Numéro Zéro - Site collaboratif d'information et de luttes sur Saint Etienne et sa région
Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE

Google et la Safe City




Un « atelier numérique Google » va s’installer à Saint-Étienne, sans doute à l’angle de la place Jean Moulin et de l’avenue de la Libération (ex Royal). Au-delà du barnum organisé autour de cette arrivée par G. Perdriau et J.M. Mis, député LREM, que peut bien signifier cette installation, ainsi que l’annonce de Serenicity, dispositif d’écoute sonore de l’espace public ?


Tout d’abord, Google est actuellement l’objet de plusieurs mises en cause. D’abord fiscale : le groupe n’a versé que 67 millions d’euros d’impôts en France il y a deux ans. Un redressement de plus d’1,115 milliard d’euros pour les exercices 2009 et 2010 était envisagé cet été, finalement annulé par le tribunal administratif de Paris le 12 juillet.
Mais aussi en matière de collecte abusive de données personnelles : les GAFA ( Google, Amazon, Facebook, Apple ) collecteraient à elles seules 95% des données mondiales (hors Chine). Or Google en est un des tous premiers acteurs (avec Facebook), par son moteur de recherche, sa lecture systématique des mails, son exploitation des vidéos Youtube , son système d’exploitation Android pour les smartphones...
Il semble, pour prévenir notamment toute mesure de sanction fiscale, qu’il cherche à se rendre indispensable par des actions locales. Par ailleurs, la cible de ces ateliers Google (il y en a déjà un à Rennes, deux autres suivront à Montpellier et Nancy) semble être le domaine de la formation, et particulièrement les budgets consacrés à l’« illectronisme » pour lequel l’État va mobiliser entre 75 et 100 millions d’euros.
Au-delà, Google , qui a déjà développé une plateforme d’éducation Google Classroom, peut viser le marché local de l’éducation nationale, via des accords avec les mairies, départements, régions, plutôt que le marché national déjà pris par Microsoft.

Smart et safe city

Le concept de smart city, ou ville intelligente (dernier qualificatif à relativiser car c’est avant tout un discours communicant) est dès le départ un concept promu par les industriels. C’est une vision mécaniste de la ville analysée en terme de flux de circulation de ses habitant.e.s, et cherchant à promouvoir ses activités mercantiles. Il emploie massivement des technologies numériques pour « optimiser », promouvoir l’innovation et les démarches dites participatives...
C’est surtout un enjeu économique : la construction et les fonctions de maintenance représentent environ 35% du PIB de nos villes, à travers les habitations, les réseaux de transports individuels et collectifs, les réseaux techniques... Et l’ensemble des villes dans le monde devrait regrouper en 2050 trois milliards d’êtres humains, ce qui représente un fabuleux butin. Depuis quelques années, les grands groupes du numérique envisagent tous d’être des acteurs de ce nouveau marché. L’avantage pour eux est l’intégration de toutes leurs offres dans un seul espace, non concurrentiel, et financé à la fois par l’impôt (les « services » concédés par les mairies) et la publicité locale.
Certaines villes sont carrément passées sous la coupe d’industriels : Seattle au bénéfice d’Amazon, Quayside, vers Toronto, à celui de Google , Hangzhou en Chine sous la coupe d’Alibaba ... ou le quartier lyonnais de Confluence sous celle de Toshiba.

La version sécuritaire est, bien sûr, dénommée safe city ou ville sûre : sûreté très relative à l’ombre des caméras, micros, avec la collecte systématique de vos données GPS, l’utilisation d’algorithmes pour l’analyse des comportements... En France, beaucoup de villes se contentent de ce volet sécuritaire, d’autant que trois grosses entreprises françaises ont investi ce marché : Thales , Engie-Inéo et Atos, ainsi que de nombreuses start-ups.
À noter que Saint-Étienne est un pôle de recherche méconnu dans ce domaine : le laboratoire Hubert Curien , qui dépend de l’université Jean Monnet , y travaille sur le big data, les algorithmes. Il aurait aussi, par son équipe Science de l’image et vision par ordinateur, largement contribué à la mise au point de techniques de reconnaissance faciale.
Pour autant, l’échec de ces techniques pour aider à la lutte contre le terrorisme international est patente : William Binney, ex-directeur technique de la NSA, le confirme (comme le fiasco des outils de surveillance vidéo lors de l’attentat de Nice), mais le même souligne que les véritables cibles de ces dispositifs sont les citoyens ordinaires, bien sûr ceux qui mènent des actions de contestation, mais pas seulement.
Ainsi, on peut considérer que l’implantation à Saint-Étienne du dispositif d’écoute sonore Serenicity (en lien avec l’ANRU) vise plus au contrôle social des habitant.e.s concernés, celleux des quartiers Tarentaize-Beaubrun-Couriot. Lesquel.le.s ont en plus été retenus pour bénéficier du déploiement d’une police de sécurité du quotidien (PSQ) renforcée. Ce sont donc trois quartiers de la ville (Montreynaud, Tarentaize-Beaubrun-La Cotonne et Montchovet) -parmi seule
ment dix-sept en France- à être ainsi choyés par Castaner ! C’est aussi le produit de la surenchère sécuritaire engagée par les deux concurrents de droite (en attendant l’extrême droite), G. Perdriau (LR ) et J.M. Mis ( LREM), pour les prochaines municipales.

Comment lutter ?

Tout d’abord, il faut penser à tous les exclus du numérique : soit qui n’ont pas accès, par leur âge, leur niveau de formation ou leur lieu d’implantation au numérique (qualifiés du terme stigmatisant d’« illectronistes »), soit qui choisissent volontairement de se déconnecter (totalement ou partiellement, en proportion croissante) : 30 à 40% de la population française. De quel accès aux droits bénéficieront ces personnes dans l’avenir (d’autant qu’après 2022, l’ensemble des services publics ne devraient plus être accessibles que par le numérique) ? Le Défenseur des droits a émis une décision (09/2018) puis un rapport (01/2019) pour le maintien « d’une alternative papier ou humaine à la dématérialisation », afin que l’usager sans accès au numérique puisse toujours échanger avec l’administration.
Il y a justement la possibilité d’un retrait, par exemple des réseaux sociaux, tout en sachant que le droit à l’oubli -l’effacement des traces laissées sur les serveurs-, même s’il progresse, n’est que partiel. Ou celui d’une protection personnelle par le biais d’outils empêchant l’identification. Là aussi, une grande diversité d’outils existe, mais les États obtiennent progressivement la possibilité d’accéder quand même aux données personnelles qui y sont collectées.
Il y a aussi les luttes collectives. Ainsi, à Berlin, les membres d’un collectif Fuck off Google ont réussi à empêcher l’installation d’un campus Google dans le quartier de Kreuzberg, déjà victime de la gentrification et d’une explosion du coût du logement. Ce campus pouvait aussi dévaster un tissu local de chercheurs et d’indépendants important. Rennes, qui a vu l’installation plus modeste d’un atelier Google -comme à Saint-Étienne- lutte à sa manière par la mise en place d’un observatoire de l’implantation de Google à Rennes, de cafés no-google, de rassemblements #BruitContreGoogle, d’interpellations d’élus, de débats (ateliers sauvages et libres sur les libertés, la démocratie ou sur le numérique), avec la volonté de soutenir les alternatives publiques ou associatives.
Le terrain juridique doit aussi être mobilisé. Suite à la mise en application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) en mai 2018, le même cadre juridique est désormais applicable à tous les pays européens. Par ailleurs, ce texte, qui ne présente qu’à la marge des progrès pour les citoyens, améliore le dispositif des « actions de groupe » par rapport à la loi française.
Ainsi ce type d’action a été engagé en France contre Google par la Quadrature du net et l’association autrichienne NOYB auprès de la CNIL. Cela a abouti à une amende de 50 millions d’€, ce qui reste encore très faible en comparaison du chiffre d’affaires mondial annuel de Google de près de 110 milliards de dollars… La même chose est tentée en Allemagne face à Facebook.
Au-delà, il faudra obtenir une modification des lois concernant le stockage des données et la transparence des traitements algorithmiques. On peut penser qu’un jour l’interdiction de revente de nos données personnelles leur enlèvera tout intérêt mercantile, qu’il sera possible d’obtenir l’effacement total des données stockées (automatique pour les enfants, les condamné.e.s à des peines...) et que les algorithmes seront obligatoirement opensource et donc discutables démocratiquement. À ce moment-là ces technologies, présentées aujourd’hui comme magiques et indiscutables, perdront alors tout leur intérêt car trop frustres, et laisseront la place au jugement humain, démocratique pour élaborer ensemble nos choix collectifs.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

A lire aussi...

Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Contre l’atelier Google à Sainté

Appel pour des actions communes en réaction à l’installation d’un atelier Google à St-Etienne.
Google va ouvrir à Saint-Étienne, sans doute au moment de l’inauguration de la biennale du design le 21 mars, son second atelier numérique en France (après Rennes au printemps 2018, et avant Montpellier et Nancy).
Nous ne voyons pas l’arrivée de Google comme une bonne nouvelle car elle pourrait remettre en cause le déploiement d’une politique du numérique qui garantit les droits des usagers et leurs libertés.


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Sainté se laissera-t-elle googliser ?

Le personnel du service de comm’ de Perdriau doit être en burn-out tant ses apparitions médiatiques ont été nombreuses ces derniers jours. Si on a du mal à suivre le rythme, on n’est pas passé à côté de cette info annoncée la semaine dernière : la multinationale Google a choisi Saint-Étienne pour ouvrir son deuxième « atelier numérique » en France.



Dans la thématique "FLICAGE - SURVEILLANCE "

Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MOBILISATIONS - LUTTES

Pétition contre l’installation de micros

Une pétition est lancée contre l’installation de micros dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot. Le texte est reproduit ici, et la pétition à télécharger pour signature.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MEDIAS

Langue de bois, novlangue, « serenicity » : gros mensonges

Serenicity serait une super pompier qui va sauver les citoyen.nes perdu.e.s du web, Serenicity une start-up pour écouter les oiseaux avec l’aval de CNIL ? Et le Progrès serait un journal d’information ?
Sur la question des micros à Beaubrun, on nous dit n’importe quoi. Petit décryptage.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE

Givors : la vidéosurveillance vandalisée

Les caméras de vidéo-surveillance énervent des gens de partout, exemple à Givors : deux des 90 caméras de la ville y ont été détruites.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / INFORMATIQUE - SECURITE

Déambulation festive contre Serenicity, retour en image

Samedi 10 mai, une grosse centaine de personne a défilé dans les rues du quartier Tarentaize-Beaubrun en musique et en costumes pour contester le projet d’écoute de l’espace public.


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE

L’installation des micros-mouchards dans le quartier Tarentaise-Beaubrun est repoussée

Suite à la vive polémique suscitée par la publication des documents de la maire sur le projet de « Safe City » par la quadrature du net, la CNIL demande à la ville « des informations supplémentaires sur ce dispositif ». Pour autant la bataille continue et il ne faut pas baisser la garde.

Mise à jour :


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / MOBILISATIONS - LUTTES

Déambulation festive contre SERENICITY & Cie

Associons-nous pour contrer les dérives sécuritaires, et refusons le dogme de la ville connectée et déshumanisée. Nos quartiers ne sont pas des laboratoires !
Déambulation festive le samedi 11 mai.
RDV à 13 heures sur la passerelle du puits COURIOT.
Venez nombreux.ses avec percussions et casseroles.


A Lire ailleurs   FLICAGE - SURVEILLANCE / INFORMATIQUE - SECURITE

Mouchards et drones à Saint-Étienne : le maire veut étouffer le débat

La Quadrature du Net publie et analyse les documents obtenus auprès de la mairie de Saint-Étienne sur son projet de « Safe City ». Micros couplés à la vidéosurveillance, drones automatisés, application de dénonciation citoyenne… Ils révèlent la ville sous-surveillance telle que fantasmée par son maire, Gaël Perdriau.


Saint-Étienne et alentours   CAPITALISME - GLOBALISATION / FLICAGE - SURVEILLANCE

Discussion publique autour de la question des normes agricoles

Rencontre avec le collectif contre les normes administratives et industrielles, lundi 8 avril à partir de 20h à la Cale (amicale du Crêt-de-Roc) à Saint-Étienne.
« Face aux pressions, harcèlements que nous, agriculteur.rice.s et artisan.e.s subissons au quotidien, face à la dépossession des savoirs-faire dans nos activités ou face aux mensonges et illusions que nous constatons en tant que consommateur.trice.s, nous avons créé ensemble un collectif contre les normes administratives et industrielles. »


Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / INFORMATIQUE - SECURITE

Ateliers pour reprendre en main sa vie numérique

Alolise, Zoomacom et Stop Linky Gazpar 42 proposent une série de rencontres et d’échanges autour de la reprise en main de notre vie numérique.


Saint-Étienne et alentours   EXPRESSION - CONTRE-CULTURE / FLICAGE - SURVEILLANCE

Projection-Débat « Nothing To Hide »

Projection du documentaire « Nothing To Hide » suivie d’un débat sur la place de la surveillance numérique dans nos vies.


A la une...

MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
Ouverture de l’antenne bénévole SOS MÉDITERRANÉE à Saint-Étienne  

Les bénévoles de l’antenne de Saint-Étienne vous invitent à la soirée de lancement. SOS MÉDITERRANÉE est une association de citoyens européens décidés à agir face à la tragédie des naufrages à répétition en Méditerranée centrale. Ses équipes poursuivent trois missions : sauver des vies en mer, protéger les rescapés et sensibiliser l’opinion publique.


MIGRATIONS - SANS-PAPIERS
[Oulx] Appel à la solidarité contre les répressions à la frontière franco-italienne  

Située à dix km de la frontière italienne, Oulx est un carrefour obligé sur la route vers la France. Depuis décembre, la Casa Cantoniera Occupata est un lieu autogéré pour toutes celleux qui veulent s’organiser contre le dispositif frontalier, pour celleux qui veulent le franchir ou le détruire. La Casa a besoin d’aide et lance un appel à toutes celleux qui ont envie d’agir, dès maintenant et pour tout l’été.


DROITS SOCIAUX - SANTE
Rassemblement contre la réforme de l’assurance chômage  

Mercredi 26 juin à 10h30 devant la maison de l’emploi. Ripostons à l’attaque sans précédent du gouvernement contre les chômeuses et les chômeurs !


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
« Cœur d’Histoire » : beaucoup de bruit pour...  

Jeudi 20 Juin 2019 à 18h dans une salle de la Bourse du Travail avait lieu une réunion durant laquelle le maire de Saint-Étienne et son adjoint à la politique du logement Monsieur Jean-Pierre Berger, remettaient une synthèse des quatre ateliers thématiques qui se sont déroulés ces derniers mois, dans le cadre du projet « Cœur d’Histoire », des ateliers auxquels ont participé tout au plus 300 habitant.es., qui, aux dires des Stéphanois.es interviewé.es pour cet article, n’étaient pas très représentatifs de la population dans son ensemble.


FLICAGE - SURVEILLANCE
GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire  

Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


MOBILISATIONS - LUTTES
Les ouvriers de Colas en grève  

Les ouvriers de colas se sont mis en grève pour demander l’annulation du licenciement de leur collègue.


AIDE A LA REDACTION
Topo Numéro Zéro 2019  

Le Numéro Zéro existe depuis 2003. Rapide retour en archives sur son histoire et son fonctionnement.


MEDIAS
Fête du Numéro Zéro  

Samedi 29 juin, Numéro Zéro fête ses 16 ans, 2 mois et 4 jours à Ursa Minor !
Stands, rencontres, concerts et cotillons !
Ouverture des portes à 17h et à 18h : rencontre autour des squats, des luttes pour le logement et des sans-papiers, avec le collectif l’amphi Z de Lyon et les personnes en lutte à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Qui est Magali Tabareau, la juge attaquée chez elle au LBD ?  

Lundi 17 juin 2019 vers 9h30, deux personnes munies de casques de moto ont sonné à la porte de la présidente de la cour d’assises de Versailles, Magali Tabareau, à Nézel. Lorsqu’elle a ouvert sa fenêtre, elle a reçu un tir de Lanceur de Balle de Défense en plein visage, sous l’œil. Elle a été hospitalisée dans la foulée, victimes de multiples fractures. Article publié sur Desarmons-les !


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Soutien aux mobilisations en Algérie : quinzième rassemblement à St-Étienne  

Alors qu’en Algérie la contestation ne faiblit pas pour réclamer la fin du système que symbolisait l’ancien chef de l’État Bouteflika, la solidarité continue à s’exercer à l’étranger. Dimanche 16 juin se tenait à Saint-Étienne le quinzième rassemblement en soutien au peuple algérien.


MEMOIRE
La fusillade du Brûlé à La Ricamarie, c’était il y a 150 ans  

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le pouvoir blesse, mutile et tue. Il y a cent cinquante ans jour pour jour, le 16 juin 1869 à La Ricamarie, la troupe tire froidement et sans sommation sur des mineurs en lutte et leurs soutiens. Bilan : quatorze morts. Retour sur cet événement marquant de l’histoire du mouvement ouvrier avec un extrait de l’ouvrage de Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1865 à nos jours.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize  

Le collectif SERENICITY lance une pétition en ligne contre l’installation de micros à Beaubrun-Tarentaize. Signez ! Diffusez ! Cette pétition et les signatures collectées seront ensuite envoyées à la Commission nationale informatique et libertés avec un courrier d’explication.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
[Radio] Joie, rage et courage - Qu’est-ce qui se trame ?  

Alors qu’une troisième ligne de tramway va arriver à Saint-Étienne, retour sur les choix de construction des lignes de tramway et les projets de restructuration urbaine avec la gentrification en toile de fond. Petit exemple de lutte contre les transports payants avec les mutuelles des fraudeur-euses et les actions des R.Z. en Allemagne à la fin des années 70.


LOGEMENT - SQUAT
Logement : pas de repos sur Les Lauriers  

Si le rejet par le tribunal de l’expulsion de la Poste à Solaure a donné un peu de répit à ces personnes à qui l’on refuse l’accès à un logement, il n’en demeure pas moins qu’elles sont contraintes, ici comme ailleurs, de vivre dans un squatt. Rencontre avec un de ceux qui slaloment entre les squats, la rue et l’hébergement d’urgence (article paru initialement dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019).


MEMOIRE
Récit de l’histoire des centres sociaux et des politiques culturelles  

Une après-midi de février, dans un bar du quartier Tarentaize-Beaubrun, entretien fleuve avec Alawa Bakha, sur l’histoire des centres sociaux et les politiques culturelles et sociales à Saint-Étienne. En voici des extraits, parus dans le journal du Carnaval de l’Inutile de mars 2019.


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Quartier Saint-Roch : nouveau théâtre de rénovation urbaine  

Article paru dans le journal du Carnaval de l’Inutile du 30 mars 2019.
La transformation du quartier Saint-Roch vise à redynamiser un quartier qualifié de « précaire », « peu attractif », « peu sécuritaire ». L’aspect participatif du projet est revendiqué par les aménageurs. Nous avons donc mené l’enquête et nous sommes interrogés sur le lien entre l’EPASE (Établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) et les associations du territoire.


REPRESSION - PRISON
Ambert : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)  

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.


LOGEMENT - SQUAT
Une expulsion rejetée comme une lettre à la poste  

Le 14 mai, dans la boîte aux lettres de l’ancienne poste de Solaure est arrivé un courrier, plus précisément une requête cachetée du sceau de la commune de Saint-Étienne. La présente convoquait l’occupant officiel des lieux à une audience au tribunal administratif de Lyon le 24 mai 2019. Récit du procès.


LOGEMENT - SQUAT
Pas d’expulsion à Solaure ! Conférence de presse et rassemblement  

Ce mardi 4 juin, appel à rassemblement place Jean-Jaurès à 17h30 pour une conférence de presse à propos du droit au logement pour tou.te.s et de la situation des personnes en demande d’asile à Saint-Étienne.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le Couac n°7 est sorti !  

L’équipe du Couac vous présente un nouveau numéro de son pigeon dépenaillé. Avec une formule qui ne change pas : des brèves, des articles d’actu et d’investigation sur différents thèmes ainsi qu’un dossier. Un dossier cette fois consacré aux différentes formes de contrôle sur la ville et ses habitant.e.s. On vous propose ici l’édito du numéro.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Luttes en Grèce - Rencontre avec des membres de Rouvikonas  

A l’occasion d’une tournée en France et en Belgique, des militants de Rouvikonas viendront à Saint-Étienne, au lieu autogéré La Dérive (91 rue Antoine Durafour) le mercredi 5 juin à 19h.
Comment résister face au durcissement des régimes politiques en Europe ? Comment sortir du capitalisme et de la société autoritaire ? Sur quelles bases créer des convergences de luttes ? Que propose Rouvikonas ?


ECOLOGIE - NUCLEAIRE
La jeunesse, mobilisée pour le climat et réprimée  

Retour sur la seconde mobilisation à Saint-Étienne le 24 mai suite à l’appel international Youth For Climate : une belle mobilisation mais une répression policière inattendue et scandaleuse !


FLICAGE - SURVEILLANCE
The wire, Tarentaize sur écoute  

L’installation par la mairie de Saint-Étienne de micros dans le quartier Beaubrun-Tarentaize-Couriot est critiqué par des institutions scrutant le respect des libertés publiques et contesté dans la rue. En mars déjà, le journal du Carnaval de l’Inutile dénonçait le projet.


MOBILISATIONS - LUTTES
Récit de stéphanois à Lyon : Acte 26, nationale à Lyon  

Un appel national avait été lancé pour cet acte 26 le samedi 11 mai à Lyon. Une équipe du Gueuloir s’est rendu sur place. Récit d’une journée de mobilisation qui restera gravée dans les mémoires !


REPRESSION - PRISON
Des gilets jaunes face à la justice... de classe : le juge vitrifie le parquet  

Le 30 avril 2019, le procureur requiert 1000€ dont 700 avec sursis contre Monsieur B., Gilet Jaune, pour une insulte visant le commissaire Gonon sur la page de La Loire en Colère. Le juge va au-delà, il prononce une peine de 1000€ d’amende, soit un SMIC à régler à l’État !

« Parfois la foule trahit le peuple, Monsieur B. vous avez trahi le peuple ce jour-là ! » (Monsieur le procureur, TGI de Saint-Étienne)