durcissement des régimes politiques en Europe ? Comment sortir du capitalisme et de la société autoritaire ? Sur quelles bases créer des convergences de luttes ? Que propose Rouvikonas ?


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et la Safe City  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019. Un « atelier numérique Google » va s’installer à Saint-Étienne, sans doute à l’angle de la place Jean Moulin et de l’avenue de la Libération (ex Royal). Au-delà du barnum organisé autour de cette arrivée par G. Perdriau et J.M. Mis, député LREM, que peut bien signifier cette installation, ainsi que l’annonce de Serenicity, dispositif d’écoute sonore de l’espace public ?


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La jeunesse, mobilisée pour le climat et réprimée  

Retour sur la seconde mobilisation à Saint-Étienne le 24 mai suite à l’appel international Youth For Climate : une belle mobilisation mais une répression policière inattendue et scandaleuse !


FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Manifestation pour sauver le climat et le droit d’asile  

Samedi 25 mai - Mobilisation européenne #STOP DUBLIN*
RDV à partir de 10h à la Bourse du travail.
Marche pour le droit d’asile et pour le climat.
À midi : partage de pique-nique et prises de paroles au parc du Puits Couriot.
Et aussi, de 13h à 17h après-midi partage place de l’hôtel de ville : lectures et goûter sont prévus (n’hésitez pas à amener des textes qui vous semblent cohérents).


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Grève pour le climat Saint-Étienne - #2  

Nous avons été très nombreux à Saint-Étienne pour le premier acte de ce mouvement mondial, il est temps de remettre ça ! Rendez-vous le 24 mai, 12 h place de l’Hôtel de Ville, départ 13 h.
« Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux. »


MEMOIRE
Voter c’est abdiquer  

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


MEMOIRE
Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier  

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


MEMOIRE
Des Vermiraux à Saint-Genest-Lerpt  

Voici un tract distribué à Saint-Genest-Lerpt avant la représentation d’un spectacle de théâtre qui avait comme point de départ la révolte des Vermiraux.

« Aujourd’hui et ici on parle d’une révolte de gamins aux Vermiraux. Là bas, aux Vermiraux, il y avait une colonie, un lieu d’enfermement »


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


LOGEMENT - SQUAT
Campagne collective : on s’affiche pour le droit au logement !  

Depuis plus d’un mois maintenant vous avez pu voir fleurir sur les murs sales de notre bonne ville une campagne d’affiches de soutien aux personnes qui se font régulièrement expulsées de leurs abris. Parce que tout le monde à le droit à un toît et que nous manquons toujours de bras, à vos pinceaux, prêt’es ? Collez !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Déambulation festive contre Serenicity, retour en image  

Samedi 10 mai, une grosse centaine de personne a défilé dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun en musique et en costumes pour contester le projet d’écoute de l’espace public.


MEDIAS
Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !  

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


FLICAGE - SURVEILLANCE
L’installation des micros-mouchards dans le quartier Tarentaise-Beaubrun est repoussée  

Suite à la vive polémique suscitée par la publication des documents de la maire sur le projet de « Safe City » par la quadrature du net, la CNIL demande à la ville « des informations supplémentaires sur ce dispositif ». Pour autant la bataille continue et il ne faut pas baisser la garde.


LOGEMENT - SQUAT
Actions en soutien aux expulsé-e-s de la Bourse du Travail  

De nombreuses actions depuis le début du mois dont des performances / lectures ce vendredi 25 mai 2019 à 13h place de l’Hôtel de Ville.
La mobilisation de ces différents moyens d’intervention dans l’espace public nous rappelle notre devoir citoyen et incite à des gestes engagés en vue d’une solution de logement durable. Assurons un accueil en dignité !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Projection-débat pour l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour  

Le 15 mai 2019, le Dix-sept accueille l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour, un infotour parti de Bure pour questionner notre rapport au nucléaire, mieux cerner les enjeux localement et susciter des actions.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Suite de la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers  

Suite à la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers le 26 avril, la maire a déposé plainte hier matin et la gendarmerie est venue remettre une convocation concernant Vincent Bony à son domicile dans l’après midi pour « vol en réunion ». L’audience aura lieu à la brigade de gendarmerie de Sorbiers (Loire), rue de l’entente, mardi 7 mai à 15h... Le communiqué d’Alternatiba est reproduit ici.


MEMOIRE
[Radio] Du trafic dans le tiroir #7 : Mohamed Saïl  

Émission « Du trafic dans le tiroir » sur Radio Dio - Épisode 7.
Nous sommes heureux d’accueillir dans cette émission, Alawa, habitant de Saint-Étienne qui nous aidera à nous orienter dans l’histoire, du début du siècle, entre la France et l’Algérie. Car nous convoquons ici le dit Mohamed Saïl, né en octobre 1894 à Taourirt village de la commune de Souk Oufella en Kabylie, mort en 1953 à Bobigny, militant communiste libertaire dont nous suivrons la trace et le parcours entre l’Algérie de sa naissance, la France et l’Espagne où il s’engagea un temps auprès des antifranquistes. Retour sur un kabyle anarchiste voguant entre Kropotkine, Bobigny ou encore la Kabylie...


MOBILISATIONS - LUTTES
Manifestation du 1er mai à Saint-Étienne : récit en image  

Mercredi 1er mai, 10h00, le cours Victor Hugo commence à se remplir. Pour cette traditionnelle mobilisation de la fête du travail répondent présent.e.s de nombreu.ses.x manifestant.e.s : de la CGT, de Solidaire, de la CNT, des Gilets Jaunes, de la FSU, de la France Insoumise, des JC, du Pink Block, de la RAP…


LOGEMENT - SQUAT
Être à la rue tue : un an après le décès de Jean-Claude  

Être à la rue tue. Il y a un an, le 1er mai 2018, est décédé Jean-Claude dit « Le Cow-Boy », qui vivait dans les rues stéphanoises.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Appel à soutien : réquisition citoyenne solidaire  

Appel à venir soutenir l’occupation de l’ancienne poste de Solaure pour y loger les personnes qui se trouvaient auparavant à la Bourse du Travail, et tou.te.s celleux qui en ont besoin.