Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT / MEDIAS

Verney-Carron, artisan de notre sécurité




Les dossier Couac
À Saint-Étienne, ancien bastion de l’industrie de l’armement, l’entreprise Verney-Carron est une des seules survivantes de la longue tradition armurière de la ville. Petit tour d’horizon du passé et du présent de cette boite aux visées humanistes et bienfaisantes…


Créée en 1820 par Claude Verney-Carron, lui-même issu d’une famille d’armuriers depuis 1650, l’entreprise est depuis toujours restée dans le domaine familial. Entreprise patriarcale par excellence, elle se transmet dans la famille et est dirigée alternativement par des Claude et des Jean pendant six générations, on a le goût de la tradition chez Verney-Carron ! Fabricante d’armes de chasse pendant le XIXe siècle, elle sera réquisitionnée pendant la Première Guerre mondiale pour fabriquer les fusils des poilus. Le XXe siècle se passe entre crises, modernisation et acquisition d’armuriers en faillite. De 1970 à 1975, « c’est l’euphorie » [1] chez Verney-Carron avec 2,4 millions de chasseurs en France, elle vend plein de ses petits joujoux mortels. Mais en 1975, c’est à nouveau la crise, avec le déclin de la chasse et les fusils étrangers moins chers... Le salut viendra du FAMAS [2] fabriqué à deux cents mètres du siège de Verney-Carron, dont ils auront en charge « la fabrication de sous-ensembles » [3].

Quelques années plus tard, alors que le contrat du FAMAS arrive à sa fin, l’entreprise à nouveau mal en point tombe sur un chic type plein de bonnes intentions : Pierre Richert. Et ce dernier à une riche idée dans son escarcelle : le Flash-ball. Expert en balistique dans les tribunaux, il en a marre de voir de bons citoyens se faire condamner pour avoir utilisé leur fusil de chasse contre des malfrats [4]. Il invente alors un prototype qu’il propose à l’un des derniers armuriers français. Une arme non létale faite pour impressionner et faire déguerpir les délinquants, sans risquer la taule pour homicide. Pour Verney-Carron c’est une aubaine, mal en point elle décide de se placer sur le marché de la sécurité. Le Flash-ball est commercialisé en 1990, c’est d’abord un échec total, le look « jouet » ne convainc guère les amateurs d’armes et de testostérone.

Pour l’anecdote, le diamètre des munitions est calqué sur la taille de balles de jokari, en effet n’ayant pas de balles de caoutchouc sous la main, ils sont allés les chercher dans un magasin pour enfants. C’est donc un fabricant de jouets qui sera le premier fournisseur de balles de Flash-ball... Qui a dit que les CRS ne savaient pas s’amuser ?

Après ce premier échec, Verney-Carron change de stratégie et vise les administrations, elle planche sur un nouveau modèle adapté à la police et à la gendarmerie. Dès 1992, le Flash-ball est testé par la toute nouvelle BAC de Lyon. Et trois ans plus tard, un certain Claude Guéant, directeur de la police nationale, fait adopter le Flash-ball par le RAID, le GIPN et la BAC, le Flash-ball est alors utilisé seulement par des unités dites « d’élite » dans des contextes de braquages, de courses-poursuite... Pas du tout de maintien de l’ordre. D’ailleurs dès 1997, Christian Arnould, chef du bureau des équipements des CRS prévient que « techniquement, il [le Flash-ball] ne convient pas parce qu’il n’est pas précis ; il ne permet pas de neutraliser quelqu’un qui se trouve à quinze mètres. Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face » [5]. Le 8 mai 2002, N. Sarkozy devient ministre de l’Intérieur, et ce même jour il va visiter les BAC de région parisienne et découvre le Flash-ball « avec une certaine fascination » [6]. Deux semaines plus tard, il annonce la généralisation du Flash-ball, car « quand les policiers en sont équipés, les voyous ne viennent pas les chercher » [7]. Profitant de cette aubaine, Verney-Carron se place sur le marché de la sécurité et de la très orwellienne gestion démocratique des foules (sic), comprendre : répression des mouvements sociaux. Entre 2002 et 2007, 1 270 Flash-balls et 194 000 munitions sont vendus à la police nationale pour 2,61 millions d’euros, aujourd’hui il y en aurait environ 4900 dans les mains des forces de l’ordre (police, gendarmerie, administration pénitentiaire...). Verney-Carron aujourd’hui, c’est environ 90 salariés et 12,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui se répartit entre les quatre branches du groupe. La branche historique c’est Verney-Carron Chasse, qui fabrique des fusils pour les chasseurs français (90 % de la production pour la France). Il y a aussi la branche luxe, Verney-Carron l’Atelier, qui fabrique des armes sur mesure pour de riches clients étrangers (80 % part à l’étranger) et emploie quinze personnes pour 10 % chiffres d’affaires de la boite. Ensuite, Ligne Verney-Carron commercialise les vêtements pour chasseurs. Enfin, Verney-Carron Security, 40 % du chiffre d’affaires à elle toute seule, qui vend les fameux Flash-balls et autres joujoux pour flics dans le monde entier, puisque 80 % de la production part au-delà des frontières de l’UE. En écoutant Guillaume Verney-Carron, directeur général, l’entreprise serait même un fer-de-lance de la gestion démocratique des foules à travers le monde. Eh oui, le marché le plus prometteur c’est l’Afrique ou l’Asie du Sud-Est, où l’on trouve de nombreux états qui gèrent les foules de manifestants à coup de fusils à pompe, et qu’il « essaye de faire évoluer » vers du maintien de l’ordre plus acceptable [8]. Alors, avec l’aide des ambassadeurs, VRP en puissance grâce à la fameuse diplomatie économique [9], Verney-Carron vend des « packs sécurité publique » à des pays dits en voie de développement, avec Flash-balls, lanceurs de grenades, grenades lacrymogènes et autres grenades de désencerclement, fusils d’assaut pour forces spéciales... Bref toute la panoplie ! Il faut aller prospecter un peu partout, parce qu’en France le Flash-ball de Verney-Carron est un peu grillé, trop imprécis, trop faible portée (7 à 15 m), look pas assez dissuasif, les forces de l’ordre de l’hexagone préfèrent le LBD 40 des Suisses Brügger & Thomet.
La Ville de Saint-Étienne aime Verney-Carron : après avoir exposé leur Flash-ball en vitrine pendant l’€uro de foot, voilà qu’elle leur en commande une flopée pour la police municipale, déjà équipée depuis 2014 de revolvers P38 (armes de poing), matraques télescopiques, sprays lacrymogènes et autres Tasers. Mais évidemment, pour le maire Gaël Perdriau, il leur en fallait plus pour « rendre aux Stéphanois l’espace public »... L’État aime aussi ses fabricants d’armes, « on a porte ouverte aujourd’hui dans les ambassades » déclare Guillaume Verney-Carron. Et puis le fameux CICE [10], qui a couté 48 milliards à l’État depuis 2013, profite bien aussi aux marchands d’armes, avec plus de 100 000 euros chaque année qui reviennent à Verney-Carron principalement pour l’aider à prospecter de nouveaux marchés [11] Rapports annuels de comptes Verney-Carron 2014 et 2015. Alors si l’État n’achète plus directement les Flash-balls aux Stéphanois, elle subventionne leurs ventes aux pays étrangers... Heureux que vos impôts financent des armes, même sublétales ?
Le développement par Verney-Carron et d’autres fabricants de ces armes « à létalité réduite » s’inscrit dans une tendance large. On a pu constater ces dernières années un changement notable dans la façon pour les forces de l’ordre de gérer les foules de manifestants. La doctrine précédente de maintien à distance n’opère plus, elles vont désormais au contact au plus près, avec des cordons de policiers qui s’insèrent dans les cortèges pour matraquer, et tirer directement sur les personnes avec des armes comme le Flash-ball et autres lanceurs (projectiles caoutchouc, gaz, grenades de désencerclement). Dans une émission de France Culture du 3 août 2016 [12] était invitée Céline Berthon, secrétaire générale du Syndicat des Commissaires de la Police Nationale (SCPN). En réponse à une question du journaliste sur la dangerosité de leur utilisation, elle déclare sans détour : « ce sont des armes, on ne va pas se cacher, elles peuvent blesser [...] ou tuer ». On voit ce que vaut la prétendue létalité réduite annoncée officiellement. On parle bien pour certains de ces équipements (le LBD40 par exemple), d’armes de guerre classées catégorie A (armes à feu à usage militaire). La CNDS [13] mentionne clairement dans un rapport de 2009 que le lanceur de 40 est une « arme de neutralisation », donc encore plus qu’avec le Flash-ball, une arme faite pour cibler des individus depuis une longue distance. Beaucoup plus précis et bien plus puissant, il peut être utilisé de 10 à 40 mètres avec une imprécision de moins de dix centimètres à 40 mètres, alors qu’elle est de plusieurs dizaines de centimètres à 15 mètres pour le Flash-ball. Le résultat : des chiffres éloquents, une quarantaine de blessés graves depuis 2004, Flash-ball et LBD40 confondus. Le Flash-ball en lui-même dans sa version « première génération » s’était déjà avéré létal à courte distance, avec le décès le 12 décembre 2010 à Marseille de Mostefa Ziani, atteint au thorax d’un tir par un policier français [14].
Des polémiques médiatiques ont éclot en 2009 puis 2014 sur cette arme [15], qui ont un peu attiré l’attention du public, mais sans être suivies d’effets ou d’interdiction. Des rapports négatifs à répétition envers les différents LBD, de la part du Défenseur des Droits, de son prédécesseur la CNDS, de l’IGPN [16] ou de la DGPN [17] ont recommandé ou annoncé la suppression du Flash-ball Superpro 2 de Verney-Carron, sans être suivies d’effets. En 2015 encore, la polémique avait rebondi suite à un rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon et à des préconisations de l’IGPN : sa directrice, Marie-France Moneger-Guyomarc’h préconisait alors l’abandon de cette arme. Que ce soit le modèle stéphanois ou suisse, en 2012 les policiers ont fait usage 2573 fois du LBD, en augmentation de plus de 20 % par rapport à 2010. Et ce n’est pas près de s’arrêter, avec le contrat entre Alsetex [18] et l’État pour 5,57 millions d’euros et 115 000 munitions par an durant quatre années. À chaque mise en cause, Verney-Carron s’est fendue de communiqués qui, tout en minimisant les nombreux cas de blessures avérées, visaient à accuser, soit une mauvaise utilisation par les forces de l’ordre « insuffisamment formées », soit les ravages de l’arme LBD40 de son concurrent pour s’innocenter des dommages [19]. Mais on constate sur son site web à la rubrique des produits présentés, que apparemment peu regardante sur ces considérations passées, Verney-Carron a développé depuis son propre lanceur de balles de 40, sous la dénomination « LG40 ». Précisément avec ces munitions de diamètre 40 mm, qui ont plusieurs fois causé la perte d’un œil à des victimes, à cause de leur taille pénétrant le globe oculaire, et ce malgré la stricte interdiction de viser la tête. On trouve aussi dans l’attirail sécuritaire vendu par Verney-Carron, d’autres armes prétendument « non létales » dont la dangerosité n’est pourtant plus à démontrer sur le terrain... DBD (dispositif balistique de dispersion) ou DMP (dispositif manuel de protection) [20], noms techniques de ce que sont des grenades à fragmentation, ni plus ni moins, dont les débris et éléments (métalliques pour certains) pénètrent les chairs des personnes visées, parfois en blessant gravement, voire tuant. On peut rappeler la mort en 2014 de Rémi Fraisse, militant écologiste, à cause d’une grenade de ce type, ou encore les graves blessures à la tête de manifestants ce printemps 2016...

Plus généralement, la vision du monde et les valeurs portées par ces armes et leurs fabricants sont déplorables. Un Flash-ball est explicitement conçu avec un « look dissuasif » pour faire peur, tout cela dans un esprit de gestion démocratique des foules. Une balle qui vous frappe à 110 m/s est donc très démocratique ! Les vidéos publicitaires des armes en question ressemblent à des films d’action, avec un fond de musique métal ou digne d’une série policière, et démonstration froide et technique de tout l’attirail viril. À en oublier que tout ça est fait pour tirer sur des personnes... Si ce n’était complètement flippant, on s’en amuserait. Dans une autre vidéo tout aussi surprenante, on voit un armurier vantant d’autres avantages du produit : « Comment justifier un tir de Flash-ball en légitime défense ? C’est simple, il suffit d’y ajouter une caméra embarquée... » La vidéo sera donc une preuve de votre bon droit ! Et de faire une démonstration à l’appui. On y apprend encore, comme « argument de vente », que la balle de Flash-ball fait sur la cible un effet équivalent à une munition de 38 special, c’est-à-dire une balle de revolver de poing. Sans danger, vous dit-on ! Pour finir, un petit tour des commentaires sur les profils de réseaux sociaux de Verney-Carron nous donne en vrac : « Flash-ball, le dresseur de racailles » ou « y’a pas mieux pour la racaille » et de nombreux autres exemples du genre. Défouloirs réactionnaires que l’entreprise ne juge manifestement pas utile de supprimer.
L’évolution générale de la conception du rôle des forces de l’ordre est elle aussi alarmante. Alexandre Langlois, responsable de la fédération police de la CGT, qui parle donc pourtant « de l’intérieur » du corps policier, fait un constat inquiétant [21]. Dans l’ancien code de déontologie de la police (établi par le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe en 1986), les forces de l’ordre étaient « au service des institutions de la République et garants des libertés individuelles ». Tout cela a été rayé et changé, elles sont maintenant selon A. Langlois « au service du pouvoir en place » et « il y a une dérive autoritaire de la police ». Il ajoute que ce nouveau code de déontologie « permet de faire tout et n’importe quoi », car il est maintenant quasiment impossible aux policiers de refuser un ordre manifestement illégal. Rassurant ! Un pouvoir autoritaire aurait la police totalement à son service pour l’exécution de toutes ses basses œuvres, et ce spectre apparaît de moins en moins improbable, sous état d’urgence permanent et extrême-droitisation de nombreux partis. Heureusement, on peut compter sur Verney-Carron pour fourguer ses armes à ce pouvoir-là et à toutes les dictatures du monde, tout ça made in Sainté bien sûr.

Verney-Carron n’est pas le seul sur le fructueux marché de la sécurité, une petite lecture de la brochure La gestion démocratique des foules, éditée par le GICAT [22], démontre toute la richesse de leurs idées pour nous contrôler. Et oui face aux manifestations « de plus en plus violentes », il « s’organise une contestation (sic) professionnelle, inventive et ayant largement recours aux médias et aux nouvelles technologiques ». Petit florilège : Devery Ware et ses logiciels traqueurs, qui vous géolocalisent vous et votre voiture, votre colis Amazon... Les drones de Bertin Technologies ou Evitech, avec caméras intelligentes repérant les comportements anormaux ou asociaux. Ne parlons pas des multiples entreprises de traitement des données des caméras de vidéosurveillance, qui proposent elles aussi d’analyser les personnes asociales ou bizarres, qui comptent, chiffrent, rationalisent les comportements humains et nous font rentrer dans des logiciels. Les boites qui proposent à l’armée ou aux forces de l’ordre des réseaux de communications portatifs avec système de caméras de vidéosurveillance directement reliées au poste de commandement via des lignes cryptées et sécurisées sont aussi nombreuses. Vinci est présente évidemment, puisque CEGELEC, une de ses filiales, propose des postes de commandement avancés, des labos NBC [23] portatifs, des stations d’épurations transportables, et toutes sortes de joyeusetés pour armée en campagne. Thalès remporte la palme de l’effrayant, avec Hypervisor qu’elle a installé à Mexico : des milliers de caméras, de capteurs, de mises en réseau pour une surveillance totale de la ville [24]. Il y en a de plus inattendus comme des cuisines roulantes pour bidasses en déplacements, bref il y en a pour tous les goûts au pays de la sécurité !

A la mi-octobre, un nouveau journal pour décrypter l’actualité politique à Saint Étienne et sa région a vu le jour. Un gros dossier sur l’armement dans la région compose le cœur de ce premier numéro. Il y aussi un retour sur l’euro 2016, des brèves sur les personnages de notre région, de beaux dessins...
Vous pouvez trouvez le reste des articles, dans la version papier dans tous les lieux chouettes de Sainté.

[1D’après l’historique de l’entreprise par elle-même, consultable en ligne sur <www.verney-carron.com&gt;

[2Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne, le fusil d’assaut actuel de l’armée française.

[3Ibid.

[4Cité d’un entretien avec Pierre Verney-Carron, dans l’enquête télévisée Attention Flash-ball ! par Alexis Veller (2010).

[5Les Cahiers de la sécurité intérieure, n° 27, 1997

[6Stéphane Albouy, Flash-ball : l’arme anti délinquants, Le Parisien, 17/05/2002

[7cité dans Le Monde du 30/05/2002.

[8Nous avons pu nous entretenir à ce sujet avec lui.

[9Notion chère à l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

[11(11)

[12France Culture, Du grain à moudre d’été : Peut-on aimer sa police ?, 03/08/2016, accessible en podcast.

[13Commission nationale de Déontologie de la Sécurité

[14Cité d’un communiqué de presse de la « Conférence des blessés par la police lors de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes ».

[15Voir notamment : Angela Bolis, Dix victimes du Flash-ball depuis cinq ans, Libération, 13/12/2010, ou encore Flash-ball, les ravages d’une arme, dossier sur <mediapart.fr> .

[16Inspection Générale de la Police nationale, la « police des polices », censée enquêter et punir les auteurs de bavures.

[17Direction Générale de la Police nationale

[18Autre fabricant français, de munitions de LBD notamment.

[19Voir Denis Meynard, Verney-Carron défend son Flash-Ball, Les Échos, 24/07/2015, ou les communiqués de l’entreprise sur leur site <www.verney-carron-security.com&gt; .

[20Verney-Carron est revendeur et non fabricant pour ce type d’armes.

[21Interviewé également dans l’émission de France Culture citée plus haut

[22Groupement des Industries de Défense et de Sécurité terrestre, dont Verney-Carron est membre. On peut consulter la brochure sur leur site <www.gicat.com&gt;

[23Nucléaires, Bactériologiques et Chimiques

[24Lire à ce sujet le bon dossier de Frédéric Gaillard et Pièces Main d’Œuvre, Dans la mire d’Hypervisor, janvier 2010.


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Les dossiers Couac
Saint-Étienne a une sacrée histoire, une histoire multiple, des histoires rouges, noires, jaunes, vertes... Mais ici, on va surtout s’intéresser à celle de l’armement, thématique oblige.
Tout commence, on ne sait trop quand, cela diffère selon les sources. Les plus optimistes parlent de traces de forges à l’époque de Jules César, d’autres, peut-être plus sérieux (le Musée d’Art et d’Industrie), annoncent le XIVe siècle pour les premières traces d’armuriers à Saint-Étienne.


Saint-Étienne et alentours   ARMEMENT

FAMAS’tival

Dans le cadre du forum pour désarmer la police
Les 22 et 23 octobre prochain se tiendra à Saint Etienne un « Forum pour le désarmement des polices et démilitarisation des conflits ». Deux jours d’ateliers, de discussions, de concert et... de carnaval !


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

La nuit de la radio... dio

Branchez vous sur le 89.5.fm ou sur internet pour une nuit de la radio le 14 décembre à partir de 18h. Interviews et présentations des nouvelles teams, puis mix et impros radio collectives jusqu’à bout de souffle…
grzzziiigrzzzzzlarsennnnnn


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MEDIAS

5/12 : Le Gueuloir n°5 est sorti !

Ça y est, nous y sommes, c’est le 5 décembre… La grève générale, c’est aujourd’hui, et avec un peu de chance et beaucoup de motivation, ce sera aussi demain, et après-demain… Et tous les jours qui suivront. Comme l’année dernière, décembre sera bouillant ! Avec sans doute quelque chose qui aura un air de révolution...


Informations globales   MEDIAS / REPRESSION - PRISON

Histoire et répression d’Indymedia Linksunten (Allemagne)

En septembre 2017, Indymedia Linksunten était interdit par le ministère de l’Intérieur allemand, perquisitions et montage policier à l’appui. Retour sur l’histoire, le contexte, les dossiers d’enquête ainsi que sur la bataille juridique menée depuis le collectif de soutien et la legal team Freiburg EA.


Saint-Étienne et alentours Couac   DROITS SOCIAUX - SANTE / MEDIAS

Sortie du n°8 du Couac !

Pour ce numéro concocté après la fin de l’été, Couac est allé mettre son nez dans les dossiers nauséabonds de la toxi-cité stéphanoise. Vous y retrouverez aussi bien sûr les habituelles brèves, divers articles sur des questions d’actualité ainsi que son inévitable grille de maux (mots) croisés. On vous propose ici, en avant-goût, l’édito et un article consacré au site de Borde-Matin – le centre de traitement de déchets de Suez situé sur la commune de Roche-la-Molière.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Préparation de l’évènement autour de Lorraine Coeur d’Acier

AVATARIA, LA LAVERIE et RADIO DIO vous proposent de vous associer à l’évènement qu’elles vont organiser début avril 2020 autour de l’histoire de Lorraine Cœur d’Acier (LCA). Une réunion publique est organisée ce jeudi 10 octobre 2019 à 18h30 à la Guiguette de la vieille Mule à Sainté.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

Grosse soirée de soutien à Rebellyon pour une rentrée Post-Apocalyptique le samedi 21 septembre 2019

Soirée de soutien à Rebellyon.info le samedi 21 septembre à partir de 18h, et jusqu’à minuit, au Grrrnd Zero (Lyon) ! Au programme : tables de presse et autres propagandes politiques locales, repas végé, de quoi t’hydrater et des concerts pour t’ambiancer.
Soirée à prix libre en soutien au plus rebel des sites mutu.


Saint-Étienne et alentours Le Gueuloir   MEDIAS

Le Gueuloir n°4 est sorti !

Cela fait déjà plus d’un an que nous vous écrivons à travers les lignes du Gueuloir ! Prenant vie suite à l’occupation de l’amphi E01 durant les mobilisations contre la loi Vidal, notre papelard a dorénavant bien évolué avec à son compte 4 numéros, 1 hors-série, une page Facebook et une rubrique sur le Numéro Zéro ! A la fois outil d’expression et d’information libres et indépendantes, le Gueuloir nous aura aussi permis de faire de nombreuses rencontres enrichissantes, que ce soit en manif, en interview, sur le net… Alors un grand merci à tous nos lec-teurs-trices, aboné.e.s, ami.e.s et compagnon.ne.s pour votre soutien !


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

16 ans, 2 mois et 4 jours et pas une ride : le numéro zéro vous dit bravo !

Samedi dernier votre site internet préféré fêtait un bel anniversaire. Après plus de 16 ans, le site est toujours bien dynamique et cette soirée de soutien permet de rêver encore de beaux projets pour porter toujours plus haut les paroles de luttes et de contre-culture sur Sainté et sa région !


Saint-Étienne et alentours   AIDE A LA REDACTION / MEDIAS

Topo Numéro Zéro 2019

Le Numéro Zéro existe depuis 2003. Rapide retour en archives sur son histoire et son fonctionnement.


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

Fête du Numéro Zéro

Samedi 29 juin, Numéro Zéro fête ses 16 ans, 2 mois et 4 jours à Ursa Minor !
Stands, rencontres, concerts et cotillons !
Ouverture des portes à 17h et à 18h : rencontre autour des squats, des luttes pour le logement et des sans-papiers, avec le collectif l’amphi Z de Lyon et les personnes en lutte à Saint-Étienne.


A la une...

MOBILISATIONS - LUTTES
La jeunesse stéphanoise violemment réprimée  

Cela fait quelques jours, qu’à St-Étienne, les forces de l’ordre répriment dans la violence toute tentative de grève des jeunes lycéens. Le préfet aurait-il peur des jeunes, pour les empêcher, à n’importe quel prix, de rejoindre le mouvement ?


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (2)  

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés, quatre Stéphanois sont jugés pour avoir diffusé des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Deuxième partie d’un texte en trois épisodes : Enquête et arrestations, automne 1882.


MOBILISATIONS - LUTTES
Pour les retraites et tout le reste : actions à venir cette semaine à Saint-Étienne  

Actions, Manifestations, AG, Pique-Nique, Retraite au flambeau, Concerts... La semaine qui vient va être chaude à Sainté. Suivi et récapitulatif du 13 au 18 janvier 2020.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Fête de soutien aux grèvistes organisée par le CIP 42  

Le Collectif des Intermittent.es et Précaires de la Loire (C.I.P 42) a décidé d’unir ses forces et ses compétences afin de soutenir les cheminots grévistes de Saint-Étienne dimanche 19 janvier 2020 à partir de 15h00 dans l’ancienne Gare du Clapier !!!!
La recette sera reversée aux caisses de grève des cheminots.


REPRESSION - PRISON
Les stades de foot, laboratoire où s’expérimentent les techniques de répression  

Il y a quelques jours, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a rendu son verdict : deux matchs à huis clos (dont un avec sursis) pour les quelques centaines de fumis et le feu d’artifice en tribune lors du match contre le PSG. Pour lutter contre les « Ultras », l’État s’est doté depuis plusieurs années d’outils de répression fort sophistiqués. À Saint-Étienne, quelques irréductibles résistent encore et toujours au progrès et à la modernité, au nom de concepts éculés comme la liberté et les valeurs populaires du football. Discussion avec l’un des membres des Green Angels, un des principaux groupes de supporters stéphanois.


ANTIFASCISME
A Saint-Étienne, l’extrême-droite compte s’installer ‘pépouze’ en face de la Bourse du Travail !  

Sophie Robert, la bourgeoise cheffe départementale du Rassemblement national, accompagnée d’une dizaine de militants environ, a été surprise ces derniers jours dans un local du quartier Albert Thomas en train de passer la serpillière.


MOBILISATIONS - LUTTES
Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (1)  

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés quatre stéphanois sont jugés pour avoir diffuser des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Première partie d’un texte en trois épisodes : 1.Grèves, révoltes ouvrières, effervescences libertaires et répression autour de Lyon et Saint-Étienne en 1882.


MOBILISATIONS - LUTTES
Blocus au lycée Honoré d’Urfé : charges, gazage et une arrestation  

Depuis le 5 décembre, une série de blocages est initiée par les lycéen·ne·s stéphanois·e·s dans leurs établissements. Après deux journées entières de blocage au lycée Fauriel, la direction menace les élèves de passer en conseil de discipline s’iels s’avisent de recommencer. Jeudi 9 décembre au lycée Honoré d’Urfé, c’est cette fois la Police qui s’est chargée de lever le blocus à coup de bombes lacrymos.


MOBILISATIONS - LUTTES
Retour sur la journée du vendredi 10 janvier contre la réforme des retraites  

Au programme : action péage gratuit et rassemblement devant le Medef !
Aujourd’hui, c’est le 36e jour consécutif de mobilisation pour les cheminot·e·s qui sont rejoint·e·s sur leur piquet de grève à 6h du matin à la gare de Chateaucreux par des militant·e·s syndicalistes, des profs, des étudiant·e·s, des GJ et des autonomes. Au total, plus de 60 personnes prennent la route pour le péage de Veauchette. Les caméras sont détournées, les barrières relevées et les premiers sourires s’esquissent.


INFORMATIQUE - SECURITE
Bad citizen : une nouvelle appli anti-répression  

Une nouvelle application d’informations juridiques pour apprendre à se défendre face aux institutions policières et judiciaires. L’application Bad Citizen vient d’être créée et mise à disposition pour smartphones. C’est un guide qui résume l’essentiel de ce qu’on doit savoir quand on se retrouve aux mains de la police et de la justice ou quand il faut aider un-e proche.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le député Jean-Michel Mis en marche pour promouvoir la reconnaissance faciale  

Après une première date à la Commission numérique de l’Assemblée nationale au mois de décembre, le député LREM Loire-Saint-Étienne, Jean-Michel Mis, organise un colloque sur la reconnaissance faciale le samedi 18 janvier 2020, à l’Amicale laïque de Chapelon.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et Sainté City  

Il y a tout juste six mois, Google inaugurait son atelier numérique à Saint-Étienne. Google a déjà les moyens d’en connaître beaucoup sur nous. Alors, pourquoi ce moloch veut-il s’implanter physiquement dans nos villes, particulièrement à Saint-Étienne ? Une enquête de Couac initialement parue au printemps 2019.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Débats sur la société de surveillance de masse  

Deux débats pour comprendre les enjeux de la mise en place de la société de surveillance de masse organisés par Halte au contrôle numérique, La Ligue des Droits de l’Homme Loire, Stop Linky 5G Loire et la Quadrature du Net - Le mercredi 8 janvier et le vendredi 7 février à Saint-Étienne.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Culture, numérique et disruption sécuritaire à Saint-Étienne  

À travers un portrait d’Éric Petrotto, qui à la fois gère la Fabuleuse Cantine (un des lieux de restauration les plus « tendances » de la ville) et investit dans Serenicity (la société qui portait le projet d’installation de micros dans le quartier de Beaubrun-Tarentaize), Couac vous propose une enquête dans l’économie locale du numérique et son nouvel esprit du capitalisme.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Cartographier la surveillance  

À Saint-Étienne, difficile de circuler dans le centre ville sans être observé par Big Brother. Et en période de mouvement social, il n’est pas inutile de savoir où se situent ces yeux qui nous épient. Le site internet « Saint-Étienne sous surveillance » recense les caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville (estimées à 329). Entretien paru dans le Couac n°7 avec A., l’une des personnes qui en a été à l’origine, sur le contexte de sa mise en place et sa pertinence aujourd’hui.


MOBILISATIONS - LUTTES
10 jours de grève à Saint-Étienne  

Cela fait déjà 10 jours que la grève générale a débuté. 10 jours où travailleur.e.s, gilets jaunes, syndicalistes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s jeunes et bien d’autres se retrouvent chaque jour dans la rue, sur des actions, dans des rassemblements, des AG etc… Mais qu’en est-il de la mobilisation à Saint-Étienne ?
Nous vous proposons ici un récapitulatif de plusieurs actions menées et des 5 grandes dates de rassemblement (5 décembre, Acte 56 des GJ, 10 décembre, 12 décembre et Acte 57 des GJ + Mobilisation des Algériens toute la semaine.)