Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME

Rencontre avec Houria Bouteldja

Cet événement est l’occasion de venir à la rencontre de la militante controversée et de lui permettre de s’exprimer sur le contenu de son livre. Un seul prérequis : lire son dernier livre "les blancs, les juifs et nous - vers une politique de l’amour révolutionnaire" afin de dépasser les préjugés et d’instaurer les conditions d’un échange constructif.
La discussion se poursuivra avec Youssef Boussoumah, autre membre du PIR.
Dimanche 2 avril 2017 à 15H00 dans la salle Le Clapier (ancienne gare).


Initiatrice et porte parole du PIR (Parti des Indigènes de la République), militante infatigable, Houria Bouteldja s’attelle à dénoncer le sort réservé aux descendant-e-s de l’immigration post-coloniale. C’est du point de vue de l’indigène qu’elle se positionne sur plusieurs fronts : celui du féminisme, en défendant le courant dé-colonial, contre l’islamophobie et le racisme en dénonçant l’hégémonie et la domination historique de la "race blanche". C’est l’énonciation de ce terme qui a servi de prétexte à la dénonciation de son supposée racisme anti-blanc. Ce n’est pas faute d’avoir martelé que "la race est le nœud qui lie le pouvoir d’État au grand capital"

Elle précise d’ailleurs, en préambule de son dernier livre : "Les catégories que j’utilise : Blancs, Juifs, Femmes indigènes et indigènes sont sociales et politiques. Elles sont des produits de l’histoire moderne au même titre qu’ouvriers ou femmes. Elles n’informent aucunement sur la subjectivité ou un quelconque déterminisme biologique des individus mais sur leur condition et leur statut."
Femme, militante, musulmane, indigène à l’analyse juste et au discours subversif : ce qu’elle est ne dérange-t-il pas plus que ce qu’elle dit ? La question mérite d’être posée tant son appel à "l’amour révolutionnaire" reste inaudible.

La discussion se poursuivra avec Youssef Boussoumah.
Militant de la cause palestinienne depuis le début des années 80, il participe à l’organisation en 1998 de la campagne pour le droit au retour des Palestiniens et, en 2001, à la fondation des Missions Civiles Internationales Pour la Protection du Peuple Palestinien. Il est aussi membre fondateur du MIR puis du PIR.

Dimanche 2 avril 2017 - 15H00
Le Clapier
2 Boulevard Pierre Mendès France,
42000 Saint-Étienne

Pour aller plus loin :

Le site du PIR (Parti des Indigènes de la République)

On vous a tant aimé·e·s ! Entretien avec Houria Boutelja, initiatrice du Mouvement des Indigènes de la République. Par Christelle Hamel et Christine Delphy, en 2005.

Jeune Afrique s’entretient avec Houria Bouteldja : « Pour nous la question raciale est sociale »


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

1 réaction

  • Le petit livre d’HB « Les Blancs, les juifs et nous, pour un amour révolutionnaire » sorti au printemps 2016 a provoqué beaucoup de polémiques et peu de discussions.

    Une partie des polémiques paraît relever des difficultés trop connues et sans cesse répétées des réseaux politiques (parisiens mais aussi au-delà) à discuter tranquillement de désaccords et de stratégies politiques différentes sans s’autodétruire ou tenter de le faire. Polémiques politiciennes.
    Une autre partie des polémiques vient probablement d’une certaine image attachée à HB et au PIR dont elle est la porte-parole, une image sans pitié : sans lire les textes, sans écouter précisément ce qu’elle cherche à dire, finalement sans prendre le temps de réellement considérer les propositions politiques, le couperet tombe et elle se retrouve qualifiée d’essentialiste, d’homophobe antiféministe, d’antisémite, presque de fasciste, HB devient l’ennemi politique à abattre, une personne infréquentable politiquement. Polémiques sans pitié.
    Une dernière partie des polémiques semble venir de pensées et pratiques de l’émancipation toutes prêtes, sûres d’elles, prêtes à penser, qui par universalité, par privilège, par manque de reconnaissance, par supériorité ou par flemme rejoignent les conservatismes en refusant de remettre en cause leurs ordres émancipateurs établis et en considérant que toutes nouvelles propositions politiques sont fatigantes, communautaires, trop situées, pas issus du terrain, pas assez ou trop radicales. Polémiques tranchées.

    Les polémiques politiciennes, sans pitié et tranchées finalement se recoupent souvent pour le pire et contre le PIR parce qu’à différents niveaux elles empêchent de discuter, de réfléchir et de considérer ce qui n’est qu’une proposition politique, c’est-à-dire un texte qui n’a pas la prétention d’avoir tout compris et de détenir la vérité, mais un texte comme d’autres qui nous invite à réfléchir, à agir, à nous positionner sur une question qui devient vitale dans le cadre national de la France, et au delà, celle des antiracismes politiques.
    Ici l’invitation est de relever la provocation d’Houria Bouteldja. « Provoquer » étymologiquement c’est « appeler dehors », « faire venir », « faire naître quelque chose ».

    Une invitation à la lire, l’écouter et discuter, pas pour avoir raison, mais pour le potentiel à converser, diverger et converger, pour faire le point sur ce qui nous plaît et nous déplaît, s’embrouiller, se débrouiller, voir où l’on est situé pourquoi et comment, se donner de l’air et prendre la place.

    Pour qui vit dans ce pays, il serait juste malhonnête et inconscient de nier que certain-es rentrent plus dans le cadre de « l’identité nationale » que d’autres, depuis longtemps et, que cela est de plus en plus affirmé et médiatisé ces vingt dernières années. Ici, on sait très bien où l’on est situé, on le vit, simplement « l’égalité » dans laquelle on a grandi « nous » empêche de trouver les mots pour dire ces « nous » et ces « vous », de dire les racismes et donc les « races » qu’ils impliquent, qu’ils re/construisent et qui les renforcent. HB, d’autres avant (je pense là particulièrement au groupe du 6 novembre à la fin des années 90) et certainement d’autres à venir, m’ont remise en place : la société française me fait blanche, je ne suis pas innocente (p. 38), cela ne servira à rien de se sentir coupable, mais il importe d’être responsable. J’essaye.

    Lorsque je lis le livre d’HB, les catégories raciales m’interpellent : blancs, juifs, indigènes. Ces catégories me dérangent, pas parce qu’HB les mobilise mais parce qu’elles jouent dans ce pays et au delà comme indicateurs de classifications sociales. Elles valident des dominations sociales, elles font système, elles se croisent avec le sexe/genre (« femmes indigènes »), les classes sociales, les lieux de vie (quartiers, pays) et elles déterminent des positions sociales et donc des vies avec leurs possibles et leurs limites. Ces catégories (et leurs nuances, toute catégorie sociale est rhétorique, les réalités sont souvent plus nuancées et complexes que les mots pour les dire) ont une histoire, un présent. HB nous invite dans son texte à prendre une place active pour décider de leur futur, donc faire leurs histoires et accepter de regarder en face leurs actualités.

    Je comprends le texte d’HB comme un pamphlet, c’est-à-dire un texte acharné et déterminé pour dénoncer les différentes formes du pouvoir blanc dans les cadres trans/nationaux. Si ses mots sont durs et intransigeants c’est à la hauteur de la violence de ce pouvoir et de la nécessaire remise en question de ses hiérarchies.

    J’apprécie qu’HB requestionne les normes de la civilité pas complètement inintéressantes, mais définies par des penseurs européens dans le mépris des femmes et du « reste » du monde (L’ouest et le reste, Stuart Hall). J’aime la critique radicale qu’HB fait de la modernité occidentale toujours imposée à l’heure actuelle comme le seul modèle de développement convenable dans la négation complète de tous les crimes qui ont été faits en son nom : esclavages, colonisations, exploitations humaines et environnementales, chasses aux sorcières, imposition globale d’une gouvernance néolibérale.

    Je comprends bien qu’HB, d’autres le font aussi (Eyal Sivan, Joseph Massad) nous incite à voir le passé dramatique d’une partie des Juifs et la situation en Israël-Palestine comme des prolongements de l’histoire européenne. Là encore, elle montre bien une pirouette du pouvoir blanc déjà mise en pratique dans l’Algérie coloniale : catégoriser (juifs/musulmans sont des catégories de population autant que des religions dans l’empire colonial français, Kamel Kateb) et dresser les catégories les unes contre les autres (accord de Crémieux, 1870). Il me semble qu’avec la dénonciation du sionisme, une critique de l’État-nation pourrait être encore prolongée surtout en prenant en compte l’actualité meurtrière de la méditerranée, du vieux continent et de ses frontières (gérée par Frontex, cyniquement appelée « la crise des réfugié-es » et honteusement confiée à des pays extérieurs à l’Union européenne : Libye, Maroc, Turquie...).

    Je suis reconnaissante à HB d’inclure la question des rapports hommes-femmes et celle des minorités sexuelles dans sa pensée critique et politique (elle cite même un pédé, Jean Genet). Rares sont les textes politiques même critiques, qui pensent réellement que sur terre la moitié des hommes sont des femmes. Je trouve important de souligner que certains féminismes et les questions de sexualité sont mises au service des hommes blancs. J’entends les critiques, je les prends en compte. Pourtant, mes habitudes de gouine anarcha-féministe continuent à me faire penser et vivre qu’il est important que mon corps m’appartienne et ne soit pas aliéné à ma nation, à ma famille ou à ma religion. Je pense encore qu’il n’y a qu’un patriarcat même s’il prend plusieurs formes, et cela HB le montre bien. Je me bats aussi pour que les questions de sexualité ne soient pas lues que comme des choix persos néolibéraux homo-hétéro, mais comme des régimes politiques complexes de distances et de proximités traversés par la race, la classe, l’âge... qui me ressemble, avec qui je m’assemble.

    Finalement, HB donne une chance de repenser le dicton stupide et dangereux « qui se ressemble s’assemble ». Je relis le texte, je tique sur « l’amour révolutionnaire » je trouve pas ça trop clair, ça me rappelle un peu trop des avant-gardes virilistes, sûres d’elles, qui auraient tout compris. Je préférerais des affinités bien négociées, et, merci, le livre permet bien d’y penser.


Dans la même thématique...

A Lire ailleurs   DISCRIMINATIONS - RACISME / EXPLOITATION ANIMALE

Diffusion de stickers anti-spécistes

Histoire de faire parler de cette lutte souvent peu visible, histoire de porter une critique de l’exploitation animale qui est issue de nos combats contre toutes formes de domination et des luttes sociales pour l’émancipation collective et pour un monde égalitaire : diffusion de stickers antispécistes à photocopier, faire passer et coller.




Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / EXPRESSION - CONTRE-CULTURE

Ouvrir la voix - Amandine Gay

Le Babet, Démineurs et Les Héroïnes s’associent pour vous proposer la projection du film documentaire d’Amandine Gay, Ouvrir la voix - Dimanche 5 novembre 2017 à 15h30 au cinéma Le Méliès St-François, suivi d’un débat en présence de la réalisatrice et ainsi s’interroger tous ensemble sur "le privilège de l’innocence de sa couleur de peau".




A Lire ailleurs   DISCRIMINATIONS - RACISME

Le modèle AmériKKKa

Le traitement par la presse de la manifestation de Charlottesville et la manière dont les agitateurs de droite en font le récit sont un bel exemple de la bascule idéologique à droite de "l’Occident".
Dans la presse mainstream personne ne s’émeut de voir des gens habillés comme des nazis et revendiquer la supériorité "d’une race" dans les rues des USA.
Lire la suite sur Quartiers libres




Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / GENRE - FEMINISME

Rassemblement de soutien aux LGBTI Tchétchènes

Pendant que des hommes homosexuels tchétchènes se font arrêter, torturer et tuer, nos représentant-es, français-es et européen-nes ne font rien.
RDV samedi 22 avril 2017 à 18h, place de l’Hôtel de ville.




Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

On est toujours là !

Il y a bientôt deux ans, les 18 et 19 avril 2015, l’amicale laïque de Beaulieu accueillait les "Cinquièmes rencontres nationales des luttes des immigrations". Ces journées étaient organisées par la section locale du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires, jeune organisation fédérant de nombreux collectifs à travers toute la france. À l’approche de l’anniversaire de cet événement, les éditions Tahin Party nous font le plaisir de publier la retranscription des interventions et échanges passionnants qui avaient eu lieu à cette date.




National   DISCRIMINATIONS - RACISME / GENRE - FEMINISME

2ème numéro de la revue Assiégées

Revue décoloniale, nous poursuivons notre ambition de mettre au centre de la revue les racisé·e·s sous le joug du patriarcat, tout en nous inscrivant dans la lutte contre le capitalisme. Après un premier numéro autour de l’étau, la question qui traverse ce second numéro est celle de la lutte.




National   DISCRIMINATIONS - RACISME / MOBILISATIONS - LUTTES

Meeting pour Adama Traoré

Stop aux crimes racistes et sécuritaires !
Samedi 3 Décembre 2016 à Lyon

Le 19 juillet 2016, le jour de son 24e anniversaire, Adama Traoré est tué par les gendarmes de la ville de Beaumont-sur-Oise. Ce crime raciste et sécuritaire dont a été victime Adama s’ajoute malheureusement aux nombreux crimes commis par les forces de l’ordre en France.




Saint-Étienne et alentours   DISCRIMINATIONS - RACISME

Discussion Dans le cadre du festival hip hop underground : "Que veut dire race aujourd’hui ?"

Vendredi 18 novembre 2016 à 17h au Remue-méninges
Le Centre d’études postcoloniales vous propose une discussion autour de son premier bulletin : "Que veut dire race aujourd’hui ?"
Entre les propos de Nadine Morano qui affirme que "la France est un pays de race blanche", le gouvernement qui voit les organisations anti-racistes montées par les personnes concernées comme une menace pour les "valeurs de la république", il est difficile aujourd’hui de savoir de quoi on parle quand on parle de race.
Ce débat a pour but de laisser s’exprimer différents points de vue dans une perspective postcoloniale et pour développer de nouvelles formes d’actions et d’outils contre le racisme structurel.




International   DISCRIMINATIONS - RACISME / MIGRATIONS - SANS-PAPIERS

Soutien urgent aux migrant-e-s de La Roya

Communiqué urgent sur l’occupation par des migrant.es et des solidaires d’un centre de vacances désaffecté de la SNCF à Saint-Dalmas-de Tende, Vallée de la Roya.




Opinions   DISCRIMINATIONS - RACISME

Utiliser le mot "race" ?

Une polémique a récemment agité le milieu libertaire français concernant l’utilisation des termes race, racialisation, racisés, etc, certains dénonçant une essentialisation du débat sur le racisme, essentialisation qui relèverait elle-même du racisme. Selon ce point de vue, reprendre ces termes serait contribuer à propager la grille de lecture raciste.




0 | 10 | 20 | 30 | 40

A la une...

GENRE - FEMINISME
De Mujeres libres à Femmes libres Plaidoyer pour une coordination de Femmes Libres au sein de la CNT  

Nos luttes ne nous renvoient pas dos à dos. Complémentaires, elles s’additionnent
En 1936, Mujeres Libres revendique de mettre fin au "triple esclavage des femmes : l’ignorance, le capital et les hommes". En juillet 1937, avec ses 20000 adhérentes, provenant majoritairement des secteurs populaires, Mujeres Libres défend l’émancipation des femmes et leur participation à la lutte révolutionnaire. L’organisation se réclame d’un "féminisme prolétarien" dans le but de se dissocier du féminisme libéral qui prône l’égalité des femmes sans contester les rapports de domination de classes. Leurs "camarades" n’étaient pas pour autant enclins à les reconnaître politiquement comme une organisation autonome au sein du mouvement libertaire.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Festival "un poil dans la soupe"  

Festival "un poil dans la soupe" proposé par les SAMPIANES du 08 au 11 mars 2018 à Sainté.
Au programme : Atelier d’autodéfense féministe et autogéré, Lecture collective, Soirée au poil, Restouf, Lab.Langue, Poing final...


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
Expérience de la non-mixité : Conf. Gesticulée par Laure Clerjon  

Jeudi 22 Février - 20h30 (on commence à cette heure-ci)
Conférence Gesticulée par Laure Clerjon : "Autrices, lutteuses et poétesses remontent en selle ! Ou comment l’expérience de la non-mixité nous transforme."


URBANISME - GENTRIFICATION - TRANSPORT
Carnaval !  

Nous vous invitons, partout où vous êtes, à vous joindre au Grand Carnaval Inutile ‘Béton va Béton’ à Saint-Étienne le 24 février 2018.
Rendez-vous à 14h à la Chambre de Commerce et d’Industrie (57 cours Fauriel).


REPRESSION - PRISON
Réponse au mouvement de grève des matons et Communiqué de prisonniers de Fleury-Mérogis  

Le mouvement de grève des gardiens de prison suite à l’agression d’un des leurs par un prisonnier menacé d’extradition est largement médiatisé, mais les conséquences de leur mouvement sont systématiquement passées sous silence.


REPRESSION - PRISON
Depuis la prison de Fleury Mérogis, interview d’Antonin Bernanos  

Grèves et blocages des surveillants : comment les détenus s’organisent
paru dans lundimatin#131, le 29 janvier 2018


GENRE - FEMINISME
Front Santé Sexuelle de Medic’Action : appel à témoignages dans le cadre d’un mois contre la médecine misogyne  

Le 8 mars est peut-être l’occasion pour les boîtes de nuit de proposer une soirée « cocktail gratuit pour les filles » ou pour votre collègue Michel de faire la vaisselle à la place de sa femme, cela reste pour les militantes une date incontournable pour clamer haut et fort les revendications féministes. C’est dans cet objectif que le FSS de Médic’Action prend l’initiative de consacrer un mois au thème de la médecine misogyne.


EXPRESSION - CONTRE-CULTURE
L’amour et la révolution  

Projection-débat en première nationale du film "L’amour et la révolution" avec le réalisateur Yannis Youlountas, le 25 février, 19h au Méliès St François, 8 rue de la Valse à St-Étienne.


REPRESSION - PRISON
[Loi Travail] Condamnation en appel pour Nina, Jules et Yvan  

Relaxé.e.s en première instance, la cour d’appel de Lyon a condamné mardi 16 janvier Nina, Jules et Yvan.
Entre les amendes, (1000 à 2000€ chacun.e), les indemnités pour le député Jean-Louis Gagnaire et le 13ème mois pour les flics, illes devront verser au total plus de 6000€. Jules est en plus condamné pour rébellion à "un agent dépositaire de l’autorité publique" et écope de quatre mois de prison avec sursis.


REPRESSION - PRISON
En 2017, 34 personnes ont été tuées par la police et la gendarmerie  

Le journal Bastamag a effectué le décompte des personnes tuées par des policiers ou des gendarmes en 2017. Et relève que "la moitié des personnes abattues l’ont été par des policiers en dehors de leur service". 18 personnes ont été abattues par arme à feu et 16 sont mortes suite à une intervention des policiers ou des gendarmes.


INFORMATIQUE - SECURITE
L’histoire de Riseup.net  

Il était une fois, un groupe de jeunes sans-emplois dans la vingtaine qui sortait tout droit d’une exténuante, mais exaltante semaine de manifestation contre l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle. Une question rongeait leur esprit : quelle était la meilleure manière d’aider à construire un mouvement mondial pour la justice sociale ? Poussé-e-s par leurs idéaux d’hackers et de geeks, ils et elles arrivèrent avec un projet nommé riseup.net.


RESISTANCES ET SOLIDARITES INTERNATIONALES
Le sel ne perdra jamais son goût  

Si la colonisation a été établie avec la Déclaration de Balfour, alors qu’elle soit démantelée avec la déclaration de Trump."
Par Dr Samah Jabr – 24 décembre 2017
La docteure Samah Jabr est psychiatre et psychothérapeute. Elles est auteure du livre "Derrière les fronts - Chroniques d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation" –


MEDIAS
Sortie du n°5 de Couac  

Après de longues vacances et quelques remises en question, l’équipe de Couac a continué l’aventure : fabriquer à plusieurs mains un canard local d’enquête critique. Pour bien démarrer cette nouvelle année, pas de dossier, mais de chouettes articles & illustrations pour une actualité toujours aussi surprenante !