Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours Couac   ARMEMENT / MEDIAS / MEMOIRE

Verney-Carron, artisan de notre sécurité




Les dossier Couac
À Saint-Étienne, ancien bastion de l’industrie de l’armement, l’entreprise Verney-Carron est une des seules survivantes de la longue tradition armurière de la ville. Petit tour d’horizon du passé et du présent de cette boite aux visées humanistes et bienfaisantes…


Créée en 1820 par Claude Verney-Carron, lui-même issu d’une famille d’armuriers depuis 1650, l’entreprise est depuis toujours restée dans le domaine familial. Entreprise patriarcale par excellence, elle se transmet dans la famille et est dirigée alternativement par des Claude et des Jean pendant six générations, on a le goût de la tradition chez Verney-Carron ! Fabricante d’armes de chasse pendant le XIXe siècle, elle sera réquisitionnée pendant la Première Guerre mondiale pour fabriquer les fusils des poilus. Le XXe siècle se passe entre crises, modernisation et acquisition d’armuriers en faillite. De 1970 à 1975, « c’est l’euphorie » [1] chez Verney-Carron avec 2,4 millions de chasseurs en France, elle vend plein de ses petits joujoux mortels. Mais en 1975, c’est à nouveau la crise, avec le déclin de la chasse et les fusils étrangers moins chers... Le salut viendra du FAMAS [2] fabriqué à deux cents mètres du siège de Verney-Carron, dont ils auront en charge « la fabrication de sous-ensembles » [3].

Quelques années plus tard, alors que le contrat du FAMAS arrive à sa fin, l’entreprise à nouveau mal en point tombe sur un chic type plein de bonnes intentions : Pierre Richert. Et ce dernier à une riche idée dans son escarcelle : le Flash-ball. Expert en balistique dans les tribunaux, il en a marre de voir de bons citoyens se faire condamner pour avoir utilisé leur fusil de chasse contre des malfrats [4]. Il invente alors un prototype qu’il propose à l’un des derniers armuriers français. Une arme non létale faite pour impressionner et faire déguerpir les délinquants, sans risquer la taule pour homicide. Pour Verney-Carron c’est une aubaine, mal en point elle décide de se placer sur le marché de la sécurité. Le Flash-ball est commercialisé en 1990, c’est d’abord un échec total, le look « jouet » ne convainc guère les amateurs d’armes et de testostérone.

Pour l’anecdote, le diamètre des munitions est calqué sur la taille de balles de jokari, en effet n’ayant pas de balles de caoutchouc sous la main, ils sont allés les chercher dans un magasin pour enfants. C’est donc un fabricant de jouets qui sera le premier fournisseur de balles de Flash-ball... Qui a dit que les CRS ne savaient pas s’amuser ?

Après ce premier échec, Verney-Carron change de stratégie et vise les administrations, elle planche sur un nouveau modèle adapté à la police et à la gendarmerie. Dès 1992, le Flash-ball est testé par la toute nouvelle BAC de Lyon. Et trois ans plus tard, un certain Claude Guéant, directeur de la police nationale, fait adopter le Flash-ball par le RAID, le GIPN et la BAC, le Flash-ball est alors utilisé seulement par des unités dites « d’élite » dans des contextes de braquages, de courses-poursuite... Pas du tout de maintien de l’ordre. D’ailleurs dès 1997, Christian Arnould, chef du bureau des équipements des CRS prévient que « techniquement, il [le Flash-ball] ne convient pas parce qu’il n’est pas précis ; il ne permet pas de neutraliser quelqu’un qui se trouve à quinze mètres. Symboliquement, en matière de maintien de l’ordre, cela signifie que l’on tire sur quelqu’un, alors que, depuis des années, on prend soin de tirer les grenades à 45 degrés sans viser les personnes en face » [5]. Le 8 mai 2002, N. Sarkozy devient ministre de l’Intérieur, et ce même jour il va visiter les BAC de région parisienne et découvre le Flash-ball « avec une certaine fascination » [6]. Deux semaines plus tard, il annonce la généralisation du Flash-ball, car « quand les policiers en sont équipés, les voyous ne viennent pas les chercher » [7]. Profitant de cette aubaine, Verney-Carron se place sur le marché de la sécurité et de la très orwellienne gestion démocratique des foules (sic), comprendre : répression des mouvements sociaux. Entre 2002 et 2007, 1 270 Flash-balls et 194 000 munitions sont vendus à la police nationale pour 2,61 millions d’euros, aujourd’hui il y en aurait environ 4900 dans les mains des forces de l’ordre (police, gendarmerie, administration pénitentiaire...). Verney-Carron aujourd’hui, c’est environ 90 salariés et 12,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui se répartit entre les quatre branches du groupe. La branche historique c’est Verney-Carron Chasse, qui fabrique des fusils pour les chasseurs français (90 % de la production pour la France). Il y a aussi la branche luxe, Verney-Carron l’Atelier, qui fabrique des armes sur mesure pour de riches clients étrangers (80 % part à l’étranger) et emploie quinze personnes pour 10 % chiffres d’affaires de la boite. Ensuite, Ligne Verney-Carron commercialise les vêtements pour chasseurs. Enfin, Verney-Carron Security, 40 % du chiffre d’affaires à elle toute seule, qui vend les fameux Flash-balls et autres joujoux pour flics dans le monde entier, puisque 80 % de la production part au-delà des frontières de l’UE. En écoutant Guillaume Verney-Carron, directeur général, l’entreprise serait même un fer-de-lance de la gestion démocratique des foules à travers le monde. Eh oui, le marché le plus prometteur c’est l’Afrique ou l’Asie du Sud-Est, où l’on trouve de nombreux états qui gèrent les foules de manifestants à coup de fusils à pompe, et qu’il « essaye de faire évoluer » vers du maintien de l’ordre plus acceptable [8]. Alors, avec l’aide des ambassadeurs, VRP en puissance grâce à la fameuse diplomatie économique [9], Verney-Carron vend des « packs sécurité publique » à des pays dits en voie de développement, avec Flash-balls, lanceurs de grenades, grenades lacrymogènes et autres grenades de désencerclement, fusils d’assaut pour forces spéciales... Bref toute la panoplie ! Il faut aller prospecter un peu partout, parce qu’en France le Flash-ball de Verney-Carron est un peu grillé, trop imprécis, trop faible portée (7 à 15 m), look pas assez dissuasif, les forces de l’ordre de l’hexagone préfèrent le LBD 40 des Suisses Brügger & Thomet.
La Ville de Saint-Étienne aime Verney-Carron : après avoir exposé leur Flash-ball en vitrine pendant l’€uro de foot, voilà qu’elle leur en commande une flopée pour la police municipale, déjà équipée depuis 2014 de revolvers P38 (armes de poing), matraques télescopiques, sprays lacrymogènes et autres Tasers. Mais évidemment, pour le maire Gaël Perdriau, il leur en fallait plus pour « rendre aux Stéphanois l’espace public »... L’État aime aussi ses fabricants d’armes, « on a porte ouverte aujourd’hui dans les ambassades » déclare Guillaume Verney-Carron. Et puis le fameux CICE [10], qui a couté 48 milliards à l’État depuis 2013, profite bien aussi aux marchands d’armes, avec plus de 100 000 euros chaque année qui reviennent à Verney-Carron principalement pour l’aider à prospecter de nouveaux marchés [11] Rapports annuels de comptes Verney-Carron 2014 et 2015. Alors si l’État n’achète plus directement les Flash-balls aux Stéphanois, elle subventionne leurs ventes aux pays étrangers... Heureux que vos impôts financent des armes, même sublétales ?
Le développement par Verney-Carron et d’autres fabricants de ces armes « à létalité réduite » s’inscrit dans une tendance large. On a pu constater ces dernières années un changement notable dans la façon pour les forces de l’ordre de gérer les foules de manifestants. La doctrine précédente de maintien à distance n’opère plus, elles vont désormais au contact au plus près, avec des cordons de policiers qui s’insèrent dans les cortèges pour matraquer, et tirer directement sur les personnes avec des armes comme le Flash-ball et autres lanceurs (projectiles caoutchouc, gaz, grenades de désencerclement). Dans une émission de France Culture du 3 août 2016 [12] était invitée Céline Berthon, secrétaire générale du Syndicat des Commissaires de la Police Nationale (SCPN). En réponse à une question du journaliste sur la dangerosité de leur utilisation, elle déclare sans détour : « ce sont des armes, on ne va pas se cacher, elles peuvent blesser [...] ou tuer ». On voit ce que vaut la prétendue létalité réduite annoncée officiellement. On parle bien pour certains de ces équipements (le LBD40 par exemple), d’armes de guerre classées catégorie A (armes à feu à usage militaire). La CNDS [13] mentionne clairement dans un rapport de 2009 que le lanceur de 40 est une « arme de neutralisation », donc encore plus qu’avec le Flash-ball, une arme faite pour cibler des individus depuis une longue distance. Beaucoup plus précis et bien plus puissant, il peut être utilisé de 10 à 40 mètres avec une imprécision de moins de dix centimètres à 40 mètres, alors qu’elle est de plusieurs dizaines de centimètres à 15 mètres pour le Flash-ball. Le résultat : des chiffres éloquents, une quarantaine de blessés graves depuis 2004, Flash-ball et LBD40 confondus. Le Flash-ball en lui-même dans sa version « première génération » s’était déjà avéré létal à courte distance, avec le décès le 12 décembre 2010 à Marseille de Mostefa Ziani, atteint au thorax d’un tir par un policier français [14].
Des polémiques médiatiques ont éclot en 2009 puis 2014 sur cette arme [15], qui ont un peu attiré l’attention du public, mais sans être suivies d’effets ou d’interdiction. Des rapports négatifs à répétition envers les différents LBD, de la part du Défenseur des Droits, de son prédécesseur la CNDS, de l’IGPN [16] ou de la DGPN [17] ont recommandé ou annoncé la suppression du Flash-ball Superpro 2 de Verney-Carron, sans être suivies d’effets. En 2015 encore, la polémique avait rebondi suite à un rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon et à des préconisations de l’IGPN : sa directrice, Marie-France Moneger-Guyomarc’h préconisait alors l’abandon de cette arme. Que ce soit le modèle stéphanois ou suisse, en 2012 les policiers ont fait usage 2573 fois du LBD, en augmentation de plus de 20 % par rapport à 2010. Et ce n’est pas près de s’arrêter, avec le contrat entre Alsetex [18] et l’État pour 5,57 millions d’euros et 115 000 munitions par an durant quatre années. À chaque mise en cause, Verney-Carron s’est fendue de communiqués qui, tout en minimisant les nombreux cas de blessures avérées, visaient à accuser, soit une mauvaise utilisation par les forces de l’ordre « insuffisamment formées », soit les ravages de l’arme LBD40 de son concurrent pour s’innocenter des dommages [19]. Mais on constate sur son site web à la rubrique des produits présentés, que apparemment peu regardante sur ces considérations passées, Verney-Carron a développé depuis son propre lanceur de balles de 40, sous la dénomination « LG40 ». Précisément avec ces munitions de diamètre 40 mm, qui ont plusieurs fois causé la perte d’un œil à des victimes, à cause de leur taille pénétrant le globe oculaire, et ce malgré la stricte interdiction de viser la tête. On trouve aussi dans l’attirail sécuritaire vendu par Verney-Carron, d’autres armes prétendument « non létales » dont la dangerosité n’est pourtant plus à démontrer sur le terrain... DBD (dispositif balistique de dispersion) ou DMP (dispositif manuel de protection) [20], noms techniques de ce que sont des grenades à fragmentation, ni plus ni moins, dont les débris et éléments (métalliques pour certains) pénètrent les chairs des personnes visées, parfois en blessant gravement, voire tuant. On peut rappeler la mort en 2014 de Rémi Fraisse, militant écologiste, à cause d’une grenade de ce type, ou encore les graves blessures à la tête de manifestants ce printemps 2016...

Plus généralement, la vision du monde et les valeurs portées par ces armes et leurs fabricants sont déplorables. Un Flash-ball est explicitement conçu avec un « look dissuasif » pour faire peur, tout cela dans un esprit de gestion démocratique des foules. Une balle qui vous frappe à 110 m/s est donc très démocratique ! Les vidéos publicitaires des armes en question ressemblent à des films d’action, avec un fond de musique métal ou digne d’une série policière, et démonstration froide et technique de tout l’attirail viril. À en oublier que tout ça est fait pour tirer sur des personnes... Si ce n’était complètement flippant, on s’en amuserait. Dans une autre vidéo tout aussi surprenante, on voit un armurier vantant d’autres avantages du produit : « Comment justifier un tir de Flash-ball en légitime défense ? C’est simple, il suffit d’y ajouter une caméra embarquée... » La vidéo sera donc une preuve de votre bon droit ! Et de faire une démonstration à l’appui. On y apprend encore, comme « argument de vente », que la balle de Flash-ball fait sur la cible un effet équivalent à une munition de 38 special, c’est-à-dire une balle de revolver de poing. Sans danger, vous dit-on ! Pour finir, un petit tour des commentaires sur les profils de réseaux sociaux de Verney-Carron nous donne en vrac : « Flash-ball, le dresseur de racailles » ou « y’a pas mieux pour la racaille » et de nombreux autres exemples du genre. Défouloirs réactionnaires que l’entreprise ne juge manifestement pas utile de supprimer.
L’évolution générale de la conception du rôle des forces de l’ordre est elle aussi alarmante. Alexandre Langlois, responsable de la fédération police de la CGT, qui parle donc pourtant « de l’intérieur » du corps policier, fait un constat inquiétant [21]. Dans l’ancien code de déontologie de la police (établi par le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe en 1986), les forces de l’ordre étaient « au service des institutions de la République et garants des libertés individuelles ». Tout cela a été rayé et changé, elles sont maintenant selon A. Langlois « au service du pouvoir en place » et « il y a une dérive autoritaire de la police ». Il ajoute que ce nouveau code de déontologie « permet de faire tout et n’importe quoi », car il est maintenant quasiment impossible aux policiers de refuser un ordre manifestement illégal. Rassurant ! Un pouvoir autoritaire aurait la police totalement à son service pour l’exécution de toutes ses basses œuvres, et ce spectre apparaît de moins en moins improbable, sous état d’urgence permanent et extrême-droitisation de nombreux partis. Heureusement, on peut compter sur Verney-Carron pour fourguer ses armes à ce pouvoir-là et à toutes les dictatures du monde, tout ça made in Sainté bien sûr.

Verney-Carron n’est pas le seul sur le fructueux marché de la sécurité, une petite lecture de la brochure La gestion démocratique des foules, éditée par le GICAT [22], démontre toute la richesse de leurs idées pour nous contrôler. Et oui face aux manifestations « de plus en plus violentes », il « s’organise une contestation (sic) professionnelle, inventive et ayant largement recours aux médias et aux nouvelles technologiques ». Petit florilège : Devery Ware et ses logiciels traqueurs, qui vous géolocalisent vous et votre voiture, votre colis Amazon... Les drones de Bertin Technologies ou Evitech, avec caméras intelligentes repérant les comportements anormaux ou asociaux. Ne parlons pas des multiples entreprises de traitement des données des caméras de vidéosurveillance, qui proposent elles aussi d’analyser les personnes asociales ou bizarres, qui comptent, chiffrent, rationalisent les comportements humains et nous font rentrer dans des logiciels. Les boites qui proposent à l’armée ou aux forces de l’ordre des réseaux de communications portatifs avec système de caméras de vidéosurveillance directement reliées au poste de commandement via des lignes cryptées et sécurisées sont aussi nombreuses. Vinci est présente évidemment, puisque CEGELEC, une de ses filiales, propose des postes de commandement avancés, des labos NBC [23] portatifs, des stations d’épurations transportables, et toutes sortes de joyeusetés pour armée en campagne. Thalès remporte la palme de l’effrayant, avec Hypervisor qu’elle a installé à Mexico : des milliers de caméras, de capteurs, de mises en réseau pour une surveillance totale de la ville [24]. Il y en a de plus inattendus comme des cuisines roulantes pour bidasses en déplacements, bref il y en a pour tous les goûts au pays de la sécurité !

A la mi-octobre, un nouveau journal pour décrypter l’actualité politique à Saint Étienne et sa région a vu le jour. Un gros dossier sur l’armement dans la région compose le cœur de ce premier numéro. Il y aussi un retour sur l’euro 2016, des brèves sur les personnages de notre région, de beaux dessins...
Vous pouvez trouvez le reste des articles, dans la version papier dans tous les lieux chouettes de Sainté.

[1D’après l’historique de l’entreprise par elle-même, consultable en ligne sur <www.verney-carron.com&gt;

[2Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne, le fusil d’assaut actuel de l’armée française.

[3Ibid.

[4Cité d’un entretien avec Pierre Verney-Carron, dans l’enquête télévisée Attention Flash-ball ! par Alexis Veller (2010).

[5Les Cahiers de la sécurité intérieure, n° 27, 1997

[6Stéphane Albouy, Flash-ball : l’arme anti délinquants, Le Parisien, 17/05/2002

[7cité dans Le Monde du 30/05/2002.

[8Nous avons pu nous entretenir à ce sujet avec lui.

[9Notion chère à l’ancien ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

[11(11)

[12France Culture, Du grain à moudre d’été : Peut-on aimer sa police ?, 03/08/2016, accessible en podcast.

[13Commission nationale de Déontologie de la Sécurité

[14Cité d’un communiqué de presse de la « Conférence des blessés par la police lors de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes ».

[15Voir notamment : Angela Bolis, Dix victimes du Flash-ball depuis cinq ans, Libération, 13/12/2010, ou encore Flash-ball, les ravages d’une arme, dossier sur <mediapart.fr> .

[16Inspection Générale de la Police nationale, la « police des polices », censée enquêter et punir les auteurs de bavures.

[17Direction Générale de la Police nationale

[18Autre fabricant français, de munitions de LBD notamment.

[19Voir Denis Meynard, Verney-Carron défend son Flash-Ball, Les Échos, 24/07/2015, ou les communiqués de l’entreprise sur leur site <www.verney-carron-security.com&gt; .

[20Verney-Carron est revendeur et non fabricant pour ce type d’armes.

[21Interviewé également dans l’émission de France Culture citée plus haut

[22Groupement des Industries de Défense et de Sécurité terrestre, dont Verney-Carron est membre. On peut consulter la brochure sur leur site <www.gicat.com&gt;

[23Nucléaires, Bactériologiques et Chimiques

[24Lire à ce sujet le bon dossier de Frédéric Gaillard et Pièces Main d’Œuvre, Dans la mire d’Hypervisor, janvier 2010.


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Saint-Étienne et alentours   MEDIAS

Le Déchaîné n°7 - Journal de gilets jaunes de Monthieu - est sorti !

Le septième numéro du célébrissime et incontournable journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé ! Disponible dans des bars de la ville et au rond-point (lors d’actions ou quand il sera réoccupé), il est aussi téléchargeable ici.


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / MEDIAS

« la Fête à Mutu » le samedi 16 mars à la Parole Errante !

Ce week end, l’équipe du Numéro Zéro monte à Paris pour « la fête à Mutu » ! Cantines incroyables avec « l’Internationale boulangère mobile » et la « Cantine antinucléaire de la Manche » et des concerts avec Grâce et Volupté VanVan, Mauvaise surprise, Claudiosaurus, 131.2 BPM.
Amenez vos potes pour soutenir avec nous ce réseau de sites d’infos coopératifs et de lutte.


Saint-Étienne et alentours Numero Zero   MEDIAS

Le réseau Mutu : renaissance des médias radicaux

En 2016, le numéro zéro a rejoint le réseau Mutu qui réunit 17 sites web en France et en Suisse, intégrés dans leurs contextes locaux, rendant compte des luttes locales et luttant contre la monopolisation de l’information militante par les entreprises de médias sociaux.
Nous publions ici un article du site londonien Libcom.org qui pose un regard élogieux sur ce réseau d’entre-aide.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le Déchaîné n°6 - Journal de gilets jaunes de Monthieu

Le sixième numéro du désormais mythique journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé. Disponible directement au rond-point et dans les bars de la ville, il est aussi téléchargeable ici.


Saint-Étienne et alentours   MEDIAS / MOBILISATIONS - LUTTES

Le Déchaîné n°5 - Journal de gilets jaunes de Monthieu

Le dernier numéro du désormais célèbre journal des gilets jaunes du rond-point de Monthieu est arrivé. Présent aux ronds-points et dans les bars de la ville, il est aussi téléchargeable ici.
« Saint-Étienne a été agressé par quelques centaines de policiers sous le regard complice de l’État, qui prétend avoir tout mis en œuvre pour préserver l’intégrité physique des citoyens. Il est bien le seul à le croire. La réalité est différente et le ministre de l’Intérieur, tout comme le préfet, ont semblé nier la réalité, allant, pour le deuxième, jusqu’à qualifier les situations vécues entre les policiers et les manifestants de ’’ludiques’’. » (...)


A Lire ailleurs   MEDIAS / SYNDICALISME - MOUVEMENT OUVRIER

Combat Syndicaliste n°439 - Décembre 2018

Au sommaire :
- Le harcèlement a encore tué
- Deux nouveaux suicides à la Poste en Dordogne.
- Quelle connerie, la guerre et les crocodiles ! Refusons l’armée et les guerres. Construisons un monde de paix !
- ...


A la une...

ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Grève pour le climat Saint-Étienne - #2  

Nous avons été très nombreux à Saint-Étienne pour le premier acte de ce mouvement mondial, il est temps de remettre ça ! Rendez-vous le 24 mai, 12 h place de l’Hôtel de Ville, départ 13 h.
« Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux. »


MEMOIRE
Voter c’est abdiquer  

En l’approche du scrutin du 26 mai, quelques pistes de réflexion sur un choix qui reste personnel, politique, philosophique et éthique. Ce qu’il faut retenir, c’est que le plus important se joue hors des urnes.


ANTIFASCISME
L’extrême droite italienne fixe un prix à la mort  

Alors que pas moins de 2 260 migrants ont péri l’an passé en tentant de traverser la Méditerranée, le gouvernement italien à l’initiative de Salvini ne trouve rien de mieux qu’annoncer un projet de loi toujours plus hostile à l’immigration. Si la loi n’est pas encore mise en place, il est important de lutter dès maintenant contre ce projet et toute autre dérive fasciste !


MEMOIRE
Zola, la “Vallée de l’Ondaine”, et le monde ouvrier  

En juin 2019 sera célébré le 150e anniversaire de la “Fusillade du Brûlé“ à La Ricamarie dans le sud de la Loire. Emile Zola s’inspira en partie de cet événement sanglant pour écrire son livre “Germinal“.
Sa description des modes de vie, d’organisation et d’action de ce monde de mineurs et de sidérurgistes dans les trois dernières décennies du 19e siècle, apparait pour beaucoup de lecteurs comme un authentique témoignage d’une réalité vécue. Toutefois, au regard de l’histoire, le comportement et les actions du mouvement ouvrier qu’il décrit sont bien loin de refléter la réalité des luttes de cette époque et la complexité de leurs enjeux.


MEMOIRE
Des Vermiraux à Saint-Genest-Lerpt  

Voici un tract distribué à Saint-Genest-Lerpt avant la représentation d’un spectacle de théâtre qui avait comme point de départ la révolte des Vermiraux.

« Aujourd’hui et ici on parle d’une révolte de gamins aux Vermiraux. Là bas, aux Vermiraux, il y avait une colonie, un lieu d’enfermement »


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


LOGEMENT - SQUAT
Campagne collective : on s’affiche pour le droit au logement !  

Depuis plus d’un mois maintenant vous avez pu voir fleurir sur les murs sales de notre bonne ville une campagne d’affiches de soutien aux personnes qui se font régulièrement expulsées de leurs abris. Parce que tout le monde à le droit à un toît et que nous manquons toujours de bras, à vos pinceaux, prêt’es ? Collez !


FLICAGE - SURVEILLANCE
Déambulation festive contre Serenicity, retour en image  

Samedi 10 mai, une grosse centaine de personne a défilé dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun en musique et en costumes pour contester le projet d’écoute de l’espace public.


MEDIAS
Le journal du carnaval de l’inutile est en ligne !  

Le carnaval de l’inutile 2019, en plus d’avoir réussi à faire fermer pour une journée la biennale du design, déambulé dans la ville au coté des gilets jaunes, a publié son journal que vous avez peut-être déjà eu l’opportunité de voir traîner dans les plus beaux canis de la ville.
Ce journal est une proposition : une récolte d’anecdotes, de vécus, de prises de tête, de colères et de récits. C’est un constat subjectif de l’état de la ville par ses habitantes et habitants. Il nous faudrait choisir entre Saint-Étienne capitale des taudis et du Design. Franchement, on s’en fout, et bien d’autres questions demandent à être posées avant ça. Le journal est disponible ici.


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)


FLICAGE - SURVEILLANCE
L’installation des micros-mouchards dans le quartier Tarentaise-Beaubrun est repoussée  

Suite à la vive polémique suscitée par la publication des documents de la maire sur le projet de « Safe City » par la quadrature du net, la CNIL demande à la ville « des informations supplémentaires sur ce dispositif ». Pour autant la bataille continue et il ne faut pas baisser la garde.


LOGEMENT - SQUAT
Actions en soutien aux expulsé-e-s de la Bourse du Travail  

De nombreuses actions depuis le début du mois dont des performances / lectures ce vendredi 25 mai 2019 à 13h place de l’Hôtel de Ville.
La mobilisation de ces différents moyens d’intervention dans l’espace public nous rappelle notre devoir citoyen et incite à des gestes engagés en vue d’une solution de logement durable. Assurons un accueil en dignité !


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Projection-débat pour l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour  

Le 15 mai 2019, le Dix-sept accueille l’étape stéphanoise de l’Atomik Tour, un infotour parti de Bure pour questionner notre rapport au nucléaire, mieux cerner les enjeux localement et susciter des actions.


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
Suite de la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers  

Suite à la réquisition du portrait d’Emmanuel Macron à Sorbiers le 26 avril, la maire a déposé plainte hier matin et la gendarmerie est venue remettre une convocation concernant Vincent Bony à son domicile dans l’après midi pour « vol en réunion ». L’audience aura lieu à la brigade de gendarmerie de Sorbiers (Loire), rue de l’entente, mardi 7 mai à 15h... Le communiqué d’Alternatiba est reproduit ici.


MEMOIRE
[Radio] Du trafic dans le tiroir #7 : Mohamed Saïl  

Émission « Du trafic dans le tiroir » sur Radio Dio - Épisode 7.
Nous sommes heureux d’accueillir dans cette émission, Alawa, habitant de Saint-Étienne qui nous aidera à nous orienter dans l’histoire, du début du siècle, entre la France et l’Algérie. Car nous convoquons ici le dit Mohamed Saïl, né en octobre 1894 à Taourirt village de la commune de Souk Oufella en Kabylie, mort en 1953 à Bobigny, militant communiste libertaire dont nous suivrons la trace et le parcours entre l’Algérie de sa naissance, la France et l’Espagne où il s’engagea un temps auprès des antifranquistes. Retour sur un kabyle anarchiste voguant entre Kropotkine, Bobigny ou encore la Kabylie...


MOBILISATIONS - LUTTES
Manifestation du 1er mai à Saint-Étienne : récit en image  

Mercredi 1er mai, 10h00, le cours Victor Hugo commence à se remplir. Pour cette traditionnelle mobilisation de la fête du travail répondent présent.e.s de nombreu.ses.x manifestant.e.s : de la CGT, de Solidaire, de la CNT, des Gilets Jaunes, de la FSU, de la France Insoumise, des JC, du Pink Block, de la RAP…


LOGEMENT - SQUAT
Être à la rue tue : un an après le décès de Jean-Claude  

Être à la rue tue. Il y a un an, le 1er mai 2018, est décédé Jean-Claude dit « Le Cow-Boy », qui vivait dans les rues stéphanoises.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Appel à soutien : réquisition citoyenne solidaire  

Appel à venir soutenir l’occupation de l’ancienne poste de Solaure pour y loger les personnes qui se trouvaient auparavant à la Bourse du Travail, et tou.te.s celleux qui en ont besoin.