Saint-Étienne et alentours   FLICAGE - SURVEILLANCE / REPRESSION - PRISON

GJ, six mois plus tard : après la répression policière, la répression judiciaire




Interpellés lors de l’acte VIII du mouvement des Gilets Jaunes, deux stéphanois – accusé d’outrages, rébellion et violence sur « agents dépositaires de l’autorité publique » – étaient à la barre du tribunal correctionnel mercredi 12 juin.


Le tribunal était jaune en ce mercredi ensoleillé puisque pas moins de quatre GJ étaient déférés devant le tribunal. Les deux premiers GJ demandent un renvoi d’audience. Comme J. et B. dont on parlera plus tard, ils sont là pour des histoires d’outrages, de rébellion ou de violences à l’encontre des keufs. L’un des deux explique, certificats médiaux à l’appui, qu’il a dû subir une opération du cœur qui l’a empêché de préparer sa défense. La juge tergiverse et accepte le renvoi tout en prévenant le gilet jaune – accusé de « violences sur agents bla bla » : « Je vous accorde le renvoi mais prenez ça comme une clémence de ma part ! » ; et poursuit : « et sachez que je juge les faits qui vous sont reprochés avec la plus grande fermeté. Allez, du balai ! » L’ambiance est posée...

C’est au tour de J. et B. de passer à la barre.

Le 5 janvier dernier, les Gilets Jaunes défilent à Saint-Étienne. Parti.e.s du rond-point de Monthieu, un bon millier de personnes arpentent la Grand’ Rue, de Peuple à C2 en passant par la Préf’. Décembre n’était pas loin ; le fond de l’air est jaune mais aussi bien chargé en gaz lacrymogènes et la Bac du 4.2 s’en donne à cœur joie en fin de manif’. Six personnes sont arrêtées ce jour-là.

J. et B. ont été interpellés « forcément violemment » – selon les dires de l’avocat des keufs – aux alentours de 17h, près de la place Badouillère. Le cortège s’effiloche, accusant le coup des charges policières successives. L’ambiance restait jaune, peuple et jolie, même si Noël n’avait finalement pas été annulé et même si les bagnoles estampillées « Police » roulent menaçantes, n’ayant peut-être pas apprécié la déco concoctée par les manifestants sur leurs collègues estafettes gendarmettes (voir photo ci-dessous).

Placés en garde-à-vue après avoir été balayés sur le trottoir et matraqués à terre sans aucune raison apparente, J. et B. sortiront 20h plus tard du commissariat avec une convocation au tribunal pour outrages, rébellion et violence. Sept flics (pas moins !) leur attribuent un outrage à base de 4 lignes d’insultes (parmi lesquelles : « Assassins de Macron », « Mercenaires de l’État », « Enculés de flics » et j’en passe) et quatre d’entre eux une « résistance avec violence » à l’interpellation.

L’audience commence. Ce n’est pas la Présidente qui rappelle les faits. Elle laisse l’élève de l’école de la magistrature, ici son assesseure, mener la danse. Sans trop s’attarder sur le récit de J., on sent qu’elle veut l’entendre parler des policiers. Elle lui demande « pourquoi les policiers déclarent-ils tous la même chose ? » et « comment ont-ils pu identifier formellement que c’était [lui, au milieu de la foule] l’auteur des propos ? ». Plutôt que d’entendre et d’essayer de comprendre ce qui a pu se passer sur le trottoir de la rue du 11 novembre, la future Juge demande aux accusés : « Mais pourquoi les policiers vous ont-ils interpellé si vous n’avez pas proféré d’insultes ? ». Comme si c’était à eux de devoir prouver leur innocence et non l’inverse...

La pièce de théâtre continue autour de l’écran plat de la salle. Un extrait de vidéosurveillance est visionné. Tous les protagonistes s’amassent autour de la télé dans une ambiance plus proche du PMU que du decorum solennel des salles de Justice. Chacun y va de son petit commentaire et l’avocat des keufs en première ligne qui en profite pour placer quelques sorties provocantes tandis que J. – à la demande de la Présidente qui reprend du service – indique sa position sur les images. On ne voit pas grand-chose depuis les bancs. Et comme il n’y a pas encore de micros dans nos rues, on n’entend rien et encore moins le flot d’insultes que J. aurait proféré. La même question revient : « Mais alors pourquoi les policiers, qui sont des professionnels, vous ont-ils interpellé vous et pas d’autres ? ». B. détendu par l’atmosphère turfiste lance : « Ben c’est parce qu’il faut qu’ils interpellent en fin de manif’ pour faire du chiffre ! ». Regard sévère de la présidente qui répond à cet affront : « Monsieur, je vous invite sérieusement à mesurer vos propos ! »

L’avocat des flics victimes entame sa plaidoirie. Une ode aux « méthodes musclées » de la BAC (c’est bien d’elle dont il s’agit). Il rappelle que le 5 janvier les baqueux étaient présents pour « contrôler les soi-disant manifestants ». Pour lui, il n’y a pas de doute, « savoir interpeller ils savent faire ». Il poursuit sur leur équipement de « robocop » et sur leurs gabarits : « ce ne sont pas des petits morceaux ». Tout est donc caractérisé et constitué selon lui. La rébellion, parce que « s’ils sont trois sur J. c’est qu’il y a violence [de la part de J] ». L’outrage, parce qu’ « ils entendent [les insultes que J. n’a pas prononcés], on le voit sur la vidéo ».
Pour 500€ chacun, leur treizième treizième mois est réglé.

Le proc’, en molasse représentant du Ministère amer et en garant d’un ordre politique et social établi dont on l’imagine bien profiter, passe par les « échauffourées et incidents de la fin du cortège », s’attarde sur les auditions concordantes des flics, parle à plusieurs reprises du « lanceur 40 », véritable approximation de l’armement policier dévoilant ainsi sa stature, et termine en disant, à propos desdits policiers « qu’on les imagine mal en train de se concerter et d’imaginer un tel scénario ». On n’en doute pas.
Il considère J. et B. coupables de l’ensemble des faits et réclame une peine de 80h de TIG.

L’avocate de J. et B. plaide et s’attaque à la troublante concordance des plaintes policières et au caractère succinct de l’enquête. Elle ajoute intelligemment : « C’est quand même troublant que sur ce genre d’affaires, ce sont toujours les mêmes policiers de la Bac qui portent plainte. On est quand même en droit de s’interroger sur ce point ! ». Elle rappelle « l’extrême violence de l’interpellation », s’attarde sur les images vidéos et fournit des attestations, témoignant toutes de la nervosité des flics et de la brutalité d’une interpellation injustifiée. Elle rappelle que les policiers ont surgi par derrière, que l’interpellation a duré dix secondes en tout et pour tout et termine en disant qu’aucune infraction n’est constituée. Pour répondre à la question du « pourquoi eux ? », elle fait comprendre au tribunal qu’ils n’ont effectivement pas été interpellés par hasard et fait référence au passé militant des deux accusés rappelant que ses clients sont connus et fichés par les services de Police. Elle appelle la Présidente à « considérer qu’il y a au minimum un doute » et plaide la relaxe totale.

La Juge en cheffe, par un rapide retourné de fauteuil, consulte son poulain et déclame son délibéré. Sans l’avoir annoncé, prenant l’avocate de court : elle n’a même pas eu le temps de remettre ses pièces au dossier ! Et sans non plus suspendre l’audience comme la bonne et due forme le conçoit.

Flottement. Ni excuse ou embarras, la Juge ne doute pas, elle sait que son interprétation du droit fait ici la pluie et le beau temps.

Suspension.

Pas de rétropédalage, B. est relaxé intégralement et J. est relaxé pour la rébellion mais condamné à trois mois de prison avec sursis, cinq ans de mise à l’épreuve et 7x100€ de dommages et intérêts pour les policiers mytho et soi-disant « outragés ». Une fois de plus dans une histoire de manif’ de GJ, le Siège cire le parquet en condamnant au-delà des réquisitions du procureur… Au-delà, ce procès aura montré une fois de plus que «  la justice est au service de la Police », comme disait l’autre.



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Informations globales   REPRESSION - PRISON

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[Grenoble] Retour sur l’opération de fichage et perquisition menée le 26 novembre

Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n’a été épargné.
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MOBILISATIONS - LUTTES
Le procès des anarchistes de janvier 1883 : suivi des principaux évènements et focus sur Saint-Étienne et sa région (1)  

En janvier 1883, soixante-six anarchistes sont jugés à Lyon dans un grand procès médiatique qui vise à diviser le mouvement ouvrier alors très dynamique. Parmi les inculpés quatre stéphanois sont jugés pour avoir diffuser des idées visant à « provoquer à la suspension du travail, à l’abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d’avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique. » Première partie d’un texte en trois épisodes : 1.Grèves, révoltes ouvrières, effervescences libertaires et répression autour de Lyon et Saint-Étienne en 1882.


MOBILISATIONS - LUTTES
Blocus au lycée Honoré d’Urfé : charges, gazage et une arrestation  

Depuis le 5 décembre, une série de blocages est initiée par les lycéen·ne·s stéphanois·e·s dans leurs établissements. Après deux journées entières de blocage au lycée Fauriel, la direction menace les élèves de passer en conseil de discipline s’iels s’avisent de recommencer. Jeudi 9 décembre au lycée Honoré d’Urfé, c’est cette fois la Police qui s’est chargée de lever le blocus à coup de bombes lacrymos.


MOBILISATIONS - LUTTES
Retour sur la journée du vendredi 10 janvier contre la réforme des retraites  

Au programme : action péage gratuit et rassemblement devant le Medef !
Aujourd’hui, c’est le 36e jour consécutif de mobilisation pour les cheminot·e·s qui sont rejoint·e·s sur leur piquet de grève à 6h du matin à la gare de Chateaucreux par des militant·e·s syndicalistes, des profs, des étudiant·e·s, des GJ et des autonomes. Au total, plus de 60 personnes prennent la route pour le péage de Veauchette. Les caméras sont détournées, les barrières relevées et les premiers sourires s’esquissent.


INFORMATIQUE - SECURITE
Bad citizen : une nouvelle appli anti-répression  

Une nouvelle application d’informations juridiques pour apprendre à se défendre face aux institutions policières et judiciaires. L’application Bad Citizen vient d’être créée et mise à disposition pour smartphones. C’est un guide qui résume l’essentiel de ce qu’on doit savoir quand on se retrouve aux mains de la police et de la justice ou quand il faut aider un-e proche.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Le député Jean-Michel Mis en marche pour promouvoir la reconnaissance faciale  

Après une première date à la Commission numérique de l’Assemblée nationale au mois de décembre, le député LREM Loire-Saint-Étienne, Jean-Michel Mis, organise un colloque sur la reconnaissance faciale le samedi 18 janvier 2020, à l’Amicale laïque de Chapelon.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Google et Sainté City  

Il y a tout juste six mois, Google inaugurait son atelier numérique à Saint-Étienne. Google a déjà les moyens d’en connaître beaucoup sur nous. Alors, pourquoi ce moloch veut-il s’implanter physiquement dans nos villes, particulièrement à Saint-Étienne ? Une enquête de Couac initialement parue au printemps 2019.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Débats sur la société de surveillance de masse  

Deux débats pour comprendre les enjeux de la mise en place de la société de surveillance de masse organisés par Halte au contrôle numérique, La Ligue des Droits de l’Homme Loire, Stop Linky 5G Loire et la Quadrature du Net - Le mercredi 8 janvier et le vendredi 7 février à Saint-Étienne.


CAPITALISME - GLOBALISATION
Culture, numérique et disruption sécuritaire à Saint-Étienne  

À travers un portrait d’Éric Petrotto, qui à la fois gère la Fabuleuse Cantine (un des lieux de restauration les plus « tendances » de la ville) et investit dans Serenicity (la société qui portait le projet d’installation de micros dans le quartier de Beaubrun-Tarentaize), Couac vous propose une enquête dans l’économie locale du numérique et son nouvel esprit du capitalisme.


FLICAGE - SURVEILLANCE
Cartographier la surveillance  

À Saint-Étienne, difficile de circuler dans le centre ville sans être observé par Big Brother. Et en période de mouvement social, il n’est pas inutile de savoir où se situent ces yeux qui nous épient. Le site internet « Saint-Étienne sous surveillance » recense les caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville (estimées à 329). Entretien paru dans le Couac n°7 avec A., l’une des personnes qui en a été à l’origine, sur le contexte de sa mise en place et sa pertinence aujourd’hui.


MOBILISATIONS - LUTTES
10 jours de grève à Saint-Étienne  

Cela fait déjà 10 jours que la grève générale a débuté. 10 jours où travailleur.e.s, gilets jaunes, syndicalistes, étudiant.e.s, lycéen.ne.s jeunes et bien d’autres se retrouvent chaque jour dans la rue, sur des actions, dans des rassemblements, des AG etc… Mais qu’en est-il de la mobilisation à Saint-Étienne ?
Nous vous proposons ici un récapitulatif de plusieurs actions menées et des 5 grandes dates de rassemblement (5 décembre, Acte 56 des GJ, 10 décembre, 12 décembre et Acte 57 des GJ + Mobilisation des Algériens toute la semaine.)